Se/ N7C9& Noctuelles ET Géomètres d'Europe / Première Partie Noctuelles Jules CULOT Membre de la Société Lépidoptérologique de Genève et des Sociétés Entomologiques de France et de Suisse Volume II - Ï914-19Î7 GENÈVE (Suisse) Villa-les-Iris — Grand- PRÉ^^^:^'n!f^'" '^ ^''" iMi'Ki.MHRii-: t)Bi:K'riiLK, Ri;xxi;s 352001 Noctuelles et Géomètres d'Europe Noctuelles cl Géomètres d'Europe ICONOGRAPHIE COMPLÈTE de toutes les Espèces européennes Par J. CULOT Membre de la Société Lépidoptérologiquc de Genève et des Sociétés Entomologiques de France et de Suisse Première Partie Volume II GENÈVE (Suisse) Villa- LES- Iris — Grand -Prk Septembre 1913 INTRODUCTION En commençant ce deuxième Volume par Tétude du Genre Orrliodia, le plus embrouillé peut-être de la grande Famille des Noctuelles, je me plais à témoigner ainsi ma vive reconnaissance envers M. Charles Obcrthiir, mon si savant collaborateur et affectionné ami. Après avoir visité, à Rennes, la riche collection de M. Ch. Oberthùr, j'ai accjuis la conviction que personne n'était mieux que lui capable de faire la lumière sur les espèces du Genre Orrliodia. En effet, d'une part, la France est le pays qui renferme le plus grand nombre des espèces et des formes de ce Genre ; or, je ne crois pas que, dans aucune collection, les séries d'espèces et formes françaises soient aussi largemcMit représentées que dans celle de M. Ch. ObcM'diiir. D'autre part, mon savant collègue, (}ui a déjà publié d'importants travaux sur plusieurs espèces iVOrrkodia, a tout particulièrement soigné sa documentation en ce cjui concerne les espèces et formes de ce Genre et il possède un grand nombre de types, ce qui permet de fixer la Nomenclature. M. Ch. Oberthiir m'ayant toujours favorisé de la plus amicale bienveillance, je n'ai pas hésité à solliciter son précieux concours pour l'étude de ce Genre, resté jus- qu'ici dans le plus grand chaos. Sa réponse dépassa de — 4 — bcautoup mon altcntc et j'eus le plaisir de recevoir de mon estimé maître, non seulement les notes que je sollicitais, mais un manuscrit formant comme une étude monographique complète. C'est donc le texte même de M. Ch. Oberthlir (jue je fais imprimer ici, sans y apporter d'autre changement oue l'addition d'une espèce présumée nouvelle. Je dois ajouter encore que les Papillons, la plu- part typiques, ayant servi de modèle pour l'exécution des figures qui accompagnent le texte, ayant tous été mis à ma disposition par M. Ch. Oberthlir, je crois pouvoir offrir ainsi la meilleure garantie d'authenticité cjui se puisse rencontrer. l'ose donc espérer ciue ce travail |)ourra servir de base pour l'étude des Orrh'odia, et qu'il a})portera un peu de lumière sur bien des points restés douteux ou erronés. Cette dernière considération, c'est-à-dire mon désir d'arrêter la propagation d'erreurs qui n'ont (lue trop duré, a été l'une des raisons cjui m'ont poussé à intercaler ici l'étude du Genre Orrhodïa^ avant de passer aux Leucanides. j'aime à penscu" (jue mes collègues voudront bien me pardonner cett(^ légère modilication faite à Tordre^ du Catalogue, ([ue j'ai pris pour guide, parce (|u'il est le plus répandu, et non parce qu'il représente une classification rationnelle. Celle-ci, d'ailleurs, ne saurait se rencontrer nulle part, les méthodes de classification étant toutes plus ou moins conventionnelles- J. Culot. Genève, Août 1913. NOCTUIDAE (Suite) Oirhodia, Ilb. Le Genre Orrhodïa, selon Huebncr, eoniprend dans le Calalo^^ Staudingcr et Rcbel 1901, des Esi)èces appartenant à deux Genres très distincts : i" Onhodia, dont les chenilles sont lisses et dépourvues de pdosiié, et 2" Dasycanipa, Guence, dont les chenilles sont au contraire couvertes de poils courts, d'une teinte fauve dorée. Les papillons des Genres Orrliodia et Dasycampa éclosent en automne, depuis le mois de septembre jusqu'en novembre et décembre, suivant les localités et l'état de hi saison. Certaines espèces sont très variables à l'état parfait. La nomen- clature des Genres Orrhodia et Dasycampa est restée jusqu'ici assez confuse. Le Catalog par Staudinger et Rebel 1901, est d'ailleurs tellement fautif que de nombreuses et grossières erreurs se sont répandues et maintenues dans les collections^ grâce à la confiance excessive, et pourtant si souvent mal placée, que les Entomologistes témoignent à cet ouvrage. Au moyen d'une figuration abondante qui paraît absolument nécessaire et en remontant autant que cela est possible aux sources mêmes de la Nomenclature, on essayera de présenter un état exact de la question. Guenée a donné dans le Specïcs Général, Noctuélitcs; Vol. L p. 377 et suivantes, un aperçu très précis et très vrai des carac- tères généraux du Genre Orrhodia qu'il appelle Ceras/is, Ochs. Tout ce qui est dit dans l'exposé des caractères généraux des Cerastis serait à citer. Il paraît utile d'en donner un résumé comme suit : Les chenilles sont rases, allongées, veloutées, de couleur obs- cure; l'écusson de la nuque est bien marqué; la tête est petite et luisante. Jeunes, les chenilles à.' Orrhodia mangent les pousses — 6 — tendres des arbres; après la 2*^ ou la 3'' mue, elles descendent à terre et mangent les plantes basses. Les chrysalides sont enterrées. Les papillons sont remarquables par la forme très aplatie de l'abdomen, qui est comme creusé au milieu. Il est très difficile de distinguer les mâles des femelles. Les ailes sont ordi- nairement lisses, luisantes; l'apex des supérieures est carré et le bord terminal est arrondi inférieurement. Le Genre Orrhodia, Hb., selon Staudinger et Rebel {Ceraslis, Ochs., selon Guenée), contient les Espèces européennes réperto- riées comme suit : Fragtjr'uc, Esp. ; Erylhrocepliala, lîb. ; Ycro- uicce, Hb. ; Y au-piiuclalinn, Esp.; Gallica, Lederer; Daubc'i, Du- ponchel; Vaccmii, Linné, et Lïgiilay Esper. Le Genre Dasycaiiipa, Guenée, renferme deux espèces qui peut- être devraient être réunies en une seule : Knbiginea, Hb., et Stait- dingerl, de G ras lin. Quant à Tornda, Lederer, dont la chenille est lisse et sans ]:)ilosité, elle semble, à cause de cette circonstance, être réf érable au Genre Onhodia, et bien que répertoriée par Staudinger et Rebel, dans le Catcdog igoi, après Ruhiginea, T or rida se trou- vera inscrite dans le i)résent ouvrage, à la suite de Ligitla. Les Orrhodia habitent l'Europe centrale et méridionale et l'Algérie. Les Orrhodia algériennes paraissent être extrêmement variables. II serait prématuré, dans l'état actuel de nos connaissances, d'essayer de rapporter les Orrhodia algériennes aux Espèces européennes. La documentation relative aux Orrhodia algé- riennes n'est pas encore assez complète pour qu'il soit possible d'établir une détermination exacte et des références spécifiques certaines. FragarI/E, Esp. — PL 39; fig. I. Autriche, Coll. Obthr. — Aspect d'une Triphcsna; la plus grande dos Orrhodia; ailes supérieures, en dessus, d'un brun rougeâtre clair, avec un reflet soyeux et les lignes nervurales et extracellulaires, ainsi que le contour des taches ordinaires écrit en gris jaunâtre clair; ailes inférieures d'un brun noirâtre, plus foncé vers le bord marginal qui est largement bordé de jaune; la lunule cellulaire est bien marquée. Dessous jaune ochraeé clair, avec le milieu des supérieures lavé de noirâtre ; les lignes et la lunule cellulaire des inférieures sont très distinctes. L'Espèce ne s'avance pas, vers l'Ouest de l'Europe, au delà de la Suisse; mais, dans le sens oriental, elle est répandue depuis le Tyrol jusqu'au Japon. Elle paraît peu varier. ErythroCEPHALA, Hb. - — Contrairement à ce qui a lieu pour Fragariœ, Erythroccphala est une Espèce polymorphe. Il y a trois formes européennes principales : i" Intricata, Guenée {Sfec. Génér. Atlas; PI. 8; fig. 13). — PI. 39; fig. 1. Digne. 2" ERYTHROCEPHALA, Hb. (fig. 1/6). — PI. 39; fig. 3. Digne. 3" Glabra, 11b. (fig. 438). — PI. 39; fig. 4. Château du-Loir (Sarthe), e.x roll. de Graslin. La forme Intricala, selon Guenée, (]u'il ne faut pas con- fondre avec hilricata, selon Duponchel, cette dernière étant, comme on le verra plus loin, une variété de Vau-piinc/diitm, n'a presque aucun dessin sur les ailes supérieures qui sont uniformément d'un brun rougeâtre. On perçoit cependant une série subterminale de points plus foncés. La mori)he considérée comme type et qui a été représentée par Huebner sous le n" 176, a les dessins des ailes supérieure-; écrits finement, mais nettement. Il y a tous les passages entre ErytlirocefhaJa, morphe mo)'enne, et Glabra, morplie e.\trêmc [)our le ton mélanisant des ailes supérieures qui sont d'un brun foncé, tandis que les taches réni forme et orbiculaire, ainsi (juc la ligne submargi- nale, sont d'une teinte ocre clair. — s — Peut-on rapporter à ErythrocepJuila une variété tout à fait noire d'une Orrhodia qui a été rencontrée au Tarf, près La Cal le, sur le littoral est algérien ? C'est probable, mais non certain. Sous le N" 5 de la PI. 39 se trouve représentée, avec le nom de Liicasi, Obthr., une Aberration extra-mélanienne de cette Orrliodia algérienne, dont les premiers états sont inconnus. L'exemplaire figuré et appelé Lucasi, a été offert à M. Charles Oberthiir par M. Daniel Lucas qui en a reçu plusieurs indi- vidus semblables. Les ailes supérieures et le thorax sont d'un brun noir très foncé et luisant, avec les points subtcrniinaux et quelques petites taches près la réniforme d'un noir mat. 11 serait pos- sil)le que VOrrhodia Lacan constituât une Espèce à part. r3es formes mélanienncs analogues, mais paraissant spécifi- (juement différentes, ont été troux'ées à Aflou, chins le Sud- (Jranais. Erythrocepluda haliite la France, l'Italie, l'Allemagne, la Russie, l'Angleterre; mais elle est très rare dans la Grande- Bretagne ; elle est surtout commune dans les régions plus méridionales. Veronic.E, LIb. — PI. 39; fig. 6. LIongrie, ex. coll. Gucnée. — Dans la forme Veronicœ représentée par Huebner, sous le n" 541, le fond des ailes est brun clair et tous les dessins ordinaires sont nets, bien écrits et très apparents. Ab. DOLOSA, Ilb. — Pi. 39, fig. 7. PL:)ngrie, ex coll. Boisduval. -- C'est la forme que ILiebner a figurée sous le n" 632; elle l)résente, vers l'extrémité des ailes supérieures, les nervures plus claires (jue le fond cl une tache costale ajucah^ pfile. Ab. Cruda, Ilb., 172. — C'est simplement une morphe mélani- sante de Veronicu', (juant à la couleur du fond des ailes. Noctuelles et Géomètres d'Europe ICONOGRAPHIE COMPLÈTE de toutes les Espèces européennes Par J. CULOT Membre de la Société Lépidoptérologique de Genève et des Sociétés Entomologiques de France et de Suisse Première Partie Volume II GENÈVE (Suisse) Villa-les-Iris — Grand-Pré Septembre 1913 — 9 — • Yeronïcœ habite surtout le midi de la France, l'Italie, l 'Autriche-Hongrie, le Valais, et, dit-on, c^uelques localités de l'Europe sud-orientale. Il y a des formes algériennes voisines de Y eronïcœ ; mais les premiers états sont encore inconnus et la variabilité paraît être très différente des formes européennes ; il y a donc lieu d'attendre pour la détermination de ces formes, vu l'état actuellement insalTisant de nos connaissances. (iALLICA, Lederer. — PI. 39; fig. 8. Collioure, ex coil de Graslin. - — IJOrrhodia représentée dans cet ouvrage est bien authen- tiquemcnt la Gallica, dont les caractères distinctifs paraissent consister en une plus grande accentuation du trait noirâtre, court, assez épais, droit, oblique, c^ui part de la côte des ailes su])érieures pour aboutir immédiatement au-dessous de la réni forme, et en général de toutes les lignes et dessins des ailes supérieures. \.^ Orrhodïa Gallica habite les environs de Digne et le littoral des Pyrénées-Orientales. Il n'est pas preaivé cjue ce soit une Espèce séparable de Y au-punctatnvi. lîerrich-Schaeffer j'a exactement représentée sous le n" 571, avec le nom de Silène Var. Vau-PUNCTATUM, Esper. — PI. 39; fig. 9. Martigny (Valais), coll. ObertJuir, et Ab. RuBRESCENS, Obthr. PI. 39; fig. 10. Environs de Paris, ex coll. Boisduval. — L'Espèce est très variable pour la coloration plus ou moins claire ou foncée; mais ij y a deux races principales, l'une à fond des ailes grisâtre, figurée par Esper, sous le n" 4 de la Tab. LXXVI, et l'autre à fond des ailes rougeâtre, désignée sous le nom de Rubiescens Obthr. Huebner a figuré avec le nom de Silène, sous le n" 175, une variété de Y an-punctatiuu remarquable par l'ombre brune épaisse, qui descend obliquement du bord costal au bord interne des ailes supérieures, un peu au delà de l'espace basilaire. Il n'a pas été possible d'obtenir commu- nication d'un exemplaire exactement conforme à Silène, Huebner. 2 lO Ab. INTRICATA, Duponchcl. — PL 39; fig. 1 1. Digne, coll. Obthr. — Fait le passage entre le type et l'Ab. Imniacidata, Stgr. C'est Vlntricata, Duponchel (PI 58, 2) qu'il ne faut pas confondre avec Vlntricata, selon Guenée iSp. G. PL 8; fig. 15). Ab. IMMACULATA, Stgr. — PL 39; fig. 12. Hongrie, ex coll. Guenée. - — L'individu figuré est celui même qui a servi de type à Guenée pour la description de Silène Var. A, dans le Species Général, tome I, p. 384. Le nom Inunaculata, imposé ]iai Staudinger, définit bien cette Aberration. V' Orrhodia Vau-punctatnni, avec ses variétés, est répandue dans l'Europe centrale et méridionale. Elle paraît plus abon- dante dans le midi. 11 semble qu'en Algérie elle existe égale- ment, assez conforme aux morphcs françaises. Orrhodia Jullieni, cit. — PL 39; fig. 13, — Je crois bon d'intercaler à cette place une Orrliodia qui m'inlriguc depuis fort longtemps et dont je n'ai vu nulle part ni la figure, ni la description. Ce qui la caractérise surtout, c'est la régula- rité de la ligne coudée, qui, au lieu d'être festonnée ou macu- laire, comme chez les autres es]:)èces du genre, se trouve ici dessinée par deux lignes géminées, nettes, régulières, sans festons appréciables ni discontinuité depuis la côte jusqu'au bord interne. L'ombre médiane, au lieu d'obliquer vers la base, dans sa partie inférieure, comme c'est le cas chez les autres Orrhodia, descend verticalement, chez Jullieni, depuis la tache réniforme et forme une perpendiculaire avec le bord interne qu'elle atteint bien au delà du milieu. S'agit-il d'une forme d'espèce connue ou d'une espèce nouvelle ? cela me seml)ie difficile à préciser pour l'instant, et il convient de laisser à l'axi^nir le soin de trancher cett(> question. Quoi qu'il on soit, il me jilaît de la désigner sous le nom de JidUcin, pnr affection pour mon excellent collègue et ami M. John julli(-n (]ui nie la remit avec tout un lot de Noctuelles caji- turées par lui, il )• a une (|uin/.aine tl'annces, à Onex, près de Genève. — II — Daubei, Duponchcl. — PI. 39; fi^. 14. Digne et Ah. PyM.LlDA, Warren. PL 39; fig. 15. Digne, coll. Obtlir. — Il y a dcu.x races chez cette Espèce méridionale qui paraît confinée dans le Languedoc oriental et la Provence; la race-type, dont le fond des ailes supérieures est jaune en dessus, et la race qui a le fond des ailes grisâtre. ^J Orrhodia Daubci éclôt en automne; elle est assez rare. Vaccinii, Linné. — Bien décrite par Gucnée dans le Specics Gênerai, Tome 1, p. 379. C'est une Noctuelle d'aspect trapu et robuste, très variable, souvent confondue avec l'Espèce suivante : Ligi/la, qui esl toujours plus petite et plus frêle. Ligula est également très variable; mais il semble que la variabilité se manifeste d'après des données quelquefois un peu différentes de Vaccinii. Les 0 rrhodia Vaccinii et Ligîda se rencontrent toutes les deux en Angleterre; Barrett, dans Lepidoptera of the British Islands, a très bien défini (PI. 234) et Vol. VI Cp. 12-18) les caractères distinctifs des deux Espèces, tant à l'état larvaire qu'à l'état parfait. Mais il semble que Staudinger et Rebel ont partiellement confondu, dans le Catalog 1901, les variétés très nombreuses des deux Espèces et de la Dasycampa Staiidingeri. La confusion est d'autant plus grande que les mêmes noms ont servi à désigner des variétés très différentes et référablcs à des unités spécifiques très distinctes. Vaccinii est répandue dans presque toute l'Europe centrale et méridionale; elle est généralement commune à l'automne. Ligula se rencontre surtout en Angleterre, dans l'Ouest de la France, depuis la Bretagne jusqu'à Paris, en Valais, au Tyrol et peut-être en Algérie ; elle est beaucoup plus localisée que Vaccinii; elle n'est pas rare là où elle habite; elle se plaît dans les terrains boisés; on la prend comme Vaccinii aux lumières et à la miellée; la ehcnille de Lïgiila commence à éclorc un peu plus tôt que celle de Y accïnïï. ]>a forme de Vaccinli, que Gucnéc considère comme typicjuc (voir PI. 39, fig. i6), a le fond des ailes supérieures fauve avec dés lignes plus claires et des parties plus foncées ; mais toutes les lignes et tous les dessins sont bien écrits et très apparents. Une première variété Griscscens, Obthr. (PI. 39, fig. 17), diffère par la couleur grise largement semée ou étendue sur le fond brun rougeâtre des ailes supérieures; le thorax restant roux à peu près comme dans le type ; quelquefois plus clair. Une seconde variété est d'un rouge ferrugineux uni, avec les dessins très peu apparents; les ailes supérieures sont concolores (voir notre PI. 39, ng. 18). Guenée en fait la variété A dans le Species Général et la rapporte à Polita, Wien. V., qu'il ne faut point confondre avec l'autre Polita, Huebner, fig. n° 178 (celle-ci est noirâtre et non brun rouge), pas plus qu'avec la Polita, Stgr., forme de Dasy campa Staudingeri. La troisième variété : Robîista, Engram. (PL 40, fig. i), est la variété C de Guenée (5/». G., p. 380); elle est ainsi définie : les niles entièrement d'un fauve jaunâtre avec les lignes seules et le bord terminal ferrugineux. Une c]uatrième variété est la Spadicca, Huebner; fig. 179. Cette variété existe en fauve plus ou moins foncé et en gris (PI. 40; fig. 2 et 3). 11 ne faut pas confondre la Spadicea selon Huebner, qui se rapporte à Vaccinii, et la Lignla-Spadicca . La cinquième variété, figurée sous le nom de Vaccinii, par Huebner, sous le n" 177, et appelée Mixta par Stgr., a le milieu des ailes, depuis la base, de couleur foncée, jusqu'à la rencontre d'une éclaircic subn)arginale jaune ou grise. Les nervures peuvent se confondre avec le fond des ailes ou bien être finement appa- rentes en gris blanchâtre; cette variété Mixta se divise donc en trois sous-variétés principales assez constantes, mais auxquelles il paraîtrait abusif de donner des noms (voir PI. 40; fîg. 4, 5, 6). Enûn la sixième variété a le fond des ailes plus ou moins noirâtre; c'est la Polita, Huebner (Fig. n^ 178). Cette Polita de Hu(~l)ncr, (lui n'est pas du tout rcfcrablc à. la Polifa, Wicn. V., (]uoi(juc appartenant à la même souche spécifique Vaccinii, a été désignée sous le nom de Huebjtcn, Obthr., pour éviter toute confusion (PI. /\o; fig. 7 et 8). C'est assurément par erreur que Staudinger et Rebel ont attribué la Pol'ita Hb. 178 {Huebncri, Obthr.) à Ligiila. Ils ont confondu Yaccinn-Polïld et Staudïn- geri-Folïta; il n'y a pas de L'rgula-Polita. Voici d'après quels documents toutes ces variétés de Orrhodia V accinii sont figurées dans le présent ouvrage : Vaccinii, Lin. — PI. 39; fig. 16. Châteaudun; forme type selon Gucnée; ex coll. Gucnéc. Ab. Grisescens, Obthr. — PL 39; fig. 17. Digne. Ab. POLITA, W. V. — PI. 39; fig. 18. Châteaudun, ex coll. Guenée (Var. A; Guenée; S p. G., p. 380) Ab. ROBUSTA (Engr.), Obthr. — PI. 40; fig. i. Digne (Var. C ; Guenée; S p. G., p. 3S0). Ab. Spadicea, Huebner, fig. n" 179. — PI 40; fig. 2. Digne. Ab. Spauicea-GRISEA, Obthr. — PI. 40; fig. 3. Martigny (Valais). Ab. MiXTA, Stgr. — PI. 40; fig. 4. Châteaudun, ex coll. (iucnée (Var. B. Gucnéc; Sp. 6\, p. 380). Ab. MiXTA, Stgr. — PI. 40; fig. 5. Digne; prcnncrc variété. Ab. MiXTA, Stgr. — PI. 40; fig. 6. Digne (Vacchu/, Ilucbncr; ^lî^- ^77) > seconde variété. Ab. PIuebneri, Obthr. — PI. 40; fig. 7. — Digne ; transition entre la seconde variété de Mïxta et Hucbnen. Ab. HUEBNERI, Obthr. — PI. 40; fig. 8. Brantes-en-Vaucluso {Polita Huebner, fig. n" 1 78 ; nec Polita, \V. V.). • — 14 — l.KUJLA, Espcr. — PI. 40; hi^. g. Angleterre, ex coll. Guenée (Var. 1^ Spccies Général, p. 381). Guenée ne considérait pas comme type de l'Espèce la forme Ligida qui fut figurée par Esper, sous le n" 3 de la PI. CLXVI, d'après un individu venant du Tyrol. En effet cette forme Ligiila, bien que plus anciennement connue, est jilus rare, en Angleterre et en Bretagne armoricaine, que la fof-me considérée par Guenée comme typique et rapportée à Spadicea, W. V., par cet auteur. (Ne pas confondre Spadicea, Plb., 1791, et Spadicea, Wien. V.) Voici comment Guenée décrit Spadicea comparativement à Vaccinii dans le Spaies Général, p. 381 : « Cette Espèce, qui est bien distincte de la Yaccinii, se reconnaîtra aux caractères suivants : les ailes supérieures sont plus aiguës à l'apex et coupées plus carrément au bord terminal, d'un ferrugineux foncé, uniforme, avec les lignes d'un brun rouge foncé, sou- vent éclairées de gris cendré. Ees ailes inférieures sont d'un noirâtre uni, parfois éclairées au bord terminal, mais jamais traversées par une ligne médiane claire; avec la frange carnée, mais lisérée de brun à son extrémité. » Ab. Spadicea, W. V. — PI. 40; fig. 10. Châteaudun, ex coll. (îuenée; un des exemplaires qui a servi à la description ci- dessus rapportée. — Sous le n " il de la PI. 40, est figuré un second exemplaire de la coll. Guenée, venant également de Châteaudun, et l'un des types de la Var. A décrit dans le Species Général, p. 381, d'ailleurs peu différent de la forme Spadicea, W. V. Var. PULVERULENTA, Obtlir. — PI. 40, fig. 12. (\)llioure, ex coll. de Graslin. — ("'est la forme que de Graslin a décrite dans les Annales Soc. en/. France, 1863, et qui se rapproche de la Brigensis, Rdv. De Graslin avait élevé la chenille sur VErica arborea. — i.S — Var. Brigensis, Boisduval. — PI. 40; fig-. 13. Valais, ex coll. Bois- duval. — 11 y a doux exemplaires de Brigensis dans la collection Boisduval et deux autres, exactement semblables, dans la collection Bellicr. Ces Brigensis ont été récoltés au Valais, par Anderregg. La fig. 459 donnée par Herrich- Schaeffer ne paraît pas référable à Ligula-Brlgejisis, mais à Vaccinii-Polita, Huebner, 178. TORRIDA, Lederer. — PL 41; fig. 15, g. Digne. — L'espèce se trouve en Valais, en Sicile, en Provence; elle ne semble pas très variable. Les ailes supérieures sont d'un brun acajou, avec de nombreuses éclaircies d'un fauve jaunâtre; le thorax est de la couleur des ailes supérieures; les ailes inférieures sont brun clair comme l'abdomen. La T or rida ne donne lieu à aucune difficulté d'identification; elle est maintenant très l)ien connue. Dasycampa, Guenée. RURIGINEA, Fabr. — L'Espèce est répandue depuis le Japon jusqu'à l'Angleterre et à la Bretagne armoricaine, à l'exclu- sion des régions boréales; elle paraît plus abondante dans le midi que dans le centre ; elle est extrêmement variable, mais pas dans toutes les localités qu'elle habite. C'est principa- lement aux environs de Digne et de Martigny (Valais) qu'on a trouvé les variétés les plus remarquables. Déjà des obser- vations ont été publiées sur la variabilité de la Dasycanipd Rubiginea, notamment par Charles Oberthiir, dans le Bnllelin de la Société entomcl. de France, 1900 (p. 352-357) et dans le Fascicule I des Etudes de Lépidoptérologie comparée, 1904 (p. 62 66; PI. 1V\ Avant la mort de Otto Staudinger, sur- venue à Luccrne, le 13 Octobre 1900, Charles Obertliiir avait discuté av-ec cet Auteur en vue du Catalog qui parut en Mai 1901, relativement aux Orrhodia et aux DasycampiJ Rnbi- — i6 — ginea et Staudïngcïï. Ces deux Entomologistes n'avaient pas réussi à se mettre d'accord, lorsque Staudinger mourut; mais avant de partir pour Lucerne, Staudinger avait retourné à Rennes un nombreux matériel, cju'il avait pourvu d'étiquettes écrites de sa main et portant souvent la mention : Cotyfe. (''était afin de permettre à Charles Oberthûr de se rendre exactement compte de l'opinion que Staudinger entendait faire prévaloir dans le Calalog. Les figures publiées dans le présent ouvrage sont dessinées d'après les exemplaires mêmes qui ont ainsi servi à l'étude des variations des Dasycaiiipii : par conséquent c'est aux sources mêmes de la Nomenclature qu'il a été possible de recourir. Voici comment la variabilité de la Dasycampa Rubiginca peut être envisagée et inventoriée, au moins dans ses mani- festations les plus tianchées; car les variations se trouvent intimement liées entre elles, au moyen d'exemplaires transi- tionnels, et on observe, dans ces conditions, une foule de sous-variétés. Var. MODESTISSIMA, Obthr. — Pi. 40; fig. 14. Digne. — Ailes supérieures d'un jaune d'ocre pâle ; l'ombre transversale en >► est assez bien indiquée. Var. MODESTA, Obthr. — PI. 40; fig. 15. Afartigny. — Originai- rement définie comme suit : alis anticis brunneis, ochraceo- flavescenti-pictis. L'exemplaire figuré ici est le type qui a été primitivement représenté sous le n" 42 de la PI. IV et décrit à la page 63, d:ms le Fasc. I des E/. JJpïd. comparée. Var. Unicolor, Tutt. — Angleterre. — Les ailes supérieures sont d'un ocre rougeâtre sans dessin : - al. ant. unuol. rufo-brun- neis, non nigro-i)unctatis )> ("atal. 1901 ; n" 2167 f^). Var. l'^EREUNICOI.OR, Obllir. — PI. 40; fig. 16. Digne. — L'exemplaire figuré porte l'étiquette suivante écrite par Stau- dinger (' Ab. Unicolor, Tutt, Transitus ». Noctuelles et Géomètres d'Europe ICONOGRAPHIE COMPLÈTE de toutes les Espèces européennes Par J. CULOT Membre de la Société Lépidoptérologique de Genève et des Sociétés Entomologiques de France et de Suisse Première Partje Volume II Livraison n" 23 — Janvier 1914 GENÈVE (Suisse) ViLLA-LEs- Iris — Grand-Pré — i; — C'est en effet la transition entre la véritable Unicolor, Tutt, à laquelle elle se relie par des passages insensibles, et la forme considérée comme type de Rubigïnea. RUBIGINEA, Huebner, fig. 183. — PI. 40; fig. I7. Suisse. — C'est la forme que Guenée décrit comme typique; elle est la plus commune partout. Les ailes supérieures sont d'un jaune fauve avec des ondes transverses plus foncées et des points noirs. Les inférieures sont d'un brun noirâtre, entourées d'une frange assez longue, d'un fauve rosé. V^ar. Compléta, Obthr. — PI. 40; fig. 18. Martigny. — « Alis anticis obscure-castaneis, fere unicoloribus, nitentibus )). Dé- crite à la page 63 et figurée sous le n" 43 de la PL IV, dans le Fasc, I des Et. Lépid. comparée. Staudinger l'avait vue en 1900 et appelée : compléta; mais sa citation fut oubliée dans l'édition du Catalog. 1901. Ab. Delicatula, Obthr. — PI. 41 ; fig. i. Martigny — L'exem- plaire aberrant est chétif ; vu la teinte assez uniforme de ses ailes supérieures, il pourrait être rangé au voisinage d^ Uni- color; cependant il présente une série submarginale de petits traits d'un blanc vif qui constitue une ornementation assez inattendue et très délicate. Var. Favrei, Obthr. — PI. 41; fig. 2. Martigny. — C'est une compléta d'un brun de châtaigne obscur, avec un reflet brillant; les parties blanchâtres commencent à apparaître sur les ailes supérieures. Var. Graslini, Stgr. — PI. 41 ; fig. 3 et 4. Martigny et Digne. — Le n" 4, de Digne, est l'un des exemplaires que Staudinger appelle cotype et qui ont servi à la diagnose dans le Catalog 1901, n° 2167, c. (( alis ant. brunneis vel castaneis, albido vel flavescenti pictis ». Il convient de remarquer que cette dia- gnose latine concerne plusieurs morphes différentes, celles qui sont marquées de blanc et celles qui sont marquées de 3 — i8 — jaune, celles qui ont le fond des ailes plus ou moins clair ou foncé. Quoi qu'il en soit, l'exemplaire figuré ici, sous le N° 4, est, d'après son étiquette même, incontestablement un vrai Graslini, Stgr. Ab. Barretti, Obthr. — Angleterre. — Figurée sous le N° 2 ^ de la PI. 233, dans The Lepidoptera of tke british Islande. Cette Aberration remarquable fait partie de la collection Sydney Webb. C'est avec un vif regret que nous ne pouvons figurer ici les Aberrations anglaises Unicolor et Barretti. Il a été impossible d'obtenir les échantillons. Rubiginea est d'ailleurs en Angleterre une rare Espèce. Staudingeri, De Graslin. ■ — Paraît une unité spécifique dis- tincte de Rubiginea; cependant il semble que les chenilles sont très analogues. En tout cas Staudingeri, à l'état parfait, semble avoir toujours les ailes moins larges, plus étroites, la frange plus courte et moins entrecoupée que Rubiginea. C'est De Graslin qui, le premier, a fait connaître Staudingeri, d'après deux exemplaires provenant l'un, des Pyrénées- Orientales, l'autre, d'Andalousie. Staudingeri est extrême- ment variable ; mais chaque variété paraît être assez fixe. La forme type est définie, dans le Catalog 1901, comme suit : (( al. anticis obscurioribus, nigrescenti-brunneis, caeruleo- griseo-pictis ». L'exemplaire type des Pyrénées-Orientales est celui qui est figuré dans le présent ouvrage. Forme type : STAUDINGERI, De Graslin. — PI. 41 ; fig. 5. Vernct- les-Bains, ex coll. de Graslin; type. Var. POLITA, Slgr. (nec Huebner, 178). — PI. 41 ; fig. 6. Digne. — C'est ici la Polit a, Stgr., faussement attribuée par Stau- dinger et Rebel, dans le Catalog 1901, à Ligula, comme Aberration e, et confondue tout à fait à tort avec Polita, Huebner, fig. 178, laquelle Polita, selon Huebner, est une variété de Vaccinii. — 19 — Selon la diag-nose du Catalog igoi, Poliia (variété de Stau- dingeri), dont un exemplaire cotype de Staudingcr, étiqueté par Staudmger lui-même, est figuré dans le présent ouvrage, est définie comme suit : « al. ant. nigrescenti-griseis vel nigres- centibus, plus minusve cinereo inspersis ». Poliia se lie à Livina par la variété Eos. Var. Eos, Obthr. — PI. 41 ; fig. y_ Pyrénées-Orientales. — La taclie transverse des ailes supérieures en forme de >► est de couleur rougeâtre, ainsi que la frange, le thorax et la base des ailes supérieures. Var. Livina, Stgr. — PL 41; fig. 8. Digne. — Définie comme suit, dans le Calalog 1901 : <( al. ant. caerulescenti-cinereis, paullum obscure signatis ». C'est à tort que Staudinger a rattaché Livina à Ligula, comme Ab. d. La Livina, dont Stau- dinger a étiqueté deux cotypes, est certainement une Dasy- canipa variété de Sia/tdingeri et non une Orrhodia. L'un des cotypes n'a pas de trace de la ligne transversale en >>. C'est celui qui est figuré ici; l'autre fait le passage entre Livina et Eos; il ne diffère de Eos que par la teinte moins rougeâtre de son thorax, de sa frange et de la tache trans- versale en >-. Var. SCORTINA, Stgr. — PI 41 ; fig. 9. Digne. — Rapportée à tort par Staudinger et Rebel à LiguLa, comme Ab. b. La Scortina est certainement une forme de Dasycampa Staiidingeri, ainsi que Polit a, Stgr., et Livina. La diagnose latine de Scortina, dans le Catalog 1901, est la suivante : « Al. antic. fulvo- griseis, vel ligneis, plus minusve fusco-signatis ». Les mots « praced. ab. pallidior >., appliqués à Siibspadicœ, Stgr., qui n'est autre que Spadicea, Guenée {Sp. G., p. 380, 381), tombent tout à fait à faux. L'individu figuré ici est un cotype de Staudinger, pourvu d'une étiquette écrite de la main de cet Auteur. 20 Var. ObscurioR, Obthr. — PI. 41 ; fig. 10. Vernet-les-Bains. — C'est une morphe commune dans les Pyrénées-Orientales ; elle est d'une teinte brun noirâtre foncé uniforme, luisante. On aperçoit, sous une certaine incidence de lumière, une quantité de petites strie-j encore plus foncées que le fond, formées par les lignes et dessins ordinaires qui se réduisent à de simples touches ; mais la tache transversale en > est généralement absente. C'est l'exagération mélanienne de Polita, Stgr. (nec Huebner). Var. Uniformis, Stgr. — PL 41 ; ûg. 11. Vernet-les-Bains, ex coll. De Graslin. — L'exemplaire figuré ici est celui m.ême dont De Graslin fait mention dans les Annal. Soc. ent. France, 1863. Il a été communiqué à feu Staudinger qui lui a donné le nom d'Uniforjuis et l'a rattaché à tort à Orrhodia Ligula. Staudinger tenait absolument à ce que son Uniformis fût une variété de Ligula et il a libellé comme suit l'étiquette attachée à l'épingle du papillon : <( Ligula Ab. Uniformis, Stgr. (pas Staiidingeyï) ». Cependant Uniformis n'est autre chose qu'une forme de Dasy campa Staiidingeri; en effet De Graslin avait, lui aussi, pourvu d'une étiquette détaillée, la Noctuelle, qu'il considérait comme une variété de Staudingeri, sinon même comme une Espèce nouvelle, et voici ce que le vieil explora- teur des Pyrénées-Orientales avait très judicieusement écrit : (( Eclos 16 Novembre de chenille semblable à celle de Stau- dingeri Vernet; Bois del pinats ». La chenille de Staudingeri est velue; celle de Ligula est lisse. La question est donc réglée sans conteste par l'obser- vation que De Graslin écrivit si à propos. Quel était l'entêtement de Staudinger qui a pu lire l'éti- quette laissée par De Graslin et qui, malgré ce document, n'a pas voulu se rendre à l'évidence même! 1^^ Uniformis a les ailes supérieures d'une teinte ocre rouge unicolore, avec un point noirâtre au sommet de la ligne trans- versale en > qui est faiblement apparente. 21 Var. Unicolor, Stgr. {nec Tutt). — PL 41; fig. 12. Digne. — Ici, la confusion atteint son maximum. On a vu plus haut que Tutt avait donné le nom Unicolor à une forme anglaise de Rubiginea. Un exemplaire de transition à Rubiginea-Unicolor, portant une étiquette écrite par Staudinger « Ab. Unicolor, Tutt. transitus », a été figuré sous le N° 16 de la PL 40. Un second exemplaire, référable cette fois à Staudingeri, porte l'étiquette écrite par le même Staudinger : « Rubiginea ab. Unicolor, Tutt ». C'est un papillon extrêmement voisin d' Unifortnis, tant en dessus qu'en dessous, ayant les ailes étroites et moins larges que l'autre, celui qui fait la transition à Unicolor {R.ubiginea)\ donc inséparable de Staudingeri-U nif orniis. Var. Vaccinioides, Obthr. — PL 41 ; fig. 13. — Vernet-les-Bains. — L'exemplaire figuré ici a été obtenu d'une chenille trouvée à Vernet; il est éclos à Rennes, le 5 Novembre 1885 et décrit à la page 64 dans le Fasc. I des Etudes de Lépid. comparée, avec la diagnose latine suivante : « alis anticis obscure niti- deque rubrocastaneis, bene signatis, e larva pilosa educat. » On peut rattacher à Vaccinioides une forme des Pyrénées- Orientales, figurée sous le N° 14 de la PL 41, remarquable par le ton rougeâtre foncé des ailes supérieures et l'oblitéra- tion des dessins ordinaires. Il est certain que des formes un peu plus accentuées dans le sens de la teinte acajou pourraient être très difiiciles à distinguer de certains Ligula. Cependant VOrrhodia Ligida est produite par une chenille lisse et la Dasyca'mpa Staudingeri provient d'une chenille velue. M. Daniel Lucas l'a figurée et minutieusement décrite dans les Annales Soc. ent. France, 1903 (PL V ; fig. 4, et p. 403, 404), d'après la ponte d'une Q Scortina qui lui fut envoyée par Victor Cotte, de Digne. Tous les doutes se trouvent maintenant levés par la connaissance comparative que nous avons des premiers états. — 22 — -» Cœnobia, Stph. RUFA, Hw. (Despecta, Tr.). — Pi. 41 ; fig. 16, cf, Stettin, coll. .Cit. — La Q a les ailes plus étroites et les lignes transver- sales ponctuées y sont moins visibles. La coloration des ailes supérieures varie entre le jaune rougeâtre, le gris rougeâtre ou le gris pâle. Ses ailes moins lancéolées et la lunule dis- coïdale des inférieures à peine distincte en dessus, empêchent de la confondre avec la Senta maritima (PI. 41 ; ûg. 17). — Danemark, Angleterre, Allemagne, Autriche, France occiden- tale et quelques parties de la Suisse. — En juillet-août. — Chenille en mai-juin, dans la tige du jiinciis lamprocarfus. StiGMATICA, Ev. — Cette espèce, qu'il m'a été impossible de me procurer, ressemble beaucoup à la précédente, dont elle diffère par un aspect plus robuste. — Elle habite le sud de l'Oural et la Sibérie. — Sa chenille est inconnue. Senta, Stph. Maritima, Tausch. — PI. 41; fig. 17, cf, Allemagne, Muséum de Genève. — La Q est sensiblement plus grande. Le ton est variable : gris jaunâtre pâle, ocracé rougeâtre et gris rougeâtre plus ou moins foncé. Se distingue de Cœnobia Riifa par ses ailes plus allongées et par la tache cellulaire des inférieures toujours bien visible en dessus. L'Ab. Bipiinctata, Hw. — PI. 41; £ig. 18, Ç, Allemagne, Muséum de Genève, est remarquable par les deux taches noires qui décorent l'aile supérieure. L'Ab. Wismariensis, Schmidt. — PI. 42; ftg. i, cf, Alle- magne, Muséum de Genève, se distingue par la strie longi- tudinale large et foncée des ailes supérieures. Chez l'Ab. Nigrocoslata, Stgr., c'est la côte des supérieures qui est lar- gement ombrée de noir. — 23 — L'Ab. Nigristriata, Stgr. — PL 42; fig. 2, cT, coll. Turati, est caractérisée par les stries longitudinales fines et noires, qui occupent les espaces internervuraux des ailes supérieures, surtout dans leur moitié antérieure. Cette espèce habite la Scandinavie méridionale, le sud de la Finlande, le Danemark, la Hollande, l'Angleterre, l'Alle- magne, l'Autriche-Hongrie et la Russie. — La chenille vit dans la tige des Typha, depuis la fin de l'été jusqu'en mai. — Papillon en juin-juillet. Distracta, Ev. — Cette rare espèce, qu'il ne m'a pas été possible de me procurer jusqu'ici, se caractérise ainsi : ailes supé- rieures brun noir, plus foncées vers le bord marginal; réni- forme et surtout orbiculaire grandes et foncées. Ligne subterminale blanchâtre, maculaire. Ailes inférieures noi- râtres, avec une lunule discoïdale plus foncée. — Habite l'Oural et la Sibérie, en juin-juillet. - — Chenille inconnue. Meliana, Curt. Flammea, Curt. {Dubiosa, Tr.). — PI. 42: fig. 3, Q, Mecklen- burg, Muséum de Genève. — Le cf est ordinairement d'un ton plus rougeâtre. — Le faisceau ombré qui part de la base et s'étend longitudinaleiaent sur l'aile supérieure, peut varier d'étendue et même manquer presque complètement. — Les ailes, sans lunules discoïdales, ni en dessus ni en dessous, empêchent de confondre cette espèce avec la Senta Maritima. — Europe septentrionale et tempérée : Suède méridionale, Danemark, Hollande. Angleterre, Nord de l'Allemagne, France septentrionale et Autriche-Hongrie. — Papillon en mai- juin. — Chenille en automne, dans les tiges de Phrag- niïtes. — 24 — Aigyrospila, FI. S. SUCCINEA, Esp -- PI 42; ûg 4, cf, Oural, Muséum de Genève. — Cette espèce, dont la chenille est inconnue, vole en été, dans les prairies humides de l'Oural méridional et de l'Asie mineure. Striata, Stgr. — PI 42; fig. 5, cT, Ailou (Algérie), coll. Obthr. — Dans sa diagnose, Staudinger dit, en parlant des ailes inférieures, qu'elles ont la base blanc sale et leur moitié extérieure grise, avec frange blanche. Peut-être est-ce le cas pour la Ç, mais chez le cf ligure ici, on voit qu'elles sont presque entièrement blanches. Tapinostola, L.d {Synia, Dup.) MUSCULOSA, Hb. (Flava, Frr. — Friimentalis, Lind). — PI. 42; fig- 6, cf, Taurus, coll. Cit. — ç avec les inférieures salies de grisâtre. A la page 233 du volume VII de la Lépidopté- ïologie comparée, paru cette année (1913), M. Ch. Oberthùr donne connaissance de deux nouvelles aberrations de la Tapinostola Miisculosa, décrites par Alphéraky ; toutes deux sont figurées sur la planche CXCIV de l'ouvrage précité. Chez la première : Ab. Olivina, Alph., les rayons ocracés du type sont remplacés par une teinte olivâtre assez intense. Chez la deuxième : Ab. Dirmi, Alph., c'est un fauve ferrugineux vif qui remplace les rayons ocracés de Musculosa typique. Cette espèce habite une grande partie de l'Europe; mais c'est surtout dans la Russie méridionale qu'elle est le plus commune, au point, dit Alphéraky, de devenir parfois un vrai fléau pour les céréales. Elymi, Tr. — • PI. 42; fig. 7, cf, Angleterre, coll. Cit. — La g est généralement de la teinte du cf figuré ici ; par contre, les cT ont ordinairement un ton plus brunâtre. I — 25 — A l'exception de Musculosa, les TapinostoLa sont très difficiles à déterminer par suite des différences peu sensibles qui existent entre plusieurs espèces et de leurs dessnis très effacés. D'autie part, l'espèce qui nous occupe a un faciès qui peut la faire confondre avec certaines Leiicatàa. On la distinguera de ces dernières par son corps plus grêle et l'angle apical moins aigu de ses ailes supérieures. — Habite la Suède méridionale, le Danemark, l'Angleterre et le Nord de l'Alle- magne. - — Papillon en juin-juillet. — Chenille, depuis la fin de l'été jusqu'en mai, dans la partie inférieure des tiges de V Elymnus arenarius. BONDII, Knaggs. — PI. 42; fig. 8, cf, Angleterre, coll. Cit. — Q semblable mais avec la ligne de points noirs des ailes su- périeures souvent oblitérée, ce qui se rencontre d'ailleurs aussi chez les cf. Tutt me paraît avoir grandement raison lorsqu'il rapproche cette espèce de la suivante {Extrenia), car je ne vois, pour ma part, aucun caractère saillant qui permette de les différencier. — Sud de l'Angleterre; lie Rugen, dans la Baltique et en Grèce. — Papillon en juin. — La chenille vit, en Angleterre, dans les racines de V Arrhenathenan elathis. EXTREMA, Hb. {Concolor, Gn.). — PL 42 ; fig. 9, cf, Angleterre, Muséum de Genève. — Voir la précédente, de laquelle elle se distingue à peine. — Angleterre, Allemagne, Autriche- Hongrie et Oural méridional. — - Papillon en juin. — On n'est pas exactement fixé sur les mœurs de la chenille. SoHNRETHELl, Piing. — PL 42 ; fig. 10, cf, Abruzzes, coll. Turati. — Cette espèce, très voisine des deux précédentes, s'en dis- tingue surtout par son abdomen plus grêle et par ses ailes supérieures recouvertes d'un saupoudré brun gris qui laisse ressortir les nervures en plus clair. Quant aux ailes inférieures, elles sont d'un ton plus ou moins clair ou foncé, comme c'est le cas du reste chez Bortdit et Extrema. — Habite l'Italie centrale 4 — 26 — Hellmanni, Ev. — PI. 42; ûg. II, cf, Allemagne, Muséum de Genève. - — La coloration est d'un giis jaunâtre ou rougeâtre plus ou moins pâle. Chez TAb. Saiurata, Stgr., le ton des ailes supérieures est d'un ocracé rougeâtre assez vif; c'est, d'après Max Bartel, la forme la plus fréquente dans le sud de l'Oural. Cette Ab. Satnrata ressemble d'autant plus à l'espèce suivante {Fulva, PI. 42, tig 12) que sa taille, géné- ralement réduite, la rapproche de Fiilva. D'autre part, Hell- manni typique ressemble beaucoup à l'Ab. F luxa de Fulva (PL 42, fig. 13); cependant, deux caractères, semblant assez fixes, permettent de différencier ces deux espèces, ce sont les taches ordinaires, surtout la réni forme, assez nettes chez Hellmamn et sa forme Satnrata, tandis qu'elles sont presque indistinctes chez Fulva et son aberration Fluxa. En outre, sur les ailes inférieures de Hellmanni et de Satura ta, se voit une ligne transversale dont je ne trouve aucune trace ni chez Fulva ni chez son Ab. Fluxa. — Habite la Scandinavie méridionale, le sud de la Finlande, la Hollande, l'Angle- terre, les environs de Paris (Bellier de la Chavignerie), le nord de l'Allemagne, la Bohême, une partie de la Russie, l'Oural et en Asie mineure. — Papillon en juin-juillet. — Chenille d'août à fin mai, dans les tiges de Calamogrostis e-pigeios. Fui/vA, Hb. — PL 42; fig. 12, cf, Angleterre, coll. Cit. — Varie comme coloration. L'Ab. Fluxa, Tr. — PL 42; fig. 13, Q, Allemagne septentrionale. Muséum de Genève, se distingue par le ton plus gris jaunâtre des ailes supérieures. L'Ab. Concolor, Tutt, dont les ailes supérieures sont d'un blanc sale, habite surtout l'Angleterre et le nord de l'Allemagne. — La variété Nigropicta, Huene {Transversa, Stgr.) habite l'Esthonie; ses ailes supérieures sont d'un brun rouge plus ou moins grisâti^e, traversées par deux lignes noirâtres. — Fulva habite surtout l'Europe septentrionale et la Sibérie; cependant elle descend assez bas, surtout sous sa forme — 27 — Fhixa et se trouve en Suisse, en France, et même en Espagne et en Sicile. — Papillon d'août à octobre. — Chenille dans les tiges du Poa aqiiatica et des Carex. Sesamia, Gn. NONAGRIOIDES, Lef. {Hesperïca, Rbr. — Sacchari, WolL). — PI. 42; fig. 14, cf, Malaga, coll. Obthr. ; fig. 15, Ç, Espagne, Muséum de Genève. — Comme on le voit par ces deux figures, une très grande diiïérence de taille existe parfois entre les deux sexes. — Habite l'Italie, la France méridionale, l'Espagne, le nord de l'Afrique, Madère et les Canaries. — La chenille vit dans les tiges du maïs et probablement dans d'autres céréales, car l'exemplaire figuré sous le n" 14 de notre planche 42 provient d'une chenille trouvée dans une tige de blé. L'espèce a deux ou trois générations par an, et le papillon se trouve en mai, juin, septembre et octobre. Cretica, Ld. {Hesperica, Frr. — Cyrnœa, Mab.). — PL 42; fig. 16, cT, Dalmatie, coll. Cit. — Q plus robuste et plus grande, ordinairement plus foncée, comme c'est le cas pour l'espèce précédente à laquelle elle ressemble beaucoup et dont elle ne diffère que par l'absence des points nervuraux qui se voient à la place de la ligne coudée chez Nonagrioides. — Corse, Italie, Dalmatie, puis en Asie mineure. — Mêmes mœurs que la précédente. Luceria, Hem. ViRENS, L. — PI. 42, fig. 17, cf, Valais, coll. Cit. — Le vert si tendre de cette charmante espèce est malheureusement très délicat et devient jaunâtre avec le temps. L'Ab. Immaculata, Stgr., diffère du type par l'absence du croissant blanc des ailes supérieures. — Europe septentrionale et centrale, depuis la latitude de la Scandinavie méridionale à celle du sud — 28 — de la France. • — Chenille en juin, sui- les graminées et les plantes basses, Plaritago, Alsine, Brachypodïuin, etc. — Papillon en juillet-août. Calamia, Hb. Phragmitidis, Hb. — PI. 42, fig. 18, cf, Angleterre, coll. Cit. — La Ç est ordinairement un peu plus pâle et plus uniforme comme ton. Du reste la coloration varie, de l'ocracé blanchâtre (Ab. Pallida) à l'ocracé rougcâtre (Ab. Rufescens, Tutt). — Danemark, Hollande, Angleterre, Allemagne, Suisse, France, Russie, puis en Asie. — Papillon en juillet. - — ■ Chenille en mai-jum, dans les jeunes pousses de Phragmites communis. LUTCSA, Hb. — PI. 43, fig. I, cf, fig. 2, Q, Genève, coll. Cit. — Cette grande espèce est facilement reconnaissable, cependant elle est assez variable; souvent les ailes supérieures sont assez fortement saupoudrées d'écailles brunes, parfois les points nervuraux sont en partie effacés; d'autre part, je possède une O, venant de Bohême, chez laquelle les ailes inférieures sont entièrement d'un brun noirâtre. — Habite une grande partie de l'Europe septentrionale et centrale. Je suis surpris de la voir signalée par certains Entomologistes comme rare et même douteuse en France, car elle est commune à Genève où mes collègues et moi l'avons fréquemment trouvée. D'ail- leurs M. Ch. Oberthiir en possède des exemplaires authenti- quement capturés à Rennes et au Mans, aux lumières élec- triques. — Papillon d'août à octobre. — Chenille d'avril à juillet, dans les racines de Phraginïtcs communis. Leucania, Hb. Impudens, Hb. (Piidorina, Hb.). — PL 43, fig. 3, cf, Hambourg, coll. Cit. — Q semblable. — Sa taille, au-dessus de la moyenne et son ton rosé, empêchent de confondre cette — 29 — espèce avec les autres Leucania d'aspect similaire. Cependant certains exemplaires n'ont pas la couleur rose typique et revêtent une coloration gris jaunâtre ( Ab. Pallida, Tutt), en sorte qu'ils peuvent être confondus avec la suivante {linpiird) qui, elle aussi, a comme hnpudens, les ailes inférieures obscur- cies ; mais alors, on remarquera que les ailes supérieures de împura portent, dans l'espace subterminal, deux points noirs qui, avec le point discoïdal, semblent former les trois sommets d'un triangle; ces deux points subterminaux qui font rare- ment défaut chez hnpjira, manquent toujours chez Impiidens. — Habite presque toute l'Europe, depuis la Suède méridio- nale jusqu'à la latitude de l'Italie septentrionale, puis s'étend en Asie. — La chenille se nourrit de plusieurs graminées poussant dans les lieux humides, Carex, Phragmites; elle parvient à toute sa taille en mai et le papillon éclôt en juin- juillet. Impura, Hb. — PL 43, ftg. 4, cf, Hambourg, coll. Cit. ■ — Ç sem- blable. — Se reporter à la précédente et cela avec d'autant plus d'attention que la coloration ordinairement gris jau- nâtre de Impura prend parfois une tonalité rougeâtre qui peut prêter à confusion. Du reste, et ceci doit s'appliquer à la plupart des Leucania, nous devons reconnaître que pour beaucoup d'entre elles, la similitude est si grande, que la détermination en devient alors fort difficile. Bien souvent, les caractères comparatifs, quoique très bien saisis par l'œil de l'observateur, se réduisent à si peu de chose, que la description seule devient impuissante pour les faire apprécier; je prie donc le lecteur de bien vouloir s'en référer aux figures, toutes les fois que des caractères insuffisamment explicites ne m'auront pas permis d'établir une comparaison satisfai- sante. Impura habite une grande partie de l'Europe, depuis la Scandinavie et la Finlande, jusqu'aux limites méridionales du centre de l'Italie, l'Oural, une partie de l'Asie et le Japon. — 30 — Dans les contrées septentrionales, le papillon n'a qu'une éclosion, en juillet-août; il en a deux dans le sud et se trouve alors en mai-juin, puis de juillet à septembre. — La chenille vit sur les graminées qui croissent dans les prairies humides. Pallens, L. — PI. 43'; fig. 5, cf, Jura Neuchàtelois, coll. Cit. — La Q a les ailes niférieures légèrement enfumées, de même parfois aussi le cf. Certains exemplaires ressemblent extrê- mement à Stramïnea (PI. 43 ; ûg. 8 et 9). Voici quelques caractères qui permettront de les différencier, mais malheu- reusement ils ne sont pas tous très constants : Stramïnea est ordinairement un peu plus grande, les trois points noirs de la supérieure sont bien marqués, on voit presque toujours des traits ou points bruns placés sur les nervures des ailes infé- rieures; en dessous, le point discoïdal est bien visible aux ailes supérieures et inférieures, tandis que chez Pallens il manque le plus souvent. Le ton des supérieures reste assez constant chez les exem- plaires typiques de Pallens, c'est-à-dire qu'il ne varie que très peu, entre l'ocracé plus ou moins jaunâtre ou roussâtre relativement pâle. Les dessins sont presque nuls, le point noir du bout de la cellule est parfois seul visible, mais souvent on voit un autre point noir, quelquefois deux, dans l'espace subterminal. Chez r Ab. Ectypa, Hb., PI. 43 ; fig. 6, Allemagne centrale. Muséum de Genève, les ailes supérieures ont une coloration rousse assez accentuée. — Presque toute l'Europe, en Orient jusqu'à l'Amour, puis en Amérique. — Papillon en juin- juillet dans le nord, en mai-juin, puis en août-septembre dans les contrées méridionales. — La chenille se nourrit de plantes basses et de graminées. Obsoleta, Hb. — PI. 43, fig. 7, Bohême, coll. Cit. — Ç sem- blable. — Cette espèce est assez stable comme coloration ; elle peut être plus ou moins striée de brun entre les nervures, et — 31 — peut se confondre : i° avec Fuscilinea (PL 43 ; fig. 12), dont elle diffère par une taille plus grande et par l'absence du point noir qui précède le ponit blanc cellulaire de Fuscilinea; 2° avec Zcœ (PI. 44; ï^ig. O, dont elle diffère par ses ailes inférieures toujours salies de brunâtre, tandis qu'elles sont blanches avec un léger reflet irisé chez Zeœ; 3° avec Congnia (PI. 44; fig. T i), dont elle diffère par la ligne de points noirs (coudée) toujours bien complète chez Obsoleta, tandis qu'elle est en partie oblitérée chez Congnia où elle se réduit souvent à un ou deux points. Enfin, avec Lithar gyria et sa Var. Argyritîs (PL 45; fig. 2 et 3V, mais chez cette espèce, ordi- nairement de taille plus grande, la ligne extrabasilaire est presque toujours bien marquée, tandis que chez Obsoleta cette ligne est invisible ou se réduit seulement à un ou deux points nervuraux ; en outre le cf de Lithar gyria se distinguera toujours par la touffe de poils noirs qui occupe la base de l'abdomen en dessous. — Habite une grande partie de l'Europe, depuis le sud de la .Scandinavie, jusqu'à la latitude de l'Italie septentrionale, puis en Corse et en Asie mineure. — Chenille en automne, sur Phragmites commnnis, dont elle mange les feuilles; passe l'hiver dans les tiges st s'y trans- forme en chrysalide au printemps. — Papillon en juin-juillet. Straminea, Tr. — PL 43; fig. 8, çS, Toulouse; fig. 9, Q, Alle- magne, coll. Cit. — Varie comme coloration et par le plus ou moins d'apparence du rayon longitudinal du milieu de l'aile supérieure. — Se reporter à Pallens avec laquelle il est facile de la confondre. — Habite l'Europe septentrionale et centrale, depuis la Scandinavie méridionale, descendant rarement en dessous de la latitude du centre de la France. — Chenille depuis l'automne, sur Phragmites coniniunis; se cache dans les tiges pendant le jour, y hiverne à moitié de sa taille et s'y chrysalide au printemps. — Papillon en juillet. HISPANICA, Bell. — PL 43; fig. 10, Barcelone (type), coll. Obthr. — Cette espèce ressemble extrêmement à la suivante, du moins en ce qui concerne les ailes supérieures, car les inférieures sont blanches chez Hispanica, tandis qu'elles sont plus ou moins largement enfumées chez Situla. Ce caractère suffit à lui seul pour établir la différenciation. En outre, la taille de Hispanica est légèrement supérieure à celle de Siciila. Le Comte Turati a décrit et figuré dans « Naiuralista Siciliano, 1909 », sous le nom de Tibiirtina, Trti, une race italienne, dont la taille est encore sensiblement plus grande que chez le type Hispanica. — Espagne et Mauritanie. ■ — D'après Minière, la chenille vit sur les graminées, en deux générations, qui donnent leurs papillons en mai et en décembre. SiCULA, Tr. — PI. 43; fig. 1 1, cf, Royan, coll Cit. — Se reporter à la précédente pour la différenciation. Les ailes inférieures sont toujours enfumées, mais plus ou moins; c'est ainsi que j'observe un cf de Sicile chez lequel elles le sont sur toute leur surface, tandis qu'un autre exemplaire Q, également de Sicile, les a très faiblement et seulement sur le bord. La variété Fnscilinea, Grasl., dont la fig. 12 de notre PI. 43 représente le type vendéen de de Graslin, faisant aujourd'hui partie de la coll. Oberthiir, diffère de Sicrtla typique par la ligne de points bruns formant la coudée, qui se voit très nettement sur les ailes supérieures. 'L^Albivejia, Grasl. me laisse fort perplexe, en ce sens, que l'exemplaire qui m'a servi de modèle pour l'exécution de la fig. 13 de la PL 43, porte, fixée à l'épingle, une étiquette écrite par de Graslin et libellée ainsi : (( Albivena, écl. 25 août, dunes, i ao. », ce qui semble indiquer que le sujet est éclos le 25 août, provenant d'une chrysalide trouvée le i''"' août dans les dunes. Ceci d'ailleurs correspond bien à ce que dit de Graslin, à la suite de la diagnose donnée aux pages 409- 410 des Annales de la Soc. ent. de France, 1852, lorsqu'il s'exprime ainsi : « le seul individu que je possède me provient d'une chrysalide trouvée dans le sable, à un kilomètre du Noctuelles et Géomètres d'Europe ICONOGRAPHIE COMPLÈTE de toutes les Espèces européennes Par J. CULOT Membre de la Société Lépidoptérologique de Genève et des Sociétés Entomologiques de France et de Suisse Première Partie IVOOT QUELLES Volume II Livraison n° 24 — Mars 1914 GENEVE (Suisse) Villa-les-Iris — Grand-Pré — 33 — bord de la mer, dans le département de la Vendée. L'insecte parfait est sorti le 24. août ». Il y a donc lieu de supposer que le papillon que j'ai sous les yeux, lequel m'a été commu- niqué par M. Ch. Oberthiir et qui faisait partie de la collection de Graslin, est le type même de Graslin, malgré la différence d'un jour existant entre l'étiquette fixée à l'épingle et la date indiquée au bas de la page 410 des Annale:^ précitées. En tous cas, et bien que de Graslin dise qu'il ne possède qu'un seul individu, le moins qu'on puisse admettre, c'est qu'il s'agit en tous cas d'un cotype. Or, comment se fait-il que dans la description donnée par de Graslin, il soit parlé d'une ligne transverse de petits points noirâtres dans l'espace sub- terminal des ailes supérieures, alors que ce caractère fait totalement défaut chez l'exemplaire que j'ai en mains et que l'auteur a étiqueté lui-même? J'ai, en effet, examiné cet exemplaire à la loupe et pu constater qu'aucun vestige de points noirs n'existe sur la supérieure gauche. On remarque bien sur l'aile opposée quelques atomes noirs disséminés dans l'espace subterminal, mais il me paraît inadmissible que ces écailles aient pu être prises par de Graslin pour une ligne de points noirs; d'autant plus que chez les Leucania, notam- ment chez Fuscilinea, les points en question sont toujours placés sur les nervures, ce qui n'est pas le cas pour l'exem- plaire qui nous occupe. En présence de ces faits, il me semble bien difficile de se prononcer. En tous cas, mon opinion est que Albivena, ou tout au moins l'exemplaire figuré sur notre PI. 43, et étiqueté Albivena par de Graslin, me paraît être simplement une forme plus petite et plus pâle de Siciiln. La représentation des types est particulièrement instructive, puisqu'elle permet de trancher des questions litigieuses et je ne saurais trop exprimer de nouveau ici tout ce que je dois de reconnaissance à mon cher maître et ami M. Charles Oberthiir, qui a bien voulu mettre à ma disposition sept types et deux cotypes pour ce seul genre Leucania. 5 — 34 — L'Ab. C y péri, B., de l'Italie centrale et méridionale, diffère du type Siciila par l'absence de la strie longitudinale des ailes supérieures. Chez un exemplaire que m'a communiqué M. le Comte Turati, les ailes supérieures ont une coloration particulièrement rougeâtre; je regrette que l'exécution an- térieure de la PI. 43 ne m'ait pas permis de le figurer. SicuLa habite l'Italie centrale, la Sicile, la Sardaigne, une partie de la France occidentale et la ^Mauritanie. Les formes Fuscilinea et Albivena semblent plus particulières à la France occidentale. CiNNAMOMEA, Trti. — PL 43; fig. 14. — Cette nouveauté a été récemment décrite dans « Un Record Entumologico, 191 3 )^, par le Comte Turati qui a bien voulu me réserver le plaisir de la figurer, d'après un exemplaire de sa collection, capturé en Sardaigne. Elle diffèie de Siciila par un ton cannelle plus ou moins rosé. Alopecuri, B. — PI. 43 ; fig. 15, type, Taganrok, coll. Obthr. — Cette espèce, de Russie méridionale, est voisine de Sicula dont elle diffère par l'accentuation des rayons bruns inter- nervuraux, qui sont surtout bien marqués au bord terminal des ailes supérieures. Sa biologie est inconnue. SCIRPI, B. — PI. 43; fig. 16, Montpellier, type, coll. Obthr. — Espèce très voisine de Sicula dont elle a la taille et comme elle, les ailes inférieures plus ou moins rembrunies. L'absence du rayon longitudinal et iTiédian la ferait ressembler à l'Ab. Cyperi de Sicula, si chez Scirpi les ailes supérieures n'étaient traversées par une ligne coudée de petits points bruns. Par contre, cette ligne de points la rapproche de Fuscilinea; mais chez cette dernière, les ailes supérieures ont un rayon longi- tudinal qui fait défaut chez Scirpi. Habite l'Europe méridionale, Suisse occidentale, France méridionale, Italie, etc., puis en Asie mineure, — La chenille — 35 — est peu connue; elle se nourrit dit-on de graminées. — Le papillon se trouve d'avril en juin, puis en août-septembre. Dactylidis, B. — PL 43; fig. 17, France méridionale; type, coll. Obthr. — S'agit-il d'une autre espèce ou simplement d'une forme rouge de la précédente? Il semble difficile de se prononcer, vu le peu de connaissance que l'on a des pre- miers états. Remarquons cependant que ses ailes inférieures ne sont pas rembrunies au bord marginal, comme c'est le cas, chez Scirpi. — Habite la France méridionale et l'Espagne. MONTIUM, B. — PI. 43; fig. 18, type. Valais, coll. Obthr. ^ Il est probable qu'il s'agit ici d'une forme locale de Scirpi, caractérisée par un semis d'atomes bruns plus denses et surtout plus gros, qui obscurcissent davantage les ailes supé- rieures et le thorax. Ce serait alors en Valais une variété de Scirpi et une forme aberrante de cette espèce dans le sud du Tyrol où elle se rencontre avec le type. Ze^, Dup. ■ — PI. 44; fig. I, France méridionale. Muséum de Genève. — Les deux sexes sont semblables. — Ses ailes infé- rieures blanches, rehaussées d'un reflet irisé, empêcheront de la confondre avec les autres espèces à ailes supérieures gri- sâtres, portant comme elle un point blanc discoïdal et une ligne coudée de points noirs. — France méridionale, Italie, Espagne, Dalmatie et Grèce. — La chenille se nourrit de maïs et autres graminées. — Papillon en juillet. PUNCTOSA, Tr. — PL 44; fig. 2, Q, Montpellier, Muséum de Genève. ■ — Le cf a les ailes inférieures plus blanches et le reflet irisé plus accentué. — En confrontant cette espèce avec la suivante, on a la démonstration Ja plus complète de l'in- contestable supériorité de la figure sur la description. En effet, ces deux espèces {Pu net osa et Pnlrescens), voir PL 44, fig. 2 et 3, si différentes, lorsqu'on les a sous les yeux, répon- dent cependant exactement toutes deux à une même des- cription, tant minutieuse soit-elle. La taille, les lignes et les - 36- dessins sont à tel point semblables que deux lépidoptéristes des plus compétents à qui je m'étais adressé, m'ont envoyé Piitrescens pour Punctosa. Erreur d'ailleurs bien excusable, car la valeur exacte de la tonalité peut seule les faire re- connaître. Le lecteur voudra donc bien s'en référer aux figures 2 et 3 de la PI. 44 pour identifier ces deux papillons qui, peut-être, ne sont cependant que deux formes d'une même espèce. — Punctosa habite la France méridionale, l'Espagne, la Sicile, la Mauritanie et une partie de l'Asie mineure. — Chenille en mars, sur les graminées. — Papillon en juillet. PUTRESCENS, Hb. {Boïsduvaliï, Dup.). — PL 44; fig. 3, Ç, Sicile, coll. Cit. — Le cf ne diffère que par ses ailes inférieures qui sont un peu plus blanches. Se reporter à la précédente. — Angleterre, France occidentale et méridionale, Espagne, Italie, Dalmatie, Mauritanie et une partie de l'Asie. — Che- nille en mars, sur les graminées. - — Papillon de juillet à septembre. Velutina, Ev. — PI. 44; fig. 4 (cotype), Russie, coll. Obthr. — Cette espèce, qui habite l'Oural et une partie de l'Asie, ne prête pas à confusion avec les autres Leiicania. Ses premiers états sont inconnus. COMMA, L. — PL 44; fig. 5, ■::5, Angleterre, coll. Blachier. — Ç) semblable. — Tonalité d'un gris plus ou moins jaunâtre ou rougeâtre et plus ou moins clair ou foncé. Cette espèce peut être confondue avec Andereggi (PL 44; fig. 6); mais cette dernière, d'ailleurs d'une taille beaucoup plus petite, porte aux ailes inférieures une lunule centrale très apparente en dessous. En outre, chez Andereggi, la frange des ailes supérieures est précédée d'une ligne de joints noirs interner- vuraux beaucoup plus marqués que chez Comma, où ils sont presque absents. L'analogie est surtout très grande entre Comma et Lineala (PL 44; fig. 8), pour lesquelles on établira — 37 — la différenciation par les caractères suivants : Lineata est de taille légèrement inférieure et d'aspect moins robuste que Comma. Chez Lineata, le blanc de la nervure médiane est plus empâté, moins délié que chez Conmia. Ajoutons que Lineata n'est connue que de l'Oural. — La Leucania Comma habite presque toute l'Europe septentrionale et centrale, la Sibérie et une partie de l'Asie mineure. Elle a deux géné- rations dans les parties méridionales de son habitat; on trouve alors le papillon de mai à juillet et de fin août à octobre; plus au nord on le rencontre en juin-juillet seule- ment. — La chenille se nourrit de plusieurs plantes, surtout d'oseille et affectionne les lieux humides. Andereggi, B. — PI. 44; fig. 6, cf, type, Valais, coll. Obthr. — La Q a les ailes supérieures ordinairement plus sombres. Cette espèce varie pour la coloration et l'effacement plus ou moins complet des rayons noirs. Se reporter, pour l'analogie, à la Leucania Comma. — L'Aberration Engadinensis, Mill., à laquelle appartient l'exemplaire figuré sous le n° y de la PI. 44, se distingue par un ton gris jaunâtre plus uniforme et plus obscur, sur lequel les rayons noirs se distinguent encore, mais plutôt sous forme de taches sombres que sous forme de traits noirs. L'exemplaire figuré vient de l'Italie septentrionale et appartient à la coll. Turati. — L'Ab. Cinis, Frr. est, comme l'Ab. Engadinensis, d'un ton plus uniforme et plus foncé que chez le type, mais ici les traits noirs longi- tudinaux sont presque entièrement effacés. — On constate à première vue une grande analogie entre Andereggi typique et la suivante espèce {Lineata, PI. 44; fig. 8), mais la taille plus petite d' Andereggi et la lunule discoïdale de ses ailes inférieures, très visible en dessous, la distingueront facile- ment. — Alpes, Pyrénées et Bosnie; en juillet. — Chenille inconnue. Lineata, Ev. — PI. 44; fig. 8, cf, Oural, coll. Cit. — Q sem- blable. — Se reporter aux deux espèces précédentes pour la - 38 - différenciation. — Cette espèce, dont les premiers états sont inconnus, vole en mai dans le sud de l'Oural. L. ALBUM, L. — PI. 44; hg. 9, cf, Linz, coll. Cit. — Q sem- blable. — Aucune confusion n'est possible, grâce au signe blanc du disque des ailes supérieures, qui caractérise si bien cette espèce. — Europe centrale et mxridionale, la Barbarie et une partie de l'Asie. — Chenilles, en deux générations, sur les plantes basses, dans les endroits humides. Celles que l'on trouve en mars-avril donnent leuis papillons de mai a juin et celles qui vivent en juillet-août arrivent à l'état parfait en septembre-octobre. RiPARIA, Rbr. — PI. 44; fig. TO, cf, Corse, coll. Cit. — J'ai sous les yeux un cotype de Rambur appartenant à M. Ch. Oberthùr, exactement semblable à l'exemplaire figuré ici ; malheureu- sement son état de vétusté ne m'a pas permis de le prendre pour modèle, sans quoi je l'eusse figuré de préférence. Sa côte plus claire, l'absence du rayon sous-médian, de même que l'absence de la tache blanche ou du point noir à l'extré- mité de la cellule, empêchent de confondre cette espèce avec les autres d'aspect similaire. — Elle est rare et habite la France méridionale, une partie de l'Italie, la Corse et la Palestine. — Papillon en mai, puis en août-septembre. CONGRUA, Hb. {Amnicola, Rbr.). — - PL 44; fig. 11, Dalmatie, coll. Cit. — Q semblable. — A première vue cette espèce peut être confondue avec plusieurs autres, mais comme elle est assez fixe, l'examen attentif de la figure et la couleur rousse des ailes supérieures suffira, je pense, à éviter des erreurs. — France méridionale, Espagne, Italie, Dalmatie, puis Arménie et Syrie. — Chenille adulte en mai-juin, sur les graminées. — Papillon d'août à octobre. LOREYI, Dup. — PI. 44; fig. 12, cT, Montpellier, Muséum de Genève. — Ses ailes inférieures blanches, à reflet rosé, chez la Q comme chez le cf, empêcheront de la confondre avec { — 39 — d'autres espèces dont elle se rapproche par ses ailes supé- rieures, qui varient comme fond et peuvent être d'un gris jaunâtre très pâle (c'est le cas pour les exemplaires syriens de ma collection), ou d'un brun roussâtre foncé (ex. Alpes-Mari- times, ma collection). — Habite l'Europe méridionale et l'An- gleterre, la Barbarie, la Syrie, puis s'étend en Asie jusqu'au Japon (Vorbrodt signale deux exemplaires capturés en Suisse). ■ — Chenille au printemps et en automne, sur les gra- minées. — Papillon en mai, puis de juillet à septembre. LITTORALIS, Curt. — PI. 44; fîg. 13, cf, Royan, coll. Cit. — Cette espèce, dont les deux sexes sont semblables, se recon- naîtra à sa ligne longitudinale blanche, fine et nette, parta- geant l'aile supéiieure dans toute sa longueur, jusqu'à la frange. — Habite le littoral d'une grande partie de l'Europe centrale et méridionale. — La chenille vit au printemps, puis en juillet, sur Calamagrostis arenaria. Les prem.ières donnent leur papillon en juin et les secondes en août. Albcradiosa, Ev. — Cette rare espèce, qu'il ne m'a pas été possible de me procurer, et dont les premiers états ne sont pas connus, habite l'Oural et la Croatie. VlTELLINA, Hb. — PI. 44; fig. 14, Ç, Genève, coll. Cit. — Chez le cf, les ailes inférieures sont d'un blanc jaunâtre plus pur et les dessins des supérieures sont souvent moins apparents. Néanmoins c'est une espèce qui ne peut prêter à aucune con- fusion. — Elle habite une grande partie de l'Europe centrale et méridionale, la Barbarie et une partie de l'Asie. — Chenille au printemps, sur les graminées. — Papillon de juillet à septembre. Unipuncta, Hw. — PI. 44; fig. 15, Q, Angleterre, coll. Cit. — cf sembable. — Cette grande et robuste espèce varie surtout par le plus ou moins d'apparence des taches ordinaires; chez un exemplaire cf, qui me vient de Ténériffe, l'orbiculaire et — 40 — la réniforme ressortant vivement en jaune; je trouve chez des exemplaires que j'ai reçus de Montréal (Canada), une tona- lité plus brune que chez la plupart de nos sujets européens. Néanmoins l'espèce se reconnaît lacilement à son angle apical très aigu, coupé d'une ombre brune allant rejoindre la ligne coudée vers son tiers supérieur, puis à ses ailes inférieures à nervulation fortement accusée. — Elle habite l'Angleterre, une partie de la France, Je Portugal, le nord de l'Afrique, les Canaries, une partie de l'Asie jusqu'au Japon, puis l'Amé- rique septentrionale. — La chenille n'est pas encore connue. EviDENS, Hb. — PI. 44; fig. i6, cf, Oural, coll. Turati. — Cette espèce semble tout à fait déplacée dans ce genre, elle n'a aucun air de parenté avec les autres Leucanïa et ne saurait par conséquent être confondue avec ses voisines. Sa tonalité peut être plus ou moins jaune ou rousse. — Elle habite une partie de l'Allemagne, l' Autriche-Hongrie, la Russie méri- dionale et l'Altaï. — Papillon en mai-juin et en août-sep- tembre. - — Chenille en automne et au printemps, sur Pim~ pinella magna et Seseli niontamim. CONIGERA, F. — PI. 45 ; fig. I, cT, Alpes vaudoises, coll. Cit. — Les deux sexes sont semblables. Le ton jaune vif de ses ailes supérieures et la netteté de ses lignes, dont l'extrabasilaire n'a guère d'autre sinuosité que l'angle net et prononcé qu'elle forme dans son milieu, empêcheront de confondre cette espèce avec ses voisines. Sa coloration varie d'intensité mais sans grands écarts. — Habite une grande partie de l'Europe, depuis le milieu de la Scandinavie, jusqu'à la latitude de l'Italie septentrionale, puis s'étend en Asie jusqu'au Japon. — Papillon de juin à septembre. — Chenille de février à mai, sur les graminées et autres plantes basses telles que Ruine x, Taraxacuniy etc. Albipuncta, F. — PI. 44; fig. 17, cf, et fig. 18, Q, Genève, coll. Cit. — Cette variété est très voisine de la suivante. Chez — 41 — toutes deux, le cf a le dessous des ailes d'un brillant métal- lique, et porte une touffe de poils noirs à la base de l'ab- domen; caractères dont les Q sont dépourvues. Le ton des ailes supérieures varie chez Albipimcta, comme du reste chc/C Lithargyria, entre le gris jaunâtre ou roussâtre plus ou moms clair ou foncé. Albipuncta est généralement d'une taille plus petite que Lithargyria; sa ligne coudée est mieux écrite et paraît géminée; chez Lithargyria, cette ligne n'est le plus souvent indiquée que par des points nervuraux noirs. Chez Albipuncta, la tache réniforme n'est guère visible que par la tache blanche de sa base qui, par contre, est très nette, tandis que chez Lithargyria, à part la base claire de la réniforme, d'ailleurs moins blanche que chez Albipuncta, on voit nette- ment se dessiner en jaune le reste de la réniforme. — Europe centrale et méridionale, puis Asie mineure. — Papillon en mai- juin puis en août-septembre. — Chenille au printemps et en été, sur les graminées et plusieurs plantes basses. Lithargyria, Esp. — PL 45 ; fig. 2, cf, Dombresson (Jura Neuchâtelois), coll. Cit. — Se reporter à la précédente, dont elle a les mêmes mœurs et le même habitat. La Variété Argyritis, Rbr. — PI. 45 ; fig. 3, Ç, Digne, coll. Cit., habite les contrées méridionales. Elle diftère du type par une coloration beaucoup plus claire. Sur le fond blond pâle des ailes inférieures, se voit le plus souvent une ligne médiane de points bruns, placés sur les nervures. TURCA, L. — PI. 45; fig. 4. cf, environs de Paris, coll. Cit. — Cette espèce, facile à reconnaître à son aspect robuste et à ses tons rosés ou rougeâtres, habite l'Europe septentrionale et centrale jusqu'à la latitude du nord de l'Italie, puis s'étend en Asie jusqu'au Japon. — La chenille se trouve sur les gra- minées jusqu'en avril, après avoir hiverné. — Papillon en juillet-août; dans les parties les plus méridionales de son habitat on le trouve de mai à septembre, presque sans inter- ruption. 6 — 42 — Deserticola, Bartel. — PI. 45, fig. 5, Orenburg, coll. Obthr. — Cette espèce, de découverte relativement récente, doit être placée près de Imfura et Pallens. Elle diffère des autres espèces à dessins rayonnants par l'absence des points noirs qui, chez ces espèces, occupent la place de la ligne coudée. On remarque en outre chez Deserticola, à l'extrémité infé- rieure de la cellule des supérieures, à la place qu'occuperait le bas de la réniforme, deux petits points noirs qui ne se rencontrent pas chez les autres espèces voisines. — Habite le sud de l'Oural. — Chenille inconnue. Mythimna, Ochs. Imbecilla, F. — PI. 45 ; fig. fj, 7, 8 ; l'exemplaire représenté sous le n° 6 est un cf venant de Bohême, coll. Cit.; les n°^ 7, cf, et 8, Ç), malheureusement sans provenance, appartiennent au Muséum de Genève. — La o , plus petite, est presque toujours plus foncée que le C", dont la couleur est parfois très pâle, comme le montre la fig. 7. Les exemplaires foncés peuvent être facilement confondus avec l'espèce suivante {Impar, fig. 9 et 10) qui diffère de Imbecilla par sa teinte noirâtre, par ses ailes inférieures relativement moins foncées par rapport aux supérieures et par l'aspect plus brisé de ses lignes, extrabasilaires, coudées, et surtout la subterminale. D'autre part, les antennes chez Imbecilla cf, sont épaisses et fortement dentées en scie, tandis qu'elles sont presque filiformes chez le cf de Impar. On observera aussi que la tache orbiculaire est bien distincte chez Impar, alors qu'elle est à peine indiquée chez Imbecilla. Imbecilla est une espèce septentrionale que l'on rencontre cependant en Suisse et en France, mais alors sur les mon- tagnes — La chenille vit depuis la fin de l'été jusqu'au printemps suivant sur Stellaria média et autres plantes basses et graminées. — Papillon fin juin et juillet. — 43 — Impar, Stgr. — PI. 45; fîg. g, rj, Oural, coll. Cit. et fig. lo, Q, Sibérie occidentale, coll. Obthr. — Se reporter à la précédente pour la différenciation. — Habite le sud de l'Oural et l'Altaï. — Chenille inconnue. Stilbia, Stph. Anomala, Hw. — PI. 45; lig-. 11 et 12. — Cette espèce est très variable. On considère comme typiques les exemplaires dont les ailes supérieures tirent plutôt sur le brun, ce qui rend les dessins moins apparents. La Q figurée sous le n" 12 de la PI. 45 est une accentuation de cette forme brune, elle fut capturée en Vendée et appartint à la coll. de Graslin, au- jourd'hui réunie à la coll. Oberthiir. Le cf hguré sous le n" II, Angleterre, coll. Cit., représenterait plutôt la forme Stagnicola, Tr., caractérisée par un fond gris bleuâtre sur lequel ressortent vivement les dessins bruns. On trouve toutes les transitions entre cette dernière et la forme brun foncé. — Sud de l'Angleterre, une partie de l'Allemagne et centre de la France. C'est pendant l'hiver, jusqu'à la fin de février, qu'il convient de recliercher la chenille; elle se nourrit de graminées et semble affectionner les clairières des bois. — Le papillon se trouve en août-septembre. - — La Var. Anda- lusiaca, Stgr. est de taille plus petite, de coloration pâle, avec les dessins plus ou moins effacés; elle habite l'Anda- lousie. Philopalis, Grasl. — PI. 45; fig. 13; qui habite le sud-est de la France et que le catalogue Staudinger et Rebel considère comme une Variété d' Anomala, me paraît être une espèce distincte. Elle a, en effet, une coupe d'ailes bien différentes; celles-ci sont plus larges et n'ont pas l'aspect allongé des ailes d'Anomala. Les taches orbiculaire et réniforme sont aussi beaucoup plus développées et plus rapprochées l'une de l'autre chez PhïLopalis. On se rendra compte de ces carac- — 44 — tères en consultant notre figure qui a été dessinée d'après le type même de GrasHn, actuellement dans la coll. Obthr. Un autre exemplaire que j'ai sous les yeux et qui appartient au Muséum de Genève, se rapporte exactement au type figuré dans le présent ouvrage. Calberl^, Failla-Ted. — PI. 45; fig. 14, cf, Sicile, coll. Turati. — Cette espèce, considérée à tort comme une Caradrina, m'a été envoyée en trois exemplaires très frais, dont deux mâles et une femelle, par M. le Comte Turati. Dans ces conditions il devient facile de rétablir l'erreur commise à son sujet, par suite de la défectuosité de l'exemplaire d" que possédait Failla-Tedaldi, lorsqu'il nomma cette espèce. Calberlœ est considérée par certains auteurs comme une variété locale de Anomala; telle n'est pas l'opinion du Comte Turati qui regarde Calberlœ comme une espèce distincte, et qui pourrait bien avoir raison. Je constate, en effet, que tout en ayant les ailes aussi allongées et peut-être même plus étroites que celles d' Anomala, les supérieures de Calberlœ ont leur angle apical moins aigu; les inférieures toujours plus ou moins salies de brunâtre chez Anomala sont ici d'un blanc presque pur et brillant chez le cf; chez la Ç, elles sont rembrunies comme chez Anomala. La question ne pourra cependant être tranchée de façon satisfaisante que lorsqu'on connaîtra la biologie de cette forme sicilienne. FailL/î:, Piing. — PI. 45; fig. 15, cf, et fîg. 16, Q, Sicile, coll. Turati. — C'est aussi à l'obligeance de M. le Comte Turati que je dois de pouvoir figurer un couple de cette espèce sicilienne encore très peu connue. TURATII, Daniel Lucas. — PI. 45; fi.g. 17, Le Tarf (Algérie), coll. Turati. — Figurée d'après l'un des deux exemplaires qui servirent à la description donnée par Daniel Lucas, dans le Bull, de la Soc. ent. de France (1910, p. 272), cette nouvelle espèce doit se placer à côté de Faillœ à laquelle elle ressemble — 45 — beaucoup, sauf la taille qui est plus petite. Elle n'est connue jusqu'ici que d'Algérie. Algirica, Obthr. — PI. 45 ; fig. i8, cf, type, Géry ville ( Algérie}, coll. Obthr. — Les antennes sont assez longues et noires ; les ailes supérieures sont d'un brun très clair, traversées par une ligne basilaire noire inférieure à la nervure médiane. Entre la nervure sous-costale et la nervure médiane l'espace, depiiià la base jusqu'à l'apex, est noir, avec l'orbiculaire et la réniforme de la couleur du fond. Le long du bord terminal, il y a une ombre noirâtre, indécise; un liséré noir, très fin et vif suit intérieurement tout le bord terminal qui est blan- châtre; la frange est d'un gris soyeux; les ailes inférieures sont d'un blanc grisâtre et soyeux. Le dessous est d'un gris soyeux, semblant présenter un reflet argentin. Anomogyna, Stgr. L/ETABILIS, Zett. — PI. 46; fig. I, cT, Laponie, coll. Cit. — Q avec les ailes beaucoup plus petites et plus foncées. Le ton varie du clair au foncé; mais l'espèce s'identifie très facilement. Elle est propre aux contrées septentrionales et se trouve dans le nord de la Scandinavie, de la Finlande et en Laponie. — Papillon en juillet. — Chenille inconnue. Grammesia, Stph. Trigrammica, llufn. — PI. 46; fig. 2, Q, Genève, coll. Cit. — Le cf ne diffère que par ses antennes à pectination courte. La couleur des ailes supérieures peut être plus ou moins jaunâtre, roussâtre ou brunâtre. Le Comte Turati a décrit et figuré dans Islat lirai. Sicil., 1909, une forme à coloration rousse qu'il nomme Erubescens, Trti. L'Ab Bilinea, Hb., PI. 46; fig. 3, cf, Linz (Autriche), coll. Cit., diffère du type par l'absence de l'ombre médiane sur les ailes supérieures. Ce terme n'est -46- peut-être pas très exact, car, en réalité, l'ombre médiane est plutôt noyée dans la couleur du fond (jue supprimée. Je constate, en effet, en consultant la série d'isxemplaires que je possède de cette Aberration que, chez celle-ci, les ailes supé- rieures sont presque totalement envahies par un pigment d'un roux brunâtre ou noirâtre, lequel effacerait plus ou moins toutes les lignes, s'il ne restait un liséré clair près de l'extra- basilaire et de la coudée qui, de ce fait, restent alors seules bien distinctes. Il convient d'ajouter que l'ombre médiane reste cependant plus ou moins visible. - — L'espèce habite une grande partie de l'Europe, depuis le sud de la Scandinavie jusqu'à la latitude de la France méridionale. — La chenille se nourrit de plantes basses, surtout de PLantago; on la trouve en automne et au printemps. — Papillon en mai-juin. Caradrina, Hb. EXIGUA, Hb. — PI. 46; fig. 4, Beyrouth, coll. Cit. — Les deux sexes sont semblables. — Cette petite espèce, avec ses ailes étroites, n'a guère l'aspect d'une Caradrïna, aussi son iden- tification sera-t-elle facile, relativement aux autres espèces de ce genre, d'autant plus qu'elle ne varie guère. On la re- connaît facilement à sa tache orbiculaire pupillée de jaunâtre, et à ses ailes inférieures dont les nervures sont très nettement marquées en brun. — C'est une espèce méridionale qui se rencontre cependant quelquefois en Suisse, dans le centre et l'ouest de la France. Commune surtout en Orient et s'étendant d'un côté jusqu'au Japon, de l'autre jusqu'en Bretagne. — Chenille sur Polygoniuni persicaria et autres plantes basses. — Papillon de juin à septembre. Latebrosa, Led. — PL 46; fig. 5. cf, Biskra, coll. Obthr. — Bien caractérisée par les traits sagittés noirs qui s'appuient sur la ligne subterminale. — Habite l'Algérie, l'Egypte et la Syrie. — 47 — Flava, Obthr. — PI. 46, fig. 6, Sebdou (Algérie), coll. Obthr. — A déjà été figurée dans la i'"'' livraison des Etudes d'Ento- mologie. Le fond des ailes supérieures est d'un saumonné rose, avec les taches et dessins ordinaires grisâtres ; les ailes inférieures sont blanchâtres. J'ai reçu cette espèce de Beyrouth mais d'un jaune plus clair et moins rouge que les deux exemplaires que m'a com- muniqués M. Ch. Oberthiir et qui viennent d'Algérie. ViCINA, Stgr. — PI. 46 ; fig. 7, o', coll. Turati. — La Ç a le bord des ailes inférieures plus enfumé. — On reconnaîtra cette espèce au ton ocracé rougeâtrc clair de ses ailes supérieures, aux points noirs nombreux et nets de la côte et à la ligne subterminale bien indiquée en noir, tandis que chez les autres espèces qui lui ressemblent le plus, comme Quadripunctata, Albina, Selini et Kadenii, la ligne subterminale est limitée intérieurement par une ombre rousse. • — Habite la Russie méridionale orientale et une partie de l'Asie mineure. — Sa biologie n'est pas connue. Selinoides, Bell. — PI. 46; fig. 8 (type), Corse, coll. Obihr. — Par le ton violacé de ses ailes supérieures et par ses lignes bien accentuées, il sera facile d'identifier cette espèce. D'ail- leurs la figuration du type même de Bel lier, reproduction toujours fort précieuse, permettra de reconnaître cette Cara- drina, du reste assez particulière comme aspect. — Habite la Corse et la Sardaigne, en juillet. Ses premiers états sont encore inconnus. Quadripunctata, F. iCubicidaris, S. V.). — PI. 46; fig. 9 et 10. — Les deux sexes sont presque semblables. Varie pour la couleur des ailes supérieures entre le gris ocracé rougeâtre clair et le brun violâtre plus ou moins foncé. L'exemplaire figuré sous le n° 9 de la PI. 46, d'après une Ç capturée à Fernex (Ain, France), coll. Cit., représente une des formes claires. Le cf figuré sous le n° 10 de la même planche vient -48 - de l'Oural, coll. Turati, et représente la Var. et Ab. Leitcop- tera, Thnb., caractérisée par l'obscurcissement de ses ailes supérieures. D'autre part, l'espèce varie par le plus ou moins de netteté des lignes qui parfois sont presque indistinctes, comme c'est le cas pour la fig. 9, sauf la subterminale qui reste généralement bien visible. Parfois, au contraire, les dessins sont très nettement écrits, comme dans la fig. 10. De cette variabilité d'une espèce déjà si voisine par elle-même, de plusieurs autres du même genre, naît trop souvent une confusion qui devient surtout difficile à débrouiller entre celle-ci et les Caradrina Selini, Noctivaga, Variabilis, Kadenii et Jurassica. Grâce à la précieuse documentation que me four- nit si généreusement M. Ch. Oberthiir, à qui j'exprime de nou- veau ici, comme je l'ai fait pour le précédent genre Leucania, toute la reconnaissance dont je lui suis redevable pour l'amitié qu'il me témoigne, en remettant entre mes mains tous les types qui peuvent m'être utiles, et dont sa riche collection est si largement pourvue, grâce aux sacrifices qu'il s'est imposés, au nom de la Science lépidoptérologique, en acquérant en temps opportun les collections des principaux auteurs fran- çais — (c'est ainsi que se trouvent aujourd'hui réunies à la collection de M, Ch. Oberthiir les anciennes coll. Boisduval, Guenée, Bellier de la Chavignerie et de Graslin) — grâce, dis-je, à cette précieuse documentation, il m'est possible de figurer dans ce seul genre Caradrina, neuf types et plusieurs cotypes. Or, parmi ces types, se trouvent Selini, Noctivaga et V ariabilis ; en sorte que l'examen seul de la figure de ces trois formes permettra de se rendre compte de leur rapport avec Quadrifiinctata, bien mieux que ne saurait le faire la plus habile description. A part les cinq formes que nous avons citées comme susceptibles d'être confondues avec Quadri- piinctata, il faut ajouter Albina, dont les ailes supérieures sont parfois exactement semblables à celles de Quadripîmc- tata; par contre, les inférieures blanc pur de Albina suffiront à elles seules à empêcher toute confusion. Plusieurs autres Noctuelles et Géomètres d'Europe ICONOGRAPHIE COMPLÈTE de toutes les Espèces européennes Par J. CULOT Membre de la Société Lépidoptérologique de Genève et des Sociétés Entomologiques de France et de Suisse Première Partie IN O O T HJ E L L E S Volume II Livraison n' 25 — Mai 1914 GENÈVE (Suisse) Villa- LES- Iris — Grand-Pré — 49 — espèces ou aberrations ressemblent à Qjiadripunctata, pour les ailes supérieures et pour les inférieures, telles sont : Flavirena, Menetriesii et Grisea, mais chez celles-ci (excepté chez Menetriesii où elle se voit im peu), l'ombre ferrugineuse si caractéristique qui borde intérieurement la ligne subter- minale de Qitadripunctata, n'existe pas. C'est donc surtout, comme nous l'avons dit, avec Selini, N activa ga, VariabiLis, Kadenii et Jurassica que Quadripunctata peut le plus faci- lement être confondue. — Le ton plus gris cendré clair de Selini et de Yariabilis servira à les distinguer de Quadri- piinctata qui est plus ocracée ou plus brunâtre. — Pour Noctivaga, ce sera le ton plus uniforme et le peu d'apparence des dessins qui devra la séparer de Quadripunctata. — Chez Kadenii, les ailes supérieures sont d'un gris cendré; la ligne subterminale, si visible chez Quadripunctata, est ici assez peu distincte ; par contre, la tache réniforme brune est très appa- rente et tranche plus vivement sur le fond gris de Kadenii; les ailes inférieures de celle-ci sont aussi plus blanches que celles de Quadripunctata. Quant à Jurassica, on la distin- guera par le ton plus clair des ailes supérieures et par l'effa- cement des dessins. — La Caradrina Quadripunctata est peut-être l'espèce la plus répandue et la plus commune du Genre; elle habite toute l'Europe, excepté l'extrême nord, le nord de l'Afrique et une grande partie de l'Asie. — Sa che- nille se nourrit de l'automne au printemps, puis en été, sur un grand nombre de plantes basses. — Le papillon paraît d'avril à septembre, en deux ou trois générations, suivant les pays. Albina, Ev. — PI. 46; fig. II, cf, Oural, coll. Cit. — g sem- blable. — Facile à distinguer des autres espèces à ailes supérieures analogues par le blanc pur de ses ailes inférieures. — Elle habite la Russie méridionale et une partie de l'Asie. Casearia, Stgr. — PI. 46; fig. T2, Géryville (Algérie), coll. Obthr. — Staudinger décrit cette espèce (Iris XII) à peu près 7 — 50 — ainsi : Supérieures blanc jaunâtre, a.ver les deux taches ordi- naires petites et d'un brun obscur; inférieures blanches chez le cf, blanc sale chez la Q • Les taches ordinaires sont souvent peu visibles, parfois elles manquent chez la Q. Chez certains exemplaires on distingue dans la moitié extérieure de l'aile supérieure, quatre lignes transversales rudimentaires et obs- cures, formées de petits points, les deux premières après la cellule, la troisième avant le bord, la quatrième sur le bord même (avant la frange). Dessous des ailes clair et brillant. — Palestine et Algérie. Ab. Bilineata, Obthr. — PI. 46, fig. 13, Géry ville, coll. Obthr. — Caractérisée par un trait noir basilaire, en dessous de la nervure médiane et une tache noire joignant les taches orbiculaire et réniforme et les englobant. JURASSICA, Riggenb. — PI. 46; fig. 14, Besançon, coll. Obthr. — Considérée par certains auteurs comme une race de Selini, cette forme pâle est très rare et habite surtout le Jura. Selini, B. — PI. 46; fig. 15, cT, type, Valais, coll. Obthr. et fig. 16, Q, Italie centrale, coll. Turati. — Cette Q pourrait être con- sidérée tout au moins comme une forme spéciale, en tous cas bien différente du type Selini, tant pour l'ampleur plus grande de ses ailes supérieures que par leur ton plus cendré bleuâtre. En examinant les formes qui vont suivre et que le Catalog Staudinger et Rebel réunit à Selini, je demeure dans la plus grande indécision, relativement à la valeur spécifique de ces formes. Je préfère donc les traiter séparément, en laissant chacun libre de les réunir à Selini ou de les consi- dérer comme des unités spécifiques distinctes. — - Disons d'abord que Selini est une espèce dont l'aire de dispersion est assez étendue. — On la trouve en France, en Espagne, en Italie, en Suisse, en Allemagne, dans le sud de la Russie, en Grèce, puis en Asie mineure. — I.a chenille se nourrit de — 51 — plantes basses et le papillon paraît de mai à octobre, suivant les pays. Flavirena, Gn. — PL 46; flg. 17, type, Auvergne, coll. Obthr. — Un second exemplaire, beaucoup plus foncé, se trouve figuré sous le n" 18 de la PI. 46; il vient de Sardaigne et appartient à la coll. Turati. 11 existe une telle analogie entre Flavirena et la Noctivaga, Bell., que je ne vois aucun carac- tère qui permette de les distinguer, ce dont je puis d'autant mieux juger que j'ai en m.ains les deux types. Noclivaga, Bell, se trouve représenté sous le n° i de la PL 47, d'après le type qui fut capturé à Barcelone et qui se trouve aujourd'hui dans la collection Oberthiir. FUSCICORNIS, Rbr. — PL 47; fig. 2, Corse (l'un des types de Rambur), coll. Obthr. — Cette espèce paraît être fort mal connue et me semble avoir donné lieu à certaine confusion dans plusieurs ouvrages modernes. Mon impression est qu'elle doit être assez variable, tant pour la taille que pour les autres caractères. Autrement je ne m'expliquerais pas comment Hampson, qui est un maître en la matière, a bien pu l'assi- miler à la Kadenii, Frr. ; car il est incontestable que cette dernière espèce n'a aucun rapport avec la Caradrïna repré- sentée par le n° 2 de notre PL 47, laquelle doit pourtant bien être une Fitscicornis, puisqu'elle a été étiquetée ainsi par Rambur lui-même. — Habite la France méridionale et la Corse. — La chenille vit sur Scrophulana ramosissima ; on la trouve de l'automne au printemps, puis en juillet. — Papillon en mai et en septembre. Meneteiesi, Kretsch. — PL 47; fig. 3, Finlande, Muséum de Genève. — Espèce peu connue; assez voisine de Grisea et Aspersa dont elle diffère par sa ligne subterminale ombrée de ferrugineux et par ses ailes inférieures d'un blanc plus pur, avec un léger reflet irisé. — Habite l'Europe septentrionale : — 52 — Scandinavie, Finlande, Russie septentrionale et Sibérie. — Chenille inconnue. Grisea, Ev. {Montana, Brem. — Petrœa, Tengstr.). — PI. 47, fig. 4, Moscou, coll. Turati. — Espèce septentrionale, ayant quelque analogie avec la précédente, mais cependant très distincte. — Scandinavie, Fmlande, nord de la Russie et Sibérie. — La chenille se nourrit de plantes basses. - — Pa- pillon en juin-juillet. Kadenii, Frr. — PI. 47; ûg. 5, cf, Gironde, coll. Cit. — Cette espèce qui paraît si caractéristique à première vue, se rap- proche cependant parfois de certains exemplaires de Qua- dripunctata, espèce à laquelle il convient de se reporter. Chez la Q, les ailes inférieures sont plus salies de brunâtre sur le bord, ce qui la rapproche encore de Quadrifunctata. — Elle habite la France, l'Italie, l'Autriche, la Russie méridionale, puis s'étend en Asie jusqu'au Japon. — Chenille au prin- temps, sur plusieurs plantes basses. — Papillon de juin en août. La variété Variabilis, Bell., dont le type (coll. Obthr.) est figuré sous le n° 6 de la PI. 47, habite la Corse et se distingue surtout par une coloration plus rosée. Terrea, Frr. — PL 47; fig. 7, ç, Budapest, coll. Cit. — Le cf a les ailes inférieures plus blanches et rembrunies seulement au bord et à l'extrémité des nervures. Les taches noires si caractéristiques qui précèdent la ligne subterminale, font défaut chez l'Ab. Dubiosa, Stgr. — La var. Ustirena, Bdv., PI. 47; fig. 8, cf, Digne, coll. Obthr., diffère du type Terrea par une coloration plus pâle et par l'effacement partiel des dessins. A l'exception de la variété Ustirena qui est particu- lière à Digne (Basses-Alpes), l'espèce habite la France, la Suisse, l'Autriche-Hongrie, le Tyrol, la Dalmatie et une partie de l'Asie. — La chenille se nourrit de plantes basses, au prin- temps. — Papillon en juillet-août. — 53 — GerMAINI, Dup. — PL 47; fig. 9 et 10. ■ — ^ Le premier vient de Marseille (coll. Obthr.) ; il est sensiblement plus foncé et plus petit que le n° 10 qui vient d'Allemagne et appartient au Muséum de Genève. Bien que légèrement variable, cette espèce se reconnaît facilement à ses ailes inférieures d'un blanc jaunâtre luisant. ■ — Elle habite la France méridionale, l'Espagne, la Sicile et la Barbarie. — Ses premiers états sont inconnus. CULOTI, Trti. — PL 47 ; fig. 11, Saidaigne, coll. Turati (type). — Cette nouvelle espèce, décrite à la page 408 du Bullethi de la Soc. ent. de F rance, 191 5, par M. le Comte Turati, qui m'a fait l'honneur de me la dédier, est caractérisée surtout par sa réniforme simplement indiquée en jaunâtre, sans autre contour qu'une légère trace noirâtre à son côté interne, et par son espace subterminal d'un ton plus foncé que le reste de l'aile qui est d'un gris brunâtre. Cet espace, dépourvu de ligne subterminale, est limité en dedans par une ligne foncée. Cette nouvelle Caradrina fut capturée en Sardaigrie, au Monte Gennargentu, à une altitude d'environ 1.200 mètres, par Geo. C. Krùger. Flavida, Obthr. — PL 47; fig. 12, type, Malaga, coll. Obthr. — Les supérieures d'un jaune d'ocre rosé; l'orbiculaire et la réniforme plus claires; une ombre un peu plus obscure que le fond sépare ces deux taches ; la ligne subterminale indiquée par une ombre grise; ailes inférieures blanches. En dessous, les supérieures ont le fond rosé avec un espace brillant près du bord inférieur et une ligne extracellulaire, grise, courbe. GiLVA, Donz. — PL 47, fig. 13 et 14. — Cette espèce qui a plutôt l'aspect d'une Agroiis que d'une Caradrina, a une forme jaune et une forme grise; la première, représentée d'après un cf venant d'Espagne (coll. Obthr.); l'autre, figurée sous le n° 14, vient d'Italie centrale (coll. Turati). La Q diffère à peine du cT par ses ailes inférieures légèrement plus enfu- — 54 — mées. — Alpes de la Suisse, de la France, de l'Italie, Tyrol, Autriche et Espagne. ■ — Papillon en juillet-août. — La chenille est peu connue; suivant Piingeler, elle se nourrirait de feuilles fanées. ASPERSA, Rbr. — PL 47; fig. 15, cf, Doubs, coll. Obthr. ; ûg. 16, Q, Amasia, coll. Cit. — On voit par ces deux exemplaires que la tonalité peut varier dans une assez large limite. Les exemplaires clairs sont faciles à reconnaître aux trois taches noires de la côte. Chez les exemplaires foncés, oij ces taches costales sont plus ou moins perdues dans la couleur du fond, ce qui les fait ressembler à Super st es, à Taraxacï ou à Ain- bigua, ce sera à la tache réni forme toujours très étroite chez Aspersa, qu'on aura recours pour établir la différenciation. — Habite l'Europe méridionale et une partie de l'Asie mineure. — - Papillon en juin-juillet. — Chenille inconnue. Respersa, Hb. — PL 47; fig. 17, g, Allemagne, coll. Cit. — Espèce facile à reconnaître par ses ailes supérieures à lignes extra-basilaires et coudée punctiformes et à ses ailes infé- rieures entièrement brunes chez la Q et très rembrunies chez le cf. ■ — Europe centrale. - — Chenille au printemps, après avoir hiverné, sur les plantes basses et les graminées. — Pa- pillon en juin-juillet. SuPERSTES, Tr. {Blanda, Hb.). — PL 47; fig. 18, cf, Allemagne, coll. Cit. — Q semblable mais avec les ailes inférieures un peu plus enfumées. Espèce très voisine d' Alsines, de Taraxacï et di Ambïgiia. On la distinguera de ces trois espèces par ses dessins plus distinctement écrits; ses lignes extrabasilaire et coudée sont formées de points noirs très nets et comme gé- minés ; sa taille est égale à celle à" Al sine s, mais elle est généralement supérieure à celle de Taraxacï et à.^ Ambïgiia. — Suisse, France, Italie, sud de l'Allemagne, Autriche, Russie méridionale et une partie de l'Asie mineure. — Che- — 55 — nille au printemps, sur les plantes basses. — Papillon en juin-juillet. MORPHEUS, Hfn. [Sepii, Ilb.). — PI. 48; ûg. i, C?*, Allemagne, Muséum de Genève, et 'h.^. 2, cf, Bohême, coll. Cit. — Facile à reconnaître par l'empâtement brun de l'espace subterminal et aux taches : réniforme et orbiculaire, qui sont très dévelop- pées. — Europe septentrionale et centrale, puis s'étend en Asie, jusqu'en Corée. — Chenille en automne, sur différentes plantes basses : Convolvulus, PLantago, Ariemisia, etc. — Papillon en juin-juillet. Alsines, Brahm. — PI. 48; fig. 3, cf, nord de la France, coll. Cit. — La Q a les ailes inférieures plus foncées. Varie un peu pour le ton des supérieures qui tire plus ou moins sur le gris ou sur le roux. Elle est très voisine des deux suivantes, mais généralement d'une taille un peu plus grande; ses taches sont aussi plus apparentes, surtout la réniforme, qui est plus grande que chez Taraxaci et plus brune que chez Ambigua. Se reporter aussi à Siiperstes. — Europe septentrionale et centrale, descendant jusqu'à la latitude de l'Italie centrale, Russie méridionale et Sibérie. — Chenille au printemps, sur Riimex, Plantago, Taraxacuui, Alsine et autres plantes basses. — Papillon de juin en août. Taraxaci, Hb. — PL 48 ; fig. 4, ç, Bohême, coll. Cit. — cf sem- blable. — Cette espèce ressemble tellement à la suivante qu'il est presque impossible d'identifier certains exemplaires. Tout ce que nous pouvons dire, c'est que d'une façon générale le ton de Taraxaci est plus foncé, tant aux ailes supérieures qu'aux inférieures qui, chez Ambigua, sont parfois presque blanches. — Europe septentrionale et centrale, jusqu'à la latitude de la France méridionale. — Chenille au printemps, sur les plantes basses. — Papillon de juin à septembre Ambigua, F. — PI. 48; ôg. 5, Ç, Bohême, coll. Cit. — cf sem- blable. — Se reporter à la précédente. — Europe centrale et - 56- méridionale, nord de l'Afrique et Asie mineure. — Chenille au printemps, après avoir hiverné, puis en été, sur Plantago, Leontodon et autres plantes basses. - — Papillon en mai-juni, puis en août-septembre. PULMONARIS, Esp. — PI. 48 ; ftg. 6, cf, France (Am), coll. Cit. — Q semblable. — Petite espèce facilement reconnaissable à sa coloration jaune. — Habite la France, l'Italie, la Suisse, l'Allemagne, l'Autriche-FIongrie et la Grèce. — Chenille au printemps, se nourrissant surtout de Pulmonaria. — Papillon en juin-juillet. Albosignata, Oblbr. — PI. 48; fig. 7, type. Ile Askold, coll. Obthr. — Cette espèce si bien caractérisée par ses lignes extra- basilaire et coudée presque droites, a sa tache réniforme ornée d'un point blanc qui fait entièrement défaut dans l'aberration Cœca Obthr. — Elle habite la France méridio nale orientale, le Japon, la Corée et l'Inde. — Chenille inconnue. Lenta, Tr. — PL 48 ; fig. 8, Q, Hongrie, Muséum de Genève. — Le cf a les ailes inférieures un peu moins obscures. Cette espèce a beaucoup d'analogie avec l'Ab. Cœca de la précé- dente espèce, mais ses lignes : extrabasilaire et coudée, sont beaucoup plus festonnées. — Elle habite l'Autriche-Hongrie, le Tyrol et le sud de la Russie. — La chenille vit sur les plantes basses, au printemps, et le papillon se trouve de juin en août. Hydrilla, B. Gluteosa, Tr. (Uliginosa, B.). — PI. 48 ; fig. 9, cf, Valais (type de V Uliginosa de Boisduval, synonyme de Gluteosa, Tr.), coll. Obthr. — La Q a les ailes plus petites et ordinairement plus foncées. — Varie pour la couleur qui est gris jaunâtre ou gris cendré plus ou moins foncé. On la distinguera des Noctuelles et Géomètres d'Europe ICONOGRAPHIE COMPLÈTE de toutes les Espèces européennes Par J. CULOT Membre de la Société Lépidoptérologique de Genève et des Sociétés Entomologiques de France et de Suisse Première Partie IVOOTXJEI_^LJES Volume II Livraison n" 26 — Juin 1914 GENEVE (Suisse) Villa- LES- Iris — Grand-Pré — 57 — autres espèces par sa ligne subterminale qui, au lieu d'être parallèle au bord, oblique dans le haut au point d'atteindre presque l'angle apical. — Habite la Suisse (Valais et Jura), la Belgique, une partie de l'Allemagne, l' Autriche-Hongrie, la Russie méridionale et une partie de l'Asie. — On trouve la chenille en automne, sur les plantes basses, elle hiverne cachée sous la mousse et se chrysalide en mars, pour éclore en mai. Palustris, Hb. — PI. 48; fig. 10, cT, Linz, coll. Cit. et fig. 11, Q, coll. Obthr. — Les dessins, ordinairement presque effacés chez la Ç) dont les ailes sont beaucoup plus petites et plus foncées, sont plus ou moins apparents chez le cT, mais l'espèce reste toujours bien caractérisée par sa réniiorme obscure. L'Ab. Aboleta, Gn., ûgurée sous le n° 12 de la PI. 48, d'après le type de Guenée (coll. Obthr.), se distingue par une coloration d'un gris ocracé beaucoup plus pâle et par ses dessins plus confus. — Europe septentrionale et centrale, jusqu'à la latitude du nord de l'Italie, puis en Sibérie. — La chenille vit sur les plantes basses, on la trouve depuis la fin de l'été, elle hiverne et se chrysalide au premier printemps. — Papillon de mai en juillet. HOSPES, Frr. — PI. 48; fig. 13, France méridionale. Muséum de Genève. — Cette espèce est très voisine de la suivante. Les ailes supérieures de Hospes sont plus étroites que celles de Lepigone; on y voit une éclaircie longitudinale jaunâtre qui part de la tache orbiculaire, coupe la réniforme et se perd dans l'espace subterminal; chez Lepigone, les ailes supé- rieures sont plus larges, plus brillantes, unicolores et presque sans dessins. Les ailes inférieures blanchâtres et presque sans nervures apparentes chez Hospes, sont plus grises, avec les ner- vures bien visibles en brun chez Lepigone. — France méridio- nale, Espagne, Italie, Sicile et Dalmatie. — Chenille en juin puis en août, se nourrissant de plantes basses, surtout de Plantago. — Papillon en mai et en septembre. 8 - 58 - Lepigone, Môschl. — PL 48; fig. 14, Sarepta, coll. Obthr. — Se reporter à la précédente pour la différenciation. — Habite la Hongrie, la Russie méridionale, puis l'Arménie, la Mon- golie et l'Amérique septentrionale. — Ses premiers états sont inconnus. Petilampa, Auiiv. Arcuosa, Hw. {Duponchelii, Bdv.). — PI 48; fig. 15, Q, Bo- hême, coll. Cit. — Cette espèce qui a tout à fait l'aspect d'une Miana, est très variable. Le cf a ordinairement les ailes supé- rieures ocracé pâle, avec les dessins et très souvent l'espace médian brunâtres. Parfois, comme c'est le cas chez l'Ab. Morrisi, représentée sous le n° 16 de la PI. 48, d'après un cf venant d'Angleterre (Muséum de Genève), les ailes sont très pâles et presque sans dessins. Les femelles sont généralement de coloration plus rougeâtre; cependant l'exemplaire repré- senté par notre lig. 15 peut passer pour très accentué sous ce rapport. On doit donc s'attendre à rencontrer tous les pas- sages, entre la Q et le cf représentés par les fig. 15 et 16 de la PI. 48. — Europe septentrionale et centrale, en juin- juillet. — Chenille depuis l'automne jusqu'en mai, se nour- rissant surtout d' Aira ces fît osa. Acosmetia, Stph. Caliginosa, Hb. — PI. 48 ; fig. 17, cf, Bohême, coll. Cit. — La Q est semblable, mais les dessins des ailes supérieures sont encore moins distincts. La var. Aqualilis, Gn., figurée sous le n° 18 de la PI. 48, d'après un cf de l'Oural (coll. Obthr.), se distingue par un ton plus clair, gris jaunâtre, avec les dessins à peine distincts. — Angleterre, France, Suisse, Italie, septentrionale, Allemagne et Russie méridionale. La Var. Aquaiilis est particulière à l'Oural et à l'Asie mineure. — Chenille sur Serratula tinctoria. — Papillon en juin. 59 — Rusina, Stph. Umbratica, Goeze {Tenebrosa, Hb.). — PI. 49; fig. i, cf, Bo- hême, coll. Cit. — Q ordinairement plus petite et plus foncée, avec les antennes filiformes. — Espèce facile à reconnaître et très peu variable. M. Ch. Oberthiir désigne, sous le nom de var. Bellieri, une forme plus pâle, représentée sous le n° 2 de la PI. 49, d'après un cf capturé en Sologne, coll. Obthr. — Habite l'Europe centrale, depuis le sud de la Scandinavie jusqu'à la latitude du centre de l'Italie, puis en Arménie. — La chenille se nourrit de plantes basses, surtout de Viola et Fragaria, depuis l'automne jusqu'en avril. — Papillon en juin- juillet. Gracilipalpus, Calb. Ephialtes, Hb. ■ — PL 49; ûg. 3, cf, Grenade, coll. Obthr. — Cette espèce a la tournure d'une Hypenide et habite l'Anda- lousie, l'Italie centrale, la Sicile et l'Algérie. Elle est rare et ses premiers états sont inconnus. Amphipyra, O. MiCANS, Ld. — PI. 49; fig. 4, cf, Syrie, coll. Turati. — Ç sem- blable. — Cette petite espèce aux ailes arrondies est bien caractérisée. — Elle habite le sud de la Hongrie, mais surtout l'Asie mineuie. — I.a chenille est inconnue. Tragopogonis, L. — PI. 49; fig. 5, çS, Lorraine, coll. Cit. — Q semblable. — Assez voisine de la suivante, mais toujours plus grande, presque toujours plus claire, avec les taches ordinaires visibles, tandis qu'elles sont perdues dans le ton foncé de Tetra. Les ailes inférieures sont aussi moins cuivrées chez Tragopogonis que chez Tetra, bien que certains exem- — 6o — plajres de Tetra les aient moins rouges que chez celui qui a servi de modèle pour la fig. 6 de la PI. 49. — Toute l'Europe, excepté l'extrême nord, puis en Asie. — La chenille vit en mai-juin sur une quantité de plantes basses. — - Papillon de juillet à fin septembre. Tetra, F. — PI. 49; fig. 6, Andalousie, coll. Cit. — Ç sem- blable. — Se reporter à la précédente pour la différenciation. — Habite surtout l'Europe méridionale, mais se trouve aussi quoique rarement en Suisse, dans le sud de l'Allemagne, en Autriche-Hongrie, puis en Asie mineure. — La chenille vit en mai-juin sur les Hieracium et autres plantes basses. — Papillon en juillet-août. LiviDA, F. — PI. 49; fig. 7, cS, Allemagne, coll. Cit. — ç sem- blable. — Certains exemplaires de petite taille ressemblent un peu à la précédente espèce, mais Livida est cependant toujours plus grande et ses ailes inférieures sont davantage salies de noir vers l'angle externe. — Allemagne, Suisse, France, Italie, Corse, sud de la Russie, puis en Asie jusqu'au Japon. - — La chenille se nourrit de plantes basses et affec- tionne le mouron ÇAlsine média) ; on la trouve en mai-juin et le papillon de juillet à octobre. Perflua, F. — PI. 49; fig. 8, cf, coll. Cit. — g semblable. — Malgré son aspect si différent, cette espèce a la même taille et presque exactement les mêmes dessins que Pyramidea. — Elle habite l'Europe septentrionale et centrale, sans dépasser au sud la latitude de la Suisse. Elle n'est pas signalée en Angleterre ni en Hollande. S'étend en Asie jusqu'en Corée. — La chenille, que l'on trouve à toute sa taille en mai-juin, vit sur un grand nombre d'arbres et arbustes : peupliers, orme, hêtre, prunellier, etc. — Papillon en juillet-août. Pyramidea, L. — PI. 49; fig. 9, Genève, coll. Cit. — Les deux sexes sont semblables. Cette espèce si connue et si caractéris- — 6i — tique varie à peine en Europe, où on la trouve un peu partout, ainsi qu'en Asie nuneure — Sa chenille se nourrit d'une quantité d'arbres, on la trouve à toute sa taille en mai-juin et le papillon de juillet à octobre. CiNNAMOMEA, Goeze. — PI. 49; fig. lo, cf, Genève, coll. Cit. — Q semblable — Ne varie pas, ou à peine. — Habite l'Europe centrale et une partie de l'Asie mineure. — On trouve la chenille adulte en juin, sur beaucoup d'arbres, mais surtout sur le peuplier et l'orme. ■ — - Papillon en juillet-août et quel- quefois au printemps, provenant très probablement de chry- salides ayant hiverné. Effusa, B. — PI. 49; fig. II, cf, Dalmatie, coll. Cit. — Ç sem- blable. — Varie par le plus ou moins de netteté des dessins et par une coloration plus ou moins claire ou foncée, mais sans grands écarts et sans perdre les caractères qui la font toujours reconnaître facilement. — Staudinger a nommé Sciaphiia, une forme plus pâle et à dessins plus diffus. — Effusa est une espèce méridionale et se trouve surtout dans le sud de la France, le centre et le sud de l'Italie, en Corse, dans le nord de l'Afrique et en Dalmatie où eDe paraît être très commune, car j'en ai reçu des quantités de ce pays. — I.a chenille, adulte au printemps, après avoir hiverné, vit sur un grand nombre d'arbrisseaux et de plantes herbacées : Cytises, bruyères, cistes, etc. — Papillon en juillet. Perigrapha, Ld. CiNCTA, F. {Icinctum, Hb.). — PI. 49; fig. 12, cf, Bohême, coll. Cit. — O semblable mais avec les antennes moins pectinées. — Autriche-Hongrie, Oural et Altaï. — Berce, dans sa Faune, française, l'indique comme ayant été capturée aux environs de Paris; elle est très abondante à Digne, au premier prin- — 62 — temps. — Chenille en mai, sur les fraisiers, les plantains et autres plantes basses. ■ — Papillon en mars-avril. CiRCUMDUCTA, Ld. — PI. 49; fig. 13, cf, Oural, coll. Cit. — Ç) semblable, moins la pectination des antennes. Cette belle espèce est très voisine de la précédente, mais ses ailes sont plus variées comme coloration, les taches plus pâles tranchent mieux sur l'espace médian, ainsi que l'espace terminal qui ressort bien en clair. — Habite le sud de l'Oural et une partie de la Sibérie. — Papillon en avril. — Chenille inconnue. Taeniocampa, Gn. POROSA, Ev. — PI. 49; fig. 14, cf, Oural, coll. Cit. — Q avec les antennes filiformes. — Cette espèce a beaucoup d'analogie avec les exemplaires foncés de Goikica, mais le caractère si distinctif de celle-ci manque chez Porosa; nous voulons parler du signe noir qui limite si nettement les côtés et le dessous de la tache orbiculaire de Gothica. En outre, les traits sagittés noirs, qui s'appuient intérieurement sur la ligne subterminale de Porosa, constituent un caractère qui la diffé- rencie de Gothica. — Habite le sud de l'Oural et une partie de l'Asie mineure. — La chenille se trouve, depuis le mois de juin, sur plusieurs plantes basses, surtout Artemisia et Ta- naceium. — Papillon en mai. Gothica, L. — PI. 49; fig. 15, cf, Genève, coll. Cit. — g sem- blable, sauf les antennes qui sont filiformes. La coloration des ailes supérieures varie; elle est plus ou moins grisâtre, rougeâtre ou violacée, mais l'espèce reste toujours bien carac- térisée par le signe noir dont nous avons parlé à propos de la précédente. Ce signe noir manque cependant chez la variété Golhicina, H. S., qui est en outre plus unicolore et propre aux contrées septentrionales. Cette Var. Gothiàna se trouve figurée sous le n° 16 de la PI. 49, d'après un cf venant de -63 - Laponie, coll. Cit. — Goihica habite une grande partie de l'Europe septentrionale et centrale, jusqu'à la latitude de la France méridionale, au sud, puis en Sibérie jusqu'à l'Amour. — Chenille en mai-juin, quelquefois en automne, sur le prunellier, le chêne, le tilleul et autres arbres et arbustes, ainsi que sur plusieurs plantes basses. — Papillon en mars- avril et parfois en août-septembre. MINIOSA, F. — PI. 49; fig. 17, Cf, Genève, coll. Cit. — Q avec les antennes filiformes. Les ailes de cette espèce, si agréable- ment lavées de rougeâtre, la font facilement reconnaître. — Elle habite, en Europe, depuis le sud de la Scandinavie jusqu'en France méridionale et même en Corse, puis en Asie mineure. — Le papillon aime à butiner en mars-avril sur les fleurs du saule marceau. — La chenille vit de mai à juillet sur le chêne, le bouleau, le prunellier et autres arbres. PULVERULENTA, Esp. {Cruda, S. V.; Ambigita, Hb.). — PI. 49; fig. 18, cf, Linz, coll. Cit. — Q semblable, mais avec les antennes filiformes. Cette espèce se reconnaîtra à sa petite taille; c'est la plus petite du genre. Elle varie pour la colo- ration qui peut être rougeâtre, cendrée ou brunâtre. — Depuis la vScandinavie méridionale jusqu'au sud de l'Europe, puis en Asie Mineure. — Chenille en mai-juin sur le chêne, l'érable, l'orme, le tilleul et autres arbres. — Papillon en mars-avril. POPULI, Strôm {Populeti, Tr. ; Ocularïs, Frr.). — PI. 50; fig. i, cf, Bohême, coll. Cit., et fig. 2, Q, France, Muséum de Genève. Cette espèce, souvent fort difficile à identifier, semble tenir le milieu entre Stabilis (PI. 50; fig. 3, 4, 5) et Incerta (PI. 50; fig. 8, 9, 10, II). Chez le cf de Populi, la pectination des antennes est un peu plus longue que chez Stabilis et beaucoup plus que chez Incerta; pour les Q, ce caractère est sans valeur puisque les antennes sont filiformes dans les trois espèces. La ligne subterminale, plus courbe et moins nette de Populi, -64- servira à différencier cette espèce de SlabUis, chez laquelle cette ligne est presque toujours très nettement écrite. Ajoutons que Populi est généralement d'une taille supérieure à celle de Stabilis. Entre Populi et Incerla, s'observent les différen- ciations suivantes : taille de Populi inférieure à celle de Incerta. Ailes supérieures de Populi plus unicolores, moins striées ou maculées de brun de chez la plupart des exemplaires de Incerta. I.a ligne subterminale, souvent assez vague chez Populi, est plus nette et mieux marquée chez la plupart des exemplaires de Incerta. En tous cas, quand la ligne subter- minale manque de netteté chez Incerta, elle y est presque toujours indiquée par des taches brunes, visibles surtout à la côte et vers le milieu de la ligne. Quant aux ailes infé- rieures, elles sont brunâtres dans les deux sexes chez les trois espèces. La T ce nio campa populi varie pour la coloration et le plus ou moins de netteté des dessins, Tutt a nommé Obsoleta une forme chez laquelle le fond des ailes supérieures est gris brunâtre pâle, avec les dessins très peu distincts. Le même auteur a nommé Nigra une aberration entièrement noire. On trouve en outre des exemplaires plus ou moins colorés de rougeâtre ou de brun pourpré; mais il me semble abusif de les distinguer par des noms spéciaux. (Jette espèce, qui vole au premier printemps, et dont la chenille vit en mai sur les peupliers, est assez rare. Elle s'étend à travers l'Europe centrale, depuis la latitude de la Scandinavie méridionale jusqu'à celle du midi de la France. Stabilis, View. — PL 50; fig. 3, 4, 5. Le n" 3, cf, vient de Zurich; la Q n" 4 a été capturée à Genève, et la Q n" 5 vient du département de l'Orne (France), coll. Cit. — En dépit de son nom, cette espèce est assez variable comme coloration, mais cependant sans écarts exagérés; ses ailes supérieures étant d'un gris plus ou moins rougeâtre, et plus ou moins clair ou foncé. Parmi les noms donnés à différentes formes. - 65 - de cette espèce, je ne signalerai que l'aberration Junctus, Hw., chez laquelle l'orbiculaire et la réniforme sont confluentes; passant sous silence tout ce qui touche à la coloration. — Europe septentrionale et centrale; puis en Asie. — Chenille d'avril en juin, surtout sur le chêne et le hêtre. Papillon en mars. RORIDA, H. S. — PI. 50;'fig. 6, cf, Rome, coll. Cit. — Cette espèce, qui habite le sud de l'Europe, surtout le sud-est, et l'Asie Mineure, a quelque analogie avec certains exemplaires pâles et à dessins effacés de Inccrta; cependant, ses antennes fauves et bien pectinées chez le cf, ses ailes plus arrondies, sa ligne subterminale, ainsi que la lunule des ailes inférieures presque indistinctes, empêcheront de la confondre avec Incerta. — Chenille inconnue. — La var. Caliginosa, Trti, PI. 50; fig. 7, Sardaigne (cotype), coll. Turati, diffère de Rorida normale par une coloration beaucoup plus foncée et par l'ombre médiane et la ligne coudée bien marquées en brun. Incerta, Hufn. {Instabilis, F.; Trigiitta, Esp. ; Nebitlosus, Hw.). — PI. 50; fig. 8, 9, 10, II ; le n° 8 de Bellinzona, les trois autres de Genève, coll. Cit. — Cette espèce, fort bien nommée, est la plus variable de toutes les Tœniocavipa, et ceux qui aiment à faire usage des pallida, des rufa, des snbrufa, des siibcarnea, des atra et autres dénominations, trouveront ici de quoi exercer leur imagination. Ce qu'il y a de certain, c'est que sur cent exemplaires pris au hasard, il serait à peu près impossible de rencontrer deux formes semblables; on trou- verait alors des pallida, des cœridescens, des rufa, etc., à tous les degrés possibles de la gamme des tons. En ces conditions, il me semble absolument superflu de faire usage de noms qui seraient aussi incertains. Pour mon compte, je me contente de grouper mes exemplaires par séries, allant du plus clair au plus foncé; partant par exemple de la tonalité blanchâtre cendrée (? pallidior, Stgr.), en passant par le gris bleuâtre 9 — 66 — (? Cœrulescens, Tutt), puis par le gris ardoisé (? subseiaceus, Hw.), nous arriverons au gris carné (1 Stibcarnea, Warren), qui, en s'accentuant, deviendra d'un roux brunâtre (? con- tracta, Esp.), formant passage à la fuscatus, Hw., d'un brun pourpre violâtre, pour arriver enfin au noirâtre (? atra, Tutt). Mais dans tout cela, nous n'avons pas parlé de certaines tonalités rougeâtres {1 nifa, Tutt) ou d'un gris olivâtre {} Olivacea, Warren); non plus que des aberrations ayant pour trait distinctif le plus ou moins d'accentuation des lignes, dessins, stries ou mouchetures. Et que de noms à appliquer encore pour cataloguer ces taches, ces ombres et ces stries ! Donc avis aux noraenclateurs, pour lesquels le champ reste largement ouvert. Cependant, en attendant de nouvelles complications possibles ou impossibles, contentons- nous de voir dans la Tœniocampa mcerta, une espèce extrê- mement variable, dont certains exemplaires présentent une assez grande analogie avec la Popidi à laquelle il convient de se reporter. — Généralement répandue et commune dans la plus grande partie de l'Europe, cette espèce s'étend à travers l'Asie jusqu'en Amérique. Sa chenille se nourrit des feuilles de plusieurs arbres, notamment de chêne et de bou- leau ; on la trouve de mai à juillet et le papillon en mars- avril. Opima, Hb. — PI. 50; fig. 12, cT, Genève, coll. Cit. g semblable. Diffère de Incerta par le bord antérieur des ailes supérieures qui est plus droit, et par une tonalité plus homogène, ordi- nairement d'un gris lilacé, avec l'ombre médiane, plus ou moins, mais généralement large et bien marquée. Quelquefois le fond est d'un gris jaunâtre clair, avec le contour clair des taches et la ligne subterminale très marqués (?Ab. grisea, Tutt). Chez l'Ab. brunnea, Tutt, l'aile supérieure est brunâtre, avec le bord des taches ordinaires plus clair. Enfin chez l'Ab. unicolor, Tutt, l'aile supérieure est entièrement brune. — Europe septentrionale et centrale, puis en Asie. — Chenille en -67 - mai-juin, sur le chêne, le hêtre, les saules et autres arbres. Papillon en mars ou avril, suivant la latitude. Gracilis, F. — PL 50; fig. 13, Q, Genève, coll. Cit. — Le cf a souvent les ailes inférieures blanchâtres, mais pas toujours, car elles sont parfois aussi obscures que chez la Q ; il en est de même pour les ailes supérieures. Quoique la coloration varie du gris clair au brun rougeàtre, en passant par toutes les gammes intermédiaires, cette espèce reste bien caractérisée par sa ligne coudée formée de points nervuraux noirâtres; une ligne de points analogues se voit également sur les ailes inférieures. — Depuis le sud de la Scandinavie jusqu'à la latitude de la France méridionale, puis en Asie jusqu'au Japon. — Chenille en juin-juillet, sur différents arbustes et un grand nombre de plantes basses. Papillon de mars à mai. MUNDA, Esp. — PI. 50; hg. 14, cf, Genève, coll. Cit. — La Q ne diffère que par ses antennes filiformes. La couleur varie du gris pâle au brun rougeàtre, en passant par tous les tons intermédiaires. Naturellement, des noms ont été donnés pour désigner ces différents tons, mais ces aberrations sont réunies les unes aux autres par des passages si bien fondus que je trouve ces dénominations superflues. Je mentionnerai seule- ment l'Aberration mimaculata, Stgr., PI. 50 ; fig. 15, cf, Bâle, coll. Cit., chez laquelle les taches noires qui précèdent la ligne subterminale et qui caractérisent si bien le type de l'espèce, font complètement défaut. Puis l'Ab. Striata, Tutt, remarquable par deux traits noirs partant de la base de l'aile supérieure et longeant, l'un la nervure souscostale et l'autre la nervure médiane, pour atteindre le voisinage de la tache réniforme. Parfois, chez Munda, les dessins sont presque entièrement effacés, il est cependant rare que la réniforme disparaisse tout à fait. — Europe centrale, puis en Asie jus- qu'au Japon. — Chenille en mai-juin, sur différents arbres et arbustes tels que chêne, peuplier, prunier, etc. Papillon en mars-avril. — 68 Panolis, Hb. GriseovarieGATA, Goeze {Piniperda, Panz.). — PI. 50; fi.g. 16, Cf, Essonne, coll. Cit. — D'après Warren, qui, dans l'ouvrage de Seitz (i), semble traiter les Noctuelles avec une profonde connaissance de la littérature, Griseovariegata serait une forme grisâtre du type F laniniea, Schiff., représenté par le n° 17 de notre PI. 50, d'après une Q venant également d'Essonne (France), coll. Cit. — On trouve tous les passages entre ce type Flainniea (forme rouge) et l'Aberration Griseo- variegata (forme grise, ou plutôt variée de gris). Quoique très variable, cette espèce est toujours facilement reconnais- sable. — Elle habite toute l'Europe, excepté les extrêmes nord et sud; puis s'étend jusqu'au Japon. — La chenille vit surtout sur le pin sylvestre; on la trouve de mai en août, et le papillon de mars à fin mai, suivant les pays. Mesogona, B. OXALINA, Hb. — PL 50; fig. 18, d", Linz, coll. Cit. Q semblable, mais souvent plus foncée. D'ailleurs la coloration varie et peut être gris jaunâtre ou rougeâtre, brunâtre ou ardoisée. Malgré cela cette espèce est bien reconnaissable, quoique assez voisine de la suivante dont elle se distingue par ses lignes, extrabasilaire et coudée, plus droites et plus rapprochées l'une de l'autre au bord interne. — Europe centrale, en août-sep- tembre. — La chenille vit surtout sur les saules et les peu- pliers; on la trouve en avril-mai. ACETOSELL^, F. — PL 51; fig. I, g, Genève, coll. Cit. — Les deux sexes sont semblables. — Se reporter à la précédente (i) Bien que la classification adoptée par Warren soit un peu déconcertante pour la plupart des lépidoptéristes, ce qui en rendra peut-être l'adoption difficile, il faut reconnaître que le travail de Warren est admirablement docuniienté, aussi aurai-je fréquemment à y puiser les plus utiles renseignements. i -69- de laquelle elle diffère aussi par ses ailes plus arrondies et plus rosées, surtout les inférieures. La coloration varie éga- lement entre le gris plus ou moins jaunâtre, rougeâtre ou brunâtre et plus ou moins foncé. — Elle habite l'Europe centrale, jusqu'à la latitude de la France méridionale; puis s'étend en Asie Mineure. — La chenille se nourrit des feuilles de différents arbustes et de plantes basses; on la trouve en mai-juin, et le papillon en août-septembre. Hiptelia, Gn. OCHREAGO, Hb. {Rîibeculay Tr.). — PL 51; fig. 2, Q, France (Ain), coll. Cit. — Le cf est ordinairement un peu plus clair. Le ton ocre des supérieures peut être plus ou moins mélangé de ferrugineux, ce qui le fait paraître plus ou moms jaunâtre ou rougeâtre, mais les dessins, généralement bien marqués, et la réniforme salie de noirâtre dans le bas, permettront de reconnaître facilement cette espèce. - — ■ Habite la France centrale et méridionale, une partie de l'Italie et de la Suisse; . en juillet-août. LOREZI, Stgr., est une espèce qu'il m'a été impossible de me procurer. Elle est d'ailleurs considérée maintenant comme une Agrotide, et peut-être aurai-je plus tard l'occasion de la figurer dans un supplément. MiNlAGO, Frr. — PI. 51 ; fig, 3, g, Oural, coll. Cit. cf semblable, parfois un peu plus pâle. — Habite le sud-est de la Russie et une partie de l'Asie, en août. — Chenille inconnue. Dicycla, Gn. Oo, L. - PL 51 ; fig. 4, cf, Rennes, coll. Obthr. g semblable. — Cette espèce est très variable tout en restant bien caractéris- tique. Parfois les ailes supérieures sont envahies par des — 70 — écailles d'un roux ferrugineux plus obscur dans l'espace basi- laire et vers le haut du bord antérieur, comme c'est le cas pour l'Ab. Ferruginago, Hb., figuré sous le n" 5 de la PL 51, d'après un exemplaire de la coll. Guenée, que m'a commu- niqué M. Charles Oberthiir. — Chez l'Ab. Renago, Hw., la plus grande partie des ailes supérieures est envahie par du brun ferrugineux, en sorte que les taches, le bord terminal, le milieu de la côte et la racine de l'aile restent seuls en jaune pâle. — L'Ab. Gnseago, Schultz, PI. 51; âg. 6, cf, Madrid, coll. Vazquez (aujourd'hui réunie à la coll. Oberthiir), rap- pelle exactement la forme Renago, mais tout ce qui est ferru- gineux chez cette dernière est d'un gris plombé chez Griseago. Les formes Renago et Griseago paraissent être très fréquentes en Dalrnatie d'où je les ai reçues en nombre avec le type. — L'Ab. Sîilphurago, Stgr., PI. 51 ; fig. 7, Madrid, coll. Oberthiir, est à l'opposé des deux formes précédentes, c'est-à-dire que chez celle-ci tout ferrugineux a disparu pour ne plus laisser que les dessins écrits en gris brunâtre pâle sur le fond jaune paille. — Cette jolie espèce habite presque toute l'Europe, puis une partie de l'Asie. — La chenille vit en mai, sur le chêne. Papillon de juin en aoiit. Calymnia, Hb. Pyralina, View. — PL 51; fig. 8, cf, Genève, et fig. 9, cf, Orne, coll. Cit. — Les Calymnia Pyralina, Affinis, Diffinis et Trapezina sont très voisines les unes des autres, surtout les deux premières. Chez Pyralina, les lignes ordinaires, surtout l'extrabasilaire, sont plus festonnées que chez les autres espèces. Par ses ailes supérieures, Pyralina se rapproche beaucoup d'Affinis; mais les ailes inférieures de celle-ci, beaucoup plus noires, avec la frange ressortant vivement en jaune, empêcheront toute confusion. Les ailes supérieures de Pyralina varient comme coloration; elles sont ordinairement — 71 — d'un brun rougeâtre plus ou moins vif, parfois elles prennent des tons foncés et violacés. — Europe centrale, depuis le sud de la Scandinavie jusqu'à la latitude de la France méridio- nale, puis s'étend en Asie jusqu'au Japon. — Chenille en mai, sur le chêne, l'orme, les poiriers et pommiers et autres arbres fruitiers et forestiers. Papillon en juin-juillet. Affinis, L. — PI. 51; fig. 10 et II, Genève, coll. Cit. — Les deux sexes sont semblables. Se reporter à la précédente pour la différenciation. Les ailes supérieures d'Afjïnis varient beaucoup plus que celles de Pyraima; comme couleur elles sont le plus souvent brun rouge et quelquefois d'un gris brun olivâtre; chez certains exemplaires les taches blanchâtres de la côte sont presque indistinctes; chez d'autres, au contraire, ces taches sont très apparentes, mais elles ont toujours un aspect nébuleux qui empêche de confondre Affinis avec Diffinis chez laquelle les taches costales sont très blanches et très nettes. D'ailleurs Affinis se reconnaîtra toujours à ses ailes inférieures noires à frange jaune. — Même habitat que la précédente, mais s'étendant au sud jusqu'en Barbarie. — Chenille en mai, surtout sur l'orme. Papillon de juin en août. DiFFINIS, L. — PI. 51 ; fig. 12, d, Genève, coll. Cit. q semblable. Varie beaucoup moins que la précédente et reste dans les tons rouges, en plus ou moins vif. Toujours bien reconnais- sable aux taches blanches nettes de la côte. — Europe centrale et méridionale, puis en Asie Mineure. — La chenille vit sur l'orme, en mai. Papillon en juillet. TrapezINA, L. — Peu d'espèces sont aussi variables que celle-ci; mais en dépit de cette extrême variabilité, on la reconnaît facilement à ses lignes, dont l'extrabasilaire, presque droite, s'étend obliquement de la côte au bord interne, où elle se rapproche de la coudée avec laquelle elle figure une sorte de trapèze généralement plus obscur que le reste de l'aile. On considère comme typiques, les exemplaires dont les ailes L — 72 — supérieures sont ocracé rougeâtre, avec les dessins bien indi- qués. Sur les PI. 51 et 52, se trouvent figurés 7 exemplaires bien variés de Trapezina; le n° 13 de la PI. 51, Genève, coll. Cit., figure à peu près le type; le n° 14 de la même Planche, Bohême, coll. Cit., semble se rattacher à la forme Grisea, Tutt; dans le n° 15 (PI. 51), Pas-de-Calais, coll. Cit., les ailes commencent à se couvrir d'écaillés foncées (Ab. Conspersa, Seitz) ; chez Nigra, Tutt, PI. 51; fig. 16, Angleterre, coll. Obthr., les supérieures sont presque complètement brunes et seules les lignes et les taches ressortent en clair; chez Badio- fasciata, Teich, PI. 51; fig. 17, Allemagne septentrionale, coll. Obthr., tout le milieu de la supérieure est brun, tandis que les autres parties de l'aile restent normales. L'Ab. Pallida, Tutt, PI. 51; fig. 18, nord de l'Allemagne, coll. Obthr., est une forme très pâle, n'ayant plus que quelques traces de dessins. L'exemplaire figuré sous le n" i de la PI. 52, Brunswick, coll. Obthr., semble se rattacher à la forme Rnfa, Tutt. : — Indépendamment des formes ci-dessus, on trouvera de nombreux intermédiaires formant passage de l'une à l'autre, ce qui rend bien difficile l'identification exacte de certaines Aberrations, autres que celles citées plus haut et qui ont reçu des noms particuliers. — La Calymnïa Trapezina habite presque toute l'Europe, puis s'étend en Asie jusqu'au Japon. — La chenille vit sur le chêne, en mai. Papillon de juin en août. Cosmia, O. Paleacea, Esp. — PI. 52; fig. 2, cT, Bohême, coll. Cit. Q sem- blable. La teinte des ailes supérieures tire plus ou moins sur le jaune ou le rougeâtre, mais sans grands écarts. A part l'Ab. Teichi, Krul., chez laquelle une partie de l'espace médian ou subterminal est envahie par du brun rougeâtre, l'espèce est très peu variable. — Elle habite l'Europe septen- 1 Noctuelles et Géomètres d'Europe ICONOGRAPHIE COMPLÈTE de toutes les Espèces européennes Par J. CULOT Membre de la Société Lépidoptérologique de Genève et des Sociétés Entomologiques de France et de Suisse Première Partie Volume II Livraison n' 27^— Août 191^4 GENEVE (Suisse) ViLLA-LES- Iris — Grand-Pré — 73 — trionale et centrale, une partie de l'Asie, puis en Amérique septentrionale. — Chenille en mai-juin, sur le tremble, l'aulne et le bouleau. Papillon en juillet-août. Abluta, Hb. — PI. 52; hg. 3, cf, Hongrie, coll. Obthr. — Cette espèce ne diffère de Imbuta (PI. 52; fig. 5) que par la colo- ration. Il est de toute évidence que ces deux noctuelles forment une même unité spécifique. Abhita donne par l'enva- hissement des écailles grises l'Ab. Glaucida, Gn., dont la figure 4 de la PI. 52 reproduit le type de Guenée, Russie méridionale, coll. Obthr. — In, buta, B., dont le type de Boisduval est figuré sous le n*" 5 de la PI. 52, Hongrie, coll. Obthr., a le fond des ailes supérieures jaune, avec les dessins écrits en rougeâtre; cette dernière coloration envahit les ailes au même titre que le gris de Albula et donne alors î'Ab. Rufula, Stgr., que reproduit la fig. 6 de la PI. 52, d'après un exemplaire Q très accentué, appartenant au Muséum de Genève. On trouve, bien entendu, des sujets de transition entre ces formes principales. — Autriche-Hongrie et Russie méridionale. — Chenille sur les peupliers. Ulicis, Stgr. — PI. 52; fig. ;, Catalogne, coll. Obthr. — La tonalité des ailes supérieures varie entre le brun olivâtre ou rougeâtre. — Habite l'Espagne, en octobre-novembre. — Chenille au printemps, sur VUlex australis. x^LGIRICA, Obthr., que M. Charles Oberthiir considère comme une forme algérienne de Ulicis, est caractérisée par une taille plus grande; elle est fort variable comme coloration, ainsi qu'on s'en rendra compte par les exemplaires figurés sur la PI. 52. Le n° 8, d'après un exemplaire capturé aux environs de Bône, coll. Obthr., représente la forme Rufa, Obthr. (type), d'un ferrugineux vif. La fig. 9 donne la reproduction de la forme Brunnea, Obthr. (type), d'après un exemplaire capturé à Lambèse, en septembre, coll. Obthr. — Sous le n° 10 de la même Planche se trouve représenté le type de la forme 10 — 74 — (iriseo-olnuutui, Ohtlir., lapttiré au nicnu^ lieu et à la nirme (^'pdtjuc (juc la fonuc Ihionicn. Nous obtiiMidrons prorhaiiic- incnt, je penst-, fies lenstMf^neinenls plus détaillas sur ees belles lt)iuies aljT^c^Mieiuuvs (lui viennent d'être dceouvert(>s par M. TIarold Powell, le si conipélent collaborateur de M. Ch. Oberthiir et l'excellent expliMateur de l'Aljj^^rie. C(iNTUSA, Frr. — PI. 5J; ^l^^ ii, g, Muséum de Genève. (.1" semblable. - - Cette espèce, (]ui paraîtrait mieux à sa place dans le lUMUt^ Phistoiis, R., se reconnaît à sa tache orbiculairc, petili\ rond(\ tranchant i-n jaunâtre sur K^ fond brun rou- i;eàtre, et par l\)mbrc luixlianc brune et bien distincte. — Habite la Saxe et le nord-est de l'Allemagne. — La chenille vil en mai, sur le tremble, et le papillon se trouve en juillet. Dyscliorista, 1 d. SUi^lMX'l A, 11b. i^(<'//i,'<;/<7, Frr.\ - - PI. SJ; tig. I2, cf, et iig. 13. Q, Allemagne, coll. dt. Cette espèce varie beaucoup pour la coloration et le plus ou moins de netteté des dessins. Cer- tains exemplaires sont d'un ocracé pâle, avec les dessins assez nets mais peu foncés {h/rfs, Germ.). D'autres, comme le n'^ 12 de la PI. SJ, sont (.le tc>nalité rougeâtre, marbrés de ferru- gineux vil et de- brun i^S;/.\-/>ri/(7, Ilb.^. Chez, le n'' 13 de la PI. 5:*, le ton de\ u^'.it violacé. 11 y a encore des exemplaires d'un roux vil ou pâle, d'mi \ou plus ou moins uniforme ou marbré, lesquels ont reçu des noms spéciaux plutôt faits pour embrouiller que pour éclairer la nomenclature. — Europe centrale, depuis le milieu de la Scandinavie jusqu'au nord de l'Italie, puis en Asie. - — La chenille à son jeune âge vit dans les chatons du Popn/u.\- nigra; elle devient ensuite polyphage et se nourrit de plantes basses. Papillon en juillet-aoùt. FiSSiruxCTA. fhv. - - PI. 5J; fig. 14, Q, Vannes, coll. Cit. Cf semblable. - Le ton des ailes supérieures est plus ou — 75 — moins grisâtre ou rougeâtre; les dessins sont plus ou moins bien marqués; mais l'espèce se distingue facilement à ses taches (orbiculaire et réniforme) réunies ou à peine séparées. La var. Orenburgensïs, Bartel, PI. 52, h^. 15, cf, Oural, coll. Turati, diffère du type par ses dessins bien écrits en brun sur un fond très pâle. — Fissipjincia habite l'Europe centrale et orientale, puis une partie de l'Asie. La forme Orenburgensïs vient de l'Oural méridional. — Chenille en mai-juin sur les saules, les peupliers et le bouleau. Papillon en juillet-août. Plastenis, B. Retusa, L. — PI. 52; &g. 16, cf, Bohême, coll. Cit. g semblable. — Espèce assez stable et facile à reconnaitre. On la distin- guera facilement de la suivante par le bord marginal des ailes supérieures fortement sinué, ainsi que par sa ligne coudée plus droite et obliquant en haut vers l'angle apical. — Europe septentrionale et centrale, puis s'étend à travers la Sibérie jusqu'au Japon. ■ — La chenille vit en mai, sur les saules et les peupliers, entre des feuilles qu'elle réunit par quelques ûls de soie et dans lesquelles elle se chrysalide. Papillon en juillet-août. SUBTUSA, F. — PI. 52 ; fig. i/, cf, Genève, coll. Cit. Q semblable. — Diffère de la précédente par le bord marginal des ailes supérieures et par la ligne coudée. Varie à peine. — Europe centrale et septentrionale, puis en Sibérie. — La chenille vit en mai, entre des feuilles réunies par de la soie, sur le peu- plier noir et le tremble. Papillon de fin juin en août. Cirrhoedia, Gn. Ambusta, F. — PI. 52; fig. 18, a*. Budapest, coll. Cit. — Le ton est parfois un peu plus rougeâtre, surtout chez le cf, la Q étant ordinairement un peu plus sombre. Certains exemplaires - ;6- de Xeram-pelïna peuvent, au premier coup d'œil, se confondre avec Ambiista; mais on reconnaîtra toujours cette dernière à sa tache réniforme concolore, mais finement lisérée de clair et à sa ligne extrabasilaire plus sinueuse que chez Xerain- pelina où elle est presque droite. — France, Suisse, nord de l'Italie, Allemagne et Autriche, en août-septembre. — Che- nille en mai, sur les poiriers. AlgiRICA, Obthr. — PL 53 ; fig. i, type. — Cette nouvelle forme, d'un ton ocracé un peu saumoné, à lignes et taches peu dis- tinctes, est remarquable par le bord terminal de ses ailes supérieures, formant en son milieu un angle très prononcé. Le type figuré ici fut capturé en septembre à Lambèse (Algérie) et appartient à la coll. Oberthùr. Xerampelina, Hb. — PI. 53 ; fig. 2, Genève, Muséum de Genève. — • Cette jolie espèce, dont le type est d'un si beau jaune, varie par le plus ou moins d'étendue des places ferrugi- neuses. Chez l'Ab. UnicoLor, Stgr., PL 53 ; fig. 3, Genève, coll. Cit., les aiies sont entièrement d'un ocracé rougeâtre, avec les deux lignes (extrabasilaire et coudée) d'un jaune pâle. Indépendamment de ces deux formes principales, on rencontre des exemplaires formant passage de l'une à l'autre. ~- Europe centrale et orientale, puis en Asie Mineure. — Chenille en juin, sur le frêne. Papillon en août-septembre. Anchoscelis, Gn. LUNOSA, Hw. — PL 53 ; fig. 4, 5, 6, Gironde, coll. Cit. — Cette espèce est fort variable comme coloration; on considère comme typiques les exemplaires dont les ailes supérieures sont d'un gris ocracé rougeâtre, sans nervures claires, tenant par conséquent le milieu entre les n"'' 4 et 6 de notre PL 53. On a donné beaucoup trop de noms pour distinguer les différents degrés de coloration que peut revêtir cette va,riable — ;; — espèce. Mon avis est qu'il y a eu abus, comme en beaucoup d'autres cas semblables. J'ai choisi, pour les figurer, trois exemplaires résumant à peu près les colorations extrêmes de l'espèce. On devra donc s'attendre à trouver toutes les tran- sitions possibles de l'une à l'autre. On pourra même trouver encore plus pâle que le n" 4, et plus foncé que le n" 5 de la PI. 53. On rencontre aussi des exemplaires chez lesquels les nervures se détachent en clair ou se perdent dans la couleur du fond. Ajoutons, par condescendance pour les auteurs, que l'exemplaire représenté sous le n" 4 paraît appartenir à la forme claire, sans nervures apparentes, nommée O bsolela par Tutt. — Le n" 5 approche de très près l'Ab. Agrotoides, Gn., remarquable par sa tonalité foncée. La même forme, un peu plus pâle, avec les nervures tranchant bien en clair, serait Siibjecta, Dup. — En éclaircissant encore un peu le ton, on aurait l'Ab. Humilis, H. et Wd. — Le n" 6 serait la Rufa, Tutt, si les nervures étaient un peu plus claires. 11 y a aussi la Brunnea, Tutt, qui est d'un rouge brunâtre, avec les ner- vures plus claires. Puis la Rubra, Vazq., d'un ocre rougeâtre pâle. Enfin V Olivacea, Vazq., d'un ocre olive clair. On voit par cet exposé, et en tenant compte du fait qu'il est bien rare de trouver un second exemplaire exactement semblable à celui qu'a décrit l'auteur, combien peuvent entraîner d'er- reurs (heureusement peu graves!) ces dénominations dont le nombre est exagéré. — L'espèce habite l'Angleterre, la France, surtout occidentale, l'Espagne, le Portugal et l'Algérie. — Papillon en juillet et parfois en octobre. — La chenille se nourrit de graminées et de plantes basses, au printemps. Crasia, Auriv. Iris, Zett. — PI. 53; fig. 12, cf, Lapome, coll. Obthr. — Cette espèce, tout à fait septentrionale, varie comme coloration. Le type est d'un gris cendré violacé. Certains exemplaires - ;8 - prennent un ton plus ferrugineux, pour arriver à l'Aberration L rassis, H. -S., d'un brun violacé noirâtre, représentée sous le n° 13 de la PI. 53, d'après une Q venant du nord de la Laponie et appartenant à la coll. Obthr. — Scandinavie, Russie septentrionale, Laponie, Amour et Labrador. — Papillon en août. Chenille inconnue. Ortliosia, O. RUTICILLA, Esp. — PL 53; hg. g, cT, Jura bernois, coll. Cit. Q semblable, mais avec les antennes filiformes. Le ton est d'un gris cendré plus ou moins jaunâtre ou rougeâtre. Les dessins sont ordinairement assez peu marqués; les taches ordinaires sont le plus souvent bien distinctes, surtout la réniforme qui est marquée de brun à sa moitié inférieure. Seitz décrit et âgure sous le nom de Castanea une forme d'un brun rouge terne avec les dessins peu distincts et les ailes inférieures d'un brun rougeâtre foncé. Je figure sous le n" 10 de la PI. 53, un çS appartenant au Muséum de Genève, qui peut à la rigueur se rattacher à la forme Castanea, mais chez lequel le ton rouge est encore plus vif et les dessins presque absents. \J Orthosia RiUicilla peut être confondue avec VOrthosia Lœvïs (PI. 54; fig. 12); on distinguera cette der- nière par les taches brunes de la ligne coudée et par les points noirs bien nets qui précèdent la frange. — Europe centrale et méridionale, puis en Asie Mineure. — La chenille vit sur le chêne, de mai à juillet, et le papillon vole en mars-avril. LOTA, Cl. — PI. 53; fig. II, Q, Genève, coll. Cit. cf semblable. — Le gris des ailes supérieures est plus ou moins rougeâtre ou violâtre, plus ou moins clair ou foncé; mais l'espèce se distingue facilement à sa tache réniforme qui est d'un noir vif dans le bas, puis à la ligne subterminale presque droite et lisérée intérieurement de jaune ferrugineux. — Europe, depuis le sud de la Scandinavie jusqu'à la latitude de — 79 — l'Italie centrale, puis en Asie Mineure. — On trouve la chenille sur les saules, les peupliers et les aulnes, depuis le printemps jusqu'en juillet. Papillon en septembre-octobre. Macilenta, Hb. — PL 53 ; fig. 12, cf, Genève, coll. Cit. g sem- blable. — Cette espèce est très peu variable; cependant, comme elle a la même ligne subterminale et le même point noir au bas de la réniforme que chez Lota, il se peut que certains exemplaires un peu brunâtres de Macilenta soient confondus avec des Lota de tonalité rougeâtre; dans ce cas, on reconnaîtra Macilenta au point noir bien net qui se trouve à la base des ailes supérieures. — Dans une grande partie de l'Europe, puis en Asie Mineure, en septembre-octobre. — La chenille se nourrit de plantes basses, excepté dans son jeune âge où elle ronge les pousses des saules et autres arbres. CiRCFXLARIS, Hufn. — PI. 53; hg. 13, cf, et 14, Q, Orne, coll. Cit. — Les lignes bien festonnées ou ondulées et le bord antérieur jaune pâle des ailes inférieures empêchent de con- fondre cette espèce avec la précédente. La coloration ocracé rougeâtre pâle (PI. 53 ; fig. 13) caractérise le type de l'espèce; elle augmente d'intensité, pour arriver à l'Ab. Ferruginea, Esp. (PI. 53; fig. 14). Parfois les ailes supérieures sont salies de brunâtre. — Europe septentrionale et centrale, puis en Asie Mineure. On la retrouve dans r.A.mérique septentrionale sous forme de var. Ferniginoides, Gn. — La chenille a les mêmes mœurs que la précédente. Papillon d'août à novembre. Helvola, L. — PI. 53; fig. 15, cf, Lorgues, coll. Cit. Q sem- blable. — Par ses ailes inférieures, cette espèce ressemble à la précédente, mais on la reconnaît de suite aux ailes supé- rieures; celles-ci sont, chez Helvola, plus élancées, plus angu- laires à l'apex, c'est-à-dire moins arrondies que chez Circel- laris; les écailles qui les recouvrent paraissent aussi plus compactes; ce qui donne à Helvola un aspect plus feutré, plus épais. En outre, chez Helvola, la ligne subterminale et — 8o — surtout la coudée sont marquées de taches ou lunules foncées et régulières qui caractérisent bien l'espèce. Par ses ailes supérieures, Helvola peut être confondue avec certains exem- plaires de Pistacina, de Hœmatidea et de Niiida, mais les ailes inférieures sont entièrement brunes ou enfumées chez ces trois espèces, tandis que leur tiers antérieur reste toujours jaunâtre chez Helvola. Helvola varie comme coloration ; on considère comme typiques les exemplaires qui sont d'un ferrugineux terne, c'est-à-dire analogues à notre fig. 15. Linné, qui a décrit cette espèce, a nommé Rufina les exem- plaires à coloration rouge intense. — On trouve des exem- plaires plus ou moins grisâtres, ocracés ou olivâtres, et plus ou moins pâles, qui ont reçu des noms spéciaux, mais que je n'ai pas la témérité d'essayer de définir d'après les descrip- tions de leurs auteurs, dans la crainte de n'être pas compris, sinon dans celle de m'embrouiller moi-même. — Habite presque toute l'Europe et une partie de l'Asie. — Papillon d'août à octobre. La chenille vit de feuilles d'arbres dans sa jeunesse, se nourrit ensuite de plantes basses sur lesquelles on la trouve en mai-juin. WiTZENMANNi, StdL — PI. 53; fig. 16, cT, Digne, coll. Cit. — La figure 16 représente la forme typique de cette espèce dont la confusion n'est possible avec aucune autre du genre. La Q est ordinairement un peu plus foncée, surtout les ailes infé- rieures. L'Ab. Subcastanea, Stgr., PI. 53; fig. 17, Q, Digne, coll. Cit., diffère du type par la coloration rougeâtre de ses ailes. Plnmhina, Trti, dont la fig. 18 de la PI. 53 représente un type de Sardaigne, coll. Turati, est caractérisée par une tonalité d'un gris plombé bleuâtre. La forme Olivina, Trti, d'un cendré jaunâtre olivâtre, tient à peu près le milieu entre les figures 16 et 18 de la PI. 53. Cette espèce habite surtout la France méridionale, mais aussi l'Algérie, la Sardaigne et probablement d'autres localités inconnues jusqu'ici. — Che- nille sur Salix caprœa. Papillon en septembre. — 8i — PiSTACINA, F. — PI. 54; fig. I à 6. — Cette espèce étant à la fois très variable et très commune, il s'en suit que chaque amateur, avec une louable intention, tient à étiqueter dans sa collection les différentes formes qu'il possède de cette espèce. Déterminant le plus souvent d'après des descriptions seules, il s'en suit généralement une confusion plus ou moins grande dans l'application de tel nom à telle forme. Nous allons donc essayer d'éclaircir un peu la question concernant la varia- bilité de Pislacina. Fabricius, pensant sans doute avoir affaire à deux espèces distinctes, a donné deux noms à la même unité spécifique : Pislacina et Lyclniidis. Le n° i de la PI. 54 (Bâle, coll. Cit.) donne la figure de la Pislacina typique, c'est-à-dire à ailes supérieures d'un roux brunâtre terne, avec les nervures plus claires. Lychnidis a le fond des ailes supé- rieures d'un jaune ferrugineux vif, avec les nervures un peu plus claires; elle est figurée sous le n° 4 de la PI. 54, d'après une Q venant de Jérusalem, coll. Cit. — L'Ab. Canaria, Esp., PI. 54; fig. 2, cf, Bâle, coll. Cit., est une forme à ailes supé- rieures d'un brun noirâtre, avec les nervures et le contour des taches d'un roux terne. — L'Ab. Serina, Esp., PI. 54; fig. 3, cf, Jérusalem, coll. Cit., est caractérisée par le ton pâle, de couleur noisette, de ses ailes supérieures. — L'Ab. Rubelra, Esp., PI. 54; fig. 5, cf, Jérusalem, coll. Cit., a les ailes supé- rieures d'un ferrugineux vif, unicolore et presque sans des- sins. — L'Ab. Cœrulescens, Calb., PI. 54; fig. 6, cf, Jérusalem, coll. Cit., a le fond des ailes supérieures d'un gris lilacé, avec les dessins plus ou moins visibles. J'estime que les précédentes dénominations suffisent amplement pour distinguer les principales formes de cette espèce; je passerai donc sous silence les autres noms que je considère comme abusifs. Il est à peine besoin d'ajouter que toutes les transitions possibles existent entre les formes figurées dans le présent ouvrage. — Europe centrale et méri- dionale, puis en Asie Mineure. — Papillon de septembre à novembre. La chenille se nourrit des feuilles de plusieurs 11 — 82 — arbustes, dans son jeune âge; elle se trouve ensuite sur les plantes basses et les graminées. H^MATIDEA, Dup. — La fig. 7 de la PI. 54, dessinée d'après un cf capturé en Touraine (coll. Obthr.), représente la forme typique de cette espèce, dont les ailes supérieures peuvent être plus ou moins envahies par des tons bruns. — Chez la forme Corsica, Obthr., PI. 54, fig. 8, cT, type, Corse, coll. Obthr., le ton des ailes est gris brunâtre au lieu d'être rouge. Le comte Turati a nommé Caiisia une forme de Sardaigne dont les ailes supérieures sont d'un brun noir soyeux, et les inférieures d'un gris noirâtre avec la frange rose, comme chez le type. — Se reporter à Helvola de laquelle elle diffère par sa taille plus petite et ses ailes inférieures entièrement brunes. Elle a aussi beaucoup d'analogie avec certaines formes de Pistacina, et ce n'est guère que la coupe des ailes supérieures, plus aiguës à l'angle apical et à bord terminal plus oblique chez Hœmaiidea, qui permet de différencier ces deux espèces très voisines. — Habite la France centrale et méridionale, une partie de l'Italie, l'Espagne et l'Algérie. — Papillon d'août à octobre. Chenille en mai-juin, sur les plantes basses. NiTIDA, F. — Comme la plupart des autres Orthosia, cette espèce varie pour la couleur et le plus ou moins de netteté des des- sins. La fig. 9 de la PI. 54 représente, d'après un cf de Bohême (coll. Cit.), la forme qui paraît être la plus fréquente. On rencontre souvent aussi des exemplaires moins jaunes, plus gris brun. Généralement les dessins sont bien marqués, les taches (orbiculaire et réniforme) sont grandes, un peu plus obscures que le fond et entourées de clair; l'ombre médiane est bien marquée; la ligne subterminale marquée de taches noires régulières, caractérise bien l'espèce, mais la fait un peu ressembler à Helvola dont elle diffère par ses ailes infé- rieures entièrement brunes. L'Ab. Garibaldina, Trti, figurée sous le n° 10 de la PI. 54, d'après un exemplaire capturé en Sicile (coll. Turati), a les - 83 - ailes supérieures d'un ferrugineux vif, avec les dessins atté- nués. J'ai sous les yeux deux exemplaires venant du Piémont et appartenant au Muséum de Genève, référables à la forme Garibaldina, avec le ton un plus jaune et légèrement plus clair. — Presque toute l'Europe et en Asie Mineure. — Che- nille en mai-juin sur beaucoup de plantes basses. Papillon de juillet à septembre. HUMILIS, F. — PL 54; fig. II, g, Muséum de Genève. — Les deux sexes sont semblables. Varie peu et reste ordinairement du ton cendré jaunâtre, quelquefois cependant il tire un peu sur le brun. Pour la taille et les dessins, elle ressemble beau- coup à Nitida; mais chez Hurnilis, les lignes, surtout l'extra- basilaire et la coudée, sont beaucoup moins sinuées. — Habite la France, la Suisse, l'Allemagne, la Belgique, l'Autriche- Hongrie et la CJroatie. — Chenille en mai-juin, sur diverses plantes basses. Papillon d'août à octobre. L/EVIS, Hb. — PI. 54; fig. 12, cf, Allemagne, coll. Cit. — Cette espèce, de coloration analogue à la précédente, est quelquefois confondue avec elle; elle s'en distingue cependant par la réniforiïie salie de noir dans le bas. — Habite la France, le nord de l'Italie, la Suisse, l'Allemagne, l'Autriche, la Russie méridionale et une partie de l'x'Vsie Mineure. — Chenille en mai-juin, sur différentes plantes basses. Papillon en sep- tembre. Mansueta, h. s. — PI. 54; hg, 13, cf, Palestine, coll. Cit. Q semblable. — Cette espèce serait mieux à sa place près de la Dasycampa Rubïgïnea; mais la chenille n'étant pas connue, il est difficile de se prononcer exactement. Elle habite la Sicile, en Europe; mais sa véritable patrie est l'Asie Mineure. KiNDERMANNI, F. R. — PI. 54; &g. 14, Q, Jérusalem, coll. Cit. cf semblable. — Elle a beaucoup d'analogie avec la précé- dente, mais s'en distingue par ses ailes supérieures plus aiguës -84- au sommet et par leur bord terminal toujours d'un jaunâtre très clair. — Habite la Dalmatie et l'Asie Mineure, en octobre. — Chenille en mai, sur les plantes basses. LiTURA, L. — PL 54; Êg. 15, Q, Bohême, coll. Cit. cf semblable, mais souvent un peu plus clair. — Varie pour la coloration qui peut être brun rougeâtre assez clair, gris violacé ou brun violacé. Ordinairement la moitié basilaire de l'aile supérieure est plus claire que l'autre moitié, mais souvent aussi l'aile est concolore sur toute sa surface. — Chez la var. Meridionalis, Stgr., PL 54; ûg. 16, O", Digne, colL Cit., le fond des ailes supérieures est d'un gris lilacé pâle sur lequel l'ombre médiane ressort vivement en roux ferrugineux. L'espèce se reconnaît facilement aux taches costales foncées qui donnent naissance aux lignes ordinaires, et surtout à la liture noire qui précède l'apex. — Europe septentrionale et centrale, puis en Asie Mineure; la forme Meridionalis descend plus au sud et se trouve dans le midi de la France, le sud de l'Italie, l'Espagne et la Barbarie. — Papillon en septembre. Chenille en mai-juin, sur les plantes basses. Xanthia, Tr. CiTRAGO, L. {Ochrago, Esp.). — PL 54; fig. 17, cf, Bâle, coll. Cit. Ç) semblable. — Se reconnaît facilement à sa ligne extra- basilaire qui, après un coude brusque vers son tiers inférieur, vient rejoindre au bord interne l'ombre médiane, qui est géné- ralement la mieux marquée de toutes les lignes. La coloration est plus ou moins intense; parfois d'un jaunâtre très pâle, elle est ordinairement d'un ocre orangé un peu terne, avec les lignes d'un roux ferrugineux, de cette teinte ocre orangée, qui est la normale, elle gagne plus ou moins d'intensité, pour arriver à l'Ab. Subflava, Ev., chez laquelle les espaces basi- laires et subterminaux sont d'un ton plus foncé; le n° 18 de -85 - la PI. 54 en représente un exemplaire très vivement coloré, venant de l'Oural; coll. Obthr. — Europe septentrionale et centrale, puis en Asie Mineure. - — Chenille en mai, sur le tilleul. Papillon de juillet à septembre. SULPHURAGO, F. — PI. 55; lig. I, O', Suisse, Muséum de Genève. — Se reconnaît facilement à l'ombre médiane très apparente et à la réni forme formée de deux taches superposées. Cette espèce paraît être très localisée ; elle habite surtout la Suisse, le nord de l'Italie, l'Allemagne, puis en Asie Mineure. Dans le sud de l'Italie, se rencontre la forme Innotata, Failla-Ted, •P^- 55 i fi&- 2, Sicile, coll. lurati, caractérisée par un ton plus roussâtre et par l'effacement partiel des dessins. — Chenille en mai, sur l'érable. Papillon de septembre à octobre. AURAGO, F. — PI. 55; hg. 3, cf, Bâle, coll. Cit. q semblable. — Le type de l'espèce a le milieu des ailes supérieures d'un beau jaune d'or. Chez l'Ab. F ucata, Esp., PL 55; ûg. 4, g, Bâle, coll. Cit., l'espace médian est semé d'écaillés ferrugi- neuses qui donnent à l'aile un ton plus chaud et orangé. Sous le n° 5 de la PI. 55 se trouve hguré un cf capturé aux environs de Paris (coll. Obthr.,), chez lequel les ailes paraissent presque concolores, tant le jaune orangé de l'espace médian est intense; les ailes inférieures de cette remarquable aberration sont presque entièrement d'un lilacé cuivreux. Depuis la forme typique, à espace médian jaune d'or, on trouve tous les passages, jusqu'à la forme figurée sous le n° 5 de la PL 55, avec les taches ordinaires plus ou moins distinctes. — Europe centrale. ■ — Chenille en mai, sur le hêtre et le chêne. Papillon en août-septembre. LUTEA, Strom. {Flavago, F. ; Silago, Hb.). — PL 55 ; fig. 6, cf, Bâle, coll. Cit. Q semblable. — Très voisine de la suivante dont elle se distingue par un ton jaune beaucoup plus vif, tant aux ailes inférieures qu'aux supérieures; par son collier ferrugineux, lequel collier est du même jaune que le thorax — 86 — chez Fulvago, et par le ferrugineux des dessins, plus vif et plus pourpré chez Lutea que chez Fnlvago. Lutea varie très peu et de façon insignifiante. — Habite presque toute l'Europe, une partie de l'Asie et l'Amérique septentrionale. — I-a chenille, en sortant de l'œuf, mange les bourgeons du saule marceau, puis elle descend plus tard à terre oii elle se nourrit alors de différentes plantes basses. Papillon d'août à octobre. FULVAGO, L. {Cerago, F.). — PI. 55 , fig. 7, cf, Bâle, coll. Cit. Ç) semblable. - — Se reporter à la précédente pour la différen- ciation. Ne varie que par ses dessins plus ou moins apparents, qui, chez l'Ab. Flavescens, Esp., PI. 55, fig. 8, Bohême, coll. Cit., se trouvent réduits à leur plus simple expression. Mêmes mœurs, mêmes époques et même habitat que la précédente. GiLVAGO, Esp. — Une très grande confusion règne actuellement entre cette espèce et les deux suivantes ; Austauti et Ocellaris. En ce qui concerne Gilvago et Ocellaris, la confusion me semble impossible, car la coupe d'ailes de Ocellaris n'a aucun rapport avec celle de Gilvago; les ailes supérieures de Ocellaris sont très aiguës et comme falquées à l'angle apical, tandis qu'elles sont émoussées et parfois même arrondies à l'apex chez Gilvago. On trouve cependant des exceptions, et j'ai sous les yeux un exemplaire que m'a obligeamment communiqué M. Charles Oberthiir, qui semble former une transition entre Ocellaris et Gilvago. Cet exemplaire faisait partie de la coll. Guenée et s'y trouvait étiqueté sous le nom de Ocellaris; il a bien en effet l'angle apical aigu et un peu falqué à.' Ocellaris, mais tous les autres caractères sont ceux de Gilvago, c'est-à-dire : fond des ailes supérieures jaune ocre, avec les lignes brunes en partie maculaires et la réni- I forme tachée de noir à son lobe inférieur. Cet exemplaire j serait à mon avis un Gilvago à angle apical exceptionnelle- ment aigu, plutôt qu'un Ocellaris. D'autre part, un caractère qui distingue bien Ocellaris, ce sont les nervures, qui, dans - 8; - l'espace subterminal, ressortant en clair sur le fond généra- lement plus gris de cet espace. Quant aux rapports qui peuvent exister entre Gilvago, Esp., et Austaiih, Obthr., ils sont plus complexes, étant donné le degré de variabilité très étendu de Austaîiti (Voir PI. 55, n°^ 14 à 17 inclus). Staudinger, après avoir vu dans la Palleago, Hb. (que je considère comme une forme de Gilvago), une unité spécifique distincte, rat- tache Austauti, sous forme de variété, à cette Palleago. Il faut supposer qu'à ce moment-là, Staudinger ne connaissait évidemment Austauti que par la forme décrite antérieurement par Ch. Oberthùr et dont le type se trouve figuré sous le n° 14 de la PI. 55. Il y a tout lieu de croire que si Staudinger avait alors connu les formes de Austauti reproduites sous les n"^ 15, 16 et 17 de la PI. 55, il se fût bien gardé de les assi- miler à la Palleago, Hb. J'ai en mains une douzaine d'exem- plaires de Austauti, que je dois à l'extrême obligeance de mon si généreux ami, M. Charles Obcrthiir; ce n'est peut-être pas suffisant pour trancher la différence spécifique existant entre Austauti et Gilvago; mais je constate que les ailes inférieures de tous les Austauti que je possède, même chez les exemplaires les plus pâles, sont considérablement plus enfumées que chez les exemplaires les plus foncés de Gilvago. J'ajoute que M. Ch. Oberthiir, qui possède en fait d' Austauti une très importante documentation, considère cette Xanthia comme une unité spécifique distincte. Quant à Gilvago, Esp., c'est une espèce passablement variable, mais moins au point de vue de la coloration qu'à celui des dessins. Guenée, dont je figure un exemplaire venant de la coll. Oberthiir et ayant appartenu à Guenée (PI. 55, fig. 10), considère celui-ci comme la forme typique de Gilvago, Esp., c'est-à-dire avec le fond des ailes supérieures jaune ocre et les dessins bien écrits en gris brun, quoique maculaires. L'exemplaire figuré sous le n° 9 de la PI. 55 vient d'Angleterre (coll. Obthr.) et se rapporte à la fig. 443 de Hiibner. On pourrait assimiler cette forme obscure à la Griseosignata, Spuler, en se référant à la figure donnée par Seitz, à la rangée G de sa PI. 28 (1). Le n° 11 de la PI. 55 représente un exemplaire capturé à Baie (coll. Cit.), chez lequel le fond des ailes supérieures est d'un ferrugineux uniforme, avec les dessins normaux. L'exemplaire figuré sous le n° 12 de la PI. 55 a appartenu à la coll. Guenée et repré- sente, d'après cet éminent lépidoptériste, la Palleago, Hb. typique figurée par Hùbner, sous le n° 442 de son ouvrage. L^ne autre forme, que l'on peut assimiler à la Palleago, Hb., se trouve reproduite sous le n" 13 de la PI. 55, d'après un exemplaire capturé à Genève (coll. Cit.). Chez celui-ci, les points noirs indiquant la ligne subterminale sont eux-mêmes presque entièrement disparus (cette forme est moins rare que la vraie Palleago, Hb.). La variation de Gïlvago joue donc, comme coloration, entre l'ocré plus ou moins pâle et plus ou moins jaune ou ferrugineux ; les dessins peuvent être très marqués ou à peine distincts, et les espaces plus ou moins envahis de brun. Les ailes inférieures sont toujours jaune pâle et seulement un peu estompées de brunâtre vers le bord anal. — Europe, depuis le sud de la Scandinavie jusqu'à la latitude de la France méridionale, puis en Asie Mineure. — La chenille vit au printemps sur les plantes basses, après s'être nourrie. (i) Ton! en reconnaissant la grande utilité de l'ouvrage ]niblic'' par le D'" Adalbert Seitz, dont le volume consacré aux Noctuelles se trouve traité avec la plus haute cfimpétence par W. Warren, cju'il me soit permis d'exprimer un regret : celui de n'être pas certain si telle figure, appelée à reproduire telle forme nouvelle, rei)résente bien celle-ci d'après le type, tel que l'a décrit l'auteur, ou bien si cette figure ne représente pas un exemplaire quelconque, attribué plus ou moins exac- tement à tel nom, d'après une simple description. C'est cette incertitude qui m'empêche bien souvent de tenir rigoureusement compte de telle form.e nouvelle. S'il est toujours fort difficile et souvent impossible de reproduire les types mêmes des anciens auteurs, il me semble par contre obligatoire, la chose étant facile, de figurer le type même des nouvelles formes nommées; c'est im devoir qui incombe à chaque auteur d'un nom nouveau, faute de quoi le doute empêchera toujours les entomologistes scrupuleux de tenir exactement compte de la valeur d'un nom appuyé sur une simple description, voire même d'après une figure reproduisant un exemplaire correspondant, soi-disant ! à la description de l'auteur. En un mot je voudrais voir tous les ouvrages modernes indiquer la provenance de l'insecte représenté, seul moyen d'éviter tout malentendu. -89- dans sa jeunesse, des chatons de l'orme et du peuplier. Papillon de septembre à novembre. AUSTAUTI, Obthr. — PI. 55; fig. 14 (type), province d'Oran, coll. Obthr. — Cette espèce, dont l'histoire a été en partie esquissée, en parlant de Gzlvago, fut décrite d'après l'exem- plaire reproduit ici, c'est-à-dire dont le fond des ailes supé- rieures est d'une teinte nankin très pâle, avec les dessins écrits pour la plupart en rougeâtre, mais assez peu apparents. Depuis cette première diagnose, écrite en 188 1, et basée sur un seul exemplaire, M. Ch. Oberthiir en a reçu un grand nombre d'autres parmi lesquels nous relèverons les formes nouvelles suivantes : Var. Monilifera, Obthr. — PI. 55; fig. 15, province de Constantine, coll. Obthr. (type). — Fond des ailes supérieures d'un gris nankin analogue à celui du type Anstaiiti, avec l'espace compris entre l'ombre médiane et la coudée teinté de rougeâtre; lignes et dessins bien écrits en brun. Ailes infé- rieures sensiblement rembrunies, excepté au bord terminal, qui forme une bandelette jaunâtre clair. Var. Batnensïs, Obthr. — PI. 55; fig. 16 (type), Batna (Algérie), coll. Obthr. — Ailes supérieures d'un jaune sau- moné, avec les dessins vigoureusement marqués en brun. Var. Rosina, Obthr. — PI. 55; fig. 17 (type), province de Constantine, coll. Obthr. — Ailes supérieures d'un rose sau- moné, avec les dessins à peine distincts, excepté les points de la ligne subterminale qui restent bien marqués en brun. On trouve, naturellement, d'autres formes transitoires entre celles que nous venons de décrire et de figurer, mais il semble qu'à l'aide de ces quatre figures il est facile de se rendre compte de la variabilité de cette espèce algérienne fort peu connue jusqu'ici. OCELLARIS, Bkh. ^ PI. 55 ; fig. 18, sud de l'Angleterre, coll. Cit. — En parlant de Gilvago, j'ai indiqué les caractères per- 12 — 90 — mettant de distinguer celle-ci d^Ocellaris; cependant je répète que certains exemplaires sont très embarrassants à identifier. On considère comme typiques ceux dont les ailes supérieures sont d'un jaune rougeâtre légèrement tcnitées de gris rougeâtre par places, notamment dans l'espace subter- minal. Au lobe inférieur de la tache réni forme on remarque un point blanchâtre entouré d'un cercle brun. L'Ab. Lineago, Gn., dont la fig. i de la PI. 56 représente le type (coll. Obthr.), a les ailes supérieures entièrement envahies par un ton gris rougeâtre sur lequel ressortent en jaune rougeâtre les taches et les lignes. L'Ab. Palleago, Hb. (fig. 192), qu'il ne faut pas confondre avec la Gilvago-Palleago du même auteur (fig. 442), a les ailes supérieures d'un ocracé clair uniforme et presque sans dessins. Elle est figurée dans le présent ouvrage sous le n° 2 de la PI. 56, d'après un exemplaire d'Allemagne (coll. Obthr.). D'autres formes plus ou moins claires ou foncées, plus ou moins jaunâtres, rougeâtres ou rembrunies, forment passage ou dépassent même en plus clair ou en plus foncé les trois exemplaires figurés sur les PL 55 et 56. — Même habitat, mêmes mœurs et mêmes époques que Gilvago. Hoporina, Blanch. CrocEAGO, F. — PI. 56; fig. 3, cf, Genève, coll. Cit. Q semblable. — Facile à reconnaître à la coupe carrée de ses ailes supé- rieures dont l'angle apical est aigu, cette espèce varie pour le plus ou moins d'intensité de la couleur. Il semble que la vigueur du ton décroît à mesure que l'on descend plus au sud. Les exemplaires les plus vifs que je possède me viennent d'Angleterre. Ceux qui me viennent de Digne sont plus grands, mais moins vivement colorés. - - En Corse, se trouve la forme Corsica, Mab., chez laquelle le ton des supérieures — 91 — est d'un saumoné clair, avec les dessins plus diffus. — Chez la forme Niveata, Obthr., figurée sous le n" 4 de la PI. 56, d'après un exemplaire (type) venant de Lambèse (Algérie), coll. Obthr., les ailes supérieures sont d'un blanc jaunâtre très pâle et presque sans dessins. Croceago habite une grande partie de l'Europe. Il éclôt en automne, hiverne et reparaît en mars-avril. La chenille vit sur le chêne, en mai-juin. Scopelosoma, Curt. Satellitia, L. — PL 56; fig. 5, cf, Genève, coll. Cit. g sem- blable. — Bien que cette espèce soit assez variable comme coloration, elle est si facile à reconnaître à sa tache réniforme, formée d'un gros point clair accompagné extérieurement en haut et en bas de deux autres plus petits, que j'ai cru mutile de multiplier les figures. Jusqu'ici, on avait généralement regardé comme typiques les exemplaires à tache réniforme blanche, ainsi que ses deux points satellites. Or, d'après Warren, le type de Linné, dont le fond est brun grisâtre, aurait la grosse tache jaune, tandis que les deux points plus petits seraient blancs (ce qui constitue un cas très rare). Les sujets chez lesquels la grosse tache et les deux petites sont jaune rougeâtre (cas très fréquent) portent le nom de Brunnea, Lampa. Quant à la teinte du fond, elle est gris brunâtre ou brun ferrugineux. — Europe septentrionale et centrale, puis en Asie Mineure. — La chenille, qui est très carnassière, vit en juin sur beaucoup d'arbres forestiers, sur- tout sur le chêne et sur l'orme. Le papillon éclôt en septembre et se rencontre souvent au printemps, après a\oir hiverné. Xylina, Tr. Semibrunnea, Hw. — PI. 56; ûg. 6, nord de la France, coll. Cit. — Les deux sexes sont semblables. Très voisine de la suivante — 92 — dont elle diffère par ses ailes supérieures plus étroites et par ses inférieures moins noirâtres. En outre, chez Semibrunnea, le brun plus foncé des ailes supérieures occupe toujours la partie interne de l'aile, tandis C|ue chez Socia, quand l'aile est en partie rembrunie, ce qui est souvent le cas, cette teinte brune occupe le milieu de l'aile et non le bord interne. Semz- briinnea varie à peine; elle habite l'Europe centrale. — La chenille vit en mai, sur le frêne. Le papillon éclôt en sep- tembre et se retrouve parfois au premier printemps. SOCIA, Rott. [Petnficata, ïr.). — PI. 56; ûg. 7, Bâle, coll. Cit. — Les deux sexes sont semblables. -. — Se reporter à la précédente pour la différenciation. Socia est plus variable que Semi- brunnea; comme coloration, elle peut être gris cendré, gris jaunâtre, brunâtre ou rougeâtre; parfois les ailes supérieures sont d'un ton presque uniforme, mais le plus souvent elles sont longitudinalement rembrunies vers leur milieu, en des- sous des taches ordinaires. — L'Ab. PaLlïda, Tutt, PI. 56; âg. 8, Angleterre, coll. Obthr., est une forme très claire, jau- nâtre, avec les dessins très atténués. Socia habite l'Europe centrale, elle est plus commune que Semibrunnea et s'étend davantage au nord, jusqu'en Scandinavie. La chenille vit en mai-juin sur le tilleul, le chêne, l'orme et plusieurs arbres fruitiers. Le papillon éclôt en août-septembre, hiverne et reparaît au printemps. FURCIFERA, Hufn. {Conformis, Hb.). — PI. 56; fig. 9, 10, 11. — Cette espèce ressemble beaucoup à Ingrica (PL 56; fig. 12) avec laquelle elle est très souvent confondue. Les principaux caractères permettant de différencier ces deux espèces sont les suivants : Ingrica a les ailes supérieures proportionnel- lement plus larges, leur couleur est d'un gris plus cendré, la tache basilaire est toujours bien marquée en clair, presque blanche, ainsi que les taches ordinaires; les ailes inférieures sont plus claires, d'un jaunâtre sale, mais non roussâtre ou vineux. — 93 — F urcifera est assez variable et certaines formes la rap- prochent beaucoup de Ingrica; telle est l'Ab. Varie gâta, SpuL, représentée par la tig. ii de la PI. 56, d'après un exemplaire du nord de l'Allemagne (coll. Obthr.) ; elle est caractérisée par la tache basale et les lignes des ailes supérieures ressor- tant en clair, ce qui, comme on le voit, la fait ressembler à Ingrica; cependant, et c'est là le caractère le plus fixe chez les deux espèces, Variegaia, comme les autres formes de F urcifera, a toujours une coloration violacée, vineuse ou roussâtre que n'a jamais Ingrica. Le n" 9 de la PI. 56 repré- sente un exemplaire de F urcifera capturé à Genève (coll. Cit.), caractérisant bien l'espèce. L'exemplaire d'un gris noirâtre violacé, figuré sous le n" 10 de la PI. 56, d'après un cT venant du nord de l'Allemagne (coll. Obthr.), se rat- tache à l'Ab. Suffusa, Tutt. — Fiircifera habite l'Europe septentrionale et centrale. — On trouve le papillon depuis septembre jusqu'au printemps, comme les espèces précédentes. La chenille vit en mai-juin, sur l'aulne, le chêne, le bouleau et le peuplier. Ingrica, H. S. {Cinerosa, Gn. ; Conformis, Frr.). — PI. 56; fig. 12, c?, Allemagne, coll. Cit. Q semblable. — Se reporter à la précédente à laquelle elle ressemble beaucoup. — Europe septentrionale et centrale; aux mêmes époques que la précé- dente. — Chenille en mai-jum, sur les aulnes. Lambda, F. {Rufescens, Men.). — Cette espèce, plus petite que Fiircifera, a un ton doux et fondu qui la fait facilement reconnaître. Le n" 13 de la PI. 56, figuré d'après un exemplaire de Livonie (coll. Cit.), représente le type de l'espèce, carac- térisée par un ton gris lilacé, avec la réniforme éclairée de jaune roux et les dessins écrits en brun. — La Var. et Ab. Somniculosa, Hering, PI. 56; fig. 14, nord de l'Allemagne, coll. Obthr., est caractérisée par une taille plus petite, une coloration plus uniforme et les dessins très atténués. — La Var. et Ab. Zinckenii, Tr., PI. 56; fig. 15, Allemagne, coll. — 94 — Cit., a au contraire tous ses dessins vigoureusement écrits, sur un fond gris cendré bleuâtre; le trait longitudmal de l'espace médian et celui de la base de l'aile sont particulièrement bien marqués en noir. Lambda typique habite l'Europe sep- tentrionale, Scandinavie et Russie du nord. La forme Somni- c ni osa habite l'Allemagne du nord sous forme de variété et se trouve parfois avec le type, dans le nord de la Russie surtout. — Zinckenïi se trouve en Allemagne, en Angleterre, en Belgique, en Suisse, comme variété, et dans le nord, avec le type, sous forme d'aberration. — Chenille en mai-juin, sur Vaccinium uliginosuni et sur Mynca gale. Papillon en automne et au. printemps. Ornitopus, Rott. K^Rhizolitha, Tr.). — PL 56; fig. 16, g, Bâle, coll. Cit. cf semblable. — Très caractéristique et à peine variable, cette espèce habite presque toute l'Europe, en Asie jusqu'au Japon. — Sa chenille vit sur différents arbres, mais principalement sur le chêne, en mai-juin. Papillon en automne et au premier printemps. Lapidea, Hb. {Leantieriy B.). ■ — PI. 56; fig. 17, cf, France méri- dionale, coll. Cit. Q semblable. — Cette espèce, dont le type a les ailes supérieures d'un gris souris très clair, se reconnaît facilement à ses dessins qui semblent formés de traits longi- tudinaux. Une forme, d'un gris cendré bleuâtre, avec les dessins mieux écrits en brun, surtout l'ombre de la ligne subterminale, a été distinguée sous le nom de Var. Sabïnœ, H. G.; elle est, paraît-il, propre au Valais, et se trouve figurée sous le n" 18 de la PI. 56, d'après un exemplaire du Muséum de Genève. - — Lapidea est une espèce méridionale habitant en Europe, le sud de la France, l'Italie et l'Espagne. — La chenille se trouve en mai et juin sur les cyprès et le genévrier. Le papillon éclôt en automne. Merckii, Rbr. {Ripagina, H. G.; Simplex, Frr.). — PI. 57; fig. i, Muséum de Genève. — Cette espèce est très voisine de la — 95 — précédente; elle n'en diffère que par une taille plus grande et par ses dessins encore plus effacés ; les taches brunes qui, chez Lapidea, marquent à la côte la naissance des lignes, font presque complètement défaut chez Merckii. On observera aussi que le sinus rentrant du bord terminal de l'aile infé- rieure est plus prononcé chez Merckii que chez Lapidea. C'est aussi une espèce méridionale, habitant la France méridionale, notamment le Var et les Pyrénées-Orientales; la Suisse méri- dionale, l'Italie, la Corse, la Hongrie, la Bulgarie. — La che- nille vit sur l'aulne, en mai, et le papillon éclôt en septembre- octobre. Calocampa, Stph. Vetusta, Hb. — PI. 57; fig. 2, Bâle, coll. Cit. — Les deux sexes sont semblables. — On différenciera cette espèce de la sui- vante par les caractères suivants : les ailes supérieures de Y etusta ont un aspect bicolore bien tranché, ocre dans leur moitié antérieure et brunes dans leur moitié interne. — Chez Exoleta, elles ont un aspect général plus gris, et la teinte claire, d'un ocre moins jaune, occupe longitudinalement le milieu de l'aile; la tache orbiculaire, presque indistincte chez Vetusta, est au contraire bien dessinée chez Exoleta; enfin de la ligne subterminale de Vetusta part un trait noir, unique, mais long, atteignant la tache réniforme; chez Exoleta, la ligne subterminale donne naissance à deux traits sagittés au lieu d'un seul, mais ils sont beaucoup plus courts, et le supé- rieur, qui est le plus long, est loin d'atteindre la réniforme. Vetusta varie très peu, et les aberrations qui ont été nommées ne valent pas la peine d'être distinguées par un nom spécial. La Variété Nupera, Linn., de l'Amérique du Nord, est elle- même, si j'en juge par les exemplaires que j'ai reçus du Canada, très peu différente du type européen. — Europe centrale et septentrionale, puis en Asie et en Amérique. — - 96 - La chenille se nourrit de différentes plantes basses et parvient à toute sa taille vers la fin de juin. Papillon d'août à octobre, puis au printemps. EXOLETA, L. ^ PL 57; fig. 3, nord de la France, coll. Cit. — Les deux sexes sont semblables. Se reporter à la précédente. Varie en ce sens que l'aile supérieure peut se trouver plus ou moins envahie par le brun ou par du gris cendré. Je crois néanmoins qu'il n'est pas utile de donner des noms spéciaux à ces aberrations qui se fondent les unes dans les autres et n'ont aucun caractère fixe. Mêmes mœurs, mêmes époques et même habitat que la précédente. SOLIDAGINIS, Hb. — PI. 57; fig. 4, Bohême, coll. Cit. — Les deux sexes sont semblables. Les ailes peuvent être plus ou moins uniformément grises, ou plus ou moins envahies par du brun. Ces différentes formes ont naturellement reçu des désignations spéciales, mais comme leurs auteurs n'ont pas cru devoir les figurer, je me déclare incompétent pour savoir auxquelles se rapportent exactement les noms de Pallida, Obsciira, Suffusa, etc. — Se trouve dans presque toute l'Eu- rope centrale et septentrionale, puis en Asie. — La chenille vit en mai-juin, sur Vaccinium. myrtillus et Yitis idœa. Le papillon éclôt en aoiît-septembre. Xylomyges, Gn. CONSPICILLARIS, L. {Miiskalis, Esp.). — PI. 57; fig. 5, Cf, Genève, coll. Cit. Q semblable. — La fig. 5 représente la forme typique, qui est aussi la moins fréquente. L'Ab. Mela- leuca, Wiew^., PI. 57; fig. 7, cf, Autriche, coll. Cit., a l'aile supérieure presque entièrement envahie par du brun noir; le bord interne et la ligne subterminale restant seuls éclairés de blanchâtre. Cette Aberration est plus commune que le type, mais les exemplaires les plus fréquents sont ceux qui forment — 97 — passage entre le type et l'Ab. Melaleuca, et qui ont été nommés Intermedia par Tutt. Un de ces sujets intermédiaires est représenté sous le n" 6 de la PI. 57, d'après une Q venant de Linz (coll. Cit.). — Europe centrale et septentrionale, puis une partie de l'Asie. — On trouve la chenille en juin-juillet, sur les plantes basses et les graminées. Papillon d'avril en juin. Scotochrosta, Ld. PULLA, Mb. — PI. 57; fig. 8, cf, Europe méridionale, Muséum de Genève. — La Q a les ailes supérieures d'un gris plus obscur et plus uniforme, les inférieures sont un peu salies d'atomes bruns. C'est une espèce assez rare qui habite la France méridionale, une partie de l'Italie, le sud de l'Au- triche et la Russie méridionale. — Chenille en avril-mai sur les plantes basses. — Papillon en septembre. Xylocampa, Gn. ArE0L7\, Esp. {Litlwrhiza, Tr.). — PI. 57; fig. 9, Q, Morbihan, coll. Cit. — cf semblable, mais souvent un peu plus clair et moins chargé d'écaillés brunes. Varie par le plus ou moins d'accentuation du brun, surtout dans l'espace médian, ce qui, dans le premier cas, fait mieux encore ressortir les taches ordinaires qui caractérise si bien cette espèce. — Habite une grande partie de l'Europe, surtout dans l'ouest. — Chenille en juin-juillet, sur le chèvrefeuille. — Papillon en mars-avril. Lithocampa, Gn. Ramosa, Esp. ■ — PI. 57; hg. 10, cf, Allemagne, coll. Cit. Q sem- blable. — Cette espèce très facile à reconnaître et à peine variable habite l'Europe centrale. — Chenille de juillet à septembre sur les chèvrefeuilles. — Papillon d'avril à juin. 13 - 98 - MlLLlERI, Stgr. — PI. 57; fig. II, Catalogne, Muséum de Genève. — Cette petite espèce, facile à reconnaître à la forme bizarre de ses taches finement dessinées en blanc pur, habite l'Es- pagne et le Portugal. — Papillon en mai-juin, puis en juillet- août. — Chenille au commencement de l'été, puis en automne, sur les chèvrefeuilles. Epimecia, Gn. USTULA, Frr. {Liirida, Tr.). — PI. 57; fig. 12, cf, Dalmatic, coll. Cit. g semblable. — Reconnaissable à ses taches écrites en blanc à leur lobe inférieur, et au sillon clair qui s'étend longitudinalement à la base des ailes supérieures. — France méridionale, Espagne, sud du Tyrol, Hongrie, Dalmatie et Russie méridionale. — La chenille vit en mai-juin, puis en août, sur Scabiosa leiicantha. — Le papillon se trouve au printemps et à la un de l'été. SUBTILIS, Mab. — PI. 57; fig. 13, El-Outaya (Algérie), coll. Obthr. — Cette espèce d'un joli gris et à dessins très fins habite l'Algérie où vole le papillon de février à avril. Catamecia, Stgr. JORDANA, Stgr. — Il n'est pas facile de mettre au net tout ce qui a été dit sur cette espèce, dont le type, connu seulement de Palestine, et décrit par Staudinger d'après trois exem- plaires capturés dans la vallée du Jourdain, ne rentre pas i dans la faune européenne et algérienne. Il est d'ailleurs fort peu connu et je n'en ai vu la figure coloriée nulle part. Stau- dinger en donne bien une reproduction photographique, mais cela ne suffit pas pour établir une comparaison entre ce type et les variétés Maurelanica, Stgr. et Balcstrci, D. Luc, qui, seules, nous intéressent ici, puisque la coloration entre — 99 — presque seule en ligne de compte dans leurs rapports. J'ai sous les yeux quelques exemplaires des deux fcjrmes algé- riennes Mauretanica et Balestrei; en ce qui concerne Baleslrei, je suis bien documenté puisque M. Daniel Lucas a bien voulu mettre à ma disposition un type de sa collection, capturé à Zarcine, et figuré sous le n" 14 de la PL 57. Je le suis mal- heureusement moins en ce qui touche à Mauretanica, car les sujets que j'ai en mahis ont trop d'analogie avec Balestrei. Daniel Lucas, dans les Annales de la Soc. ent. de France, 1910, p. 483, dit de sa Balestrei : diffère de Mauretanica par ses ailes supérieures qui au lieu d'être à peu près uniformé- ment grises, comme ce serait le cas pour Mauretanica, ont une tache réniforme et orbiculaire d'un blanc pur, et l'espace subterminal assez éclairci. Je suis trop insuffisamment documenté pour me permettre de formuler une opinion de quelque valeur sur les formes algériennes de la Cataniecia Jordana, mais je crois entrevoir que des exemplaires transitionnels doivent réunir les var. Mauretanica Stgr. et Balestrei D. Luc. Je me base pour cela sur l'exemplaire Q que je figure sous le n" 15 de la PI. 57» lequel m'est communiqué par M. le comte Turati ; il est éti- queté Balestrei et porte comme provenance : (( Tunisie, juin 1909 ». Or les taches sont ici d'un gris à peine plus clair que le fond, il en est de même pour l'espace subterminal; en sorte que je ne suis pas éloigné de croire que cet exemplaire est plus près de Mauretanica que de Balestrei. Hypomecia, Stgr. OUADRIVIRGULA, Mab. — PI. 57; fig. 16, Sud oranais, coll. Obthr. — Se reconnaît au point blanc qui occupe l'angle inférieur interne de la tache réniforme, et à la ligne subter- minale formée de traits longitudinaux blancs et noirs. — Elle habite l'Algérie. 100 — Criophasia, Hampson. Albolineata, Blacli. — PI. 57; fig. 17, Tunisie (cotype), coll. Blachier. — Cette espèce que son nom caractérise bien, habite la Tunisie. Calophasia, Stph. Casta, Bkh. {Opalina, Esp.). — PI. 57; ûg. 18, cf, Russie méri- dionale, coll. Cit. Ç) avec le bord des ailes inférieures un peu plus largement rembruni. Varie à peine et toujours bien reconnaissable. — Habite l'Europe centrale et méri- dionale, puis en Asie mineure. — La chenille se nourrit de plusieurs espèces de Linarïa; on la trouve de mai à juillet, puis en septembre-octobre. — Papillon en avnl-mai, puis en juillet-aoiit. Platyptera, Esp. [Tenera, Hb.). — PI. 58; &g. i, cf. Menton, coll. Cit. — La Q est ordinairement un peu plus grande et plus foncée, surtout les ailes inférieures qui sont plus large- ment enfumées. Cette espèce a beaucoup d'analogie avec les deux suivantes (voir PI. 58; ûg. 3 et 4), mais chez Hainifera et Abnoravida, on voit aux ailes supérieures un ou deux traits noirs non interrompus, partant de l'extrémité inférieure de la cellule et venant obliquement aboutir à la frange, un peu au-dessus de l'angle interne. Chez Platyptera, ces traits sont interrompus dans l'espace terminal par une éclaircie blanche en forme de croissant. En outre, le trait noir basilaire, si visible chez Havùfera et chez ALmoravida, est à peine indiqué par un fil très tenu chez Paltyptera. Platyptera varie pour la coloration; on trouve en Algérie et en Sicile la forme Subalbida, Stgr., PI. 58 ; fig. 2, d*, Tunisie, coll. Obthr., qui se distingue })ar le ton très pâle de ses ailes, les inférieures étant pres(]ue entièrement blanches — lOI — chez le cS- Par opposition, l'Ab. Olbiena, Dup., a les ailes supérieures d'un brun grisâtre foncé et les inférieures large- ment enfumées chez le cf- — Europe centrale méridionale, puis en Asie mineure. — Mêmes mœurs et mêmes époques que la précédente. Hamifera, Stgr. — PI. 58 ; fig. 3, cf, Castille, Muséum de Genève. — Se reporter à la précédente pour la différencia- tion. — Habite l'Espagne et le Portugal et varie très peu. Papillon en avril -mai. — Chenille en été sur Lïnarïa nïvea. Almoravida, Gras. — PI. 58; fig. 4 (type). — Ce type qui se trouve aujourd'hui dans la coll. Oberthiir porte à l'épingle une étiquette ainsi libellée par de Grashn : « éclos 26 juin, de chenille trouvée à Grenade sur linaire; chrysalidée le 14 juin ». C'est là un de ces renseignements précieux dont étaient coutumiers nos vieux maîtres français et qu'il serait bien désirable de voir se généraliser davantage parmi les entomologistes actuels. Cette espèce, très voisine de Hamifera, s'en distingue par le caractère suivant : chez Almoravida, le trait noir longitudinal oblique allant de la ligne coudée au bord marginal, est doublé en dessous par un autre trait noir partant de l'extrémité de la tache claviforme et allant, parallèlement au premier, aboutir aussi au bord terminal. — ■ Habite l'Espagne et le Portugal. Kraussi, Rbl. — PI. 58; fig. 5, Algérie, coll. Obthr. — Cette e*pèce algérienne, dont l'exemplaire figuré ici, représente la forme typique, arrive par transitions à la forme Maozim, Obthr., PI. 58, fig. 6, Colomb-Béchar (Algérie), coll. Obthr. (type). — Cette forme est presque entièrement blanche, avec les dessins si atténués que sans les sujets inter- médiaires, on pourrait croire à une toute autre espèce. Si la forme typique est facilement reconnaissable, il n'en est pas de même de la forme Maozim que l'on pourrait prendre à première vue pour une Plal ypiera-subalbida, sans le trait 102 basilaire longitudinal 1 qui reste très net chez Maozini, tandis (ju'il est à peine distinct, ou, en tous cas, extrêmement fin chez la Phi ty fier a-stibalbida. LUNULA, Hufn. (JAnarïae, Esp.). — PI. 5S ; fig. 7, cf, Autriche, coll. Cit. Q semblable. — Cette espèce, facilement recon- naissable à ses taches réniforme et claviforme blanches, ne varie que par une tonalité plus ou moins claire ou foncée, mais de façon presque insignifiante. — Elle habite presque toute l'Europe, excepté l'extrême nord, puis une partie de l'Asie. — On trouve la chenille en juin-juillet et en août- septembre sur les Linaria vnlgans, genistifolia et repens. ■ — Papillon en mai-juin, puis en août-septembre. Adamantina, Blachier. — PL 59; fig. 16 (type), environs de Rabat, coll. Blachier. • — Cette belle espèce que je considère comme la plus jolie du genre est si caractéristique qu'il est facile de la reconnaître au premier coup d'œil. — Elle habite le Maroc. Cleophana, Boisduval. Antirrhini, fib. — PI. 58; hg. 8, Bordighera, coll. Cit. — Les deux sexes sont semblables. Il y a parmi les Cleophana quelques espèces très voisines les unes des autres, telles sont : Antirrhini, Anaiolica, S errât a, Dejeani, Baetica et Ju- bata (voir PI. 58; fig. 8, 9, 1 1, 18 et PI. 59; fig. i, 2, 3*, 4). Il en est parmi celles-ci qui, bien que d'un faciès différent, présentent des caractères si difficiles à décrire clairement qu'une même description peut parfaitement s'appliquer à l)lusieurs espèces. J'ai donc pensé qu'en soignant particu- lièrement le dessin de ces espèces, je ferais meilleure besogne qu'en établissant avec la plume des comparaisons qui pourraient être mal comprises ou mêmes fautives, par le fait que tel caractère pris jiour base, peut se trouver atténué ou — 103 — insaisissabld chez certains exemplaires. Heureusement que si elles varient comme coloration, ces espèces restent assez stables au point de vue des dessins; dans ces conditions, le mieux sera de s'en référer aux figures. La Cleophana Antirrhini varie à peine pour la couleur; la partie claire des ailes inférieures, divisée par les nervures, de façon à former deux ou trois taches blanchâtres isolées, servira à reconnaître cette espèce. — Elle habite l'Europe méridionale et une partie de l'Asie. — Chenille en juillet, sur Antirrhiniuni, Lïnaria et Scabiosa ochroleuca. — Papillon en mai-juin. Anatolica, Ld. — PL 58; fig. 9, Rhodes, coll. Obthr. — Cette espèce, dont les premiers états sont inconnus, se trouve dans les mois de juin et juillet, en Italie, Turquie et Asie mineure. Pauli, Stgr. -- PI. 58; fig. 10, El-Outaya (Algérie), coll. Obthr. — Cette espèce, si remarquable par ses taches entourées de blanc pur, habite la Mauritanie et la Palestine. Serrata, Tr. {Arctata, On.). — PL 58; fig. 11, Q, Algérie, coll. Cit. cf semblable. — Cette espèce a les deux lignes médianes très nettes et un peu plus rapprochées l'une de l'autre que chez les autres espèces analogues. Elle varie à peine, et habite les contrées les plus méridionales de l'Europe (région médi- terranéenne) et l'Algérie. — Chenille en juin, sur les scabieuses. — Papillon en mai. Olivina, h. s. — PL 58 ; fig. 12, d, Dehblat, coll. Cit. — La Q est légèrement plus foncée et un peu plus uniforme. Les ailes supérieures d'un ocre olivâtre à lignes transversales indistinctes et les inférieures d'un brun uniforme, font différer cette espèce de toutes les autres du genre. • — Elle habite l'Italie, la Dalmatie, la Serbie et la Bulgarie. — Chenille en juillet, sur Dïautlins. -~ Papillon en mai- juin. Fatlma, Bang-Haas. — PL 58; fig. 13 et 14, Algérie, coll. Obthr. — Cette espèce est si voisine de Vaulogeri (PL 5S; — I04 — fig. 15) et certains exemplaires se ressemblent tellement qu'on serait tenté de les réunir en une seule unité spécifique. Tandis que V aidogeri varie très peu et reste d'un ton cendré, Fatïvia est au contraire très variable; mais sa coloration joue dans des tons lilacés, rougeâtres ou brunâtres; ses franges sont en outre plus nettement entrecoupées de brun que chez Vanlogeri. — Elles habitent toutes deux la Mauritanie. ■ — La connaissance de leurs premiers états serait désirable en ce sens qu'elle permettrait de iîxer de façon plus précise leurs rapports spécifiques. Vaulogeri, Stgr. — PI. 58; fig. 15, Algérie, coll. Blachier. — Se reporter à la précédente. — Ajoutons à ce qui a été dit à propos de Fatinia, que Vatdogeri, comme du reste Fatïnia, ressemble extrêmement à Yvanii et à Korhï; elles ressemblent aussi, surtout Falhna, à Dïffliiens, à Marocana et à Lusita- nica (voir les fig. 7, 8, 9, 10, il, de la PI. 59). Comme je l'ai dit plus haut, l'aspect seul peut guider pour la détermi- nation de ces espèces ou formes si voisines, la description n'y peut rien, ou si peu de chose, que le mieux est de s'en référer aux figures. Anarrhini, Dup. — PI. 58; fig. 16, France mérid., coll. Cit. — Cette espèce, dont les deux sexes sont semblables, se reconnaît facilement à ses ailes supérieures très larges à la frange, avec l'espace terminal régulièrement rayonné de stries plus foncées que le fond dont le jaune varie plus ou moins d'intensité. — Habite la France méridionale et l'Espagne, en mai. - Chenille inconnue. Warionis, Obthr. — PI. 58; fig. 17, cf, Guelt-es-Stel (Algérie), coll. Cit. Ç) semblable. - — Cette ravissante espèce, dont les premiers états sont encore à connaître, habite l'Algérie où elle vole en mars-avril. Baetica, Rbr. — PI. 59; fig. I, cf, Espagne, coll. Cit. — Chez la Ç) les ailes inférieures n'ont généralement pas d'éclaircie ■— 105 — blanche. Très voisine d'Antirrhini (voir PI. 58; fig. 8) de laquelle elle diffère surtout par la tache orbiculaire, réduite à un petit point blanchâtre, souvent nul chez Bactica. La race de Sardaigne, désignée sous le nom de Sardoa, Trti. (PI. 59; fig. 2 (cotype), coll. Turati), se distingue du type d'Espagne par une tonalité plus foncée et par la réduction des dessins blancs. — Baetica habite l'extrême sud de l'Eu- rope, France mérid., Espagne et Portugal, la Mauritanie et la Palestine. — Chenille en juin-juillet, sur Helianthemmn. — Papillon en avril-mai. Dejeani, Dup. — PL 58; fig. 18, Q, Bordighcra, coll. Cit. — Le Cf ne diffère que par ses ailes inférieures un peu plus claires à la base. — Cette petite espèce se reconnaît facilement à sa ligne extrabasilaire formant deux courbures très accentuées, en sorte que cette ligne présente dans son milieu un angle très prononcé dirigé vers la base de l'aile; la ligne coudée forme aussi une courbe rentrante très accusée sous la réni forme. L'espèce varie à peine et habite les contrées méditerra- néennes, France mérid., Italie, Espagne, Algérie,- Grèce et Asie mineure. - — Chenille en jum, se nourrissant des fleurs et des graines ôJHeliaiitheiniun. — Papillon en mai. JUBATA, Obthr. - PL 59; fig. 3 et 4, Géry ville (Algérie), coll. Obthr. — Cette iolie petite espèce se distingue de ses voisines par ses lignes extrabasilaire et coudée qui sont plus festonnées que chez les autres espèces. Elle varie pour l'intensité du brun, depuis le brun vif du type figuré sous le n" 3 jusqu'au jaunâtre pâle du n" 4. Ma collection renferme des exemplaires venant de Guelt-cs-Stcl (Algérie) qui font transition entre les formes figurées ici. — Habite l'Algérie, où elle vole en avril-mai. — Sa biologie reste encore à connaître. Chabordis, Obthr. - PL 59; fig. 5, cf, El-Outa)'a (Algérie), coll. Obthr. (type). Q semblable. — Cette espèce, facilement 14 — io6 — reconnaissable aux macules qui rcssortent vivement en blanc sur le brun de l'espace médian, varie dans le même sens que la précédente; c'est-à-dire qu'elle peut devenir d'un ton très clair, comme la forme Niveata, Obthr., PI. 59; fig. 6 (type), Géryville, coll. Obthr., qui me paraît être synonyme de AlbicanSy Stgr. Cette forme blanche est une simple aberration et non une forme estivale; car j'ai reçu d'Aïn-Sefra, des Chabordïs normaux et sa forme pâle capturés ensemble et étiquetés 6 et 7 juin. - — Elle habite l'Algérie et la Palestine. — Les deux exemplaires figurés ici, étant étiquetés l'un de mars et l'autre de mai, il s'en suit, en me référant aux autres exemplaires que je possède, que l'espèce vole, en tous cas, de mars à juin. — La chenille est encore inconnue. YvANll, Dup. — PI. 59; fig. 7, d", France mérid., coll. Cit. g semblable. — Se reporter à Vaulogerï à laquelle elle res- semble beaucoup. — Les lignes extrabasilaire et coudée varient en ce sens que leurs angles rentrants viennent parfois se rejoindre sous la cellule, de façon que l'espace médian se trouve divisé en deux lobes, ou, comme c'est le cas le plus fréquent, par un trait noir qui réunit ces deux angles, sans cependant les rapprocher. — Korbi, Stgr., PI. 59; fig. 8, Murcie, coll. Obthr., nie paraît être une espèce distincte. 11 me semble que l'ouvrage de Scitz, édition française, fait une confusion lorsque réunissant Korbi à Yvanii, il dit de Korbi -. (( plus clair, sans le trait noir à la base de la cellule ». Peut- être est-ce un défaut de traduction ? car Staudinger dit : « plus pâle et sans ligne extrabasilaire » ; ce qui est le cas chez l'exemplaire figuré ici ; tandis que le texte français de Seitz semblerait plutôt indiquer que c'est le trait noir dont nous avons parlé, réunissant souvent la ligne extrabasilaire à la coudée qui fait défaut dans Korbi. — Yvanii habite la France méridionale, l'Espagne et le Portugal. — Sa chenille mange les graines d' H elianthemmn et se trouve en juin. — Papillon en avril-mai. — On n'est pas encore fixé sur les — lo; — premiers états de Korhi dont le papillon se trouve aux mêmes lieux et aux mêmes époques ç\^\'Yvann. DiFFLUENS, Stgr. — PI. 59; fig. 9, Chiclana, eoll. Obthr. — Si les deux exemplaires figurés sous les n"^ 10 et 11 de la PI. 59, sont des formes de Dïffluens, ce qui paraît certain pour la première et fort probable pour la seconde, on peut dire que cette espèce est très variable comme coloration. L'exemplaire figuré sous le n" 10 de la PI. 59 vient du sud du Portugal, coll. Blachier; il est d'un ton franchement noirâtre et paraît s'identifier à la Lnsitanica, Jordan ? — Le n° II de la Planche 59 représente la variété ou aberration Marocana, Stgr., d'après un exemplaire venant du Maroc (coll. Blachier). — Une autre forme marocaine est Vcrsi- color, Stgr., chez laquelle l'espace basilaire et l'espace ter- minal de l'aile supérieure sont d'un jaune ocracé brunâtre. — Dïffluens habite le sud de l'Espagne et du Portugal et la Mauritanie. - — Quant à Marocana et à Y ersicolor, ce sont des formes qui paraissent propres au Maroc. — La chenille a les mêmes mœurs que celle à.^Yvann. Pectinicornis, Stgr. -- PI. 59; fig. 12, Q, Guelt-es-Stel (Al- gérie), coll. Cit. cf semblable. — Cette espèce a un faciès particulier et semble peu varier, ce qui permet de la recon- naître facilement. Elle halnte l'Espagne et la Mauritanie, où elle vole en avril-mai. — La chenille est inconnue. Gafsana, Blachier. — PI. 59; fig. 13, cf. Q semblable. — Comme c'est le cas pour plusieurs autres Cleofhana algériennes, cette jolie espèce pâlit graduellement, pour arriver au blanc pur de l'aberration Blachieri, Obthr., figurée sous le n" 15 de la PI. 59. — Sous le n" 14 de la même planche se trouve représenté un exemplaire tenant le milieu entre Gafsana typique et la forme Blaclùeri. — Cette espèce habite la Tunisie et l'Algérie; les trois exemplaires figurés ici appar- — io8 — tiennent à la coll. Oberthiir et sont étiquetés tous trois Algérie, Colomb- Bécliar, avril-mai 191 2. Cucullia, Schrk. Celsiae, h. s. — PI. 59; fig. 17, Jérusalem, coll. Obthr. — Cette espèce est une des rares Cucullia ne prêtant à aucune confusion. — Elle habite l'Europe orientale et la Palestine. — Chenille sur Hesperis desertoruni. PrenaiNTHIS, Bdv. — PL 59; hg. 18, Q (type), coll. Obthr. — Avec celle-ci commence un groupe d'espèces dont l'étude est si difficile que même en confrontant les sujets à étudier avec ceux d'une collection bien déterminée, on est souvent incertain de l'identilication exacte. Ce n'est guère que par l'élevage de leurs chenilles que l'on peut arriver à coup sûr à la détermination exacte de certaines espèces. On com- prendra, par ce qui précède, que ma prétention ne va pas jusqu'à croire à l'efficacité absolue de mes figures. Tout ce (jue je puis dire, c'est que j'ai mis le plus grand soin à repro- duire l'exemplaire que j'avais sous les yeux, après m'être assuré de ridentification exacte de l'espèce. Grâce à la si amicale générosité de M. Charles Oberthiir qui ne recule devant aucun sacrifice, lorsqu'il s'agit d'être utile à la Science qui nous est chère, j'ai pu donner la reproduction de plu- sieurs types faisant partie de sa riche collection; c'est une aubaine d'autant plus précieuse qu'il s'agit ici d'Espèces dont l'identification est, ainsi que je l'ai dit, extrêmement difficile. L'Espèce qui nous occupe, et dont le type de Bois- duval se trouve figuré sous le n" 18 de la 1^1. 59, a les ailes supérieures et inférieures moins dentées que la plupart des espèces voisines; le fond des supérieures est d'un gris lilacé, plus clair le long de la bande brune qui longe le bord interne, comme du reste dans la plupart des autres espèces de ce groupe; le brun du loord antérieur se fond insensiblement avec — 109 — le gris de l'ailc; cette partie brune est en tous cas beaucoup plus fondue que chez les Espèces voisines. Les ailes infé- rieures, aussi bien chez le d que chez la Q, sont d'un brun plus uniforme et ne présentent pas une éclaircie basilaire aussi tranchée que chez les autres Espèces du même groupe. • — ■ Prenant his habite la Suisse, la France centrale, l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie, la Russie méridionale et en Asie |mi- neure. — La chenille vit en jum-juillet, sur les fleurs, les graines et les feuilles des Scrophularïa vernalis et nodusa. — Le papillon éclôt au printemps. Verbasci, L. — PI. 60 ; fig. I, (S, Tramelan, coll. Cit. — La Q ne diffère que par ses ailes inférieures qui sont beaucoup plus rembrunies. Extrêmement voisine et difficile à distin- guer de la suivante. Voici quels sont les caractères qui peuvent servir à leur différenciation : Le fond des ailes supérieures est d'un ocracé brunâtre parfois un peu violacé chez Verbasci, tandis qu'il est plus jaune et plus clair chez Scrofhiilarïae. Le bord antérieur est, chez Verbasci, d'un brun rouge foncé; chez Scrofhularïae il est d'un brun plus terne, plus gris noirâtre. Chez Verbasci, le jaune brunâtre ou violacé du disque s'éclaire sensiblement â son contact avec le brun du bord interne, surtout un peu avant et après le croissant blanchâtre formé par l'avant-dernier feston interne de la ligne coudée; chez Scrophiilariae, la partie jaune du disque s'éclaircit beaucoup moins à cette place, et parfois pas du tout. Enfin, chez Verbasci (j, le brun de l'aile inférieure s'étend plus loin sur le disque et de façon plus fondue que chez Scrophidariae. Chez les deux espèces, la dentelure des ailes est très prononcée et le serait plutôt un peu plus chez Verbasci que chez Scrophulariae. — Verbasci habite l'Europe centrale et méridionale, la Mauritanie et l'Asie mineure. — La chenille vit sur plusieurs V erbascum et Scrophidaria, se nourrissant des feuilles de préférence; on la trouve pendant presque tout l'été. — Le papillon éclot en avril-mai. — I 10 — SCROPHULARIAE, Cap. — PL 6o ; fig. 2, cf, Genève, coll. Cit. — La Q a les ailes iniférieures presque entièrement brunes. — Se reporter à la précédente pour les caractères différen- tiels. — Europe centrale et méridionale, mais semble descendre moins au sud que Y er bas ci. — La chenille vit en été, surtout sur Scrophnlarïa nudosa dont elle mange les fruits de préférence aux feuilles. — - Papillon en avril-mai. SCROPHULARIPHILA, Stgr. — PI. 6o; fig. 3, cf. — L'exemplaire figuré ici vient de Staudinger et est étiqueté Chiclana (coll. Obthr.). Sa détermination peut donc être considérée comme absolument exacte et certaine; c'est là le point principal; car on peut dire de cette espèce et des cinq ou six suivantes, qu'il est à peu près impossible de les différencier avec certitude, sans recourir à l'étude de leurs chenilles. Tout ce c]ue je puis dire c'est que le bord antérieur de l'ailc supérieur est d'un brun plus franc chez ScropJuilariphila\ c'est-à-dire moins gris que chez les espèces suivantes. Le milieu de l'aile est aussi plus uniforme, par le fait que les traits longitudinaux ou obliques formés par les brisures des lignes ordinaires sont à peine visibles chez Scrophularïphila, du moins chez le cf ; car, chez la Q, ils le sont un peu plus; cette Q est sensiblement plus foncée que le cf, surtout aux ailes inférieures, dont la base reste cependant assez claire. — Habite l'Andalousie, — La chenille, qui se distingue à peine de celle de Scrophidariae, vit sur Scrophdaria sambit- cifolïa. ' Lychnitis, Rbr. - PI. 60; fig. 4, cf, Valais, coll. Turati. — La Ç) est semblable et ses ailes inférieures ne sont pas, ou sont à peine plus rembrunies.- - Avec Lychnitis, nous entrons dans la série des Espèces à bord antérieur gris, non brun comme chez les Espèces précédentes. Ces formes à côte grise sont figu- rées sous les n"* 4 à 10 de la PI. 60. Elles se confondent à tel point (ju'il est impossible de trouver des caractères assez constants pour permettre de les différencier. Je viens de — III — consulter avec la plus grande attention tous les ouvrages que j'ai en mains; tous donnent, plus ou moins, des caractères comparatifs permettant, soi-disant, de distinguer ces espèces; j'ai dressé alors des tableaux à l'aide des indica- tions données par chaque auteur, espérant y puiser d'utiles points de comparaison et arriver à réunir les caractères propres à chaque Espèce. Après un travail assidu je ne pus que gagner une pointe de migraine, sans obtenir d'autre résultat que celui de constater un complet désaccord entre les descriptions données par les différents auteurs. J'avoue qu'en sélectionnant les exemplaires à étudier il semble possible de trouver des caractères comparatifs valables; mais je déclare que, dès qu'on réunit plusieurs exemplaires d'une même Espèce, surtout s'ils sont de provenances différentes, ces soi-disants caractères distinctifs perdent entièrement leur valeur, en ce sens que tel de ces caractères qui s'applique à un exemplaire devient impropre pour un autre exemplaire de la même Espèce. Je me bornerai donc à donner quelques sommaires indications relevées sur les formes que j'ai pu examiner et dont plusieurs sont figurées ici, d'après des types et des cotypes, en invitant toutefois le lecteur à ne leur attribuer qu'une importance très relative. Chez LycluiiliSy le gris de la côte paraît plus tranché, moins fondu intérieurement que chez Se r o phidaripha ga, Scrophu- larïvora et Blattarïae i voir PI. 60 ; fig. 7, 8, 9, 10); chez tous les exemplaires de Lychnitïs que j'ai examinés, j'ai rcr aiqué une éclaircie, mais une seule, avant le croissant blanc du bas de la ligne coudée. — - Lychnitïs habite l'Europe centrale et méridionale et l'Asie mineure. — La chenille vit à la fin de l'été, sur différents V erbascum, surtout sur V erbascum lychnitïs dont elle mange les fleurs et les fruits de préférence aux feuilles. — ' Le papillon paraît en mai-juin. RiVULORUM, Gn. est considérée par presque tous les auteurs, et par Guénée lui même, comme une forme de la précédente. La — 112 — chenille, paraît-il, est cependant différente de celle de Lychnitis; en outre elle vit dans les terrains humides, tandis que celle de Lychnitis recherche les endroits arides et élevés. Quant au papillon, dont le type qui m'a été communiqué par M. Ch. Oberthûr, se trouve figuré sous le n" 5 de la PI. 60, il me semble différer de Lychnitis par les caractères suivants : Le fond des ailes est d'un ocre plus jaune, moins grisâtre, le gris de la côte est encore plus nettement limité intérieu- rement que chez Lychnitis; enfin, un caractère qui a surtout frappé Guenée et qui se trouve libellé par l'éminent auteur français sur l'étiquette piquée à l'épingle du type, consiste en ce que les ailes inférieures de Rivuloruju sont plus largement rembrunies que celles de Lychnitis. Guenée, de son écriture microscopique, ajoute sur l'étiquette que la chenille ne vit pas sur les Y erhascitvi comme celle de Lychnitis. — Riviilomni typique n'est connu que de France. Thapsiphaga, Tr. — PI. 60; fig. 6, Allemagne, coll. Cit. — La Q a les ailes inférieures un peu plus rembrunies. Ne diffère de Lychnitis que par le gris plus pâle de la côte. — LIabite l'Europe centrale et méridionale, puis l'Arménie. — Sa chenille vit en juni-juillet sur Y crbascum lychnitis dont elle mange les fleurs et les feuilles. — • Papillon de mai à juillet. SCROPIIULARIPHAGA, Rbr. — PI. 60 ; fig. /, cf, et 8, Q, cotypcs de Rambur, Corse, coll. Obthr. — Cette espèce se reconnaît au ton gris de ses ailes supérieures, sur lequel ressortent en jaunâtre sale, les taches orbiculaire et réniforme. Le milieu de l'aile s'éclaire davantage en blanc le long de la bande brune du bord interne que chez les espèces voisines. La Q a les ailes inférieures entièrement brunes et les supérieures plus sombres que celles du cf- - — Cette espèce paraît propre à la Corse. — Sa chenille vit en mai-juin, sur Scrophularia rarnosissima. — Papillon en mars-avril. — 113 — Blattariae, Esp. -- PI. 60; fig. 9, Q, France centrale, coll. Cit. — Le cf a les ailes inférieures un peu plus claires à la base. Cette espèce est très voisine de Lychmtis, elle est généra- lement un peu plus petite et le gris de la côte, relativement net chez Lychnitis, est très fondu sur le disque, chez Blat- tariae, surtout dans la moitié basilaire de l'aile. Les ailes inférieures de Blattariae, surtout chez la Q, sont aussi plus largement rembrunies que chez Lychnitis. — Europe centrale et méridionale, puis en Asie mineure. • — Chenille de juin à août, sur Scrophularia canina, ramosissima et vernalis. — Papillon en mai. ASTERIS, Schiff. — PI. 60; ûg. 10, cf, Genève, coll. Cit. g sem- blable. — Diffère des précédentes par ses ailes non dentées, ce qui la fait facilement reconnaître. Ses ailes varient comme intensité de ton, surtout les inférieures qui parfois sont brunes seulement au bord marginal. — Habite surtout l'Europe septentrionale et centrale, puis s'étend en Asie jusqu'au Japon. — La chenille vit de juillet à septembre, sur la verge d'or, les asters et différentes espèces de reines- marguerites. — Papillon en juin-juillet. ViRGAUREAE B. {DraLiinaili, Ev., nec Hb.). — PL 60; fig. 11, type, coll. Obthr. — La Q est un peu plus foncée. Cette espèce semble établir un passage entre le groupe précédent et les formes grises qui vont suivre. Elle a la même taille que la Dracuncnli, Llb. (PI. 60; fig. 12), mais la bande sous- costaie est d'un jaune roux beaucoup plus vif chez Vir- gaureae. — Oural et Altaï. — Chenille inconnue. Dracunculi, Hb. — PI. 60; fig. 12, cf, Sarepta, coll. Cit. — Les ailes inférieures sont à peine plus foncées chez la Q. Très voisine de la précédente avec laquelle elle ne forme probablement qu'une seule espèce; mais le ton jaunâtre sous-costal est ici beaucoup plus terne et n'est guère visible qu'aux taches orbiculaire et réniforme. — Habite l'Europe — 114 — méridionale orientale, la Hongrie et la Russie, puis en Altai. — Chenille en août-septembre, sur Arleuiïsïa dracunculus. — Papillon en juin-juillet. LiNOSYRiDis, Fuchs. — PI. 60; ûg. 13, Q, coll. Cit. — Consi- dérée par Spuler comme une forme très obscure de Draciinculi. Sa chenille vit sur Chrysocoma linosyris. Je possède un O* qui est d'un gris moins obscur et qui tient le milieu entre cette espèce et la suivante. Anthemjdis, Gn. — PI. 60; fig. 14 ^type de Guenée), Alpes- Maritimes, coll. Obthr. — Celle-ci est considérée aussi par Spuler comme variété de Dracunculi, de laquelle elle ne diffère que par sa coloration plus cendrée bleuâtre, et le ton jaunâtre de la cellule encore moins apparent. — Elle habite la France méridionale. — Chenille en septembre-octobre, sur Aster acris. - — Papillon en juillet-août. Praecana, Ev. — PI. 60; fig. 15, Q, Livonie, coll. Cit. — Le cf ne diffère que par ses ailes inférieures un peu plus claires à la base. On reconnaîtra cette espèce à la tache jaunâtre qui réunit l'orbiculaire à la réniforme. — Habite le Danemark, l'Allemagne et la Russie méridionale. — Chenille en juillet- août, se nourrissant des fleurs et des graines à.' Arteuùsïa vulgaris et abrolanuni. — Pai)illon en mai juin. MlXTA, Frr. — PL 60; fig. 16, g, Oural, coll. Cit. — Le a" a les ailes inférieures beaucoup plus claires. Se reconnaît facilement à la tache allongée et claire de la base des ailes supérieures. — Habite la Russie méridionale et le Turkestan. — Papillon en juin. — Chenille inconnue. CiNERACEA, Frr. — PI. 60; fig 17, cf, Russie méridionale; coll. Obthr. — Cette espèce ressemble beaucoup à Draciinculi, Linosyrïdis et Anlhemidïs (voir plus haut, ainsi que les n"" 12, 13 et 14 de la PI. 6(,)). La différence la plus frappante est l'absence de toute teinte ocracée aux taches orbiculaire — 115 — et réni forme, qui sont très apparentes (~hez Cïneracca et bien circonscrites par un contour noirâtre à peine niterrompu. L'absence de la teinte jaunâtre qui chez Praecana (PI. 60 ; fig. 15) réunit l'orbiculaire à la réniforme, empêchera de confondre celle-ci avec Cincracea. Quant à une confusion avec Mixta (PI. 60; fig. 16) elle ne serait possible qu'avec des exemplaires de Mïxla à ton clair et chez lesquels la tache basilaire blanchâtre aurait perdu son aspect normal, ce qui paraît être rarement le cas — Cineracea habite les Alpes- Maritimes françaises et italiennes, l'Oural et l'Asie-Mineure. — Minière suppose que la chenille doit vivre sur Y Arthemisia absinthhiui, plante clans le voisinage de laquelle il a souvent vu voler le papillon. Lactea, F. — PL 60; iig. 18, cf, Russie méridionale, coll. Cit. — La Q est généralement un peu plus salie de brunâtre. Cette espèce est très voisine de Sabulosa (PI. 61 ; fig. l), mais s'en distingue facilement par les caractères suivants : les ailes supérieures de Lactea sont d'un blanc plus farineux, elles sont sur leur surface, moins la frange qui reste très blanche, recouvertes d'un semis d'atom.es d'un brun très pâle; les nervures sont à peine apparentes. Chez Sabulosa, les ailes supérieures sont d'un blanc jaunâtre, excepté la cellule qui reste plus blanche; les nervures y sont très distinctement dessinées en brun clair. — Russie méridionale. — Chenille inconnue. Sabulosa, Stgr. — PL 61; fig. i, Russie méridionale, coll. Obthr. — Se reporter à la précédente pour la différenciation. — Elle habite, comme Lactea, la Russie méridionale, puis la Sibérie occidentale et l'Arménie. — Chenille inconnue. BiORNATA, F. de W. — PL 61; fig. 2, g, Oural, coll. Cit. — Le cf d. les ailes inférieures entièrement blanches. Très facile à reconnaître à la grande tache jaune clair qui occupe une grande partie de la cellule et du bord terminal. Une — ii6 — autre bandelette de même couleur part du milieu de la base et va aboutir près de l'angle interne. — C'est une fort belle I Espèce qui habite la Russie méridionale, la Sibérie occiden- tale et le lurkestan. Balsamitae, B. — PL 6i ; fig. 3, cf et 4, Q (types de Boisduval) coll. Obthr. — je suis heureux de figurer les types mêmes; car je remarque que les descriptions relatives à cette Espèce manquent d'exactitude dans deux des ouvrages les plus populaires. Il faut d'ailleurs reconnaître que l'espèce varie un peu; en effet si je possède dans ma collection des cf conformes au type, j'y trouve une Q d'Autriche, sensible- ment plus petite que la Q figurée sur cet ouvrage, et ayant les ailes inférieures beaucoup moins rembrunies. Grâce à ses bandelettes cellulaire et basilaire jaunâtres, Balsamitae ne peut être confondue avec aucune autre; ces bandelettes lui donnent bien un peu l'aspect (descriptif) de Biornata, mais leur ampleur, ainsi que la différence de taille, ne permettent en aucun cas de confondre ces deux Espèces. — Balsamitae habite l'Europe orientale, sud-est de l'Allemagne, Autriche, Hongrie, Russie méridionale, puis une partie de l'Asie Mi- neure. — Chenille de juin en, septembre, sur Chondrilla, Hieracium, ThalictriDii, Peucedaniim. — Papillon de mai à juillet. Tanaceti, Schiff. — PI. 60; fig. 5, cf, Tanger, coll. Cit. Q semblable, sauf que le brun des ailes inférieures est ordinairement un peu plus large. — Avec celle-ci, commence une série d'Espèces grises dont plusieurs sont bien difficiles à identifier. Je ferai de mon mieux pour indiquer quelques caractères permettant de les différencier, mais sans espérer y réussir entièrement. Trois caractères servent à reconnaître Tanaceti, ce sont : d'une part, le ton des ailes supérieures, (]ui, chez les exemplaires bien frais, est toujours d'un gris cendré pur, légèrement bleuâtre et sans aucun mélange de jaunâtre ni de brun; (iisuitc, le trait longitudnial noir, d'un — ii; — demi -centimètre environ, légèrement recourbé en haut, qui commence sous la cellule pour aboutir à la place qu'occu- perait la ligne coudée, est chez Tanacetï particulièrement bien dessiné ; ce trait est surmonté, vers son extrémité, par un autre plus court, mais généralement bien visible ; quant à la ligne noire fine qui part de la base pour aboutir vers le milieu de l'aile, elle n'est pas toujours aussi visible que dans l'exemplaire figuré, et ne constitue par conséquent pas un caractère distinctif, puisque presque toutes les Espèces de ce groupe sont pourvues de ce trait basilaire. Enfin, le blanc de l'aile inférieure de Tanaceti, agrémenté d'une fine iri- sation mauve, est plus pur que chez les autres espèces voisines. — Habite l'Europe centrale et méridionale, la Mauritanie, puis en Asie Mineure. — La chenille vit de juillet à septembre, sur Tanacetiim, Arieniisia, Achillea et Anthémis. — Papillon en juin- juillet. Umbratica, L. — PI. 6i ; fig. 6, cf, Liebenau, coll. Cit. Q généralement un peu plus obscure, avec les ailes inférieures très largement rembrunies. — Cette Espèce se distingue des autres de même taille par ses ailes supérieures plus lancéolées, et surtout par la teinte roussâtre qui se voit au bout de la cellule. — Habite l'Europe septentrionale et centrale, jusqu'à la latitude de la France méridionale, puis en Asie. — Il y a deux générations dans le sud. — La chenille vit de juin à septembre, surtout sur Sonchus arvensis, puis sur Hypochaeris glabra et plusieurs Cichormm. — Papillon de mai à sep- tembre, suivant les pays. Campanulae, Frr. — PL 6i ; fig. 7, cf, Linz, coll. Cit. Q avec les ailes inférieures presque entièrement brunes. — Ressemble tellement à l'Espèce suivante qu'il est très difficile de les différencier. Chez Campanulae, la ligne extrabasilaire très anguleuse et bien marquée, fait paraître l'espace basilaire formé de trois lobes principaux, dont celui du milieu, le plus important, est traversé par le trait noir basilaire; chez — II« — J.ncifiiga (PI. 6i ; fig. 8), cette disposition est la même, mais la ligne extrabasilaire y est beaucoup moins nette et l'espace basai qu'elle circonscrit est à peu près du même ton que le reste de l'aile, tandis que chez Campanulae, l'espace basilaire est d'un gris plus pâle. D'autre part, les ailes supérieures de Canipaniilae sont d'un ton plus cendré bleuâtre, un peu plus clair et moins brunâtre que celles de Lucifuga. En outre, les deux ou trois derniers festons internes de la ligne coudée sont beaucoup plus visibles chez Campanulae que chez Liicifnga. Tels sont les seuls caractères permettant de diffé- rencier ces deux papillons, et encore sont-ils plus ou moins apparents, suivant les sujets. Comme taille, comme coloration et comme netteté des lignes, Campanulae ressemble également beaucoup à Lactucae, mais on sera vite édifié par la coupe des ailes qui, chez Lactucae, paraissent plus larges et moins aiguës à l'angle apical par suite de la courbure de la côte plus accusée vers l'angle apical, ainsi que celle du bord terminal. — Campamilae habite la Suisse, l'Autriche, l'Allemagne, une partie de la Russie et l'Arménie. — La chenille se nourrit des fleurs, des graines, des feuilles et même des tiges de la tam- panitla rofinidifolia, on la trouve en août et le pai^illon en mai. LuriFUGA, Hb. — PI. 6i ; fig. 8, cf, Linz, coll. Cit. Q avec les ailes inférieures presque entièrement brunes. — Se reporter à la précédente à laquelle elle ressemble beaucoup. — Les carac- tères indiqués plus haut, relativement à Campamilae et Lactucae trancheront de même la différence entre Liicïfnga et Lactucae. Lucifuga peut aussi être confondue avec de grands exemplaires de Santolinae (voir PI. 6i ; fig. lo), mais les ailes supérieures plus étroites de Santolinae, et la tache blanchâtre située vers le milieu de l'aile, dans l'espace sous- médian, ne permettent pas la confusion. — Lucifuga habite l'Europe centrale, depuis le sud de la Scandinavie jusqu'à la latitude du centre de la France, [)uis s'étend en Asie. — La — 119 — chenille mange surtout les fleurs de Pyenanihus, de Sonchus et de Daucus; on la trouve en juillet-août. — Papillon en juin. Lactucae, Esp. — PL 6i ; fig-. 9, cf, Genève, coll. Cit. g sem- blable. — C'est l'Espèce de ce groupe chez laquelle la ligne coudée est la mieux marquée, étant le plus souvent ininter- rompue depuis la côte jusqu'au bord interne. Se reporter également aux Espèces précédentes pour la différenciation. - - France, Suisse, Allemagne, Autriche, Hongrie et Russie, puis en Asie Mineure et en Sibérie. — Chenille de juin en août, sur Lactnca, Sonchus, Preiianlhns, Hïcracïuni. — Pa- pillon en mai-juin. Santolinae, Rbr. ^ PI. 61 ; fig. 10, cf. Muséum de Genève. Q semblable. — Cette Espèce est si voisine de la suivante que le ton des ailes supérieures, gris cendré chez Santolinae, et gris jaunâtre chez Chaniomillae, permet seul de les diffé- rencier; et même, convient-il d'ajouter que cette différence est parfois très peu sensible. L'éclaircie blanchâtre qui, chez Santolinae et Chanioniillae, se trouve vers le milieu de l'aile, dans l'espace sous-médian, empêche de les confondre avec les Espèces précédentes. Presque tous les exemplaires de Santolinae ont souvent aussi une éclaircie blanchâtre au bout de la cellule des ailes supérieures; mais comme ce n'est pas toujours le cas, c'est donc un caractère qui manque de fixité. — Habite la Suisse, la France méridionale, l'Espagne, l'Italie, la Corse, la Sardaigne et la Mauritanie. — Chenille en juin-juillet, sur Artemisia arborea et campestris. — Pa- pillon en avril-mai. Chamomillae, Schiff. — PI. 61; fig. II, cf, France centrale, coll. Obthr. Q semblable. — Se reporter à la précédente pour la différenciation. — Cette Espèce varie et se présente sous les formes suivantes : 120 Chrysanthcin'i, Hb., PL 6i ; fig. 12, cf, Hongrie, coll. Obthr., dont les ailes supérieures sont plus obscures, surtout au milieu. Calendulae, Tr., PI. 61; fig. 13, cf, Sicile, coll. Obthr., qui est au contraire une torme un peu plus claire que le type, avec les lignes et dessins plus fins. — Chamoinïllae habite presque toute l'Europe, la Mauritanie, les îles Canaries, l'Egypte et l'Asie Mineure. La forme Chrysanthevii se ren- contre surtout en Allemagne, en Hongrie et sur les Alpes. — Calendulae est une forme méridionale, habitant surtout la Corse, la Sicile et la Dalmatie. — Chenilles en juin-juillet, sur Matricaria chaiiiuinilla et sur plusieurs Anthémis. — Pa- pillon en mai-juin. Syrtana, Mab. — PL 61 ; fig. 14, cf, Biskra, coll. Obthr. — Les ailes supérieures peuvent être plus ou moins chargées de noir, mais cette Espèce est si caractéristique qu'elle se reconnaît toujours facilement. Pourtant certaines Q peu chargées de noir pourraient être confondues avec Boryphora Q ; cepen- dant cette dernière Espèce est toujours plus petite et n'est connue que de Russie méridionale et d'Asie Mineure, tandis que Syrtana n'est connue que de Mauritanie et des îles Canaries. Boryphora, F. de W. — PL 61; fig. 15, Q, Kisil-Koum, coll. Obthr. — Une grande confusion règne entre cette Espèce et Naruensis, Stgr., figurée sous le n" 16 de la PL 61, d'après un cf venant de Konia, coll. Obthr. La différence apparente qui existe entre les deux exemplaires figurés ici, vient de ce que la fig. 15 représente une Q et la fig. 16 un cf- Malheu- reusement, en ce qui concerne ces deux Espèces, je n'ai pas le matériel qu'il faudrait pour établir des points de compa- raison; je suppose seulement, si je m'en rapporte à la litté- rature, que chez les deux Espèces la taille et la coloration doivent sensiblement différer d'un sexe à l'autre. Quant aux Noctuelles et Géomètres d'Europe ICONOGRAPHIE COMPLÈTE de toutes les Espèces européennes Par J. CULOT Membre de la Société Lépidoptérologique de Genève et des Sociétés Entomologiques de France et de Suisse Première Partie Volume II Livraison ti° 33 — Septembre 1915 GENÈVE (Suisse) ViLLA-LES- I RIS — GrAND-PrÉ 12Î caractères descriptifs, ils sont très difficiles à établir, et comme c'est du reste le cas pour la plupart des Cucullia, ils peuvent indifféremment s'appliquer à plusieurs Espèces. Pour l'instant je me contenterai, faute de documents suffi- sants, de représenter une Q de Boryphora qui me paraît bien authentique et un cf de Narueiîsis, me réservant de compléter plus tard l'histoire de ces deux Espèces, d'ailleurs rares et très peu connues. — Toutes deux habitent la Russie méridionale et le Turkestan, et leurs chenilles sont encore inconnues, ce qui n'est pas fait pour éclaircir la question. ACHILLEAE, Gn. — PI. 01 ; fig. i8, type, Espagne méridionale, coll. Obthr. — Cette petite Espèce qui est fort peu connue habite l'Andalousie; elle est remarquable par ses ailes inférieures entièrement blanches, agrémentées d'une jolie irisation d'un rose mauve. Je suis particulièrement reconnais- sant à M. Charles Oberthiir de m'avoir mis à même de figurer le type. Santonici, Hb. — PL 62; ûg. I, g, Oural, coll. Cit. — Les ailes inférieures du cf ne sont rembrunies qu'au bord mar- ginal. Cette Espèce si caractéristique ne peut être confondue avec aucune autre Cucullia européenne. — Elle habite la Russie méridionale et l'Asie Mineure. — En Suisse et dans le sud de la France, le type est remplacé par la variété Odorata, Gn. ; PL 62; fig. 2, cf, Valais, Muséum de Genève. Cette variété a un aspect plus clair, provenant d'une plus grande finesse des dessins. — La chenille vit de juin en août, sur les armoises. — Papillon en mai-juin. Gnaphalii, Hb. — PL 62; fig. 3, Q, Livonie, coll. Cit. cf ordinairement un peu plus clair. — Cette Espèce est voisine de Xerantheini (voir PI. 62 ; fig. 4) ; cependant elle en diffère par ses ailes supérieures proportionnellement un peu plus larges et d'un gris plus violacé et plus foncé, par ses taches 16 122 ordinaires dont le centre est d'un brun plus intense et par la tache brune de l'angle interne, d'autant mieux marquée qu'elle est précédée d'une éclaircie blanchâtre, beaucoup plus claire (jue chez Xcraulhcmi; les ailes inférieures de Gnaphalii sont aussi sensiblement plus brunes que celles de Xeranthemi. — Habite une grande partie de l'Europe septen- trionale et centrale, puis en Sibérie. — Chenille en juillet- août, sur Solidago virgaurca. — Papillon en mai- j uni. Xeranthemi, B. — PL 62; fig. 4, cf, type, Montpellier, coll. Obthr., et PL 61 ; fig. 17, Q, Touraine, coll. Cit. — Se reporter à la précédente pour la différenciation. — D'autre part, Xeranthemi ressemble à Artemisiae (voir PI. 62; fig. 5) et ce n'est guère que la forme des ailes supérieures, beaucoup plus étroites chez Artemisiae, qui peut permettre la différen- ciation ; car si l'ensemble des dessins paraît avoir souvent un faciès différent, il est des exemplaires de l'une qui res- semblent de très près à l'autre. — Xeranthemi n'habite en Europe que les contrées méridionales; on la retrouve dans une partie de l'Asie. — Chenille en août-septembre, sur Chrysocoma linosyris. — Papillon en juin-juillet. Artemisiae, Hufn. — PL 62; fig. 5, g, Allemagne, Muséum de Genève, cf semblable. — Varie par le plus ou moins d'uni- formité dans la coloration de ses ailes supérieures, que certains exemplaires ont très étroites. Se reporter à la précé- dente pour la différenciation. — Habite l'Europe septen- trionale et centrale, puis la Sibérie et l'Arménie. - — Chenille en août-septembre, sur Artetnisia campestris, absinthijim et abrotamim. — Papillon en juin-juillet. Propinqua, Ev. — PL 62; fig. 6, Mandchourie, coll. Obthr. — Cette Espèce est si voisine de la précédente, comme dessins, qu'il est à peu près impossible d'y trouver des caractères suffisamment précis pour en indiquer la différenciation. — Elle habite l'Oural et la Sibérie. — Sa chenille n'est pas — 123 — connue et le papillon, qui paraît être très rare, ne paraît pas être beaucoup plus connu. Spectabilis, Hb. — PI. 62; fig. 7, Russie méridionale, Muséum de Genève. — Cette Espèce a un cachet très spécial et ne peut être confondue avec aucune autre Ciicullia européenne. — Elle habite la Russie méridionale, l'Altaï et l'Asie Mi- neure. • — Chenille en juillet-août, sur l'armoise. — Papillon en juin. FUCHSIANA, Ev. — PI. 62; fig. 8, cf, Oural, Muséum de Genève. — Cette Espèce, qui habite l'Oural et la Sibérie, se reconnaît facilement à ses dessins blancs. On ne sait encore rien de ses premiers états. SCOPARIAE, Dorfm. — PI. 62; fig. 9, cT, Styrie, coll. Cit. Q semblable. — Cette petite Espèce se reconnaît facilement aux éclaircies blanchâtres lilacées de l'espace sous-médian et subterminal de ses ailes supérieures. — Elle habite l'Au- triche, la Hongrie, la Russie méridionale et une partie de l'Asie. — Sa chenille vit en septembre, sur Artemisia scoparia. — Papillon en juillet-août. Fraudatrix, Ev. — PI. 62; fig. 10, Orenburg, Muséum de Genève. ■ — Facile à reconnaître à l'aspect flou de ses ailes supérieures marbrées de gris lilacé et de brunâtre. — Nord- est de l'Allemagne, Hongrie, Russie centrale et méridionale, puis dans une partie de l'Asie mineure et la Sibérie. — Chenille en septembre, sur Artemisia vulgaris. — Papillon en juillet-août. Absinthii, L. — PI. 62; fig. II, cf, Genève, coll. Cit. g sem- blable. — Facilement reconnaissable par ses taches orbi- culaire et réniforme ornées de points noirs nets, qui donnent à cette jolie Cucullia un aspect bien particulier. — Elle habite presque toute l'Europe septentrionale et centrale, puis s'étend en Asie Mineure et en Sibérie. — On trouve sa 124 — chenille depuis la fin de juillet jusqu'en septembre, sur Artemisia viilgaris et absinthïuni dont elle mange les fleurs. — Papillon en juin-juillet. FORMOSA, Rghf. — PI. 62; fig. 12, cf, Hongrie, coll. Cit. — La Q a le bord des ailes inférieures rembruni. Pas de confu- sion possible. — Habite la France méridionale et la Hongrie. — Chenille sur Arlemisia camphorata. Magnifica, Frr. — PL 62; fig. 13, cf, Oural, coll. Cit. -^ Cette superbe espèce habite la Russie méridionale et en Asie Mineure; se trouve parfois aux environs de Vienne, en Au- triche. — Sa chenille n'est pas connue. Argentea, Hufn. — Cette ravissante Espèce varie comme tona- lité de vert ; le type tient le milieu entre les deux exemplaires figurés ici et dont le n° 14 de la PI. 62, d'après un exemplaire de Russie (coll. Obthr.), représente la v. Subcaerulea, Stgr., d'un vert pâle et bleuâtre. La Var. ou Ab. Diviita, Obthr., PI. 62; fig. 15, Prusse, coll. Obthr., est au contraire d'un vert olive obscur. — L'Espèce habite la Scandinavie, l'Allemagne, l'Autriche, la Hongrie, la Russie, la Dalmatie, la Sibérie et l'Asie Mineure. — ■ La chenille vit de juillet à septembre sur Arlemisia cam-pesiris dont elle mange les fleurs et les graines. — Papillon en mai, juin, juillet. Argentina, F. — PI. 62; fig. 16, Oural, coll. Cit. — Remar- quable par la large tache d'argent qui décore ses ailes supé- rieures. — Habite la Hongrie, la Russie méridionale, la Mauritanie, puis en Asie Mineure. — La chenille vit sur Artemisia absinthium. — Papillon en mai, juin, juillet. Splendida, Cr. — PI. 62; fig. 17, Oural, coll. Cit. — Cette Espèce, qui couronne si dignement ce superbe groupe et mérite si bien son nom spécifique, a les ailes supérieures d'un vert lumineux et éclatant sous certaines incidences de lumière. Elle habite l'Oural, l'Altai, le Turkestan et le Thibet. — 125 — M. Max Bartel, de qui je tiens les exemplaires que je possède en collection, a fréquemment trouvé cette magnifique espèce sur les fleurs de Ccphalarïa. — Papillon en juillet-août. — Chenille inconnue. Eutelia, Hb. AduI-ATRIX, Hb. — PI. 62; fig. iS, cf, Villefranche-sur-Mer, coll. Cit. — O semblable. — Très jolie espèce, sans confusion possible, habitant l'Europe centrale et méridionale, la Mau- ritanie et l'Asie Mineure. Elle a plusieurs générations par an; le papillon se trouve le plus souvent au printemps et en automne; la chenille, qui vit sur Pistacïna terebinthiis et leniiscus, se rencontre depuis le printemps jusqu'en automne. Adoratrix, Stgr. — PI. 63; fîg. I, Syrie, coll. Cit. — Bien que cette espèce soit voisine de la précédente, la différence est assez sensible pour éviter toute confusion. — Elle habite la Crimée et la Syrie. — Chenille inconnue. Anartodes, Obthr. Rangnowi, Pung. — PI. 63; fig. 2, cf, Laponie polaire, coll. Obthr. — M. Ch. Oberthùr a créé le genre Anartodes pour cette espèce dont Pùngeler avait fait une Mmnestra. Elle a, en effet, absolument la coupe et le faciès d'une Anarta de très grande taille. — Elle habite la Laponie septentrionale où elle vole en plein jour. Anarta, Hb. Myrtilli, L. — PI. 63; fig. 3, cf, Jura bernois, coll. Cit. — Ç) semblable. — Cette jolie petite espèce varie pour la colo- ration des ailes supérieures qui peut passer insensiblement 126 du brun olivâtre ou pourpré à un rouge plus ou moins vif. Il en est de même pour les dessins blancs qui varient plus ou moins de netteté et d'intensité. De même aussi pour la bordure noire des ailes inférieures qui peut être plus ou moins large. Le type de Linné semble avoir été décrit d'après un exemplaire septentrional, chez lequel le ton des ailes supérieures était d'un brun pourpre foncé. — Cette forme sombre, c'est-à-dire typique, bien qu'appartenant aux pays du Nord, se rencontre également en Suisse; je l'ai reçue de Tramelan où elle fut capturée dans la même localité que la forme rouge figurée ici. Cette forme rouge paraît être la plus fréquente dans le centre de l'Europe; elle semble se rattacher à l'Ab. nifescens, Tutt. M. Ch. Oberthiir nomme Anglica une forme anglaise à ailes supérieures plus unicolores, d'un brun rouge, qui, des- criptivement, me paraît être celui du type Myriilli, L. Chez Anglica, Obthr., les dessins blancs sont très atténués, et seule la tache blanche discoïdale ressort nettement. Le même auteur désigne encore, sous le nom de Lugens, Obthr., une forme berlinoise chez laquelle la partie basilaire jaune de l'aile inférieure est très réduite; les ailes supérieures sont celles du type Myrtilli, L. — Mais la forme la plus curieuse est certainement celle que M. Ch. Oberthiir nomme Virginalis, et dont la moitié basilaire de l'aile inférieure est d'un blanc pur. Le type Virginalis, Obthr,, se trouve figuré dans le présent ouvrage, sous le n° 4 de la PI. 64. Dans l'ouvrage de Seitz, Warren décrit sous le nom de Cilrina, une forme portugaise à ailes supérieures noirâtres, avec la tache blanche centrale seule bien visible, et dont le jaune vif des ailes infé- rieures est remplacé par du jaune citron clair. L'auteur, qui n'a vu qu'un seul cf, appartenant à la coll. Rothschild, ajoute que cette nouvelle forme est peut-être une espèce distincte. Myrtilli habite presque toute l'Europe; il affectionne les lieux où croît la bruyère commune {Calliina. vulgaris), plante qui sert de nourriture à sa chenille. Suivant les localités, le • — 127 — papillon, de même que la chenille, se rencontre depuis le mois de mai jusqu'en septembre. CORDIGERA, Thnb. {Albirena, Hb.). — PL 63; fig. 5, d", Valais, coll. Cit. ; Q semblable. — De même que la précédente, cette espèce varie pour le ton de ses ailes supérieures qui peuvent être plus ou moins variées de gris. L'Ab. Mthiops, Hffm., diffère du type par ses ailes supérieures entièrement noires, sauf la tache réniforme qui reste blanche. Entre Cordigera typique et l'Ab. /Etliiops, on trouve des exemplaires de tran- sition qui ont reçu des noms, difficiles à fixer par la descrip- tion seule. — Europe septentrionale et centrale (pays de montagnes). — La chenille vit en août-septembre, principa- lement sur V accinium ulïginosum. — Papillon de mai à juillet. BOHEMANNI, Stgr. ■ — . PL 63 ; fîg. 6, cf, Norvège, Muséum de Genève. — Espèce septentrionale, ressemblant à une Cordi- gera ternie et sans tache blanche. — Habite la Laponie, la Scandinavie et la Russie septentrionale; en juin-juillet. — Chenille inconnue. Melaleuca, Thnb. {Leucoptera, Esp. =7l/os syriens, on est tenté de les confondre a\ec la var. siib- - i63 - fiiuiata de koekeritziana ou avec la Meloponia pallïda Stgr. (csi)èce de Mésopotamie). V espertalïs habite l'Espagne et le Portugal, la Sicile, la Grèce, la Roumanie, la Mauritanie et l'Asie Mineure. Scoliopteryx Germ. [Gonoptcra Latr.). S. LIBATRIX L. — ?]. -jo, fig. 3, cf, Genève, coll. Cit. Q semblable. — Bien que ses tons bruns varient du clair au foncé, cette belle espèce n'est sujette à aucune confusion. Elle est répandue dans presque toute l'Europe, la Mauritanie, l'Asie jusqu'au Japon, et dans l'Amérique septentrionale. — Le papillon, qui hiverne dans les grottes, les caves et partout où il peut s'abriter du froid, se rencontre presque toute l'année. — Sa chenille vit sur les peupliers et les saules, de mai à septembre. Calpe Tr. C. CAPUCINA Esp. '^tlialutr't Rkh.). — PI. 70, fig. 4, cf, Bohême, coll. Cit. Ç) semblable. — Espèce très caractéristique, ne variant que par un ton plus ou moins rosé et plus ou moins clair ou foncé. — Habite le Valais, le Tessin et les Grisons, la France méridionale, l'Espagne, l'Autriche, la Russie méridionale et une partie de l'Asie jusqu'au Japon. — La chenille, qui vit sur TJialïitriim fiavKiii et minus, éclot fin août-septembre, hiverne et parvient à toute sa taille en mai. — Papillon en juin. Telesilla H. S. {Placodes Bdv.). T. AMETHYSTINA fib. — PI. ;o, fig. 5, Q, Baden, coll. Cit. cf semblable. — Cette charmante espèce ne varie pas de façon appréciable en Europe. — On la trouve en Suisse, en France, nord de l'Italie, Allemagne, Autriche, Flongrie, Balkans, — 164 — Russie méridionale, puis dans l'Amour, le Japon et la Corée. — La chenille vit en juillet-août sur plusieurs ombellifères : DaiiLiis carat (7, Pciiccdaiiiim officinalis et S dan s pratciisis. — Papillon en mai-juin. T. VIRGO Tr. ispciicci B.). - PI. 70. ïi-g. 6, Oural, coll. Cit. — Charmante espèce, variant à i-eme, et facile à reconnaître. — En Europe elle n'est connue que de la Hongrie et de l'Oural, puis dans l'Amour, la Corée et le Japon. Abrostola O. A. TRIPLASIA L. — PI. 70, fig. ;, cf, Linz, coll. Cit. q semblable. — Cette espèce est très difficile à distinguer d'asclcpiadis (Voir PI. 70, fig. S). Voici donc quels sont les principaux caractères qui servent à établir la différenciation entre ces deux espèces si voisines. Chez tr'iplasia, la largeur de l'espace médian, entre la ligne extrabasilaire et la coudée, est, dans sa partie la plus rétrécie, d'un millimètre environ plus large que chez asclepiadis. La partie basilaire jaunâtre est plus nette- ment trilobée chez triplasia. l^es lignes extrabasilaire et coudée sont plus largement bordées de ferrugineux chez Iriplasia. Chez triplasia la ligne coudée, un peu avant d'atteindre le bord interne, fait un angle plus accentué en dehors, en sorte qu'à partir du sommet de cet angle, la ligne oblique davantage dans le sens de la base de l'aile pour atteindre le bord interne ; tandis que chez asclepiadis, l'angle dont nous venons de parler est très ouvert et la partie inférieure de la ligne coudée tombe presque perpendiculairement sur le bord interne. Tels sont les jjoints comparatifs pouvant servir à l'identification de ces deux papillons. Ces caractères pris séparément peuvent être plus ou moins appréciables, mais comme il est rare qu'ils manquent tous à la fois, on est à \)q\\ près 'crtain d'arriver à une détermination exacte. — Triplasia habuc toute l'Europe, excepté l'extrême nord, puis la Mauritanie et une partie de - i65 - l'Asie. — f.a chenille vit de juillet à octobre, principalement sur les orties. — Papillon de mai à juillet, et parfois en sep- tembre. A. AKCLEPIADIS Schiff. — PI. /O, hg. 8, O", Allemagne, Muséum de Genève. Q semblable. Se reporter à la précédente pour la différenciation. — Cette espèce est beaucoup moins répandue et plus localisée que triflasïa. — Elle habite l'Europe cen- trale (excepté l'Angleterre et la Hollande?), puis dans l'Ous- souri et le Japon. — Sa chenille vit (dit-on) exclusivement sur Asclcpias vincctoxïcnm, en juillet-août. — Papillon en mai-juin, et quelquefois en septembre. A. TRIPARTITA Ilufn. ' urticac Hb. =- asdepiadis Esp. = triplasia lib.). — PI. 70, fig. 9, g, Bohême, coll. Cit. <3 semblable. — Se distingue facilement des deux précédentes par ses éclaircies basilaires et subterminales, qui sont d'un gris blanchâtre très clair, souvent verdâtre. Parfois cependant ces éclaircies sont très assombries, mais elles n'ont jamais le ton ocracé de celles de triplasia et à^ asdepiadis. En outre, chez tripariila, la tache noire antéapicale est beaucoup mieux marquée que chez les deux autres. — Habite presque toute l'Europe, une partie de l'Asie Mineure et en Sibérie. — La chenille vit sur les orties, en juin-juillet puis en septembre-octobre. — Papillon en mai- jum puis en août. Plusia O. P. C AUREUM Knoch ' Loncha F.). — PI. 70, fig. 10, O", Allemagne, coll. Cit. — Pas de confusion possible et à peine \analilc en Europe. — Habite une partie de l'Europe septentrionale et centrale : sud de la Scandinavie, Finlande, Allemagne, nord de la Suisse, Italie septentrionale, Autriche, Hongrie, Oural et .Sibérie. - C'henille de septembre en mai, sur Aqnilcqia l'iilgans et TJialictniui aquilcgifolinni. — Papillon de juin en août. — i66 — P. DEAURATA Esp. {aurea Hb.). — PI. /O, fig. ii, Q, Valais, coll. Cit. cf semblable. — Espèce très caractéristique, variant à peine en Europe, et sans confusion possible. — Suisse, France (Haute-Savoie), Italie, Espagne, basse Autriche, Silésie, Russie méridionale et Altaï. — Chenille d'avril en juin, sur plusieurs espèces de Tlialictrnni. — Papillon de juin en août. P. MONETA F. — PI. 70, fig. 12, Q, Lmz, coll. Cit. Q semblable. — Cette espèce varie beaucoup comme coloration, les parties claires et brillantes passant du bhmc argenté au doré. Les lignes et ombres brunes sont plus ou moins accentuées. Néan- moins cette belle espèce ne saurait être confondue avec aucune autre. — Elle est répandue dans presque toute l'Europe et une grande partie de l'Asie. — La chenille vit sur plusieurs espèces d' Aconilnm, d'août en mai. — Papillon de juin en août. P. CHEIRANTHI Tausch. {ciigcii'ui Ev. ^ ahrostoloïdcs Butl.). ■ — PI. 70, fig. 13, çS, Orenbourg, coll. Cit. g semblable. — Pas de confusion possible et variant très peu. — Habite l'est de l'Europe : Silésie, Gallicie, Russie, puis en Sibérie et en Asie Mineure. — Chenille en mai, sur TJialictrnm et Aqiidegia. — Pa[Mllon en juin. P. URALENSIS Ev. est une espèce qui paraît être fort mal connue et qui a donné lieu à bien des erreurs. L'exemplaire figuré ici, PI. 70, fig. 14, fait aujourd'hui partie de la collection Oberthur; c'est celui que Bellier a capturé en France, dans les Basses-Alpes, et que Staudmger assimile à licrrichi-evers- manni Stgr. Pour essayer de tirer cette question au clair, il faudrait posséder un nombre suffisant d'exemplaires de ces espèces, ce qui n'est pas le cas pour moi et ne l'est, je pense, que pour un bien petit nonil)re d'entomologistes; car il s'agit d'espèces fort rares et bien peu répandues, même dans les plus grandes collections. D'autre part j'ai en mains un cf et une Q appar- tenant au Muséum de Genève, qui furent jadis vendues sous le nom de iindciisis par une maison très connue et fort renommée; or, ma conviction, au sujet de ces deux papillons, est que ce sont de simples varïabiïis Pill. {illustras F.), ne présentant d'autre intérêt que celui d'avoir probablement été payés fort cher. Dans ces conditions, et lorsqu'une telle erreur a été commise par une maison de haute réputation, on conçoit combien il serait téméraire de statuer sur le différend signalé plus haut. Bellier de la Chavignerie était un lépidoptériste très entendu et j'aime à penser que lorsqu'il a reconnu pour iiralcnsh le papillon qu'il a signalé comme espèce française, dans les Annales de la Sociéiè enlomologique de France (1859), il 3^ ^û le faire avec connaissance de cause. Je me borne donc, pour ma part, à figurer le type de Bellier, en le considérant comme un uralensïs jusqu'à plus ample informé. Le catalogue Staudinger et Rebel, de même que Warren, dans l'ouvrage de Seitz, disent de itralensis qu'il n'est connu que de l'Oural; provenance à laquelle il faudrait ajouter la France méridionale, si Bellier ne s'est pas trompé. Il convient d'ajouter ici que lierrïchï Stgr. n'est connue que d'Asie. Quoi qu'il en soit, la Pliis'ui française, représentée sous le n° 14 de notre PI. 70, étant très voisine de variabïlïs (Voir PL 70, fig. 15), il convient d'en indiquer les caractères diffé- rentiels, qui résident surtout clans la direction de la coudée et de l'e.xtrabasilaire. Ces deux lignes sont beaucoup moins obliques que chez variabilis; la coudée au lieu de se diriger vers l'angle apical, comme c'est le cas pour variabilis, s'incurve en face de la cellule, jiour aboutir perpendiculairement à la côte; la ligne extrabasilaire, après être partie obliquement du bord interne, fait un angle sur la nervure sous-médiane et remonte ensuite verticalement jusqu'à la nervure médiane. P. VARIABILIS Pill. { m lis/ris F.). — PI. 70, fig. 15, cf, Suisse, coll. Cit. Ç) semblal)le. — Cette espèce n'est pas aussi variable — i68 — que son nom semble l'indiquer et sa variation ne porte guère que sur les tons roses qui sont plus ou moins vifs et peuvent même être parfois remplacés par un ton olivâtre; mais dans tous les cas, l'espèce reste parfaitement reconnaissable. — Elle habite les contrées montagneuses de Suisse, France, Italie, sud de l'Allemagne, Autriche, Hongrie, Oural et Arménie. — La chenille vit sur plusieurs sortes d' Aconitimi; on la trouve en mai-juin et le papdlon en juillet-août. P. MODESTA Hb. — PL ;o, fig. i6, g, Dombresson, coll. Cit. Cf semblable. - Cette espèce a beaucoup d'analogie avec variabilïs, mais sa taille est beaucoup [ilus petite et son aspect plus trapu; en outre la tache orbiculaire qui semble continuer la ligne extrabasilaire sous forme d'une ligne brisée sur la p.ervurc médiane, donne à cette i^artie de l'aile un aspect tout particulier, établissant très bien la caractéristique de cette petite espèce, qui ne varie guère que par une coloration plus ou moins vive. — Elle habite la Suisse, la France (où elle est rare), une partie de l'Allemagne, l'Autriche, la Hongrie, l'Oural et une partie de l'Asie. — Chenille d'avril en juin, sur Puhiioniiria et C ynoglossmii. — Papillon en juin- juillet. P. CONSONA F. — PI. 70, fig. 17, g, coll. Cit. çS semblable. — Espèce peu variable mais très voisine de beckcri (Voir PI. 70, fig. 18). — On distinguera ces deux espèces si faciles à con- fondre aux caractères suivants : les tons bruns de beckcri tirent i)lus sur le jaune et sont moins olivâtres que chez cûiisoin7 ; cliez celte dernière, la bande médiane brune est d'un ton ]ilus uniforme que chez bcckerï; la tache en forme de boucle (]ui se trouve sous l'orbiculaire et dont le haut s'appuie sur la ner\ure médiane, est plus ouverte et plus argentée chez cousoiui; chez beckcri, cette boucle est presque fermée et seu- lement blanchâtre ; en outre, la tache réniforme, presque ])erdue dans le ton brun de la bande médiane chez consona, ressort bien flistinctement en brun foncé entouré de clair chez beckcri. - Habite la Saxe, la basse Autriche, la Hongrie, les — lôg — Balkans, la Russie méridionale, puis en Asie Mineure. — La chenille se nourrit de Puhnonaria angustifolia et de Lycopsis fulla; on la trouve en mai-juin, puis en août. — Papillon en juin-juillct, puis en septembre. P. BECKERI Stçr. {nderifera Ev.). — PL 70, fig. 18, cf, Russie méridionale. Muséum de Genève. — Se reporter à la précé- dente à laquelle elle ressemble beaucoup. - La forme typique n'habite en Europe que le sud de la Russie, puis une partie de l'Asie Mineure; mais Staudinger a décrit sous le nom de italien, une forme italienne qui, bien que très proche du type heckeri, pourrait bien être une espèce distincte, car les chenilles ont des habitudes différentes, celle de bec k cri se trouvant au printemps sur Rineiera ie/raspis et celle de italica vivant plutôt en été sur Cynoglossnin niagcllensc. La forme italica Stgr. diffère de beckeri par un ton plus verdâtre et un aspect plus marbré, ce qui l'éloigné encore bien davantage de con- sonu que le type beckeri. P. CHRYSITIS L. - PI. 71, fig. I, g, Bâle, coll. Cit. cf semblable. — Chez cette Plnsia qui ne saurait être confondue avec aucune autre espèce européenne, les bandes métalliques varient comme coloration; elles sont ordinairement d'un vert doré, parfois elles ont des reflets bleuâtres et, chez d'autres, elles sont fran- chement jaune d'or. Parmi beaucoup d'exemplaires reçus de différentes provenances j'ai toujours vu dominer l'ab. jinicta Tutt., chez laquelle la bande brune médiane est plus ou moins largement interrompue au milieu par les parties dorées qui se rejoignent. Il semblerait donc que dans beaucoup de cas, cette forme jiincta soit plus fréquente que le type. — Répandue dans presque toute l'Europe et une grande partie de l'Asie. — - La chenille se trouve en mai, après avoir passé l'hiver, puis en juillet; elle se nourrit d'un grand nombre de plantes basses, principalement Urtica, Salvia, Balloia, etc. — Papillon en mai- juin, puis en août-septembre. 22 — i/ô — P. ZOSIMI Hb. -- PI. ,71, fig. 2, Russie méridionale, Muséum de Genève. — Cette belle espèee, d'un reflet métallique si brillant, ne peut être confondue avec aucune autre. — Elle habite le Piémont, la Russie méridionale, la Sibérie et le Japon. — Papillon en juin-juillet. — Chenille inconnue P. AURIFER.-\ Hb. {oricJialcca F. == clirysitma Mart.). — PI. 71, fig. 3, cf, Naples, Muséum de Genève. Q semblable. — Sans confusion possible et à peine variable. — C'est une espèce méridionale, habitant surtout l'Espagne et la Mauritanie, puis l'Inde et la Malaisie. En Europe elle remonte parfois assez haut; c'est ainsi qu'elle fut capturée à Genève où elle volait autour d'une lampe électrique; elle a même été signalée en Allemagne et en Angleterre, mais ce sont évidemment là des exemplaires de passage ne se reproduisant pas dans le pays. P. CHRYSON Esp. {onchalccû Hb.). - PI. 71, fig. 4, cf, Einz, coll. Cit. Q semblable. — Pas de confusion possible et variant à peine. — Suisse, France, sud de l'Allemagne, Angleterre, Gallicie, Roumanie, Russie méridionale, puis en Sibérie et au Japon. — La chenille vit sur Eitpaloriuvi carmabininii et Salvia glutinosa; on la trouve en mai après avoir hiverné. ■ — Papillon de juin en août. P. BRACTEA F. — PL 71, fig. 5, g, Valais, coll. Cit. cf semblable. — La tache brillante varie comme forme et coloration; elle peut être plus ou moins carrée ou allongée et d'un doré jaune intense ou jaune pâle, parfois presque argentée. Le fond varie aussi comme intensité et peut être d'un beau brun violet foncé, mordoré, ou brun pâle. -- Elle habite une grande partie de l'Europe, surtout les régions montagneuses, puis en Arménie, dans l'Altaï, l'Amour et le Japon. — La chenille vit de mars en mai, puis en juin-juillet, sur Hieracunn, Picrïs, Plantago, Urtïca, Leonlodoii, liiipalorunii et autres plantes basses. — Paj)ilK)n en mai-juin et de juilK-t à septembre. — l/'I — p. EXCELëA Krtsch. — PL /i, fig. 6, Mandcliounc, coll. Oblhr. — Cette belle Pliisia que seule la coloration rosée de ses ailes antérieures distnigue de bractea pourrait bien n'être (]u'une forme locale de celle-ci. — Elle habite la Russie, l'Altaï, la Sibérie et le Japon. P. AEMUTA Schiff. — PI. 71, fig. 7, Q, Valais, coll. Cit. cf sem- blable. — Pas de confusion possible et à peine variable. ^ Alpes suisses, Bavière, Autriche, Oural et Arménie. — La che- nille se nourrit de différentes plantes basses : Lconto/Ion, Hicraciiiiii, Plan/a go; on la trouve en mai-juin, après avoir hiverné, et le papillon en juillet-août. P. FESTUCAE L. — PI. 71, ng. 8, Q, France méridionale, coll. Cit. cf semblable. — Ne peut être confondue avec aucune autre espèce européenne, et ne variant que par une coloration plus ou moins intense. — Presc|ue toute l'Europe et une grande partie de l'Asie, jusqu'au Japon. • — Chenille de mai à juillet, sur différentes graminées : Carex, Festuca, Glyceria, Typha, etc. — Papillon de juillet à septembre P. V ARGENTEUM Esp. {iiiya Hb.). — PI. 71, fig. 9, cf. Valais, coll. Cit. Ç) semblable. — Pas de confusion possible et sans variation appréciable. — Montagnes du Valais, du Piémont, du Tyrol méridional et de la Carniole. — Chenille en avril- mai, sur Thalictrum foetiduiii et Isopyrnui tlialictroïdes. — Papillon de mai à septembre. P. GUTTA Gn. (^circuuiflcxa Esp.). — PI. 71, fig. 10, g, Bâle, coll. Cit. cf semblable. — Varie pour la taille et la coloration qui est d'un brun plus ou moins olivâtre, rougeâtre ou violacé. Staudinger a nommé bigutta une aberration chez laquelle le signe argenté est divisé en deux macules. — Cette espèce est voisine de circuiuscrïpla (Voir PI. 71, fig. 11), mais chez cette dernière le fond est i)lus clair et plus rosé et les parties mor- dorées beaucoup plus vives ou d'un cuivreux prescjue doré; en outre, chez circiiuiscripta, le signe argenté est presque tou- — 172 — jcjurs double et en partie évidé, tandis qu'il est toujours plein chez gutia, même chez son aberration bigntla. — Europe cen- trale et méridionale, puis une grande partie de l'Asie centrale et orientale. — La chenille se nourrit sur Urtica, Matrïcaria chamojuillae, Artejnisia catnpestns, Achillca niillefolia, Silène inflata et autres plantes basses ; on la trouve en avril, après avoir hiverné, puis en juillet. — Le papillon éclot en juin puis en août. P. CIRCUMSCRIPTA Frr. — PI. /i, fig. II, Q, Syrie, coll. Cit. Cf semblable. — Se reporter à la précédente pour la différen- ciation, et ajoutons aux caractères propres à distinguer ces deux espèces que, chez la présente, la frange des ailes anté- rieures est précédée dans sa plus grande partie par une ligne argentée; une ligne semblable borde en dehors la ligne coudée qui elle-même est souvent argentée; tandis que chez gntta les lignes dont nous venons de parler sont simplement indiquées en plus clair. Circumscripta ne varie guère que par ses signes argentés qui sont parfois réunis. — Elle habite la Sicile, la Crète et la Syrie. P. CHALCYTES Esp. — PI. / I, fig. 12, cf. Menton, coll. Cit. Q sem- blable. — Cette espèce ne peut être confondue avec aucune Plusia européenne. Elle varie passablement pour le fond qui est plus ou moins clair ou foncé, par ses taches dorées qui sont plus ou moins réduites ou étendues, enfin par les signes argentés qui sont parfois réunis (ab. cohaerciis Schultz). — Elle habite le sud de l'Europe; elle émigré cependant parfois plus au centre, mais sans s'y reproduire. — La chenille se nourrit d'un grand nombre de plantes basses : IJ rl'ica, Cytisus, etc. — On trouve le papillon pendant presque tout l'été. P. PULCHRINA Hw. {v aiirciDii (in.\ - PI. ; I, fig. 13, cf, Genève, coll. Cit. g semblable. Il y a \tv\\ d'espèces aussi voisines et aussi difficiles à différencier, par le seul moyen de la des- — 1/3 — cription, que les Plitsia pulchrina et jota. Ce n'est guère qu'en les ayant l'une et l'autre sous les yeux qu'il est possible de les reconnaître, la description des dessins et des couleurs pou\ant aussi bien s'appliquer à l'une qu'à l'autre. Et pour- tant, en les voyant toutes deux, la différence de faciès saute aux yeux. C'est donc aux figures qu'il convient surtout de se référer, en tenant compte en même temps des caractères com- paratifs suivants : jota (Voir PI. 71, fig. 14) est presque tou- jours plus grande; chez elle les ailes antérieures paraissent plus roses, ou du moins d'un rose plus uniforme; cela vient de ce que chez fiilclirlna les places brunes sont plus accen- tuées, ce qui donne aux ailes de celle-ci un aspect beaucoup plus marbré que chez jota. Les franges sont ordinairement mieux entrecoupées de brun chez pulchrina, mais ce n'est pas toujours le cas et j'ai fréquemment constaté chez des pul- chrina obtenues d'une même ponte, des franges aussi peu entrecoupées de brun que chez jota. En outre chez pulchrina toutes les lignes paraissent plus zigzaguées ; enfin chez pul- chrina les signes argentés sont généralement mieux marqués, plus gros que chez jota où ils sont souvent très réduits. Ajou- tons que ces deux espèces sont d'autant plus difficiles à iden- tifier qu'elles habitent toutes deux les mêmes pays, c'est-à-dire l'Europe septentrionale et centrale puis une partie de la Sibérie et de l'Asie Mineure; que leurs chenilles sont presque semblables et se nourrissent des mêmes plantes : Lonicera, Urtica, Scnecio, Lauiiuvi et autres plantes basses, où on les trouve de septembre en mai, et les papillons de juin en août. Pulchrina varie comme coloration, de façon même assez sen- sible, paraît-il ; c'est ainsi que Speyer a nommé ganinioidcs une forme obscure de l'Allemagne septentrionale. De son côté Seitz (WoX. 3, p. 351) désigne sous le nom de pallida une aberration à fond blanchâtre. Malheureusement cette pallida, pas plus que gammoidcs, n'ont été figurées, du moins à ma connaissance; il est alors bien difficile, dans ces conditions, de savoir exactement à quoi s'en tenir au sujet de ces deux — 1/4 — .formes. Pour mon compte j'avoue que, parmi les nombreux- exemplaires de pulchrïna que j'ai élevés, capturés ou reçus de différents côtés, je n'ai jamais constaté de variation bien appréciable dans le coloris. Aurivillius a nommé perconiatrïx une aberration chez laquelle les deux signes argentés sont réunis. P. JOTA L. {aiiconi Frr.). — PL 71, fig. 14, cf, Dombresson, coll. Cit. Q semblable. Se reporter à la précédente pour la différen- ciation, les mœurs et l'habitat. — J ota varie de la même façon (]ue piilclirhid, c'est-à-dire qu'on trouve, dans les provinces baltiques de la Russie, une forme plus foncée {baliïca Speyer). Percontationïs Tr. correspond à la fercontatrix de piilchrina, c'est-à-dire que les signes argentés sont confluents. En parlant des caractères permettant de distinguer pnlclirïna de jota, nous avons dit que, chez cette dernière, les signes argentés étaient ordinairement plus petits; ici nous devons ajouter que la décroissance de ces signes amène parfois la disparition de la tache extérieure et quelquefois même des deux (ab. ins- crïpta Esp.). P. MACROGAMMA Ev. {sevastiiia Frr.). — PI. 71, fig. 15, cf, Amour, coll. Cit. — Cette espèce a quelque analogie avec les précédentes, mais les parties basilaire et marginale sont d'un bronzé brillant qui ne permet pas de s'y tromper. On n'en signale aucune aberration. — Habite l'Oural, la Finlande, la Laponie et la Sibérie. P. GAMMA L. — PI. 71, fig. 16, cf, Nice, coll. Cit. Q semblable. — Cette espèce, la plus répandue et la plus commune du genre, varie comme coloration, ce qui a donné naissance aux noms de pallïda Tutt, rufcscens Tutt et nigrïcans Spul. — Aucune figure coloriée ne permettant de fixer la valeur exacte de ces aberrations, leur nom seul : pallïda ^•\A\\^ pâle, rufcs- cens =rouge?iixCy nigncans :^x\o'\xk\.xc suffira aussi bien que tout autre description aux amateurs de la inulliplicité des noms. - 1/5 - J'ignore cependant, faute d'une reproduction en couleur, ce que peut être au juste l'aberration fallïda Tutt, mais voici, reproduit sous le n" 17 de notre PL 71, un exemplaire de Silésie, que m'a amicalement communiqué M. Charles Ober- thùr et qui constitue un très curieux cas d'albinisme valant certes bien la peine d'être figuré. La VUisia gamma est très voisine de c'ircnmficxa (Voir PL 71, fig. iS), mais une indé- cision ne saurait se présenter que pour des exemplaires venant de l'Europe orientale, car circîimfiexa ne se trouve qu'en Dalmatie, dans la Russie méridionale puis en Asie. D'autre part, bien peu d'exemplaires de gamma, parmi les plus grands, atteignent la taille de cucumficxa; en outre la tonalité générale de circum-ftexa est plus claire; le signe argenté plus empâté et moins brillant que chez les exemplaires normaux de gamma. — Répandue dans toute la région paléarctique, on la trouve pendant toute la belle saison et même en hiver dans le midi, ainsi que la chenille qui se nourrit d'un grand nombre de plantes basses. P. CIRCUMFLEXA L. {graphica H. S. = daubei Frr.). — PL 71, fig. 18, cf, Turkestan, coll. Cit. Q semblable. — Se reporter à la précédente avec laquelle elle peut parfois être confondue. — On ne signale aucune forme aberrante de cette espèce, qui habite le sud-est de l'Europe et une grande partie de l'Asie. P. ACCENTIFERA Lef. (/. aurcîim Frr.). — PL 72, fig. i, Q, coll. Cit. çS semblable. — La forme particulière du triangle mor- doré qui occupe une partie du disque de l'aile supérieure et dont le côté externe coupe la ligne coudée pour se diriger directement à l'apex, donne à cette espèce un aspect qui empêche de la confondre avec l'une ou l'autre des deux sui- vantes. — Elle varie à peine et habite la péninsule ibérique, la Corse, la Sicile, la Crète et la Syrie. P. DAUBEI B. — PL 72, fig. 2, cf, Espagne, coll. Cit. Q sem- blable. — Dans son ensemble cette espèce a beaucoup d'ana- ^ 176 ^ logie avec la suivante, mais elle s'en distingue de suite par les caractères ci-après. Chez ni l'aile supérieure est beaucoup ];)lus allongée à l'angle apical, ce qui la fait paraître plus étroite que chez (laubcj. Chez daubci, la ligne coudée, suivie d'une éclaircie très vive, donne à cette espèce un aspect très particulier. La ligne extrabasilaire est tout à fait différente chez les deux espèces. Chez ;//" elle est formée de festons con- vexes en dehors ; chez danbeï elle est au contraire formée d'une série d'arcs moins arrondis, dont le côté convexe regarde la base de l'aile. — La Phishi daiibcï habite la France méridio- nale, l'Espagne, la Corse, la Sicile et la Palestine. — La che- nille vit sur SoucJins nian/'uinis. — Papillon de juin en août. P. NI Hb. — PL /2, fig. 3, cf, Dalmatie, coll. Cit. Q semblable. — Se reporter à la précédente, avec laquelle elle peut seule être confondue. Le ton des ailes supérieures peut être plus ou moins clair ou obscur, mais sans écarts sensibles. — Habite surtout l'Europe méridionale, la Mauritanie et l'Asie Mineure ; mais elle remonte parfois assez haut ; c'est ainsi qu'on la trouve en Suisse et même en Angleterre. — La chenille se nourrit de plantes basses et le papillon, qui a probablement plusieurs générations, se trouve de mai à septembre. P. INTERROGATIONIS L. — PI. ;2, fig. 4, Q, Suisse, coll. Cit. cf semblable. — Cette espèce peut parfois être confondue avec gajinii(j, mais elle n'a jamais le reflet bronzé qui se voit chez gaiinna, dans l'espace terminal. Le ton des ailes supérieures est presque toujours gris bleuâtre ou violacé; cependant Tutt a nommé rosea une forme écossaise chez laquelle le fond serait rose ? Warren cite également une forme cïnerca, des Hautes- Pyrénées, dont les ailes supérieures sont d'un gris cendré mat, presque sans dessins foncés sauf la ligne subterminale. Chez interrogationis, les signes argentés sont fort variables, souvent le signe ouvert, en forme de V ou de U est seul visible; le plus sou\'ent il est suivi d'un petit point argenté (forme typique); d'autres exemplaires ont le i^oint argenté très gros, ^ I // séparé du signe ouvert ou réuni à lui. Toutes ces aberrations et d'autres encore ont reçu des noms spéciaux, auxquels j'attache d'autant moins de valeur qu'elles se trouvent toutes réunies entre elles par des formes transitionnelles. P. ïnterro- gationis est une espèce de l'Europe septentrionale et centrale, que l'on rencontre parfois plus au sud, mais alors à une alti- tude élevée. — La chendle vit en mai-juin, sur U rtïca iirens. — Papillon de juin en août. P. AIN Hochenw. — PI. -ji, fig. 5, cf, Valais, coll. Cit. Q sem- blable. — Elle est de la même taille que la suivante; mais tandis que chez diasoua la subtcrminale est presque indis- tincte, cette ligne est au contraire très accentuée chez ain, que sa taille empêche de confondre avec micro gamma, hochen- warth'i et dcvergens (Voir même planche, fîg. 7, 8, 9). — Cette espèce, qui varie à peine, habite les Alpes suisses et françaises, les montagnes de l'Allemagne, les Carpathes et la Sibérie. — La chenille, après avoir hiverné, arrive à toute sa taille en mai; elle vit sur le mélèze. — Papillon de juin en août. P. DIA.SEMA B. — PI. J2, fig. 6 fType), coll. Obthr. — Par ses ailes inférieures d'un jaune terne, surtout chez le cf, et par sa ligne subterminale effacée, cette espèce ne saurait être confondue avec ses voisines. Elle habite la Scandinavie, la Finlande et la Sibérie. P. MICROGAMAIA Plb. — PI. ;2, fig. 7, cf, Allemagne, coll. Cit. Q semblable. — Cette espèce ressemble beaucoup aux deux suivantes. Elle s'en distingue : par la forme de l'aile supé- rieure dont l'angle interne fait un crochet saillant, ce qui fait paraître l'aile j)lus large au bord terminal; par sa ligne sub- terminale qui n'est bien visible que dans le haut, alors qu'elle est au contraire très nettement écrite dans toute sa longueur chez hochenivarthi et surtout chez devergens ; par sa ligne coudée moins oblique et marquée extérieurement d'une tache noire vers son tiers inférieur; en outre, chez mïcrogamvia, la 23 ^ ï;8 ^ ligne extrabasilairc est légèrement argentée et l'espace mar- ginal ainsi que la base sont d'un ton plus clair et plus uni- forme. — Elle habite la Scandinavie, la Finlande, les pro- vinces baltiques de l'Allemagne et de la Russie, les Alj^ics tyroliennes, les Balkans et le sud de la Russie. — Papillon en juillet. — La chenille vit sur Salix repens et myrtilloïdcs. P. HOCHENWARTHI Hochenw. {cLivergcns F.). — PI. 72, fig. 8, Cf, Valais, coll. Cit. g semblable. — Pour la différenciation, se reporter d'abord à la précédente puis à la suivante dont elle est encore plus voisine, la forme des ailes étant la même. Cependant on distingue facilement hochenwarthï de élever gens par les caractères suivants. Chez devergens, tous les dessins sont beaucoup plus nets, surtout la ligne subterminale qui est aussi plus fortement dentée; tandis que chez hochenzuartliï la ligne coudée se dirige obliquement vers l'angle apical pour aboutir à la côte, elle est toute différente chez devcrgcns oii elle forme une courbe très prononcée sous la côte pour y aboutir presque au-dessus de la tache réni forme. Enfin chez devergens, les franges sont plus nettement entrecoupées de brun. — La P. liocJiemvarthï habite les Alpes suisses et fran- çaises, la Scandinavie, la Laponie et une partie de l'Asie. — La chenille vit en juin sur le pissenlit et différentes ombelli- • fères. — Papillon en juillet-août. P. DEVERGENS Hb. — PI. ;2, fig. 9, cT, Gornergrat, coll. Cit. Q semblable. — Se reporter aux deux précédentes \)0\.\x la différenciation. — Fiants sonniiets des Alpes de la Suisse et de la Savoie, puis en Asie centrale. — La chenille se nourrit de différentes plantes basses telles que : SU eue acaul'is, V'joUj hi/Iora, G en m ntoutanmn, Piaula go alpiiia, etc. ; elle ne mange que la nuit et se cache sous les pierres pendant le jour ; on la trou\-e à toute sa taille en juin. — Papillon en juillet-août. P. PARILIS Hb. - PI. 72, fig. 10, Russie, Muséum de Genève. — ("ette espèce varie à peine et ne peut être confondue a\(c — I/O — aucune autre. — Elle habite l'Europe boréale : Scandinavie, Einlande, Russie septentrionale, Eaponie, Groenland. Protomoceras Rbl. P. MLMICARIA Obthr. — PI. /2, fig. II, cf, Lambèse, coll. Obthr. — Cette espèce dont la position dans la Nomenclature est encore incertaine, resseml:)le beaucoup à Maniestra reticulata {Saponanae); les antennes du cf sont pectinées ; celles de la O sont filiformes; les ailes supérieures sont brunes avec un double trait noir extrabasilairc, jaunâtre au centre ; la coudée est irrégulière et, comme l'cxtrabasilaire, formée d'un filet jaune entre deux lisérés noirs; il en est de même de la réniforme et de l'orbiculaire ; les ailes inférieures sont brun clair avec une bande marginale obscure. Metoptria Gn. M. WONOGRAMMA Hb. (fixa F.). — PL 72, fig. 12, Q, France méridionale, coll. Cit. — Ee cf est plus clair, d'une tonalité générale jaune olivâtre aux ailes supérieures et d'un jaunt plus terne et plus sali de brun aux ailes inférieures. — E'espèce varie comme coloration des ailes supérieures dans des tons plus ou moins gris, olivâtres ou brunâtres, mais elle reste toujours très facilement reconnaissable. — Elle habite la France méridionale, l'Italie centrale et méridionale, l'Es- pagne, le Portugal et l'Algérie. — Ea chenille vit sur Pso- ralea biluminosa. — Papillon en niai-jum. Euclidia O. E. :\ll Cl. — Cette espèce est très variable et l'accord est loin d'être parfait entre différents auteurs, quant à l'identification de certaines aberrations. On considère comme typiques les exemplaires dont les taches des ailes inférieures et les bandes — iSd — claires des ailes supérieures ont une légère teinte jaunâtre, avec le revers des ailes d'un blanc ocracé; c'est à cette forme qu'appartient l'exemplaire figuré dans le présent ouvrage, PL "/i, fig. 13, coll. Cit. — Cet exemplaire est cependant par- ticulièrement clair; il vient de Zurich et correspond à la forme que, dans ma jeunesse, je capturais à Baccarat en Lorraine. — C}'rillo a décrit et figuré sous le nom de Jïltcrata une forme chez laquelle toutes les parties claires sont d'un blanc pur, en dessous comme en dessus. Cette variété blanche est indiquée comme forme italienne, mais ce n'est évidemment pas exclusif, car j'en possède des exemplaires très purs venant du départe- ment du Var, en France, et un exemplaire de Tramelan (Jura bernois), localité où vole également ini typique. A Genève, où l'espèce est abondante, je ne l'ai jamais capturée sous sa forme typique, mais sous un? forme intermédiaire chez laquelle les ailes inférieures sont d'un blanc pur en dessus et en dessous, et les supérieures d'un blanc très légèrement teinté de jaunâtre, surtout vers la base en dessous. Ajoutons que la forme blanche a le plus souvent les parties blanches très réduites. La variété ochrea Tutt, PI. 72, fig. 14, coll. Obthr., de Rennes, est une forme à ailes inférieures jaunes, qui prédo- mine aux environs de Rennes, de même qu'en Angleterre. Il convient d'ajouter ici que sur deux exemplaires àJEuclidïa mi capturés au Simplon, en Suisse, l'un par le D'' Maurice Roch, l'autre par M. Marcel Rehfous, tous deux appartenaient à cette forme jaune très accentuée. — Cette espèce est donc, ainsi que nous le disions, très variable, aussi bien au point de vue de la couleur que pour le i)lus ou moins d'étendue dos parties claires, mais les dessins restent toujours si caractéris- tiques qu'aucune confusion n'est possible à son égard. — Elle se trouve dans presque toute l'Europe et dans une grande j)artie de l'Asie. — La chenille, qui se nouirit surtout de Tr'i- lolïiiDi, se trouve de juin en octobre, suivant les localités, et le paijillon d'avril en août. — i8i — E. GLYPHICA L. — PL 72, fig. 15, cf, Genève, coll. Cit. Q sem- blable. — Espèce variable, mais sans perdre sa caracténsli(|ue. Le nom de suff/isa Spul. a été donné à une forme chez laquelle le brun des ailes supérieures est plus uniforme, les bandes foncées étant moins apparentes ; cette forme est, paraît-il, dominante en Angleterre; elle est également assez fréquente à Genève. — M. Ch. Oberthiir ncjmme ianr'ica, une forme très pâle, dont le type, venant de Crimée (coll. Obthr.), est figuré dans cet ouvrage, sous le n" 16 de la PI. 72. — Elle me paraît très voisine, bien que plus claire encore, de l'ab. marginata Spul. caractérisée par le bord subterminal ocre ])laiichâtre des ailes supérieures. — Cette espèce a le même habitat et les mêmes mœurs que la précédente. E. MUNITA Hb. (angulosa Ev.). — PL 72, fig. 17, cf, Sarepta, coll. Cit. — Cette espèce a une grande analogie avec la sui- vante, mais la forme de la ligne coudée suffira à elle seule pour lever tous les doutes. Cette ligne, bien que très ren- trante au milieu chez viunïta, forme à cette place un angle obtus mais régulier, tandis que chez trïqnetra (Voir PL 73, fig. i), c'est presque une dent que forme cet angle rentrant dans l'espace nicclian. En outre niuii'ita est d'une taille supé- rieure à celle de trïqnetra. Chez l'ab. ïvunitnïta MilL, PL ^2, fig. iS, Oural, coll. Cit., les dessins des ailes supérieures sont presque effacés. Ajoutons que chez cette espèce les tons peuvent être plus ou moins gris ou rougeâtre. — Elle habite la Russie méridionale et l'Asie Mineure. — Papillon en mai- juin. E. TRIQUETRA F. — PL Ji, fîg. I, cf, Autriche, coll. Cit. g sem- blable. — Se reporter à la précédente pour la différenciation. — Elle varie peu et habite l'Autriche, la Hongrie, les Balkans, la Russie méridionale, puis en Sibérie et en Asie Mineure. — Pajjillon en avril-mai. E. FORTALITIUM Tausch. — PL -ji, fig. 2, Q, Orenburg, coll. Cit. Le cf est ordinairement de taille plus grande et les tons sont — tS2 — })lus fdiués. L'espèce \arie d'ailleurs [lour la coloration qui est plus ou moins vive, mais sans rien perdre de ses caractères qui la font facilement reconnaître. — Elle habite l'Oural et l'Altaï où elle vole en mai-juin. Cerocala B. C. SCAPUL03A Hb. — PL 73, fig. 3, cf, Andalousie, coll. Cit. Q semblable. — Cette espèce habite le sud de l'Espagne et la Mauritanie. En Espagne on ne trouve que la forme typique, mais il existe en Algérie plusieurs autres formes voisines, que Staudinger considère comme des variétés de scapiilosa, mais qui pourraient bien être des espèces distinctes ; ce sont : C. algiriae Obthr., PI. 73, fig. 4, cf, type, Bou-Saada, coll. Obthr. Beaucoup plus petite que scapnlosa, d'un ton plus roux, les ailes inférieures sans autres dessins qu'un glacis roux très léger, rappelant la place des bandes brunes de scapiilosa. Une autre forme est la variété biskrensis Obthr., dont le type, de Biskra, coll. Obthr., est figuré dans cet ouvrage sous le n" 5 de la PI. 73. C'est également une forme algérienne à fond très pâle, sur lequel ressortent d'autant mieux les dessins que ceux-ci sont d'un brun plus foncé que chez algiriae. Pericyma H. S. P. AT,BIDENTARIA Frr. {cûbuleiis H. S.\ — PI. 73, fig. 6, Q, Cau- case, coll. Cit. Le cf est souvent plus pâle, avec les dessins moins distincts. Le ton varie du gris cendré au roussâtre. ■ — Russie méridionale orientale, Syrie et Egypte. Zethes Rbr. Z. INSULARIS Rbr. - PI. 73, lig. 7, Taurus, Muséum de Genève. — Les tons sont plus ou moins foncés, violacés ou rougeâtres, mais il n'y a pas de confusion possible. — Habite l'Espagne, la Corse, la Sicile, la Dalmatic, la Grèce, la Mauritanie et l'Asie Mineure. Palpaiigiiln Stgr. P. HENKEI Stgr. — PI. j^, fig. 9, g, Russie orientale, coll. Cit. Le cf a la base des ailes inférieures blanche et les supérieures sont d'un brun moins uniforme. ■ — Cette espèce n'étant connue jusqu'ici que de la Russie méridionale orientale, il est fort possible que l'exein]3laire hr^uré PI. 73, n° 10, capturé à Magraoua (coll. Obthr.) appartienne à une autre espèce algé- rienne. Ce groupe paraît être d'ailleurs assez mal connu, et j'accueillerai avec reconnaissance, en vue d'un exposé futur, toutes les observations qui pouriont m'être faites. P. SABOURAUDI Dan. Luc. — PI. 73, fig. 1 1 (Type), Tunisie, coll. Daniel Lucas. — Celle-ci est voisine de quatre autres espèces de la région trar.scaspienne, mais comme elle est la seule connue (pour l'instant) de Tunisie, on l'identifiera d'autant plus facilement que le présent ouvrage donne la reproduction du type qu'a bien voulu me confier M. Daniel Lucas. P. STRAMINEA BangTIaas. — PI. 73, fig. 12, g, Biskra, et fig. 13, Cf, Tunisie, coll. Obthr. — Cette espèce algérienne, à dessins indécis, a un faciès qui la fait facilement reconnaître. P. CESTIS Ménétr. — PL j^, fig. 14, cf, Samarkand, coll. Cit., et ^S- ^5» Q> Algérie, coll. Obthr. — De l'examen de ces deux figures il ne faudrait pas conclure que le cf a toujours les ailes supérieures beaucoup plus claires que la Q , car je possède un autre cf de même provenance que celui figuré ici et chez lequel les ailes supérieures sont d'un gris obscur. Le lavis roux de l'aile inférieure de la Q établit beaucoup mieux la diffé- rence d'un sexe à l'autre. L'ab. uniformis Warren, PI. 73, fig. 16, Q, Colomb-Réchar, coll. Obthr., a les ailes supérieures d'un brun uniforme et sans dessins appréciables. Palpangiila cestis ressemble beaucoup à plusieurs espèces asiatiques ainsi - i84 - qu'à quelques espèces ou formes algériennes encore très peu connues, mais celles-ci sont d'une taille bien inférieure à celle de cestïs. ■ — Habite la Russie méridionale, l'Algérie et en Asie. P. CESTINA Stgr. var. /lilgcr/i Roths. — PI. 73, fig. i;, Lam- bèse, coll. Obthr. — Appartient au groupe des espèces de Falpangula d'abord découvertes en Asie Mineure et dont on ne soupçonnait pas la présence en Algérie avant ces derniers temps. Les Palpangiila semblent très variables pour le noir- cissement tantôt des ailes supérieures, tantôt des ailes infé- rieures. Nul doute que le nombre des espèces algériennes ne se trouve très augmenté par les recherches ultérieures. Leucanitis Gn. L. RADA B. — PL 73, hg. 18 (type), coll. Obthr. — Bien que voi- sine de plusieurs autres espèces du même genre, celle-ci ne peut guère permettre d'erreur grâce au ton uniforme de ses ailes supérieures. — Habite la Crimée et une partie de l'Asie. L. PICTA Chr. var. radapicta Stgr. — PI. 74, fig. i, d*, Russie orientale, coll. Cit. Q semblable. — Cette espèce n'habite l'Europe que sous sa forme radapicla, laquelle n'est d'ailleurs pas très différente du type pïcta qui est asiatique. Cette var. radapicta, que ses ailes inférieures ne permettent pas de con- fondre avec cailino, habite la Russie méridionale orientale. L. CAILLN'O Lcf. — PI. 74, fig. 2, cf, Digne, coll. Cit. Q semblable mais souvent plus obscure. — Je possède une Q à ailes supé- rieures obscures, chez laquelle le blanc des ailes inférieures est remplacé par une teinte brun clair. • — Cette forme, que j'ai reçue plusieurs fois de Digne, a également la bordure noire des ailes inférieures sensiblement plus large que chez le type, en sorte qu'elle peut très bien être assimilée, comme aberration française, à la var. obscitra Stgr. de la Russie méridionale. — Noctuelles et Géomètres d'Europe ICONOGRAPHIE COMPLÈTE de toutes les Espèces européennes Par J. CULOT Membre de la Société Lépidoptérologique de Genève et des Sociétés ' Entomologiques de France et de Suisse Première Partie Volume II Livraison n 58 — Juillet 1916 GENEVE (Suisse) Villa- LES- Iris — Grand-Pré - i85 - Philippina Aust. est une forme algérienne d'un ton plus roux et plus uniforme; le type Q qui fut décrit par Austaut et qui fait actuellement partie de la collection Oberthùr, se trouve figuré sous le n" 3 de la PI. 74; il porte à l'épingle une éti- quette portant la mention : Oran, mai 1880. — Leucanitis cailino est une espèce méridionale qui se trouve dans le sud de la France, en Espagne, en Algérie et en Asie. — Sa chenille vit sur Salix vïminalis. — Papillon en mai puis en août. L. TENERA Stgr. — PI. 74, fig. 4, Kultscha, coll. Cit. — Espèce très facile à reconnaître à la tache noire de l'aile inférieure. — Elle habite la Russie méridionale et la région de l'Ili en Asie. L. KABILARIA Bang-Haas. — PL 74, fig. 5, Tunis, coll. Obthr. — Cette petite espèce si caractéristique est encore peu connue; elle n'a encore été trouvée qu'en Tunisie. L. BOISDEFFREI Obthr. — PI. 74, fig. 6, Biskra (type), coll. Obthr. — Cette espèce a une grande analogie, comme dessins, avec stolïda, mais la coloration qui paraît être bien stable chez les deux espèces ne permet pas de les confondre. D'ailleurs bois- deffrei n'est connue que de Mauritanie et d'Egypte. L. STOLIDA F. (cingularis Hb.;. — PL 74, fig. 7, Dalmatie, coll. Cit. — Varie un peu pour la forme et la largeur des bandes claires, mais elle est toujours très caractéristique. Le ton brun est souvent un peu plus clair que dans l'exemplaire reproduit dans cet ouvrage, mais il n'est jamais aussi pâle que chez l'espèce précédente, ce qui évitera toute confusion. — Habite l'Europe méridionale et l'Asie Mineure. — La chenille se nourrit principalement de Riibiis; on la trouve en mai et le papillon de juin en août. L. ALGIRA L. {tnangularis Hb.). — PL 74, fig. 8, Q, Italie, coll. Cit. cf semblable. — Plusieurs espèces asiatiques sont très voisines de celle-ci, mais en Europe, aucune espèce ne saurait être confondue avec algïra qui varie très peu et seule- ment pour le ton plus ou moins clair ou foncé et plus ou moins 24 violacé ou ocracé. — Suisse méridionale, centre et midi de la France, et en général toute l'Europe méridionale, puis en Algérie et dans une grande partie de l'Asie. — La chenille se nourrit surtout de Rnbus; on la trouve en juin-juillet puis en octobre. — Papillon en avril-mai, puis en juillet-août. L. GEOMETRICA F. {btfasciata Petag. = parallelaris Hb.). • — PI. 74, fig. 9, cf, Andalousie, coll. Cit. Q semblable. — Cette espèce ne varie guère que par le plus ou moins de largeur des bandes blanches et n'est sujette à aucune confusion. — Elle habite l'Europe méridionale, la Alauritanie et une grande partie de l'Asie. — Mêmes moeurs et mêmes époques que la précédente. Pseudophia Gn. P. ILLUNARIS Hb. — PL 74, fig. lo, cf, et fig. II, Ç), France méridionale. Muséum de Genève. ■ — Cette espèce est très variable. Les deux exemplaires figurés dans cet ouvrage repré- sentent deux formes très différentes mais non des différences sexuelles, le cf ou la Q pouvant revêtir indifféremment l'une ou l'autre de ces formes. Généralement la Q ne diffère du çS que par la bande plus foncée et mieux définie de ses ailes inférieures. La couleur des ailes supérieures varie beaucoup; depuis l'ocracé pâle de la fig. lo, en passant par le gris carné de la fig. 1 1 (qui est la forme la plus répandue) pour aller jusqu'au brun. Les lignes peuvent être très bien dessinées, comme dans la fig. lo, ou faire presque entièrement défaut, sauf la subterminale qui reste toujours bien indiquée par les taches brunes cjui la bordent intérieurement. Je donne sous le n" 12 de la PI. 74, d'après un exemplaire de Syrie (Muséum de (icnève), la figure de la variété ? syrïaca Bugn. Elle diffère surtout d'illunaris par sa ligne subterminale rousse et non précédée de brun. ■ — Cette forme, qui pourrait bien être une espèce distincte, habite surtout l'Asie Mineure, mais aussi. - i8; - paraît-il, la Russie méridionale, la Dalmatie, la Sicile et l'Espagne. — Uhinaris habite la France méridionale, l'Italie et l'Espagne, en mai-jum. P. LUNARis Schiff. (augîir Esp.). — PL 74, fig- 13, Cf, Genève, coll. Cit. Q semblable. — Je suis extrêmement surpris de voir le catalogue Staudinger et Rebel faire si peu de cas des formes inurina Obthr., riifa Obthr. et niaiira Obthr., alors que le même catalogue honore d'un titre spécial, avec diagnose latine, une quantité d'aberrations valant à peine une mention quelconque. Je crois avoir assez souvent montré combien je suis peu pas- sionné pour une nomenclature trop surchargée, pour craindre aujourd'hui que l'on m'accuse de faire abus de noms d'aber- rations; mais en jetant un coup d'œil sur les figures 14, 15 et 16 de la PI. 74, on comprendra la raison qui m'a fait m'élever contre l'exclusivisme du catalogue en question. Nous dirons donc que lunaris est une espèce très variable, et bien que, dans la plupart des cas, cette variabilité ne s'éloigne pas trop du type, on trouve parfois des formes par- ticulièrement remarquables; telles sont : ab. murina Obthr., PL 74, fig. 14 (type), Sebdou, coll. Obthr.; caractérisée par un ton gris souris uniforme, avec les lignes très atténuées. — L'ab. rufa Obthr., PL 74, fig. 15 (type), Sebdou, coll. Obthr., a les ailes supérieures d'un roux brunâtre uniforme et les lignes à peine distinctes. — L'ab. nianra Obthr., PL 74, fig. 16 (type), Lambèse, coll. Ch. Obthr. est la forme la plus remar- quable. Ses ailes supérieures sont d'un brun très foncé, uni- formée, sauf les dessins qui ressortent nettement en clair. Ces trois formes viennent toutes trois d'Algérie où se trouve éga- lement lunaris typique, mais il est probable qu'elles peuvent se rencontrer ailleurs. C'est du moins le cas pour l'ab. maura, car j'ai sous les yeux un exemplaire capturé à Sainte-Maxime (France méridionale) par le D"" Maurice Roch, de Genève, qui est encore plus remarquable que le type inaura Obthr., en ce sens que ses ailes supérieures sont d'un brun foncé presque — i88 — noir où se ^■oient seules les lignes cxtrabasilaire et coudée très finement écrites en clair. Peut-être cet exemplaire se rattache- t-il plutôt b la forme obscura Favre, décrite dans le Catalogue des Lépidoptères du Valais, mais non figurée, alors ? Warren décrit avec le nom de olivescens une aberration portugaise, dont l'aile supérieure est couverte de verdâtre; il ajoute que l'abdomen est luisant '> Cette ab. olivescens, décrite dans l'ouvrage de Seitz, à la page 327, s'y trouve figurée sur la planche 60 e; je souhaite alors que cette reproduction soit plus exacte que celle de uiurina qui se trouve sur la même planche à côté de la figure de riifa qui ne vaut guère mieux. Pseiidopliia hmarïs est une espèce répandue dans l'Europe centrale et l'Asie mineure. — Sa chenille vit sur le chêne, en juillet-août. — Papillon d'avril en juin. P. TIRHACA Cr. {tirrhaea aiict.). — PI. 74, fig. 17, cf, Dalmatic, coll. Cit. Q sem.blable. Cette belle espèce ne varie guère que par la bande brune des ailes inférieures qui est plus ou moins développée et manque même complètement chez l'ab. absens, décrite et figurée dans l'ouvrage de Seitz, par Warren. le même ouvrage décrit et figure trois autres aberrations relatives à un développement plus ou moins accentué de la bande de l'aile inférieure; or, cette bande a une forme et une étendue si peu fixe, que sur 23 exemplaires que j'ai reçu de Zara, il ne m'a pas été possible d'en trouver deux chez lesquels la bande soit à peu près semblable. Il me sem^ble donc peu rationnel d'établir des noms sur un caractère aussi instable. — Habite l'Europe méridionale, l'Afrique septentrionale et méridionale, et une grande partie de l'Asie. — La chenille se nourrit de Pistacia lentiscits et terebïnt]ius\ on la trouve de juillet à septembre, et le papillon en juin. Anophia Gn. A. LEUCOMELAS L. {jamburii Tr.). — PL 75, fig. i, cf, Algérie, coll. Cit. Ç) semblable. — Très voisine de Catephia alchynnsta — i89 — (voir même PL, fig 3), mais très facile à différencier, surtout par le dessous des ailes supérieures, qui, chez Iciicomelas, sont blanches depuis la base, jusqu'au delà du milieu, avec la tache réniforme ressortant nettement en brun sur cet espace blanc; tandis que chez alchymista les mêmes ailes sont entiè- rement brunes en dessous, sauf à l'angle interne où elles s'éclairent plus ou moins de blanchâtre. En outre alchymista est presque toujours de taille plus grande et le bord terminal de ses ailes supérieures, en dessus, est éclairé de roussâtre clair, surtout le long de la ligne subterminale; tandis que chez leuconielas les ailes supérieures sont d'un brun noir uniforme, à l'exception seule de réclaircic roussâtre qui sou- ligne la tache réniforme. — Leuconielas varie peu et habite l'Europe méridionale et orientale, la Mauritanie et une partie de l'Asie. Aurait-elle deux générations par an, ou bien éclo- rait-elle à des époques différentes, suivant les pays qu'elle habite ? Toujours est-il que certains auteurs indiquent juin- juillet pour le papillon et l'automne pour la chenille, tandis que Berce {Faune ent. de France^ dit que la chenille, qui se nourrit de Convolvulus sepimn, se trouve en mai et le papillon en août. Aedia Hb. A. FUNESTA Esp. {leuconielas Hb. =- alchynii<;ta Esp.). — PI. 75, fig. 2, cf, Genève, coll. Cit. q semblable. — Très voisine de la précédente, mais s'en distingue facilement par sa grande tache costale roussâtre. Elle varie à peine et habite l'Europe centrale et méridionale puis en Asie. — La chenille vit sur les liserons, en juillet-août. — Papillon en juin. Catephia O. C. ALCHYMISTA SchilT — PI. 75, hg. 3, cf, Genève, coll. Cit. Ç) semblable. — Se reporter à Anopliïa leuconielas pour la — igo — différenciation. Varie très peu et habite l'Europe centrale et méridionale, la Mauritanie et une partie de l'Asie. — Chenille en juillet-août, sur le chêne. — Papillon en mai-juin. Catocala Schr. Par leur grande taille et leurs couleurs si harmonieuses, les belles espèces qui composent ce genre, ont toujours vivement attiré l'attention des entomologistes et été tout particulièrement étu- diées ; ce qui a naturellement conduit plusieurs auteurs à créer un grand nombre d'aberrations qui, soit dit en passant, sont loin de valoir, toutes, la peine d'être distinguées par un nom spécial. Représenter en ce moment ces formes multiples, ou seulement les plus remarquables d'entre elles, cela nécessiterait un nombre de planches qui étendrait par trop le présent volume. Aussi me bornerai- je, pour l'instant, à figurer les spécimens typiques de chaque espèce, puis à citer et décrire leurs aberrations, remettant à plus tard le soin de figurer, dans un supplément, celles de ces aberrations qui me paraîtront suffisamment caractérisées. C. FRAXINI L. — PI. 75, fig. 4, c^\ Genève, coll. Cit. g semblable. — Cette grande et belle espèce, la seule parmi les Catocala européennes, dont les ailes inférieures soient parées d'une bande bleue, a les ailes supérieures plus ou moins éclairées ou obscurcies. L'exemplaire figuré ici appartient à une forme claire, qui peut cependant être largement dépassée dans le sens albinisant. Chez l'ab. moerens Fuchs, l'aile supérieure est au contraire entièrement obscurcie par les écailles brunes. Mais quelle que soit sa forme plus ou moins claire ou foncée, cette espèce ne saurait prêter <à aucune confusion. — Elle habite l'Europe centrale, la Sibérie et le Japon. — La chenille se nourrit surtout de peupliers, de mai à juillet. — Papillon de juillet à septembre. C. ELECTA Bkh. — PI. 75, fig. 5, q, Genève, coll. Cit. cf sem- blable. — Par ses ailes inférieures roses, cette espèce ne peut — Î9I — être confondue qu'avec optaia (voir PI. 76, fig. 7). Les ailes inférieures et même les supérieures ont de tels rapports dans les deux espèces qu'on les confond parfois. Cependant optât a est toujours d'ime taille sensiblement inférieure. Sur ses ailes supérieures les lignes nervurales noires de l'espace terminal sont bien mieux marquées que chez electa ; mais c'est surtout le trait noir géminé ou empâté, qui coupe longitudinalement l'espace basilaire de l'aile supérieure d'optata qui établit le mieux la différenciation. — Le ton des ailes supérieures varie chez electa du gris cendré au brun roussâtre, ou même au brun noirâtre (ab. nigra Spul.). Pour les ailes inférieures on trouve une forme jaune (ab. liigdunensis Mill. = iiava Spul.). Enfin chez l'ab. excellens Spul., les ailes inférieures sont entiè- rement noires. — Habite surtout l'Europe centrale et occi- dentale, puis une grande partie de l'Asie, jusqu'au Japon. — • La chenille vit sur les saules et les peupliers; on la trouve en juin-juillet et le papillon en août-septembre. C. ELOCATA Esp. — PL 75, hg. 6, g, Royan, coll. Cit. çj sem- blable. — Très souvent confondue avec niipta (voir PI. 76, fig. i) dont elle diffère par les caractères suivants : Chez clocata les ailes supérieures sont plus uniformément obscur- cies, les dessins y sont plus flous, moins nettement écrits que chez nupta\ leur bande noire médiane est plus régulièrement courbée, bien moins coudée dans son milieu chez elocata que chez niipta. — Une espèce plus voisine encore est deducta Ev. (voir PI. 75, fig. 9), qui n'est peut-être d'ailleurs qu'une forme locale de elocata. La seule différence qui frappe l'œil se trouve dans l'aile supérieure qui est d'un ton moins uniforme et moins jaunâtre ou verdâtre chez deducta que chez elocata. Un autre caractère, qui semble assez constant chez deducta, réside dans le fait que la moitié de l'espace médian est très sensiblement plus claire que le reste de l'aile. Quant à la bande noire médiane de l'aile inférieure, qui chez deducta n'atteint pas le bord anal, c'est un caractère qui, comparati- ■ — 192 — vement à elocata, n'a qu'une valeur relative, en ce sens que cette bande peut parfois s'arrêter avant le bord anal chez elocata. En tout cas dechicta n'est connue que de Russie méri- dionale et de Sibérie, ce qui est un fait à considérer en cas d'incertitude d'identification. — Les ailes supérieures de elocata varient comme coloration ; elles peuvent être plus ou moins bleuâtres, verdâtres ou jaunâtres. Chez l'ab. higens Obthr. {Lépid. comf., vol. vi, PI. CXXXI, fig. il 59) les ailes supérieures sont d'un brun noir uniforme, ne laissant voir que deux petites taches claires au bord interne, à la place où vien- draient aboutir les lignes basilaire et coudée, lesquelles lignes sont indistinctes comme tous les autres dessins. Chez elocata, le rouge des ailes inférieures peut tirer plus ou moins sur le jaune, pour arriver au jaune franc de l'ab. flava Spul. La bande noire des ailes inférieures peut être plus ou moins élargie ou rétrécis; mais de même que pour la coloration des ailes supérieures, ce sont là des caractères manquant de fixité, très transitionnels, sur lesquels on ne saurait se baser pour l'établissement d'un nom spécial qu'à la condition de figurer très exactement le type. — Elocata habite l'Europe centrale et méridionale puis l'Asie mineure. — Chenille en mai-juin, sur les peupliers et les saules. — Papillon de juille*^ à septembre. C. OBERTHÛRI Aust. — PI. 75, fig. 7, Q, Province d'Oran, coll. Cit. çS semblable. -— Cette espèce n'est connue que de Mauri- tanie et du sud de TEspagne. Elle présente quelque analogie avec elocata, mais la courbe presque parfaite des bandes noires, aux ailes inférieures, et l'uniformité du ton des ailes supérieures ne permettent aucune confusion. C. PUERPERA Giorna. - PL 75, fig. 8, cf, Valais, coll. Cit. g sem- blable. — Bien que fort variable il est impossible de con- fondre cette espèce avec d'autres Catocala européennes, grâce à la conformation si particulière de la bande noire qui borde les ailes inférieures, dont le rouge est ordinairement de couleur — 193 — brique clair. — Jusqu'ici on a fait usage de i8 noms, pour désigner autant d' aberrations dont la plupart sont basés sur la coloration des ailes supérieures. Si chaque auteur avait pris soin de reproduire en couleur l'aberration qu'il décrivait, on pourrait savoir exactement à quoi s'en tenir sur la valeur de la forme nommée, mais tel n'est malheureusement pas le cas, le plus souvent. Par contre, M. Ch. Oberthiir, dans l'œuvre si étendue qu'il a entreprise, sous le titre de {Lépïdoptérologïe comparée), a tenu à fixer par une reproduction aussi exacte qu'il est humainement possible de le faire, la valeur des aberrations suivantes : Powelli Obthr. {Lép. couip., vol. III, fig. 150), à ailes infé- rieures jaunes; les supérieures sont grises. — Coiileti Obthr. (^Lép. com.p., vol. III, ûg. 151), remarquable par le ton très clair, presque jaune paille, de ses ailes supérieures. Ces deux aber- rations viennent des Basses-Alpes, poiucLli d'Entrevaux et couleti de Digne. — Murina Obthr. {Lép. cojnp., vol. VI, fig. 1148), a les ailes supérieures d'un brun clair, avec les dessins bien marc}ués. — Roseo-signata Obthr. {Lép. comp., vol. VI, fig. 1149), à ailes supérieures d'un gris rosé, avec les dessins bien nets. — ArgilJacea Obthr. (^Lép. comp., vol. VI, fig. 1150), avec les ailes supérieures d'un ocracé argdeux et les lignes en partie oblitérées. — Rosea Aust. (^Lép. comp., vol. VI, fig. 115 1), à ailes supérieures d'un rose saumon avec les lignes incomplètes. — Modesla Obthr. (JLép. comp., vol. VI, fig. II 52), ailes supérieures d'un gris obscur, à dessins très effacés; ailes inférieures d'un rose saumon pâle. Les cinq formes précédentes sont toutes algériennes. — Staudinger a nommé orïentalis une petite forme de l'Oural et de l'Altaï, chez laquelle les ailes supérieures sont d'un gris brun foncé; dans la figure qu'en donne Seitz (Tafel 55 d) la bande mar- ginale de l'aile inférieure n'est pas interrompue avant l'angle anal. C'est le même cas pour l'aberration genetrix Schulz. - — Nous devons dire, au sujet de cette bande marginale, que si, généralement, celle-ci est interrompue de façon à laisser isolée 25 — 194 — une tache anale, on trouve cette tache plus ou moins réunie au reste de la bande chez un grand nombre d'exemplaires de provenances très diverses. — Quant à uiunda (ab. nova), venant de l'Oural, telle qu'elle est figurée dans l'ouvrage de Seitz (Tafel 55 D), elle paraît assez bien représenter la forme qui domine dans les environs de Digne (Basses-Alpes), chez laquelle les ailes supérieures sont généralement d'une tonalité plus jaune que chez les exemplaires du Valais où le gris domine davantage. — Chez une forme italienne : roniana Schultz, les ailes inférieures seraient d'un rouge jaune pro- fond ? ? — Chez senescejis Schultz, les ailes inférieures seraient presque blanches. Mais pour être fixé sur la valeur exacte de ces deux précédentes formes, il faudrait absolument des figures coloriées. — La Catocala puerpcra est une espèce méridionale, algérienne et asiatique. Elle ne remonte guère plus haut, en Europe, que la latitude de Genève. — Sa che- nille se trouve en mai-juin, sur plusieurs espèces de saules. — Papillon en juillet-août. C. DEDUCTA Ev. — PL 75, fig. 9, cf, Oural, coll. Cit. — Très voisine de elocata (voir même PL, fig. 6 et ce qui en a été dit précédemment au point de vue de la différenciation). — Habite l'Oural méridional et la Sibérie occidentale. C. NUPTA L. — PL 76, fig. I, d", Genève, coll. Cit. g semblable. — Cette espèce, l'une des plus communes du genre, ne peut guère être confondue qu'avec elocata, dans l'Europe occiden- tale et centrale (Se reporter à elocata pour la différenciation.). Par contre, elle est très voisine de adultéra Mén., espèce que je suis contraint de laisser de côté pour l'instant, car les deux seuls exemplaires que je possède dans m.a collection sont insuffisants comme documentation et me laissent dans l'incer- titude; or, à l'époque troublée oii j'écris ces lignes (juin 1916), les communications à peu près impossibles, surtout avec la Russie, m'empêchent de me procurer les documents néces- saires. En tous cas, il ne saurait y avoir aucune confusion à i — 195 — craindre, relativement à Nupla et Adultéra, en ce qui concerne des exemplaires de l'Europe occidentale ou centrale, car adultéra n'est connue que de Russie et de Sibérie. — Les ailes inférieures de nupta sont d'un rouge vermillon un peu car- miné; leur bande médiane noire, fortement coudée en forme de genouillère dans son milieu, peut atteindre le bord anal ou s'arrêter avant ce bord. La couleur rouge passe au jaune chez l'ab. flava Schultz; au blanc jaunâtre faiblement teinté de rose chez l'ab. languescens Warren; elle devient d'un brun olivâtre chez l'ab. brimnescens Warren, des environs de Londres. L'ab. confusa Obthr. (Lép. comp., vol. VI, fig. 1158) est une forme accidentelle remarquable, chez laquelle l'aile supérieure obscure ne présente plus que des dessins confus et comme lavés; aux ailes inférieures les bandes noires sont déformées et la bordure terminale forme sur le fond rouge une fulguration très prononcée ; cette curieuse forme a été capturée à Munich. — Les ailes supérieures de mipta varient également comme ton et comme intensité de coloration, pou- vant être plus ou moins claires ou foncées; mais elle ne s'éloi- gnent pas assez du type (en Europe) pour motiver des distinc- tions spéciales. — Très répandue dans toute l'Europe, puis en Asie jusqu'au Japon. — La chenille vit sur les peupliers et les saules, on la trouve en mai- juin et le papillon de juillet à septembre. C. DILECTA Hb. — PI. ;6, fig, 4, Ç, Royan, coll. Cit. cf semblable. — Berce, dans la Faune entomologique de France, a raison lorsqu'il écrit : (( on pourrait dire de cette espèce que c'est une grande sponsa. » 1) n'y a en effet aucun caractère descriptif, sous le rapport de la couleur ou des dessins, qui puisse permettre de différencier ces deux espèces. On a bien parlé d'une plus grande uniformité de ton dans les ailes supérieures et de l'absence de l'éclaircie cellulaire chez dilecta, mais c'est loin d'être sans exception; car s'il est vrai que les ailes supé- rieures de dilecta soient généralement d'un ton assez uni>>; — 196 — forme, il convient d'ajouter qu'il en est souvent de même chez sfonsa. C'est ainsi que je remarque dans ma collection un exemplaire de sponsa, capturé aux environs de Paris, dont les ailes supérieures sont exactement comme celles de l'exem- plaire de dilecta figuré dans le présent ouvrage; je possède en outre un cf de sponsa, capturé à Genève, qui a les ailes supérieures d'un brun très foncé et bien plus uniforme que chez la plupart des exemplaires de dilecta. A mon sens, le seul caractère apparent vraiment valable se trouve dans la taille beaucoup plus grande de dilecta. Néanmoins, et sous réserve des exceptions signalées plus haut, on devra tenir compte du ton généralement plus uniforme des ailes supé- rieures de dilecta. Comme la plupart des autres espèces, dilecta varie surtout pour les ailes supérieures. Spuler a nommé obscurata une forme chez laquelle l'espace médian des ailes supérieures est d'un brun noir jusqu'à la ligne subter- minale, qui ressort alors en clair. Je n'ai pas vu l'ab. ohscurata Spul., mais descriptivement elle me paraît avoir beaucoup de rapport avec la forme algérienne dayremi Obthr. que l'auteur a figuré sous le n"' 14 de la PI. Xll du vol. III de la Lépidopté- rologie comparée; forme chez laquelle l'aile supérieure est presque noire depuis la base jusqu'à la ligne subterminale qui est très claire et limite un espace terminal gris. Dans le même volume de la Lép. cowp., M. Ch. Oberthùr ûgure sous le n° 13 de la PI. XII, une^autre forme algérienne qu'il nomme poiuelli, remarquable par des ailes supérieures particulièrement claires, tandis que les inférieures sont au contraire d'un rouge cramoisi très foncé. — Warren décrit dans l'ouvrage de Seitz (édition française) une aberration nouvelle qu'il dit être (( uniformé- ment d'un gris olive foncé, entremêlé de gris plus clair, mais sans aucun mélange de foncé ou de clair ». L'incohérence apparente de cette description vient-elle d'un défaut de tra- duction ? je l'ignore, mais j'avoue que je ne la comprends pas; toujours est-il que la iigure donnée sur la planche 54 a de l'ouvrage susdit, m'a tout l'air d'une dilecta à peu près — 197 — normale. — D'decta est une espèce plutôt méridionale, répandue surtout dans les contrées méditerranéennes, puis en Algérie et en Asie mineure; cependant elle remonte assez haut; c'est ainsi qu'on la trouve en Suisse et même en Alle- magne. — Chenille en mai-juin, sur le chêne. — Papillon en juiHet-août. C. SPONSA L. — PI. 76, fig. 8, Ç, Bohême, coll. Cit. cf semblable. — Se reporter à la précédente et à la suivante pour la différen- ciation. De même que chez les espèces précédentes, celle-ci varie surtout quant aux ailes supérieures, qui sont plus ou moins uniformes ou variées comme tons. Sous ce rapport, la plus remarquable est la forme algérienne laeta Obthr. {Lép. comp., vol. m, PI. XII, hg. 15) chez laquelle presque tout l'espace compris entre la ligne extrabasilaire et la coudée est d'un blanc laiteux, ainsi que la demi-ligne (basilairc) et la subterminale. Dans le même ouvrage, M. Oberthiir figure, sous le n° 16 de la PI. Xll avec le nom obscur a Obthr., une seconde forme algérienne dont les ailes supérieures sont d'un brun obscur presque uniforme, avec les dessins en partie oblitérés. Spuler nomme fasciaîa une aberration chez laquelle l'espace médian est d'un gris remarquablement plus clair que le reste de l'aile. — ■ Chez l'ab. grisea Warren, les ailes supérieures seraient entièrement gris foncé, sans aucune teinte brune (Cette ab. grisea, décrite dans l'ouvrage de Seitz, se trouve figurée dans la lignée C de la PI. 54, avec du brun sur 1 aile supérieure, ce qui ne concorde guère avec la description et la fait ressembler à une sponsa normale.) — Je dois avouer d'ailleurs, qu'à part laeta qui est vraiment remarquable, je n'attache pas grande importance aux autres formes signalées, quant à la variation des «iles supérieures, car je trouve parmi les exemplaires de sponsa que je possède, des transitions telles, qu'il serait fort difficile de s'y reconnaître si l'on devait identifier toutes ces formes avec les aberrations déjà nommées et qui menacent de se multiplier encore. — Sponsa se trouve — 198 — dans toute l'Europe, excepté l'extrême nord, puis en Algérie et en Asie mineure. - — La chenille vit en mai-juin, sur le chêne, et le papillon se trouve en juillet-août. C. PROMISSA Esp. — PI. 76, fig. 2, cf, Genève, coll. Cit. g sem- blable. — Les espèces qui présentent le plus d'analogie avec promissa sont conjuncta et sponsa. Par la forme de la bande noire médiane des ailes inférieures, si bien marquée en M chez sponsa, il sera facile de différencier celle-ci de promissa, chez laquelle cette bande est seulement légèrement flexueuse et se termine en bas par un crochet rentrant, tandis que chez sponsa l'extrémité inférieure de la bande se dirige vers l'angle anal. Un autre caractère, très constant chez tous les exemplaires de ma collection, est que chez sponsa le feston saillant de la ligne extrabasilaire (aux ailes supérieures) s'avance jusqu'à toucher la tache claire qui se trouve sous la réni forme, tandis que chez promissa ce feston s'arrête un peu avant cette tache. La différenciation est parfois plus difficile entre promissa et conjuncta (voir PL 76, fig. 5) ; il y a cepen- dant deux caractères distinctifs qui semblent bien fixes, ce sont : la ligne extrabasilaire qui chez promissa forme une saillie arrondie s'avançant presque jusqu'à la tache claire qui souligne la réniforme, tandis que chez conjuncta l'extra- basilaire est simplement sinueuse et parfois presque droite. D'autre part, les ailes inférieures, d'un rose généralement moins vif chez conjuncta, portent une bande noire médiane qui n'est que légèrement courbée, et toujours moins sinuée que chez promissa. — Les ailes supérieures de promissa varient un peu moins que chez les espèces précédentes; la plus curieuse est la forme algérienne, hilaris Obthr. (PI. 76, fig. 6, Yakouren, coll. Cit.;, chez laquelle l'aile supérieure est aux deux tiers envahie par du blanc laiteux, c'est-à-dire tout l'espace médian, la moitié de l'espace basilaire et la ligne subterminale. Relativement à l'abdomen, Tutt a nommé rosea une aberration chez laquelle cet organe est teinté de rose en — 199 — dessus. En ce qui concerne les ailes inférieures, nous avons la remarquable ab. ochracea Obthr. {Léf. comp., vol. III, PL XIII, fjg-. i8) dont les ailes inférieures sont jaunes. — La Catocala -promissa a les mêmes mœurs et le même habitat que sponsa. C. CONJUNCTA Esp. — PI. 76, fig. 6, Q, Dalmatie, coll. Cit. Cf semblable. — Se reporter à promissa pour la différencia- tion. Conjimcia est, parmi les espèces à ailes inférieures rouges, une de celles qui varie le moins; aussi n'a-t-on donné, jusqu'ici, que trois noms, pour désigner des variations rela- tives à la coloration des ailes supérieures, ce sont : ab. digressa Th. Mieg, à ailes inférieures plus pâles. — Vivida Warren, forme algérienne à ailes inférieures d'un rouge plus intense; enfin fidva Warren, à ailes inférieures rouge terne. — Conjiincta habite l'Europe méridionale, l'Algérie et l'Asie mineure. — Chenille sur le chêne, en mai. ■ — Papillon en juillet-août. C. LUPlNA H. S. — PL 76, fig. 3, cf, Oural, coll. Cit. — Par sa taille, cette petite espèce pourrait être confondue avec pacta ou optata, mais la bande médiane noire de l'aile inférieure, plus courte, plus épaisse, plus courbe et sans crochet rentrant appréciable à son extrémité inférieure chez pacta ou oplaia, ne peut laisser subsister aucun doute. En outre, chez pacta, les ailes supérieures n'ont pas le trait noir basilaire de Liipina. — LiLpina a les ailes supérieures plus ou moins roussâtres ou ardoisées; aux inférieures, la bande médiane est souvent très étroite et la bordure terminale interrompue avant l'angle anal. (C'est le cas pour le type très bien figuré par Herrich- Schaeffer.). ^ — Habite l'Istrie et la Russie méridionale, puis l'Altaï et l'Arménie. — La chenille vit en juin, sur les saules. — Papillon fin juillet. C. OPTATA God. {optabdis Hb.). — PL 76, ûg. 7, cf, Charente- Inférieure, coll. Cit. Q semblable. — Certains exemplaires de optata peuvent être confondus avec electa, mais cette confu- — 200 — • sion ne peut se produire que lorsqu'il s'agit de sujets défraîchis. (Se reporter à electa pour la différenciation). Se reporter aussi à l'espèce précédente, avec laquelle elle ne peut être confondue que si on ignore la provenance de l'exemplaire à déterminer, car tandis que In-pina habite l'Europe orientale, oftaia n'est connue que de l'extrême occident : France méri- dionale et occidentale, Espagne et Portugal — En Algérie, l'espèce est représentée par des exemplaires de taille supé- rieure à ceux de France. M. Ch. Oberthùr, dans le vol. VI de la Lépïdoftcrologïe comparée, a consacré la Planche CXXX à la reproduction de quatre formes algériennes ; on y voit figurées : l'ab. auianda B. chez laquelle le beau gris cendré du type se trouve remplacé par un ton brun ochracé rougeâtre. — L'ab. s electa B., dont les ailes supérieures tiennent le milieu entre le type et anianda; chez selecta, les ailes infé- rieures sont d'un carmin intense et l'abdomen teinté de rose en dessus. — La forme la plus remarquable, reproduite dans l'ouvrage précité est l'ab. couleti, capturé à Digne, chez laquelle les ailes inférieures sont jaune clair. — La chenille d' optât a vit en juin-juillet, sur Salix capraea et viviinalis. — Papillon en août-septembre. C. PACTA L. — PI. //, fig. 1, g, Russie, coll. Cit. — Le cT est semblable mais ses ailes sont moins arrondies. Le ton gris cendré bleuâtre des ailes supérieures s'harmonise si bien avec le rose tendre des ailes inférieures, que je considère pacta comme la plus charmante du groupe des espèces à ailes infé- rieures rouges. Elle varie peu, mais il est probable qu'on découvrira un jour une forme à ailes inférieures jaunes; car déjà dans l'ab. discolor Schultz, les ailes inférieures et le dessus de l'abdomen tournent au rouge jaunâtre terne. — Flabitc la Scandinavie méridionale, le nord de l'Allemagne et la Russie, puis s'étend largement en Asie, surtout en Sibérie. — Chenille en mai-juin, sur les saules qui croissent dans les endroits humides. • — Papillon en août-septembre. — 201 — C. HYMENAEA Schiff. — PI. 7/, fig. 2, cT, Crimée, coll. Cit. Q semblable. ■ — Par la coupe et l'ampleur de ses ailes, la forme de ses lignes et bandes et par son habitat, cette espèce ne peut être confondue qu'avec neonympha (voir PI. JT, &g. 6) qui habite également l'Europe méridionale orientale. Outre la taille sensiblement plus grande de neonympha, le caractère distinctif qui me paraît être le plus constant, réside dans la forme de la ligne coudée, qui, chez hymenaea, se continue normalement de la côte au bord interne, tandis que chez neonympha, comme chez beaucoup d'autres espèces du genre, la coudée, interrompue vers son tiers inférieur, se réunit en cet endroit à la tache sous-réniforme, particulière au genre Catocala, de façon à former avec cette tache une boucle ren- trante en forme de spatule. 11 se peut que ce caractère ne soit pas absolument fixe chez tous les exemplaires et que la boucle en question se trouve ouverte ou fermée, ainsi qu'on le constate chez d'autres espèces, mais je dois dire que je n'ai pas trouvé d'exception parmi les exemplaires de hymenaea et de neonympha que j'ai été à même d'étudier. — La bande noire médiane de l'aile inférieure de hymenaea peut être plus ou moins arrondie; chez l'ab. posthiima Hb., elle est coudée à angle vif. Chez l'ab. connexa Schutz., la bordure marginale de l'aile inférieure est continue, au lieu d'être interrompue avant l'angle anal. Mais ces deux aberrations sont d'autant moins remarquables qu'elles se trouvent réunies au type par des formes transitionnelles. — Habite le sud-est de l'Europe et l'Asie mineure. — Chendle en mai sur le prunellier. — Papillon en juillet-août. C. FULMINEA Scop. {paranyjtipha L.). — PI. y"/, fig. 3, g, Genève, coll. Cit. cf semblable. — Espèce très caractéristique, à ligne coudée fortement fulgurée, formant avec la tache sous-réni- forme une boucle spatulaire ouverte ou fermée. — Ne saurait être confondue avec aucune autre espèce européenne. — A part la bande marginale des ailes inférieures qui est parfois 26 — 202 — continue, au lieu d'être interrompue près de l'angle anal, je ne connais aucune aberration en Europe qui mérite d'êlre signalée. — - Elle habite l'Europe centrale et la Sibérie, jusqu'au Japon et en Corée. — La chenille vit en mai-juin, sur le prunellier, aussi, mais plus rarement, sur l'aubépine. — Papillon en juillet-août. Quant à la soi-disant forme -protonyiiipha Bdv., elle paraît être fort peu connue des entomologistes et ne correspond en aucune façon à l'exemplaire reproduit sous ce nom sur la •Planche 5/, ligne D, de l'ouvrage de Seitz. Pour ma part, je trouve la frotonympha Bdv. si différente de fulminea qu'il me paraît téméraire de la rattacher spécifiquement à cette dernière. Grâce à la si large obligeance de mon a.mi M. Charles Oberthùr, j'ai le plaisir de figurer ici le type protonyvipha de Boisduval. Je suis heureux de pouvoir ainsi démontrer de façon plausible les raisons qui m'ont amené à émettre l'opi- nion que prolonyinpha est une espèce tout à fait particulière, qui ne saurait, à mon avis, être assimilée à aucune autre espèce européenne, surtout pas à fulminea. En effet, chez protonympha (PI. 77, fig. 4, type, environs de Paris, coll. (3bthr.) nous trouvons une ligne coudée non fulgurée, par conséquent tout à fait différente de celle de fulminea. Puis, tandis que chez fulminea l'espace basilairc de l'aile supérieure est caractérisé par un ton brun chocolat qui s'éclaircit dans le sens de la base en un fondu graduel, nous voyons chez protonympha une partie basilairc concolore au reste de l'aile. Un autre caractère qui empêche tout rappro- chement avec fulminea se trouve dans la bande marginale de l'aile inférieure pleine à l'angle externe chez protonympha, et non échancrée de jaune, comme c'est le cas chez fulminea. Ce dernier caractère suffirait d'autre part à éloigner proto- nympha de nymphéa, pour qui serait tenté de rapprocher ces deux espèces. En résumé, je vois dans la protony^upha Bdv. une espèce très particulière, dont on ne connaît que le seul exemplaire cf — 203 — figuré ici et qui fut capturé aux environs de Paris. C'est un cas évidemment fort rare en entomologie, mais à moins qu'il ne s'agisse d'une erreur dont j'ignorerais la source, je ne puis trouver aucune autre solution. C. NYJMPHAEA Esp. (veslûlis H. G.). • — PL yy, fig. 5, cf, Dalmatie, coll. Cit. O semblable. — Cette espèce ne peut guère être confondue qu'avec conversa (voir PI. yy, fig. y). Plusieurs caractères servent à les différencier : aux ailes supérieures, la ligne coudée est plus fortement fulgurée chez conversa où elle forme avec la tache sous-réniforme une boucle en spatule que je trouve chez tous mes exemplaires de conversa et que je ne vois dans aucun de mes nymphaea. D'une façon générale, l'aile supérieure de nymfhaea est d'un ton plus uniforme que chez conversa ; à l'aile inférieure la bande terminale de nyniphaea est fortement éch ancrée de jaune à l'angle externe; elle ne l'est que très peu chez conversa; la même bande est très rétrécie, souvent même interrompue près de l'angle anal chez nymfhaea, tandis qu'elle est entière chez conversa. — Nous avons dit que les ailes supérieures de nyvipliaca étaient ordinairement d'un ton assez uniforme; c'est le cas pour tous les exemplaires que je possède de Dalmatie; mais chez les exemplaires de la France méridionale, on trouve les ailes supérieures souvent marbrées de grisâtre ou de jaunâtre, ce qui les fait da\antage ressembler à conversa. — La tache qui se trouve sous la réniforme est généralement bien marquée en clair, cependant je possède un exemplaire qui en est tout à fait dépourvu. — Le ton des ailes inférieures est d'un jaune plus ou moins vif, il peut aussi tourner au brunâtre; c'est le cas pour un exemplaire que j'ai reçu de Dalmatie, et chez lequel le fond des ailes inférieures est très rembruni. — N yviphaca habite l'Europe méridionale, l'Al- gérie et l'Asie mineure. — La chenille vit en mai, sur plusieurs espèces de chênes, mais principalement sur le chêne- liège et le chêne vert. — Papillon en juillet . 204 — C. NEONYMrHA Esp. — PI. 7;, fig. 6, cf, Crimée, coll. Cit. q sem- blable. — Se reporter à hymenaea pour la différenciation. — Le ton des ailes supérieures peut être plus ou moins uniforme ou bigarré, mais de façon trop peu sensible pour motiver des dénominations spéciales. Chez l'ab. cohaerens Schultz, la tache anale des ailes inférieures se trouve réunie à la bande marginale, ce qui est d'autant moins remarquable que toutes les espèces voisines varient dans le même sens, c'est-à-dire qu'elles peuvent avoir la bande marginale interrompue ou plus ou moins continue. — Habite la Russie méridionale, l'Altaï et l'Asie mineure. — La chenille vit en juin sur la réglisse, et le papillon éclot en juillet. C. CONVERSA Esp. — PI. -jj, fig. 7, cf, Dalmatie, coll. Cit. g sem- blable. — Se reporter à nymphaea pour la différenciation. — Les ailes, aussi bien les inférieures que les supérieures, sont plus ou moins envahies de brun noir ; chez la var. et ab. agamos Hb. le jaune des ailes inférieures est plus assombri et surtout plus réduit, par suite de l'élargissement de la bande marginale; l'espace jaune basilaire y apparaît brunâtre par suite des poils bruns qui le recouvrent; l'aile antérieure est aussi plus obscure que chez le type. Dans l'ab. carbonaria Stgr., l'aile antérieure est presque entièrement envahie par le ton brun-noir, tandis que l'aile inférieure reste normale. — Conversa habite l'Europe méridionale, l'Algérie et l'Asie mineure. Les formes carbonaria et agamos paraissent plus particulières aux contrées orientales, mais en ce qui concerne agamos, je ne saurais être de l'opinion de ceux qui ont une tendance à y voir une espèce orientale distincte, car on la trouve en France avec le type conversa. — Chenille en mai, sur le chêne. — Papillon en juillet-août. C. EUTYCHEA Tr. {langiiida H. S.). — PI. -]-], fig. 8, Q, Taurus, coll. Cit. (J semblable. — Extrêmement voisine de nympha- goga et de disjîincta (voir PI. j-j, fig. 9 et PI. 78, fig. i). Elle est de même taille; ses ailes inférieures sont presque sem- 205 — blables ; quant à ses ailes supérieures je n'y vois pas de différence appréciable dans les dessins, si ce n'est que la ligne extrabasilaire a une direction plus oblique depuis la côte jusqu'au milieu de l'aile chez eiitychea. En confrontant les exemplaires qr.e je possède des trois espèces sus-dites, ainsi que dilïérentes reproductions que j'ai sous les yeux, je constate que chez eutychea, les ailes supérieures sont d'une coloration plus uniforme, et les dessins y apparaissent moins distinctement; l'extrabasilaire et la coudée, si vigoureusement marquées chez dïsjuncta, et surtout chez nyinphagoga, ne sont tracées que par un fil très fin chez eutychea oii la ligne subterminale n'est souvent qu'estompée et parfois nulle. Tl doit pourtant y avoir des exceptions à cet effacement plus ou moins prononcé des lignes de eutychea; car dans l'exemplaire figuré par Herrich-Schaeffer, sous le n" 447 de sa Tab. 87, on y voit des dessins vigoureusement écrits; aussi cet exem- plaire serait bien difficile à identifier, n'était l'obliquité de la ligne extrabasilaire sous la côte. — La bande médiane des ailes inférieures de eutychea varie de forme. Chez dotata H. S., elle est dessinée en forme de M et le crochet anal y est obtus, tandis qu'il forme un angle aigu chez le type. — Chez mariana Rbr., la bande est arrondie et non anguleuse. - - A l'exception de la forme mariana, qui est d'Espagne, eutychea habite l'Europe méridionale-orientale : Dalmatie, Balkans, Grèce, puis en Asie mineure. C. NYMPHAGOGA Esp. — Pi. ;;, fig. 9, cf, Crimée, coll. Cit. Ç) semblable. — Se reporter à la précédente pour la différen- ciation. D'autre part, il est généralement assez facile de séparer nymphagoga de clisjuucta, rien qu'au faciès; mais il se trouve chez les deux espèces des exemplaires dont l'iden- tification est plus laborieuse; toutes deux étant sujettes à varier dans un sens ou dans l'autre, il est difficile de fixer des caractères différentiels constants; aussi me bornerai-je à donner les indications générales suivantes : Les lignes de ■ — 206 l'aile supérieures sont ordinairement mieux écrites et plus zigzaguées chez nyvi phagoga; chez celle-ci, le jaune des ailes inférieures est plus étendu et plus pur, moins rembruni que chez disjuncfa, surtout dans l'espace basilairc. — Les ailes supérieures de riymphagoga sont plus ou moins chargées de brun ou éclairées de gris cendré. Chez l'ab. anthracita Th. Mieg, les ailes supérieures sont d'un brun noir presque uni- forme. L/ab. fiilvipennis Warren est une forme tunisienne à ailes obscurcies, aussi bien les supérieures que les inférieures dont le jaune est remplacé par du roux terne. Chez l'ab. nubilosa Schultz, l'aile inférieure est entièrement noirâtre. — Je crois pouvoir m'en tenir là quant à l'énumération des ten- dances plus ou moins aberrantes de cette espèce; car, à en juger par les noms qui ont été récemment donnés pour des formes ne valant guère la peine qu'on s'y arrête, on en arrive à la conclusion qu'en accordant trop de complaisance à la multiplicité des aberrations on arriverait bientôt à avoir autant de noms que d'individus d'une même espèce. — Nym- phagoga est une espèce méridionale, habitant surtout le midi de la France, l'Italie, la Hongrie, puis l'Algérie et l'Asie mineure. — Chenille en mai, sur les chênes, surtout le chêne vert et le chêne-liège. — Papillon en juillet-août. C. VALLANTINI Obthr. — PI. ;;, hg. lo, g, Aïn-Draham, coll. Obthr. — Certains auteurs voient dans vallantini une forme de nyniphagoga; or il me semble téméraire d'émettre sur ce sujet une opinion affirmative. Pour ma part, j'inclinerais plutôt pour une espèce distincte, rien qu'à la coupe de ses ailes, qui sont plus arrondies et plus courtes que celles de nymphagoga; sans parler de l'effacement si prononcé des dessins, notamment de la bande médiane des ailes inférieures et de la ligne coudée des supérieures. — Vallantini a été découverte en Algérie; elle habite aussi la Tunisie, dans la région voisine du littoral Ses premiers états sont encore inconnus. — 20/ — C. DISJUNCTA H. G. - PI. /S, hg. 1, çjy Grèce, coll. Cit. g sem- blable. — Se reporter à eiitychea et à nyniphagoga pour la différenciation. — Comme chez les précédentes, cette espèce varie pour les ailes supérieures, qui sont plus ou moins variées de clair ou plus ou moins obscures. 11 faut cependant supposer que cette variabilité n'est pas très étendue, car je ne sache pas qu'on ait, jusqu'ici, inventé des noms spéciaux pour désigner des aberrations, relativement aux ailes supérieures. Par contre, Freyer a nommé separata, une forme chez laquelle le jaune des ailes inférieures est assombri ; cette forme habite les Balkans et l'Asie mineure. Une autre forme, fréquente en Syrie, mais qui n'a pas encore été rencontrée en Europe ? est luctuosa Stgr., chez laquelle les ailes inférieures sont entiè- rement enfumées. — Di';iiincia habite l'Europe orientale et l'Asie mineure. C. DIVERSA fi. G. {calLinympha Dup.). — PI. /8, fig. 2, (j, Dalmatie, coll. Cit. Q semblable. — Par ses ailes supérieures, cette petite espèce pourrait être confondue avec eiitychea, nymphagoga et disjinicia, mais chez diversa, le jaune des ailes inférieures est plus vif, plus orangé, et les bandes noires ont une courbure plus douce, moins anguleuse que chez les trois espèces précitées. — Les ailes supérieures de diversa sont fréquemment pourvues de gris cendré clair, cependant il y a une ab. iiiubrata Schultz, chez laquelle elles sont d'un brun noir unicolore. Il doit donc exister de nombreux exemplaires formant transition entre cette forme foncée et la forme typicjue. — France méridionale, FJ,spagne, Italie méridionale, Tyrol, Hongrie, Balkans et Asie mineure. — Chenille en mai, sur les chênes. — Papiillon en juillet-août. Apopestes Hb. {Spïnlherops B.) A. SPECTRUM Esp. -- PL ;S, hg. 3, cf, Dalmatie, coll. Cit. Q semblable. — Cc*"te grande espèce, qui ne peut être con- — 208 — fondue avec aucune autre, varie par le plus ou moins de netteté et d'accentuation des dessins de ses ailes supérieures; ce qui, naturellement, lui a procuré l'avantage d'être dotée (jusqu'ici !) de six noms spéciaux, dont le plus anciennement connu, et le seul qui soit vraiment motivé, à mon avis, est phantasma Ev., forme asiatique à dessins très atténués. Quant aux autres, je n'estime pas qu'il soit utile d'en parler, car ils ne me paraissent pas désigner des aberrations suffisamment tranchées. — Habite l'Europe méridionale, la Mauritanie et une grande partie de l'Asie. — La chenille vit en mai-juin, sur les Genïsia et Sarothamnus. ■ — Papillons de juillet à septembre. A. CATAPHANES Hb. — PL ;8, fig. 4, cf, Digne, coll. Cit. g sem- blable. — Cette espèce peut être facilement confondue avec les deux suivantes (voir PL 78, fig. 5 et 6). De limbata Stgr. cataphanes ne diffère guère que pai l'absence de l'ombre brune marginale des ailes supérieures ; mais en examinant tous les exemplaires que je possède des deux espèces, je constate qu'en dessous, les ailes supérieures et inférieures de calaphanes, surtout les premières, sont traversées par une ligne médiane brune souvent très bien marquée, que je ne trouve pas chez limbata. Cette ombre médiane brune du dessous des ailes de cataphanes sert également à distinguer celle-ci de dilue id a qui en est dépourvue. Par le dessus des ailes, cata- phanes ressemble beaucoup à dilucida, mais les lignes de dilucida sont plus indécises que chez cataphanes où elles sont presque toujours très bien dessinées. En outre, les ailes inférieures de cataphanes sont pourvues d'une bande médiane qui fait défaut, ou qui est à peine sensible chez dilucida. — Cataphanes varie quant a la tonalité des ailes supérieures, mais toutes les formes qui, pour cette cause, ont reçu des noms spéciaux, appartiennent à la faune extraeuropéenne ; nous n'avons donc pas à nous on occuper ici, sauf pour les deux suivantes qui sont des formes algériennes : v. maiira Stgr., — 209 ■ — dont les ailes supérieures sont d'un gris rougeâtre, et ab. roscata Rothsch. des contrées désertiques voisines du Sahara, ressemble beaucoup à maitra comme tonalité, mais les dessins noirs y sont plus accentués. — Cataphancs habite l'Europe méridionale, la Mauritanie, et une grande partie de l'Asie. — Chenille de mai à juillet, sur Genista pnrgans et Vlex ev.ro- paens. — Papillon en juillet-août. A. LIMBATA Stgr. — PI. /8, hg. 5, g, Ferghana, coll. Cit. Cf semblable mais souvent plus assombri. — Se reporter à la précédente, pour la différenciation. Lïmbata diffère de la suivante (dilucida) par les lignes plus nettes et par le bord marginal des ailes supérieures plus vigoureusement ombré. I. 'ombre médiane des ailes inférieures, bien que peu visible chez lïmbata, l'est cependant davantage que chez dilucida. Nous devons néanmoins reconnaître que certains exemplaires de ces deux espèces sont parfois bien difficiles à identifier exactement. — Limbata n'est signalée, en Europe, que de la France méridionale, d'Espagne et de Grèce, puis en Asie mineure oii elle est bien plus fréquente. — La chenille vit en mai sur Astragahis echinns. — Papillon fin juin-juillet. A. DILUCIDA Hb. — PI. /8, fig. 6, cf, Digne, coll. Cit. Q semblable. - — Se reporter aux deux précédentes pour la différenciation; puis nous ajouterons que dilucida a les ailes supérieures pro- portionnellement plus étroites que celles de caîaphanes, que leur ton est généralement plus gris et plus lilacé, moins blond que chez cataphancs, et même que chez la plupart des exem- plaires de limbata. — La coloration des ailes de dilucida paraît être assez stable en Europe, mais plusieurs noms ont été donnés à des formes asiatiques, chez lesquelles les lignes sont généralement plus accentuées. En Mauritanie, dans les contrées désertiques, on trouve la v. rusea Stgr., PI. 78, fig. 7» Q, Tunisie, coll. Cit., dont les ailes supérieures sont fortement rougeâtres. — Dilucida habite l'Europe centrale et surtout méridionale, puis la Mauritanie, et enfin l'Asie mineure, mais 27 210 — alors sous des formes s'éloignant plus ou moins du type. — La chenille, qui ne mange que la nuit, vit sur différentes plantes basses et buissonneuses, notamment sur les genêts et l'esparcette. — Papillon en juillet. A. HIRSUTA Stgr. — Est une espèce qu'il ne m'a pas encore été possible de me procurer et dont je suis contraint de remettre à plus tard la figuration. A. EXSICCATA Ld. — PI. /8, hg. 8, Piskra, coll. Obthr. — Cette espèce a le faciès d'un Agro/is; elle ne doit pas être sensi- blement \-ariable, car depuis plus de 60 ans qu'elle est connue on n'en a pas encore décrit une seule aberration. Comme elle est très bien caractérisée par les deux ailes supérieures, il ne semble pas qu'aucune confusion soit possible. — Elle habite l'Algérie, l'Italie, puis une grande partie de l'Asie. Exophyla C.n. E. RECTANGUI.ARIS II. G. PL 78, hg. 9, Q, Bozen, coll. Cit. Cf semblable. Par sa forme trapue, l'absence des dessins ordinaires, sauf la subterminale qui n'est d'ailleurs indiquée que par quelques taches noirâtres et nuageuses, cette espèce ne peut prêter à aucune confusion. On ne lui connaît aucune variété, ce qui rend son identification d'autant plus facile. — - Elle habite le sud du Tyrol, la Dalmatic, Plstrie et la Macé- doine, puis en Asie mineure. — Chenille en m.ai, sur Celais aiistralïs. — Papillon en juillet-août. Eccrita Ld. E. LUDICRA IJb. - PI. ;8, fig. 10, cf, Vienne, coll. Cit. g sem- Filable. — Très voisine des espèces du genre suivant, surtout de Toxocauipa liihrïca fvoir PI. 78, fig. 13); cependant l'ombre médiane, si bien mar(]uée chez. Ind'/cra, suffit à elle 211 seule à différencier cette espèce cle la Toxocanipa lubrica. Mais au cas où l'on aurait à faire à un exemplaire de liidicra chez lequel l'ombre médiane serait en partie atténuée, on exa- minerait, à l'aide d'une forte loupe, les tibias, qui, indépen- damment des éperons, sont poXirvus de petites épines chez ludicra, tandis qu'ils sont sans épines chez Toxocampa lubrica. — Autriche, Hongrie, Moravie, Oural, puis dans plusieurs contrées asiatiques, surtout sibériennes ou elle pré- sente quelques formes aberrantes ; mais tous les exemplaires européens que je connais appartiennent à la forme typique, sans variations appréciables. Chenille en mai, sur Vicia. — Papillon en jum-juillet. Toxocampa (in. Il y a peu de genres oii les espèces soient aussi difficiles à identifier que dans celui-ci, du moins certaines d'entre elles; aussi trouve-t-on, dans les collections, de nombreuses erreurs de déter- mination. Je m'efforcerai donc d'établir des points de compa- raison aussi bien étudiés que possible, mais sans espérer être toujours bien compris, car plusieurs caractères manquent de iixité. T. LUSORIA L. (orobi Dup.). — PI. 78, Jîg. 1 1, q, Allemagne, coll. Cit. cf semblable. — Très voisine de fastïnuni (voir PL 78, iig. 14 et 15) dont elle diffère, d'une façon générale, par une taille plus grande, par le fond des ailes supérieures qui est d'un ton plutôt ochracé que lilacé, par sa ligne subterminale plus nettenient ombrée et par sa tache réniforme plus élargie en bas et non suivie à son angle inférieur externe des deux petites taches brunes si caractéristiques chez paslinum. A ces données générales, il y a une exception : chez luwria, la réni- forme est parfois suivie d'une ou deux petites taches brunes, comme chez pastinuvi Ajoutons que chez pas fin uni ces taches brunes sont parfois très peu marquées. On voit donc que la — 212 — différenciation, chez l'une ou l'autre de ces deux espèces, peut devenir très embarrassante; dans les cas incertains, je ne vois guère que la taille plus grande de Uisoria qui puisse aider à l'identification. Il y a bien la ligne subtcrmmale, ordinai- rement mieux marquée chez lusoria, mais à cela il y a aussi des exceptions. Hâtons-nous cependant de dire qu'il est rare que toutes les exceptions précitées se rencontrent à la fois chez un même exemplaire. J'ajoute un renseignement que je n'ai vu signaler nulle part, je le donne donc sous toute réserve, car il n'est basé que sur les exemplaires de ma collection, où je constate, sans exception, que la tache réni forme, pourtant si nette chez lusoria, ne se distingue pas sur le revers de l'aile, tandis qu'elle y apparaît bien visible chez pastïniini. — Liisojia est relativement peu variable en Europe, où elle habite la Suisse, la France, l'Allemagne, l'Autriche, la Hongrie et la Russie méridionale, puis on Asie mineure où elle subit quelques modifications. -~- ('henille en mai-juin, sur Vicia et Astragalus. — Papillon en juillet-août. T. GLYCYRRHIZAE Rbr. — PI. -j^, \-\g. 12, Sierra-Nevada, coll. Obthr. — Cette espèce, qui n'est connue que de l'Espagne, se reconnaît de suite à l'absence presque complète des lignes et dessins des ailes supérieures, où ne subsiste que la réniforme bien nette. T. LUBRICA Frr. — PI. jZ, fig. 13, Q , Oural, coll. Cit. o" semblable. — Cette espèce, connue seulement de l'Oural et de Sibérie, diffère de toutes les autres Toxocampa par sa grande taille, ses ailes supérieures très assombries et par ses inférieures fortement teintées de jaune roux, avec une ligne ou ombre médiane étroite, mais bien distincte. Se reporter à Eccrita hidicra avec laquelle elle peut parfois être confondue. Varie par la coloration plus ou moins cendrée, violâtre ou jaunâtre de ses ailes supérieures, et par ses dessins plus ou moins bien marqués, mais de façon trop peu tranchée pour motiver des — 213 — dénominations spéciales, du moms en ce qui concerne les exemplaires européens. T. PASTINUM Tr. {Lnsona Hb.). — PI- /8, fig. 14 et 15. Le n" 14, g, vient de Berlin, et le n" 15, cf, de Baccarat, coll. Cit. — Se reporter à lusona pour la différenciation. — Comme taille et coloration, -paslinum peut être également confondu avec vïciae et craccae (voir PL 79, fig. i, 2, 3), mais l'examen de la réniforme ne peut laisser subsister aucun doute; cette tache étant triangulaire et pleine chez pasîinniii, tandis que chez viciae et craccae^ elle est mieux en forme de rein et formée d'une tache brun clair semée de petites taches noires plus ou moins confluentes ou isolées. — Fastinuiu varie pour la colo- ration des ailes supérieures qui peuvent être plus ou moins pâles ou obscurcies et plus ou moins striées de brun, avec les dessins tantôt nets, tantôt diffus. Je me contenterai de figurer deux formes, dont une Q claire, à lignes bien visibles, et un cT d'un gris ardoisé assez obscur, à dessins imprécis; sans rechercher si l'une ^ou l'autre doit être assimilée à telle ou telle des aberrations qui ont été nommées, sans raisons suffisantes, à mon avis. — Les petites taches qui accompagnent la réni- forme sont parfois très petites mais elles manquent rarement — Presque toute l'Europe, excepté l'extrême nord, puis en Sibérie, jusqu'à l'Amour. — La chenille atteint toute sa taille en mai, après avoir hiverné; elle se nourrit surtout de Vicia craccae. — Papillon en juin- juillet. T. VICIAE iVo. — Pî. 79, fig. I, d, Allemagne, coll. Cit. Q sem- blable. — Cette espèce et la suivante sont les plus sujettes à confusion. Cela vient sans doute du fait qu'une même descrip- tion peut aussi bien s'appliquer à l'une qu'à l'autre; en sorte que si l'on est pas guidé par une figure très exacte, ou si l'on a pas à sa disposition des sujets appartenant aux deux espèces pour permettre la comparaison, il est à peu près impos- sible de s'y reconnaître. Comme caractères différentiels, nous — 214 — remarquerons que, sauf excei)tions, viciae est. de taille plus petite et de coloration plus rousse et moins violacée que craccae ; les taches costales, généralement au nombre de quatre, sont beaucoup plus nettes et souvent presque noires chez craccae, tandis qu'elles sont le plus souvent d'un brun clair chez viciae. Quant aux nervures, plus claires que le fond dans les deux espèces, elles sont généralement plus larges et mieux marquées chez viciae, mais il y a de nombreux cas où elles sont aussi fines chez viciae que chez craccae; ce n'est donc là qu'un caractère tout à fait accessoire. Un autre caractère que je cons- tate, sans exception, en examinant les exemplaires de ma collection, c'est que chez viciae, le dessous des ailes supé- rieures est d'un ton roux enfumé presque uniforme sur toute la surface de l'aile, tandis que chez craccae le bord mar- ginal est toujours plus foncé, le reste de l'aile étant d'un gris plus clair sur lequel se voit une ombre longitudinale estompée, occupant le milieu de l'aile, depuis la base jusqu'à la tache réni forme. Quant aux ailes inférieures, le bord mar- ginal est plus foncé et plus fondu chez craccae où il augmente d'intensité jusqu'à la frange; tandis que chez viciae la bor- dure enfumée est plus pâle et plutôt antémargmale que mar- ginale, car elle s'éclaircit presque toujours avant d'atteindre le bord de l'aile. — Yiciae varie, sans grands écarts, par le plus ou moins de netteté des dessins et par une coloration plus ou moins roussâtre ou violacée. — L'ab. caecula Stgr. PI. 79, fig. 2, coll. Obthr., diffère du type par l'absence des petites taches noires de la réniforme; chez cette aberration les lignes sont plus nettement dessinées. — Habite presque toute l'Eu- rope septentrionale et centrale, puis en Sibérie. — La chenille se nourrit de Vicia ; suivant certains auteurs, on la trouverait en mai-juin et le papillon en juillet; suivant d'autres elle vivrait en été, passerait l'hiver en chrysalide et le papillon éclorait en mai. J'ignore qui a raison, n'ayant jamais élevé cette espèce. — 215 — T. CRACCAE F. — PI. 79, fig. 3, cf, Dalmatie, coll. Cit. Q sem- blable. — Se reporter à la précédente pour la différenciation. — Cette espèce varie dans le même sens que viciae. Elle a aussi une aberration {jvimaciilata Stgr.) qui correspond à l'ab. caecula de viciae, c'est-à-dire chez laquelle la réniforme est dépourvue de points noirs. — Habite l'Europe centrale et méridionale, puis une grande partie de l'Asie, surtout en Asie mineure et en Sibérie. — Chenille en mai-juin, sur Vicia et Astragalus. — Papillon en juillet-août. T. LIMOSA Tr. — PI. /9, fig. 4, cf, Budapest, coll. Cit. Q sem- blable mais souvent plus foncée que le cf. — Se distingue facilement des autres espèces du genre par sa petite taille et les nombreuses petites stries de la côte. Les dessins sont plus ou moins apparents et la coloration plus ou moins obscure, mais sans écarts bien sensibles. — Habite surtout l'Europe méridionale, la Suisse, le sud du Tyrol, la Hongrie, la Dal- matie et la Bulgarie. ■ — Chenille au printemps et en automne, sur Vicia, C oronilla, Lathynis et Coliitea. — Papillon en avril et en juillet-août. Laspeyria Germ. {Aventia Dup.). L. FLEXULA Schiff. — PI. 79, fig. 5, g, Genève, coll. Cit. cf sem- blable. — Cette espèce, très caractéristique, est plus ou moins fortement saupoudrée d'écaillés grises, ce qui fait paraître la tonalité plus ou moins grise ou ocracée. Elle habite l'Eu- rope, depuis la latitude de la Scandinavie méridionale jusqu'à celle de l'Italie centrale. — La chenille se nourrit des lichens de différents arbres fruitiers et forestiers; elle vit de sep- tembre en mai. — Papillon de juin à septembre. Parascotia Hb. {Boleiobia B.). P. FULIGINARIA L. - PI. 79, fig. 6, cf, Lmz, coll. Cit. g sem- blable. — Varie par le plus ou moins d'étendue des parties 2l6 jaunes; chez l'ab. -fiava Horm. elles s'étendent au point que les ailes ne présentent plus que des bandes et macules noi- râtres sur un fond jaune ocracé. — Chez l'ab. carbonaria Esp., c'est le contraire qui se produit et les ailes sont presque uni- formément noires. — Habite l'Europe septentrionale et cen- trale, puis en Asie mineure. — La chenille vit, de septembre en juin, sur les champignons et les lichens qui croissent sur certains arbres, notamment sur les chênes et les hêtres. ■ — Papillon de juin en août. Epizeuxis Hb. {Helia Gn.). CALVARIA F. — PL 79, fig. ;, cf, Bohême, coll. Cit. g sem- blable. — Cette jolie espèce, très caractéristique, varie à peine. Elle habite l'Europe centrale et méridionale, puis en Asie mineure. — La chenille se trouve en mai-juin, après avoir hiverné; elle se nourrit surtout de riimex dont elle préfère les feuilles fanées et même sèches. — Papillon de fin juin à septembre. Simplicia Gn. S. RECTALIS Ev. — PI. 79, fig. 8, cf, Rhemgau, coll. Cit. g sem- blable. — Très voisine de plusieurs espèces du genre Zanclo- gnatha, notamment de tarsïpennalïs et de tarsicrinalïs (voir PI. 79, fig. II et 12). Elle a aussi de la ressemblance avec la Nodaria nodosalïs (voir PI. 79, fig. 9) ; mais rectalïs en diffère par une taille sensiblement plus grande, par une coloration plus claire et par la ligne subterminale, entière chez rostralis, tandis qu'elle est interrompue et maculairc chez nodosalis. — 5. rectalïs se distingue facilement de la Zanclognatha tarsi- crinalïs par les caractères suivants : chez Z. tarsicrinalïs les lignes sont plus nettes et plus anguleuses; l'extrabasilaire, toujours bien nette chez tarsicrinalis, forme un angle obtus sous la côte puis oblique légèrement dans le sens de la base 21 pour atteindre le bord interne, tandis que chez recialis, l'extra- basilaire, plus estompée, forme une courbe régulière et aurait plutôt une tendance à être plus rapprochée de la base à la côte qu'au bord mterne; en outre tarsicrinalis est d'une taille un peu inférieure et porte une ombre médiane jaunâtre aux ailes supérieures, dont on ne trouve aucune trace chez rec- tdlïs. En ce qui concerne la Z. iarsipennalis, la différenciation ne peut guère s'établir que d'après les caractères suivants : chez 5. recialis, la taille est un peu plus grande, la ligne subterminale y est droite ou même légèrement convexe en dehors, près de l'angle apical, tandis que chez Z. iarsipennalis, cette ligne s'incurve en dehors, surtout vers l'angle apical; quant à la ligne coudée, elle est plus fine et plus sinueuse chez iarsipennalis que chez rectalis. — En résumé, et d'une façon générale, on reconnaîtra la Siniplicia rectalis à ses lignes, extrabasilaire et coudée, plutôt estompées que nettement écrites et à sa ligne subterminale plus droite, moins concave en dehors que chez les espèces du genre Zanclognatha. — A part de légères différences dans la taille et dans la coloration qui peut être un peu plus claire ou plus foncée, la Simplicia rec- talis est une espèce qui demeure stable. — Elle habite l'Alle- magne, l'Autriche- Hongrie, la Russie méridionale, les Balkans et une partie de l'Asie, jusqu'au Japon. — Chenille en juin, sur les graminées. — Papillon en juillet. Nodaria Gn. N. NODOSALls H. S. — PI. /9, fig. 9, g, Païenne, coll. Cit. cT sem- blable, mais avec une nodosité vers le premier tiers des an- tennes. Se reporter à l'espèce précédente dont elle est très voisine. Quoiqu'elle ressemble à certaines Zanclognatha, elle s'en distingue de suite par sa ligne subterminale maculaire et bien convexe en dehors, c'est-à-dire parallèle au bord ter- minal de l'aile. — Elle varie à peine et habite l'Europe méri- dionale, surtout l'Espagne, le sud de l'Italie et l'Algérie. — 28 — 2lS — D'après Millière qui l'a découverte aux environs de Cannes, la chenille a deux générations par an, dont l'une passe l'hiver parmi les feuilles sèches, elle paraît être polyphage. — Papillon en juin, puis en automne. Zanclognatha Ld. Z. TARSIPLUMALIS Hb. — PI. /Ç, fig. 10, cf, Genève, coll. Cit. Q semblable mais sans nodosité aux antennes et sans les pinceaux de poils si remarquables des pattes antérieures du cf. Comme forme, coloration et dessins, cette espèce ressemble extrêmement à Hermïnia crïnalïs (voir PI. 79, fig. 18), mais on établira de suite la différenciation par l'examen des palpes, qui sont relevés en une courbure régulière chez Z. tarsiphi- malis, tandis que chez H. crinalis, le deuxième article des palpes (le plus long) est presque droit et dirigé en avant; en outre chez le O* de crinalis les antennes sont longuement pectinées. La Z. tarsiplitnialïs a presque exactement les mêmes dessins que les Z. tarsïpennalïs et tarsïcrïnalis (voir PI. 79, fig. II et 12), mais elle est plus grande et sa coloration est d'un ton plus chaud, plus rougeâtre; .la ligne subterminale est précédée d'une ombre brune plus large et plus fondue que chez tarsifennalis et tarsicrinalis. — Ne varie pas de façon sensible — Europe centrale et méridionale, Arménie, Sibérie et Japon. — La chenille se nourrit de plantes basses et semble préférer les feuilles fanées et même les feuilles sèches parmi lesc]uelles on la trouve pendant tout l'hiver; elle devient adulte au printemps. — Papillon de juin en août. Z. tarsïpennalïs Tr. (tarsicrinalis Hb., nec Knoch). — PI. 79, fig. II, cf, Rhcingau, coll. Cit. Ç) semblable mais sans nodo- sité antennaire. — Se reporter à la Siinplicia rectalis et à la Zanclognatha tarsipliivialis pour la différenciation. — Peut aussi, et surtout, être confondue avec les Z. tarsicrinalis Knoch et grisealis (voir PI. 79; fig. 12 et 13). Il est facile de séparer tarsipennalis de grisealis ]3ar l'examen des lignes subter- — 219 — minale et extrabasilaire, dont la première aboutit à la pointe apicale chez grisealis; quant à l'extrabasilaire, elle est courbe chez tarsipennalis, tandis qu'elle est presque absolument droite chez grïsealïs. — La différenciation est plus difficile entre tarsipennalis et tarsïcrinalis Kn. mais on y arrivera par les caractères suivants : d'abord, chez tarsipennalis, le ton des ailes supérieures est uniformément d'un gris jaunâtre, tandis que tarsicrinalis a les ailes supérieures d'un gris plus cendré, sur lequel ressort plus ou moins nettement une ombre médiane jaunâtre ou roussâtre. Ensuite, chez tarsipennalis, les sinuo- sités de la ligne coudée sont arrondies, moins anguleuses que chez tarsicrinalis. Quant à la ligne extrabasilaire, elle forme une courbe assez régulière chez tarsipennalis, tandis qu'elle est brisée en angle, sous la côte, chez tarsicrinalis. — La Z. tarsipennalis n'a pas de variétés notables et habite presque toute l'Europe, puis en Asie, jusqu'au Japon. — La chenille a les mêmes mœurs que l'espèce précédente et se trouve aux' mêmes époques, ainsi que le papillon. Z. TARSICRINALIS Knoch. — PI. /Q, ûg. 12, cf, Saxe, coll. Cit. Ç) sembable. — Se reporter à Simplicia rectalis et à Z. tarsi- pennalis pour la différenciation. ■ — Très voisine aussi de Z. grisealis, mais l'examen seul de la ligne subterminale qui chez cette dernière espèce, aboutit à l'angle apical même, suffit à écarter toute confusion. — Varie par le plus ou moins de netteté ou d'effacement des dessins et par une tonalité plus ou moins claire. — Habite surtout l'Europe centrale, mais se rencontre parfois aussi dans le sud, puis en Sibérie et en Corée. — La chenille parvient à toute sa taille en mai, après avoir hiverné; elle se nourrit de différentes plantes basses et arbustes buissonneux, tels que ronce et clématite, semblant affectionner les feuilles flétries et sèches. — Papillon de juin en août. Z. GRISEALIS Hb. {nemoralis F.). — PL 79, fig. 13, cf, Berlin, coll. Cit. Q semblable. — Très voisine de plusieurs autres 220 — espèces de ce genre ainsi que du genre Herminia, mais diffère de toutes par sa ligne subtermniale qui aboutit à la pointe apicale même, et par sa ligne extrabasilaire très droite. — Variabilité insignifiante. — Presque toute l'Europe. — Che- nille en mai, après avoir hiverné, sur Chrysosplenium alterni- fulium et mangeant aussi, dit-on, des feuilles de ronce et de bouleau. — Papillon de fin mai en août. Z. TARSICRISTALIS H. S. — PI. 79, fig. 14, cf, Bozen, coll. Cit. La Q a les antennes filiformes et les ailes plus arrondies. Cette espèce se reconnaît de suite à ses lignes extrabasilaire et coudée, très festonnées. Sa tonalité est plus ou moins claire ou foncée et ses lignes plus ou moins précises ou atténuées. — Europe centrale et méridionale. — Comme la plupart de ses voisines, la chenille se nourrit de plantes basses et de feuilles sèches, au printemps, après avoir hiverné. — Papillon en juillet-août. Z. TENUlALis Rbl. est une espèce qui paraît être très rare et peu connue, et qu'il ne m'a pas été possible de me procurer jus- qu'ici. — Elle habite le Piémont et le Tyrol. Z. EMORTUALIS Schiff. — PI. /9, fig. 15, cf, Styrie, coll. Cit. Ç) semblable. — Pas de confusion possible. - - Chez l'ab. consonalis Spul. la ligne extrabasilaire fait défaut. — Europe septentrionale et centrale, puis en Asie mineure et en Sibérie. — La chenille se nourrit, en automne, des feuilles sèches de hêtre, chêne, bouleau et autres arbres. — Papillon de mai à juillet. Madopa Stph. M. SALICALIS Schiff. — PI. 79, fig. 16, cf, Autriche, coll. Cit. Q semblable. — Varie pour l'intensité de la couleur qui est souvent plus claire que dans l'exemplaire figuré ici, mais sans rien changer à la caractéristique si tranchée de cette espèce. — 221 Se trouve dans presque toute l'Europe centrale et méridionale, et une grande partie de l'Asie, jusqu'au Japon. — Papillon en mai-jum. — Chenille en juillet-août, sur plusieurs espèces de saules. Herminia Latr. H. CRiBRUMALis Hb. — PI. 79, fig. 1 7, çS, Hollande, coll. Cit. — g semblable mais avec les antennes filiformes, et sans touffes de poils aux pattes antérieures. Cette espèce est facilement reconnaissable aux deux lignes, coudée et subterminale, qui sont formées de petites taches brunes, lesquelles sont cepen- dant parfois effacées, au point qu'il ne subsiste plus que la tache brune située au bout de la cellule. ■ — Habite presque toute l'Europe, mais surtout le centre et le nord. Affec- tionne les endroits humides et marécageux, 011 on trouve la chenille, qui se nourrit de roseaux, en automne. — Papillon en juin. H. CRINALIS Tr. — PL 79, fig. 18, cT, Crimée, coll. Cit. Q sem- blable mais à antennes filiformes. — Se reporter à la Zanclo- gîîaiha tarsiplumalïs (voir PI. 79, fig. lo) dont elle a tout à fait l'aspect comme ailes. — Le ton peut être plus ou moins cendré brunâtre ou rougeâtre et les lignes extrabasilaire et coudée, parfois à peine distinctes, mais cette variabilité n'est jamais extrême et il est rare qu'elle empêche de reconnaître l'espèce. — Elle habite surtout l'Europe méridionale, ne remontant guère plus haut que la latitude de Genève, puis en Asie mineure. — La chenille se nourrit surtout de Rubia peregrina ; se chrysalide en mars, après avoir hiverné. — Papillon de mai à juillet. H. GRYPHALIS H. S. ■ — PL 80, fig. I, cf, Carniole, coll. Cit. Q semblable, moins la pectination des antennes. — Voisine des deux suivantes, dont elle diffère d'abord par son ton d'un jaune plus clarteux, puis par les lignes, beaucoup plus vigoureusement marquées, surtout la subterminale. — On ne lui connaît pas de variation appréciable. Elle habite le Tyrol et la Hongrie, puis l'Arménie, l'Amour et la Corée. H. DERIVALIS Hb. — PI. 80, fig. 2, cf, Genève, coll. Cit. Q sem- blable. — Se reporter à la précédente dont elle diffère surtout par la ligne subterminale, si bien marquée chez grypÂalis, tandis qu'elle est plus ou moins incomplète, maculaire, et parfois presque nulle chez derivalïs. ■ — Le ton des ailes peut être plus ou moins grisâtre, jaunâtre ou rougeâtre, et les lignes parfois indistinctes. — Elle est répandue dans presque toute l'Europe, puis en, Asie mineure et dans l'Amour. — La che- nille se nourrit de feuilles sèches, comme la plupart des Hypénides ; on la trouve à toute sa taille en mai. — Papillon de juin en août. H. TENTACULARIA L. - PI. 80, ftg. 3, cf, Valais, et fig. 4, Q, Berlin, coll. Cit. — Les deux figures reproduisant ici les deux sexes ne signifient pas que le cf soit toujours gris et la Q toujours jaune, car ces deux tonalités peuvent indiffé- remment appartenir à un sexe ou à l'autre, en ajoutant toutefois que la coloration jaune est plus fréquente chez la Q que chez le cf. L'espèce est d'ailleurs très variable comme coloration, pouvant être d'un blanc sale, d'un cendré jaunâtre, d'un jaune ocracé et parfois d'un gris cendré ou brunâtre, comme c'est le cas pour la forme alpine niodestalïs Heyd., PL 80, fig. 5, Albula, coll. Cit. — Les dessins de tentacularia sont plus ou moins apparents et parfois complètement effacés. — L'espèce est voisine des H. gryphalis et dcrivalis; mais on la reconnaîtra de suite à ses palpes très longs, beaucoup plus longs, surtout, que ceux de denvaUs. — Europe septentrionale et centrale, puis en Asie mineure et en Sibérie. — Chenille en mai, sur différentes plantes basses et graminées. - Papillon en juin-juillet. 223 — Pechipogon Hb. P. BARBALIS Cl. {peclitalis Hb.). — PI. 80, lig. 6, cf, Genève, coll. C'it. Ç) semblable. — Cette espèce a beaucoup d'analogie avec certains exemplaires de Zanclognatha tarsïphmialïs et de Rerniin'ui crinalis, mais, outre que les ailes supérieures de barbalïs sont d'un gris ])lus cendré, on la reconnaîtra facile- ment à ses ailes inférieures dont le fond est toujours blanc jaunâtre et beaucoup plus clair que chez les espèces précitées. — Je ne lui connais d'autre variation que le plus ou moins d'apparence des lignes, aux ailes supérieures. — Presque toute l'Europe, puis dans l'Amour et l'Oussouri. — Chenille d'oc- tobre en avril, se nourrissant de chêne, hêtre, bouleau, ronce et autres plantes dont elle mange aussi les feuilles sèches. — Papillon de mai à juillet. Bomolocha Hb. B. FONTrs Thnb. {crassalis Tx.=achatalis Hb.). — PI. 80, fig. 7, Q, Allemagne, coll. Cit. cf semblable. — Pas de confusion possible avec d'autres espèces européennes, du moins en ce qui concerne la forme typique, car l'ab. terricidarïs Hb., forme très foncée, figurée sous le n° 8 de la PI. 80, d'après un exem- plaire cf capturé à Baccarat (coll. Cit.), présente quelque analogie avec certaines espèces du genre suivant; mais la forme très particulière de la ligne coudée ne permet aucune erreur. Chez cette espèce, la partie claire qui suit la ligne coudée peut être plus ou moins blanche ou grisâtre. — Europe septentrionale et centrale, puis en Arménie. — Chenille depuis l'automne jusqu'en avril, se nourrissant surtout de Vacciniinn myrtillus. — Papillon de mai à juillet. Hypena Schr. H. MUNiTALis Mn. -- PI. 80, fig. 9, Muséum de Genève. — Cette remarquable espèce, sans variation appréciable et impossible — 224 — à confondre avec aucune autre; habite la Bulgarie et l'Asie mineure. H. PROBOSCIDALIS L. — PI. 8o, fig. lo cf, Bohême, coll. Cit. Q semblable. — Par sa taille, cette espèce pourrait être confondue avec la //. palpalis Hb., mais encore faudrait-il avoir à faire à des exemplaires à lignes indistinctement dessinées, car la ligne médiane (coudée) est totalement diffé- rente, étant presque droite chez proboscidalis, tandis qu'elle est très sinueuse chez palpalis (voir PI. 8o, fig. 1 1). — Le gris obscur des ailes supérieures peut être plus ou moins cendré, brunâtre, rougeâtre ou jaunâtre et les dessins plus ou moins apparents, mais il est rare que l'une ou l'autre de ces varia- tions empêchent de reconnaître facilement l'espèce, du moins en ce qui concerne les exemplaires européens. - — Habite presque toute l'Europe et une grande partie de l'Asie. — Che- nille en mai-juin, puis de juillet à septembre, sur plusieurs espèces d'orties. — Papillon en juin puis en août. H. PALPALIS Hb. {exiensalis On.). — PI. 80, fig. 11, (S, Dalmatie, coll. Cit. Q semblable. — Varie peu comme teinte, mais les ailes supérieures peuvent être plus ou moins variées de clair. Staudinger a nommé annenialis une forme asiatique chez laquelle les ailes sont d'un brun plus uniforme et le trait ombré sous-apical presque nul ; or, je possède un exemplaire venant de Dalmatie, qui répond exactement à ces caractères, la var. armenialis Stgr. peut donc être considérée comme une forme européenne. — La H. palpalis est une espèce méri- dionale, que l'on trouve en mai-juin, dans le sud de la France, en Italie, Corse, Carinthie, Dalmatie et Balkans, puis en Asie mineure. — La chenille se nourrit de Parietaria officinalis. H. OBESALIS Tr. — Pi. 80, fig. 12, cT, Linz, coll. Cit. ^Q sem- blable. — Cette espèce a quelque analogie avec certaines formes de H . obsitalis et rostralis mais sa taille, bien supé- rieure, suffit à empêcher tout rapprochement. La caractéris- Noctuelles et Géomètres d'Europe ICONOGRAPHIE COMPLÈTE de toutes les Espèces européennes Par J. CULOT Vlembre de la Société Lépidoptérologique de Genève et des Sociétés Entomologiques de France et de Suisse Première Partie Volume II Livraison ii' 42 — Mars 1917 GENEVE (Suisse) Villa - LES- 1 RIS — Grand-Pré — 225 — tique de obesalis réside dans l'aspect bicolore de ses ailes supérieures, foncées dans leur moitié antérieure et d'un ocracé clair du côté interne ; il peut cependant arriver que certains exemplaires présentent une assez grande unifor- mité de ton, mais la forme des ailes supérieures, relativement plus étroites que chez les autres grandes espèces du genre, permettra toujours de reconnaître obesalis. Celle-ci est par contre très voisine de quelques espèces asiaticjues (Inde, Chine et Japon), mais nous n'avons pas à en parler ici. — Habite presque toute l'Europe. — Chenille sur les orties, en avril- mai puis en juillet. — Papillon en mai-juin puis en août. H. OBSITALIS Hb. — PL 80, fig. 13, cf, Tanger, et fig. 14, Q, France méridionale, coll. Cit. — Cette espèce présente parfois une très grande analogie avec certains exemplaires de la H. rostralis. La taille de obsitalis est, il est vrai, supérieure à celle de rostralis, mais c'est parfois assez peu sensible; en tous cas la confusion sera facilement écartée par les carac- tères suivants : i° la forme de l'aile supérieure est plus trian- gulaire chez obsitalis, le bord terminal étant plus développé et plus droit que chez rostralis; 2° la ligne coudée, plus sinueuse chez obsitalis, forme un angle sur la nervure médiane bien plus prononcé que chez l'une ou l'autre des nombreuses formes de rostralis. Enfin, sur le revers de l'aile supérieure de obsitalis, se voit, sous la côte, à deux ou trois millimètres de l'angle apical, un point noir bien net, suivi extérieurement d'un autre point blanc; caractère que je rencontre chez tous mes exemplaires de obsitalis et que je ne vois chez aucun de mes rostralis. Obsitalis se présente sous deux formes bien différentes, d'ailleurs rattachées entre elles par des exemplaires de tran- sition; l'une, représentée dans cet ouvrage sous le n° 13 de la Planche 80 est très agréablement varié de blanchâtre, de jaune ocracé plus ou moins clair ou grisâtre et de brun; l'autre (PL 80, fig. 14) est d'un gris brun presque uniforme. Quant 29 — 220 aux dessins, presque toujours très atténués chez la forme unicolore, ils restent néanmoins assez distincts pour permettre l'identification de l'espèce. — Habite l'Europe méridionale, l'Afrique septentrionale et l'Asie mineure. — La chenille vit, au printemps, sur les orties et la pariétaire. — Papillon d'avril en septembre, et même plus tard, suivant les pays. H. ROSTRALIS L. — PI. 80, fig. 15, cf, Boulogne-sur-Seine, coll. Cit. Les deux sexes sont semblables. Se reporter à la précé- dente, pour la différenciation. — Cette espèce, très variable, se présente sous trois formes principales, bien distinctes mais réunies entre elles par des exemplaires de transition. Chez la forme typique (PL 80, hg. 15), l'aile supérieure est d'un brun plus ou moins foncé depuis la base jusqu'à la coudée; le reste de l'aile est d'un gris plus ou moins cendré, roussâtre ou ocracé. L'ab. palpalis F., à laquelle paraît devoir se rattacher l'ab. unicolor Tutt. (PI. 80, fig. 16, Orne, coll. Cit.) est une aber- ration d'un gris brun uniforme, avec les dessins souvent très atténués. L'ab. radiât alis Hb., PL 80, fig. 17, Genève, coll. Cit., ressemble au type, mais avec la côte largement ocracée sur toute sa longueur. — Rosir alis et ses différentes aber- rations est commune dans presque toute l'Europe et dans une grande partie de l'Asie. — Sa chenille vit en mai-jum, puis en août-septembre, sur le houblon. — Le papillon se trouve en été, en automne puis au premier printemps, époque à laquelle volent probablement des exemplaires de l'éclosion automnale qui ont hiverné. H. LIVIDALIS Hb. PL 8u, fig. 18, Ç), Fréjus, coll. Cit. cf sem- blable. ■ — Le ton brun de la base de l'aile supérieure est plus ou moins foncé, rougeâtre ou jaunâtre et présente souvent un reflet métallique, chez les individus bien frais. Quant au reste, l'espèce ne varie guère et se reconnaît toujours très facile- ment. — Elle liabitc l'Europe méridionale, le nord de l'Afrique et une grande partie de l'Asie. — La chenille vit sur la Parietaria officinalïs où on peut la trouver pendant une grande partie de l'année. — Le papillon vole en été, en automne et souvent pendant l'hiver. H. RAVULALis Stgr. — PI. 8i, fig. I, cf, Sarepta, coll. Cit. Ç) semblable. — Cette espèce est voisine des H. mardinalis Stgr. et diagonalis Alph., qui sont toutes deux asiatiques et ne rentrent par conséquent pas dans le cadre de cet ouvrage. Elle est voisine également de l'espèce européenne suivante {antiqualis, PI. 8i, fig. 2), mais l'empâtement que forme vers le bord interne, le bas de la ligne coudée et l'ombre qui la suit, si remarquable chez antiqnalis, évitera toute confusion entre les deux espèces. — H. ravidalis n'est connue que des environs de Sarepta où elle vole en mai. H. ANTiQUALis Hb. — PI. 81, fig. 2, cf, Crimée, coll. Cit. Q sem- blable. — Se reporter à la précédente, seule espèce avec laquelle elle puisse être confondue. — Varie de façon insi- gnifiante et habite le Tyrol et le sud-est de l'Europe, puis en Asie mineure. — Chenille en mai sur la sauge officinale. — Papillon en juin. Orectis Ld. O. PROBOSCIDATA H. S. {jnassiliensis MilL). — PL 81, fig. 3, Dalmatie, Muséum de Genève. — Cette curieuse espèce a tout à fait l'aspect d'une Acidalïa\ on ne saurait évidemment la confondre avec aucune autre Noctuelle, et son identification est d'autant plus facile qu'elle varie à peine. — Elle habite l'Europe méridionale où elle vole en août-septembre, puis en Asie mineure. O. BarteLi Trti. — Il m'eût été bien agréable de figurer ici cette nouvelle espèce, ainsi que plusieurs autres Hypénides récemment découvertes par M. le comte Turati qui a toujours si amicalement mis à ma disposition les matériaux de sa riche — 228 — collection. Malheureusement M. le comte Turati, actuellement mobilisé dans l'armée italienne (^juillet 1916) se trouve, de ce fait, dans l'impossibilité de m'envoyer les matériaux néces- saires. Je suis alors contraint d'attendre des temps meilleurs et de remettre à plus tard la figuration de ses intéressantes nouveautés siciliennes. Hypenodes Gn. H. TAENIALIS Hb. {albistrigalis Gn.). — Les trois espèces euro- péennes du genre Hypenodes sont très voisines les unes des autres et si j'en juge par les individus que j'ai en mains, il règne parfois à leur sujet, une certaine confusion, car plu- sieurs des exemplaires que je possède ont été déterminés par un lépidoptériste allemand des plus éminents, et pourtant ils me laissent dans le doute, notamment en ce qui concerne taenialis. Donc, en présence de doutes que je ne pourrai éclaircir que plus tard, lorsque les troubles actuels (juillet 19 16) ne m'empêcheront plus de me procurer les documents nécessaires, je me contenterai de figurer pour l'instant, la H . costaestrigalïs, dont je suis certain de l'identité, en ajou- tant que taenïalis diffère surtout de costaestrïgalis par la ligne coudée qui est presque parallèle au bord terminal chez taenïalis, tandis qu'elle est très oblique chez costaestrïgalis. — Taenialis habite l'Europe centrale, puis en Arménie et aux Canaries. — Papillon en juin-juillet. — La chenille se nourrit de plantes basses, surtout de thym et de bruyère, on la trouve en août-septembre et probablement aussi au premier printemps. H. costaestrïgalis Stph. {acuminalis H. S.). — PI. 81, &g. 4, Cf, Hollande, coll. Cit. Q semblable. — Se reporter à la précédente pour la différenciation. Le fond des ailes supé- rieures peut être plus ou moins blanchâtre, grisâtre ou gris jaunâtre. — Habite l'Europe centrale et surtout méridionale. 2 2Q — - puis l'Asie mineure et les Canaries. — Papillon de mai à juillet puis en septembre. — La chenille a les mêmes mœurs que la précédente. H. KALCHBERGI Stgr. — A figurer ultérieurement, pour les raisons évoquées plus haut). — C'est une petite espèce sicilienne, voi- sine des deux précédentes, mais dont le ton est d'un gris obscur beaucoup plus foncé. Tholomiges Ld. T. TURFOSALIS Wck. — PI. 8i, fig. 5, cf, Oural, coll. Cit. Q sem- blable, mais souvent d'un gris plus jaunâtre. — Le ton des ailes supérieures varie du reste entre le blanc jaunâtre et le gris cendré. Cette petite espèce est également très voisine des Hypenodes, mais on la distingue facilement à ses palpes recourbés en haut et non droits comme chez les précédentes espèces. -- Elle habite la Suisse, l'Allemagne, la Hollande, l'Angleterre, la Galicie, la Russie et la Sibérie. - - Papillon de juin en août. Supplément I '^ PSEUDOHADENA tellieri D. Luc. — PI. 8i, fig. 6, cf, Gafsa, cotypc, coll. Daniel Lucas. — Cette espèce, décrite d'abord dans le Bull. Soc. ent. de France du 26 juin 1907, sous le nom de Taenïo campa tellieri a été revue par l'auteur, sous le nom générique de Pseiidohadena, dans les Annales Soc. ent.. de France, 1910, aux pages 480-481. Je ne reviendrai pas sur la description qui en a été minutieusement donnée dans les publications précitées et me contenterai de donner de cette nouvelle espèce tunisienne, une reproduction aussi ûdèle que possible, d'après l'exemplaire qu'a bien voulu me confier M. Daniel Lucas. Hadula mariae-ludovicae D. Luc. — PI. 81, fig. 8, cf, Tunis (type), coll. Daniel Lucas. — Après avoir soigneusement décrit cette nouvelle espèce tunisienne, dans le Bull. Soc. ent. de France, 191 4, p. 3 1 1, M. Daniel Lucas, mon savant collègue, a eu l'amabilité de me réserver le plaisir de la figurer dans le présent ouvrage. Les ailes supérieures de cette espèce ont tout à fait l'aspect de celles de la Saragossa seeboldi (voir Vol. I, PI. 19, fig. Il); par contre, les ailes inférieures sont très différentes, étant entièrement blanches chez S. seeboldi. (i) D'autres suppléments paraîtront vraisemblablement plus tard; car indé- pendamment de la figuration déjà piévue, de plusieurs espèces restées en suspens, nous aurons à revenir sur bon nombre d'espèces à formes multiples, nécessitant une figuration plus copieuse que celle, parfois un peu sommaire, qui en a été donnée précédemment. \ POLIA grisea D. Luc. — PI. 8i, fig. 9, cT, type, Kebili, coll. Daniel Lucas. — La Q ne diffère que par ses ailes inférieures plus chargées d'atomes grisâtres. Espèce voisine de la PoUa canescens (voir Vol. I, pages 188-189 et PL 34, ûg. 11, 12, 13), dont elle diffère par la ligne subterminale qui ressort d'autant mieux en clair, chez grisea qu'elle y est bordée d'une ombre brune des deux côtés, mais surtout extérieurement ; tandis que chez canescens elle n'est guère bordée de brun qu'inté- rieurement ; la coudée est plus fine, plus continue, moins maculaire chez grisea que chez canescens. Quant au fond gris des ailes supérieures de grisea il diffère certainement beaucoup de celui de canescens typique, mais certaines formes de I canescens sont aussi grises, sinon davantage que grisea. ■ — Habite la Tunisie. Catocala adultéra Mén. — PI. 81, fig. 7, Q, Petrograd, coll. Obthr. — Plusieurs auteurs voient dans cette espèce une forme locale de nupla. On trouve en effet des exemplaires d'adjdtera que leurs ailes supérieures particulièrement foncées rappro- chent beaucoup de mipta. Cette forme obscure chez laquelle les parties blanchâtres des ailes supérieures font défaut (ce qui rend les dessins beaucoup moins apparents) a reçu le nom de fumosa Vincent (Bull. Soc. ent. de France, 191 3). Mais quant à adultéra, telle t]ue la représente la figure • donnée dans le présent ouvrage, d'après un exemplaire bien typique qu'a bien voulu me confier M. Ch. Oberthùr, il n'y a évidemment aucun doute à conserver sur son identification, comparativement à niipta\ la netteté avec laquelle les dessins des ailes supérieures ressortent sur le fond gris-bleu large- ment éclairé de blanc, ne peut laisser subsister aucun doute. — Adultéra se trouve dans la Russie septentrionale et centrale, , puis en Sibérie. \ AgROTIS lucernea L. var. dalmata Stgr. — PI. 81, fig. 10, Dal- matie, coll. Cit. — Warren considère dalmata comme une forme de nyctiinera B. ^ simulatrix Hb. Nous avons déjà — 233 — indiqué (Vol. I, page 58) le caractère permettant de différen- cier les Agroiis liicernea et nyctimera; or, dans l'exemplaire de dalmata figuré ici, et que j'ai reçu de Staudinger, ce qui en confirme l'authenticité, on retrouve bien le caractère diffé- rentiel précédemment indiqué, c'est-à-dire l'effacement de la ligne subterminale si bien visible chez nyctimera. Quoi qu'il en soit, dabnata est une forme de Dalmatie, chez laquelle les ailes supérieures sont d'un cendré jaunâtre clair et dont les inférieures sont d'un gris blond, à peine plus foncé vers le bord marginal ; caractères qui la rapprochent évidemment beaucoup de nyctimera B., espèce d'ailleurs très voisine de Incernea L. Agrotis décora Hb. var. Uvida Stgr. — PI. 81, fig. 11, Albula, coll. Cit. — Voir Vol. I, p. 61. Agrotis endogaea B. — PI. 81, fig. 12, cf, Sardaigne, coll. Cit. — Voir Vol. I, p. 6/. ACRONYCTA s/rigosa F. ab. et var. bryofhiloïdes Horm. — PI. 81, fig- 13. CT, Zabrze, coll. Cit. Q semblable. — Forme obscure, à ailes supérieures d'un gris cendré noirâtre presque uniforme, que l'on trouve en Silésie, Galicie et Bukovine. MiANA opJiiograimna Esp. ab. uiacrens Stgr. — PI. 81, fig. 14, Hambourg, coll. Cit. — Voir Vol. I, p. 121. Mamestra spalax Alph. — PI. 81, fig. 15, Kuldsha, coll. Cit. — Cette espèce ressemble tellement à la Mamestra serratilinea (Vol.. I, p. 97-98) que je n'y vois d'autre différence qu'une tonalité un peu plus ocracée. — Habite surtout le Turkestan et l'Oural. Hadena anilis B. {albescens Gn.). — PI. 81, fig. 16, cT, Digne, coll. Cit. Q semblable. — Cette Noctuelle a été l'objet de nombreux tâtonnements quant à la place qu'elle doit occuper dans la classification. Dans la Faune française, de Berce, on la trouve après la Polia rufocincta. Pourtant si anilis présente quelque analogie avec plusieurs espèces de Polia, elle n'a pas 30 — 234 — l'aspect velouté des Polia nifoiincta et diibïa auxquelles elle ressemble assez bien pour la couleur et les dessins. Staudinger la rapproche au contraire de la Hadena flatinea (voir Vol. I, p. 152, et PI. 27, fig. 12) dont elle a bien à peu près la couleur, mais pas la coupe d'ailes. L'opinion qui, au premier abord, semble la plus osée est celle qui fait d^anilis une simple forme de la Hadena adiista Esp. (Seitz, Vol. III, Noctuides, p. 131, édit. française). Cependant si l'on s'en rapporte à la fois à la coupe des ailes et à la concordance des dessins, cette manière de voir paraît assez rationnelle (voir adiista. Vol. I, PI. 27, fig. 5). En ce cas il faudrait voir dans anïlis une forme albinisante de Hadena adnsta. J'expose la question, sans la résoudre, et me contente de profiter de l'occasion qui m'a permis de me procurer un couple très pur de cette rare forme pour donner une reproduction aussi exacte que possible du cf, qui diffère à peine de la Q. ■ — Anilis n'est guère connue que des Basses-Alpes et du Valais. Amphipyra erïopoda H. S. {sareptae Gn.). — PI. Si, fig. 17 et 18, Taurus, coll. Cit. — Ainsi que le démontrent les deux exemplaires reproduits ici, cette espèce se présente sous deux aspects bien différents. La première forme (fig. 17) est géné- ralement considérée comme typique, à cause de sa couleur cuivrée et de l'éclaircie qui suit la réniforme, dont parle Herrich Schaeffer, dans son texte. Par contre, si l'on s'en réfère à la figure donnée par l'éminent iconographe, il semble que cette figure représente un exemplaire tenant le milieu entre les deux spécimens reproduits sous les n°* 17 et 18 du présent ouvrage; circonstance qui doit rendre prudent qui- conque serait tenté de donner un nom nouveau à l'une ou l'autre de ces forrties. — Habite la Bulgarie et l'Asie mineure. Fin du deuxième Volume. ERRATA (Vol. II) Page y^, 14" ligne, lire abliita au lieu de albula. — 11 1 s'' avant-dernière ligne, lire fig. 7 au lieu de 12. — 78, 3" ligne, lire n° 8 au lieu de 13. — 148, 8° ligne, lire figure 17 au lieu de 7. — 161, 26'' ligne, lire fig. 14 au lieu de 15. — 161, 27*^ ligri*^'? lii'L' fig- 15 au lieu de 16. 161, 28*^ ligne, lire fig. i6 au lieu de 17. 162, 21" ligne, lisez ailes inférieures. — 171, 6" ligne, lire acniula au lieu de aciintta. — 182-183, intercaler entre les genres Zct/ies et Palfaiigula : Acan- tholipes Ld. regularis Hb. — PI. "jT)-, fig. 8, Caucase, coll. Cit. Pas de confusion possible, à peine variable. Russie méridio- nale et Asie mineure. — 191, ligne 23, lisez : la bande noire médiane des ailes inférieures est plus régulièrement. — iqg, ligne 5, lisez fig. 5 au lieu de fig. 6. igg, ligne 11, lisez ailes inférieures au lieu de ailes supérieures. — 210, lignes II et 12, lisez : comme elle est très bien caractérisée par les deux traits noirs des ailes supérieures, dont l'un réunit l'orbiculaire à la réniforme et dont l'autre; occupe la partie basilairc de l'aile, il ne semble pas... — 216, ligne 25, lire rcctalis au lieu de rostralis. 30* TABLE DES MATIERES abluta, 73. aboleta, 57. Abrostola, 164. abrostoloides, 166. absens, iSS. absinthii, 123. accentil'era, 175. acetosellœ, 68. achatalis, 223. achille;e, 121. Acontia, 142. Acontiola, 144. Acosmetia, 58. acuminalis, 228. adamantina, 102. adoratrix, 125. adulatrix, 125. adultéra, 232. Aedia, i8g. Aedophron, 138. oemula, 171. senea, 159. îestivalis, 152. aethiops, 127. affinis, 71. ag,\mos, 204. Agrophila, i6i. Agrotis, 2^2-2:,^. agrotoides, 77. ain, 177. albescens, 233. albicans (Cleophana), 106. — (Thaljiochares), 147. albida, 14S. albidens, 182. albidentaria, 182. albidior, 148. albicollis, 142. albina, 49. albipuiicta, 40. albirena, 127. albistrigalis, 228. albivena, 32. albolineata, loo. albomarginata, 159. alboradiosa, 39. albosignata, 56. alchymista, 189. algira (Anarta), 128. — (Emmelesia), 161. — ■ (Leucanitis) , 1S5. algiria-, 182. algirica (Stilbia), 45. — (Cosmia), 73. — (Cirrhœdia), 76. almoravida, loi. alopecuri, 34. aljiicola, 127. alsines, 55. amanda, 200. amasina, 151. ambigua (Caradrina), 55. — (Ta?niocampa) , 63. ambusta, 75. amethystina, 163. amissa, 129. amnicola, 38. amœna, 149. Amphipyra, 59-234. Anarta, 125. anarrhini, 104. Anartodes, 125. anatolica, 103. Anchoscelis, 76. ancora, 174. andalusiaca, 43. andereggi, 37. anglica, 126. angulosa, 181. anilis, 233. anomala (Stilbia), 43. — (Thalpofhares) , 146 Anomogyna, 45. Anophia, i88. unthemidis, 114. Anthophila, 146. anthracita, 206. antiqualis, 227. antirrhini, 102. Apopesthes, 207. aquatilis, 58. arbuti, 131. arctata, 103. arcuinna, 145. arcuosa, 58. areola, 97. argentea, 124. argentina, 124. argentula, 157. argillacea { Eublemma), 145. — (Thalpochares),i5o. — (Catocala), 193. argvritis, 41. Argyrosphila, 24. Armada, 141. armenialis, 224. armigera, 137. artemisiae, 122. asclepiadis, 165. aspersa, 54. asteris, 113. atratula, 158. augur, 187. aurago, 85. aurea, 166. aurifera, 169. aurorina, 138. austauti, 89. Aventia, 215. baccata, 159. badiofasciata, 172. ba?tica, 104. balestrei, 99. balsamitœ, 116. bankiana, 157. barbalis, 223. barcinonensis, 160. barretti, 18. -j< barteli, 227. batnensis, 89. beckeri (Armada), 141. — (l'hisia), 169. bellieri, 59. bicycla, 127. bifasciata, 186. bilinea, 45. bilineata, 50. biornata, 115. bipartita, 156. bipunctata, 22. biskrensis (Acontia), 144. — (Cerocala), 182. bithynica, 149. bivitta, 153. blachieri, 107. blanda, 54. blandula, 145. blattarise, 113. bohemanni, 127. boisdeffrei, 185. boisduvali (Leucnnia), 36. — (Heliothis), 137. Boletobia, 215. Bomolochia, 223. bondii, 25. boryphora, 120. bractea, 170. brigensis, 15. brunnea (Tœniocampa) , 66. — (Cosniia), 73. — (Anchoscelis), 77. — (Scopelosoma), 91. brunnescens (Thalpochares) , 148. — (Catocala), 195. bryojihiloides, 233. cœca, 56. cœcula, 214. caerulescens, 81. caïd, 153. cailino, 184. Calamia, 28. calberkie, 44. calendulx, 120. caliginata, 146. caliginosa (Acosmetia), 58. — (Tîeniocampa), 65. c\illinyni|>lia, 207. Calocampa, 95. Calophasia, 100. Calpe, 1(13. Calymnia, 70. calvaria, 216. campanuUr, 117. canaria, 01. candicans, 149. candidana, 154. candidula, 158. capucina, 163. Garadrina, 46. carbonaria (Catocala), 204. — (Parascotia), 216, cardui, 133. casearia, 49. casta, 100. castanea, 78. Catamecia, 98. cataj^hanes, 208. Catephia, 189. Catocala, 190-232. c aureiim, 165. causta, 82. celsiie, 108. cerago, 86. Cerastis, 5. Cerocala, 1S2. cestina, 184. cestis, 183. cliabordis, 105. chalcytes, 172. chaniomilliï, 119. chanzyi, 134. Chariclea, 139. cheiranthi, 166. chrysanthemi, 120. chrysitina, 170. chrysitis, 169. chryson, 170. cincta, 61. cineracea, 114. cinerea, 176. cinerosa, 93. cingularis, 185. cinnamomea (Caradrina), 34. — (Ami)liipyra), 61. circellaris, 79. circumducta, 62. circumflexa, 175. circumscripta, 172. Cirrhœdia, 75. c'itrago, 84. Cleophana, 102. Cœnobia, 22. ccignata, 133. coliœrens (Plusia), 172. — ■ (Catocala), 204. comnia, 36. conimunimacula, 151. com])leta, 17. concha, 165. concolor, 25-26. concinnula, 150. ronfluens, 157. conformis, 92-93. confusa, 195. congrua, 38. congener, 74. conicephala, 160. conigera, 45. conjuncta, 199. connexa, 201. consona, 168. consonalis, 220. conspicillaris, 96. contusa, 74. conversa, 204. cora, 134. cordigera, 127. coreta, 134. corsica (Orthosia), 82. — (Hoporina), 90. Cosmia, 72. costaîstrigalis, 228. couleti, 193-200. craccœ, 215. Crasia, 77. crassalis, 223. crassis, 78. cretica, 27. cretula, 147. cribrumalis, 221. crinalis, 221. Criophasia, 100. croceago, go. cruda (Orrhodia), 8. — (Tiçniocampa), 63. cubicularis, 47. Cucullia, 108. culoti, 53. cyclopea, 132. cymbalariiç, 132. cyperi, 34. cyrnaea, 27. dactvlidis, 35. dalmata, 232. dalmatina, 155. dardouini, 146. darollesi, 139. Dasycampa, 15. daubci (Orrhodia), ii. — j Plusia), 175. dayremi, ig6. dcaurata, 166. deceptoria, 158. deducta, 191-194. dejeani, 105. deleta, 161. '■39 (lelicatula, 17. eutychea, 204. fuscatus, 66. clelpliinii, 139. evanescens, 143. fuscicornis, 51. (lerivalis, 222. eversmanni, 142. fuscilinea, 32. deserticola, 42. evidens, 40. fuscula, 158. despecta, 22. exasperata, 156. devergens, 178. excellens, 191. gafsana, 107. diaphora, 156. excelsa, 171. gallica, 9. diasema, 177. exigua, 46. gamma, 174. Dicycla, 6g. exnleta, 96. gammoides, 173. diffinis, 71. Exophyla, 210. garibaldina, 82. diflluens, 107. exsiccata, 210. genetrix, 193. digressa, 199. geometrica, 186. dilecta, 195. faillae, 44. germaini, 53. dilucida, 209. fasciana, 158. gibbosa, 156. dijisacea, 134. fasciata, 197. gilva, 53. dirini, 24. fatima, 103. gilvago, 86. discolor, 200. favrei, 17. glabra, 7. disjuncta, 207. fereuiiicolor, 16. glarea, 146. distracta, 23. ferruginago, 70. glareosa, 147. divergens, 178. ferruginea, 79. glaucula, 73. diversa, 207. festucœ, 171. gluteosa, 56. divina, 124. tissipuncta, 74. glycyrrhiz*, 212. dolosa, 8. fixa, 179. glyjihica, 181. dotata, 205. flammea (Meliana), 23. gnaphali, 121. dracunculi, 113. — (Panolis), 68. Gonoptera, 163. dubiosa (Meliana), 23. flava (Caradrina), 47. gothica, 62. — (Caradrina), 52. — (Metoponia), 162. gothicina, 62. diiponclieli, 58. — (Catocala),i9i-i92-i95. Gracilipalpus, 59. Dyschorista, 74. — (Parascotia), 216. gracilis, 67. flavago, 85. gniellsii, 140. Eccrita, 210. flavescens, 86. Grammesia, 45. ectypa, 30. flavida (Caradrina), 53. graj)hica, 175. effusa, 61. — • (Metoponia), 162. graslini, 17. electa, 190. ilavirena, 51. grata, 147-149. elocata, igi. liavonitens, 161. gratissima, 148. elychrysi, 155. flexula, 215. grisea (Orrhodia), 13. elymi, 24. llorentina, 136. — (Caradrina), 52 émir, 153. fluxa, 26. — (Catocala), 197. Emmelesia, 161. fontis, 223. — (Polia), 232. emortualis, 220. formosa, 124. griseago, 70. endogxa, 233. fortalitium, 181. grisealis, 219. engadinensis, 37. fragariae, 6. griseo-olivacea, 74. eos, 19. fraudatrix, 123. griseosignata, 88. ephialtes, 59. fraxini, 190. griseovariegata, 68. Epimecia, 98. frumentalis, 24. grisescens, 12-13. Epizeuxis, 216. fucata, 85. gryjihalis, 221. Erastria, 157. fuchsiana, 123. guenei, 159. erubescens, 45. fuliginaria, 215. gutta, 171. eriopoda, 234. fulminea, 201. erythrocephala, 7. fulva, 26. Hadena, 233. Eublemma, 145. fulvago, 86. Hadula, 231. euboiia, 145. fulvipennis, 206. hœmathidea, 82. Euclidia, 179. fumosa, 232. Haemerosia, 162. eugenia, 166. funebris, 129. hamifera, loi. Eumegethes, 156. funesta (Anarta), 129. liellmanni, 26. Eutelia, 125. — (Aedia), 189. Helia, 216. Euterpia, 141. l'iircifera, 92. Heliaca, 131. 240 Heiiodes, 131. lieliophila, 131. Heliothis, 133. helvola, 7g. henkei, 183. Hsrminia, 221. liesperica, 27. hilaris, 198. hilgerti, 184. hlmmij^hoffeni, 1^6. Hiptelia, 69. hirsuta, 210. hispanica, 31. hochenwarthi, 178. Hoporina, 90. hospes, 57. huebneri, 13. humilis (Anchoscelis) , 77. — (Orthosia), 83. Hydrilla, 56. hvmen?ea, 201. Hypena, 223. Hypenodes, 228 Hypomecia, 99. i-cinctum, 61. iliiinaris, 186. ilhistris, 167. imbecilla, 42. imbuta, 73. immaculata (Orrhodia), 10. — (Luceria), 27. — (Taeniocampa) , 67. — (Toxocampa) , 215. impar, 43. imparata, 140. imj)urlens, 28. irnpura (Leucania), 29. — (Thaljiochares) , 154. inamœna, 145. incarnata, 137. incerta, 65. iners, 74. infjrata, 145. ingrica, 93. immunita, 181. innotata, 85. inscripta, 174. insnhitrix, 143. instabilis, 65. insnlaris, 182. intermedia, 97. interrogationis, 176. iiUricata, 7-10. iris, "]•]. italica, 169. jocosa, 131. jordana, 98. jota, 174. jubata, 105. jucuiuia, 145. jullieni, 10. juncta, 169. junctus, 65. jurassica, 50. kabilaria, 185. kadenii, 52. kalchbergi, 229. kindermanni (Orthosia), 83 — (Thalpochares) , 151 kœkeritziana, 162. korbi, 106. kraussi, ici. lacernaria, 146. lacroixi, 141. lactea, 115. lactucœ, 119. laeta (Acontia), 143. — (Catocala), 197. liEtabilis, 45. lœvis, 83. 1. album, 38. lambda, 93. languescens, 195. languida, 204. lapidea, 94. lapponica, 129. lascivalis, 144. Laspeyria, 215. latebrosa, 46. laudeti, 141. 1. aureum, 175. leautieri, 94. lenis, 151. lenta, 56. lepigone, 58. Leucania, 28. Leucanitis, 184. leucomelas, 188-189. leucoptera (Caradrina), 48. — (Anarta), 127. libatrix, 163. ligula, 14. limbata, 209. limosa, 215. linariae, 102. lineago, 90. lineata, 37. linosyridis, 114. iitter'ata, 180. lithargyria, 41. Lithocampa, 97. littoralis, 39. lithorhiza, 97. litura, 84. livida (Amphipyra), 60. _— (Agrotis), 233. lividalis, 226. livina, 10. loreyi, 38. lorezi, 69. Iota, 78. loudeti, 141. lubrica, 212. lucasi, 8. Luceria, 27. lucida, 142. lucifuga, ii8. luctuosa (Acontia), 144. — (Catocala), 207. ludicra, 210. lugdunensis, 191. lugens (Acontia), 142. — (Catocala), 192. lunaris, 187. lunosa, 76. lunula, 102. lupina, 199. lurida, 98. lusitanica, 107. lusoria, 211-213. lutea, 85. lutosa, 28. Ivchnidis, 81. lychnitis, iio. macilenta, 79. macroganmia, 174. Madopa, 220. mœrens, 2t,j,. magnifica, 124. malvie, 140. Mamestra, 2i;i^. mansueta, 83. inarginata (Pyrrhia), 140. (Euclidia), iSi. mariiC-ludovicœ, 231. mariana, 205. maritima (Senta) , 22. — (Heliothis), 135. marocana, 107. massiliensis, 227. matutinalis, 162. maura (Pseudoi)hia) , 187. — (Apopestes), 208. mauretanica, 99. melaleuca (Xylomyges), 96. (Anarta), 127. — 241 — el;inop;i, izy. Meliana, 2j. mendacula, 146. mendaculalis, 146. menetriesi, 51. merckii, 94. ineridionalis, 84. Mesogona, 68. Mesotrosta, 161. Metoponia, 162. Metoptria, 179. mi, 179. Miana, 233. micans, 59. microgamma, 177. millieri, 98. mimicaria, 179. miniago, 69. miniosa, 63. minuta, 154-155. mixta (Orrhodia), 13. — (Cucullia), 114. moasim, loi. modesta (Dasycampa), 16. — (Plusia), 168. — (Catocala), 193. modestalis, 222. niodestissima, 16. mœrens, 190. mœsta, 127. . moldavicola, 145. • moneta, 166. t monilifera, 89. I monogramma, 179. 'montana, 52. montium, 35. morpheus, 55. morrisi, 58. munda (Tiçiiiocampa) , ('17. — (Catocala), 194. munita, 181. munitalis, 223. murina (Pseudophia) , 187. — (Catocala), 193. musculosa, 204. musicalis, 96. mya, 171. Mycteroplus, 138. myrtilli, 125. Mythimna, 42. naruensis, 120. nebulosus, 65. nemoralis, 219. neonympha, 204. ni, 176. nigra, iqi. nigncans, 131. nigristriata, 22,. nigrita, 130. nigrocosta, 22. nigrolunata, 127. nigropicta, 26. nitida, 82. niveata (Iloporina), gi. — (Cleophana), 106. noctivaga, 51. noctualis, 154. Nodaria, 217. nodosalis, 217. nonagrioides, 27. nubigera, 136. mibilosa, 206. nuda, 150. numerica, 159. niipta, 194. nymphiça, 203. nymphagoga, 205. oberthiiri (Omia), 132. — (Catocala), 192. obesalis, 224. obliterata, 157. obscura (Heliaca), 131. — (Leiicanitis), 184. — ■ (Catocala), 197. obsciirata, 196. obscurior, 20. obsitalis, 225. obsoleta (Leucania), 30. — (Anchoscelis) , 77. ocellaris, 89. ochracea, 199. ochrago, 84. ochrea, 180. ochreago, 69. ocularis, 63. odorata, 121. ulbiena, ici. olivacea, 77. olivea, 157. olivescens, 188. olivina (Tapinostola) , 24. — (Orthosia), 80. — (Cleophana), 103. Omia, 132. ononidis, 134. ononis, 134. 00, 69. opalina, 100. opima, 66. optabilis, 199. o])tata, 199. Orectis, 227. orenburgensis, 75. orichalcea, 170. orientalis, 193. ornatula, 159. orobi, 211. ornitopus, 94. Orrhodia, 5. Orthosia, 78. ostrina, 152. oxalina, 68. pacta, 200. paleacea, 72. palleago, 88-90. pallens, 30. jiallida (Orrhodia), 11. — (Xylina), 92. palpalis, 224. Palpangula, 183. palustris, 57. panaceorum, 141. ]iannonica, 151. Panolis, 68. paradisea, 151. parallela, 150. parallelaris, 186. jiaranympha, 201. Parascotia, 215. parilis, 178. parva, 154. pastiniim, 212. paula, 154. jiauli, 103. Pechipogon, 227,. pcctinicornis, 107. ])ectitalis, 223. j)eltigera, 136. percontationis, 174. jiercontatrix, 174. perflua, 60. pergrata, 145. Pericyma, 1S2. Perigrapha, 61. perlana, 154. permixta, 149. Petilampa, 58. jietraea, 52. petrificata, 92. , phantasma, 208. l)hilippina, 185. philopalis, 43. jîhlomidis, 147. phragmitidis, 28. picta, 184. piniperda, 68. pistacina, 81. Placodes, 163. 242 ]ilat\ ]iler;i, 100. Plastenis, 75. jilumbina, 80. Plusia, 165. Polia, 232. polita, 12-13-1S. polygramma, 150. popiileti, 63. jiopuli, 63. porosa, 62. l)orphyrina, 152. jiosthuma, 201. l)owelli, 193-196. jirsecana, 114. prenanthis, 108. proboscidalis, 224. ])roboscidata, 227. ])romissa, 198. ]irn])in(]ua, 122. Prothymnia, 159. Protomoceras, 179. protonynijiha, 202. Pseudohadena, 231. Pseudophia, 186. psilogramma, 150. pudorina, 28. puerpera, 192. pulchra, 134. pulchrina, 172. pulla, 97. pulmonaris, 56. pulverulenta (Orrhodia) , 14. — (Tiçniocampa) , 63 puniceago, 138. punctosa, 35. I)ura, 156. purpurascens, 134. purpurata (Heliotliis) , 133. — (Thalpochares) , 152. I)ur])urina, 152. I)urpurites, 139. pusilla (Thalpochares), 150. — (Erastria), 158. l)Utrescens, 36. pyralina, 70. ]n'ramidea, 60. Pyrrhia, 139. quadripunctata, 47. <|uadrivirgiila, 99. (juieta, 130. rada, 184. radapicta, 184. radiatalis, 226. ragiisana, 150. ramburi (Thalpochares), 149. — (Anophia), 1S8. ramosa, 97. rangnowi, 125. ravulalis, 227. recta, 157. rectalis, 216. rectangularis, 210. rectifascia, 155. renago, 70. renalis, 162. renifera, 162. renigera, 162. resjjersa (Caradrina) , 54. — (Thalpochares), 149. retusa, 75. rhizolitha, 94. rhodites, 138. richardsoni, 128. ripagina, 94. riparia, 38. Rivula, 159. rivuloruin, m. robusta, 12-13. romana, 194. rorida, 65. rosea (Thalpochares), 151. — (Catocala), 193-198. — ( Apopesthes) , 209. roseata, 209. roseomarginaria, 141. roseosignata, 193. rosina (Xanthia), 89. — (Thalpochares rosinans, 144. rostralis, 226. rubecula, 69. rubefacta, 154. rubiginea, 15-17. riibetra, 81. rubra, 77. rubrescens, q. ni fa (Cœnabia), 22. — (Cosmia), 73. ~ (Anchoscelis), 77. — (Pseudophia), 187. rufescens (Xvlina — (Anarta: riifina, 80. rufula, 73. rupestralis, 128. ni])icola, 131. Rusina, 59. riiticella, 78. rutilago, 139-140. sabina-, 94. sabouraiidi, 183. sabulosa, 115. 151- 92. 126. sacchari, 27. salicalis, 220. sanctiflorentis, 160. santolinœ, 119. santonici, 121. sardoa, 105. sareptae, 234. satellitia, 91. saturata, 26. scapulosa, 182. schernhammeri, 152. schœnherri, 130. sciaiihila, 61. scir])!, 34. scitula, 156. scopariîç, 123. Scoliopteryx, 163. Scopelosoma, 91. scortina, ig. Scotochrosta, 97. scrophularise, no. scrophulariphaga, 112. scrophulariphila, 110. scutosa, 136. sohnretheli, 25. secunda, 152. selecta, 200. selini, 50. selinoldes, 47. semibrunnea, 91. senescens, 194. Senta, 22. separata, 207. sepulchralis, 145. sericealis, 159. serina, 81. serrata, 103. Sesamia, 27. sevastina, 174. sicula, 32. siderifera, 169. signalis, 161. silago, 85. simplex, 94. Simplicia, 216. socia, 92. solanis, 142. solidaginis, 96. somniculosa, 93. spadicea, 12-13-14. spalax, 233. spectabilis, 123. spectrum, 207. spencei, 164. sjiergularin", 135. s]nntherops, 207. s]ilendida, 124. 243 — sponsa, 197. stabilis, 64. stagnicola, 43. Staudingeri (Dasycampa), iS. — (Anarta), 12S. stigmatica, 22. Stilbia, 43. stolida, 185. stramen, 140. straminea (Leucania), 31. — (Palpangula), 1S3. striata (Argyrospila), 24. — ('l'a-niocampa), 67. sua va, 145. subalbifla, 100. subcivrulea, 124. subcastanea, 80. subflava, 84. subfumata, 162. subjecta, 77. subtilis, 98. subtusa, 75. succinea, 24. sulpluirago (Dicychi), 70. — (Xanthia), 85. sulphuralis, 161. sulphurea, 161. sulïusa (Xylina), 93. — (Euclidia), 181. superstes, 54. suspecta, 74. syriaca, 186. syrtana, 120. tœnialis, 228. Tœniocampa, 62. tanaceti, 116. Tapinostola, 24. taraxaci, 55. tarsicrinalis, 219. tarsicristalis, 220. tarsipennalis, 218. tarsiplumalis, 218. taurica (Chariclea), 139. — (Euclidia), i8i. Telesilla, 163. tenebrata, 131. tenebricosa, 129. tenebrosa, 59. teichi, 72. tellieri, 231. tenera (Calophasia), 100. — (Leucanitis) , 185. tenuialis, 220. teiitacularia, 222. tenuis, 156. terrea, 52. terricularis, 223. tetra, 60. Thalerastria, 156. tiialictri, 163. Thalpochares, 146. thapsiphaga, 112. tlieophila, 132. Tholomiges, 22g. tibiirtina, 32. tirhaca, 188. tirrh;ï;a, 188. titania, 142. torrida, 15. Toxocampa, 211. trabealis, 161. tragopogonis, 59. transmittens, 148. trapezina, 71. treitschkei, 139. triangularis, 1S5. triangulum, 142. trigrammica, 45. trigutta, 65. tri])artita, 165. tri])la.sia, 164-165. triquetra, 181. turatii, 44. turca, 41. turfosalis, 229. ulicis, 73. uligino«a, 56. umbra, 140. umbrata, 207. umbratica (Rusina), 59. — (Cucullia), 117. uncana, 157. uncula, 157. unicolor (Dasycampa), 16-21, — (Cirrhœdia), 76. — (Ilvpena), 226. uniformis (Dasycampa), 20. — (Palpangula), 183. unipuncta, 39. uralensis, 166. urania, 142. urtica", 165. ustirena, 52. ustula, 98. V. argenteum, 171. V. aureum, 172. vaccinii, 11-13. vaccinioides, 21. vallantini, 206. variabilis (Caradrina), 52. — (Plusia), 167. variegata, 93. vaulogeri, 104. vau-puiictum, 9. velocior, 146. velox, 146. velutina, 36. venustula, 158. verbasci, 109. veronica;, 8. versicolor, 107. vespertalis, 162. vespertina, 162. vespertinalis, 162. vestalis, 203. vetusta, 95. viciae, 213. vicina, 47. victorina, 139. vidua, 127-130. virens, 27. virgaure;ie, 113. virginalis (Anarta), 126. — (Thalpochares), 153. virgo, 164. viridaria, 159. viridicolor, 138. viridisfiuama, 144. viridula, 155. vitellina, 39. vivida, 199. vvarionis, 104. wimmeri, 157. wismariensis, 22. wistromi, 128. %\ itzennianni, So. Xanthia, 84. Xanthodes, 140. xeramjihelina, 76. xeranthemi, 122. Xylina, 91. Xylocampa, 97. Xylomyges, 96. yvanii, 106. Zanclognatha, 21S. 7.ex, 35. Zethes, 182. zetterstedtii, 129. zinckenii, 93. zûsimi, 170. IMP. OBERTHUR, RENNES (4596-16) Planche 39 FiG. Pages 1. Orrhodia fragariae 6 2. — INTRICATA 7 3. — ERVTHROCEPf-IALA 7 4. — GLABRA 7 5. — LUCASI 8 6. — VERONICAE 8 7. — Ab. DOLOSA 8 8. — GALLICA 9 9. — VAU-PUNCÏUM 9 10. — Ab. RIBRESCENS 9 11. — Ab. INTRICAÏA 10 12. -.- Ab. IMMACULATA lO 13. - JlLLIEM 10 14. — DAl'IîEI Il 15. — Ab. TALLIDA II 16. - \ACCINII 12 17. — Var. GRISESCENS 12 18. — VACCIMI-l'OLIlA 12 (Î8 ariansiq i/.IMA,)/.>JH AKIOHaa( ' / r/.oiflx/.i / .i/.in:iJOHHT7Ha AaaAJo . IKAJUJ •{ADr/roHav /. ojoa .dA — i ADIJ.IAO (^^ 1^ J1J>ÎUfK:i>j .dA CM /. lADIMT/l .dA .AlArj)AMl/I .dA M . IHHJAa .\-l AGLUAl .dA n/dJJh/ .01 -^/ajza^iHO .ibV - .ri i IJO'l -HWIDJAV Noctuidae PI. 39 "îSfe ■7 10 / %t 18 _ Beck & Brun . ïmp J.Culol. liHicsculps.&i piax Septembre 1913 FiG. 9- lO. II 12 '3 U- i6. 17- i8. Planche 40 Pages OkRHUDIA Var. KOl;USÏA 12 — — SPADICEA 12 12 — — MIXTA 12 — — — 12 — — HUEBNERI 13 — LIGULA 13 — Al). Spadicea 14 — — — 14 Var. PULVERULENTA 14 — BRIGENSIS 15 Dasvcampa Var. MODESTLVA 16 — MODESTA 16 _- FEREUNICOLOR 16 — RUBIGINEA 17 — Var. COMPLETA 17 0^ ariarifiiq 'iaoA^ .oïl 1.1 AxauMOH .ir.Y /-.kiohhho Li AAnaA^H - z\ — — — .?; SI ATXIM — — .^- st _ _ — .2 -I _ _ _ .a £1 laaxaauH — — .^ f;i AJUOIJ — ^i A33IUA12 .(f/i i-i — -Il J-i ATVîJIJ'JMMVJU'I .ic7 .11 ^1 ;^ir:/.aoi>{(i .fj (hl AViITIriaaOM .li;7 A'IUA'J/flAd .4.1 Oi AxaaaoM - .ji ùi aojoji/iTTaHa'i .Oi ■^r A3/iIOiaUH - .\i Ti ATajIOJ<î — -0 us Moiauo?îio -- .oi os: -ii/ao'ir/u II 1:: >I()J()Jl/.:j .11 IL f'JllIOI/JJJA/ .f.l IC - -l-l çl AlIIMHOl AlUOllMMl.) .^1 -C AHJfl AIMOZMOD .dl LL . Al/.l i IHAI/. Al"/;a(d .\1 IL ArAiJ/i'J'iia .ilA - .81 NoctuicLae Vf ^1 PI. 41 13 I* I* \è>î^ 18 ^ f|v.^\^v .)iv:^' Beck .î- Brun . imp J. Culot IrHioscuIps U plax.Xovcrnùn- /.')/J Planche 42 FiG. ' Pages i. Senta Ab. wismariensis 22 2. — — nigristriata 23 3. MELIANA FLAMMEA 23 4. Argvroswla succinea 24 5 . — STRIATA 24 6. Tapinostola musculosa 24 7. — ELVMI 24 8. — BONDII 25 9. — EXTREMA 25 10. — SOHNRETHELI 25 11. — HELMANNI 26 12. — Kl-LVA 26 13. — • Ab. FLUX A 26 14. SKSAMIA NONAGRIOIDKS 27 15- " — 27 16. — CRETICA 27 17. LUCKRIA VIREXS 27 18. CaLAMIA PHRAGiMITIUIS 28 21^ arianBiq aaoA*î .oi'I ££ Pid'AmnAUdm .cfA at/i^H .i {;s: ATATaTglHOIH — — .S l^. A^UUAdi AVCAUaM .£ liS AaVllDD'ja AJWaOM/OHA .4. ^S ATAIHT2 — .? ^S ASOJUDHîJM AJOT^O/iMAT .d l.s ii/Yja — .^ fs iia. ^S ADIXaflO .Ol ^£ 2/:a>H7 AIH.<3"JJ . "^ I 8s. u).i • .n ()f ... r^lJAMO'niJ .£1 ()f_ A/iUJ.iir/ ..^1 Q)£ Arj/'J'ii/zj -c' o|. «/.:4ur/a — .di o\. Al'.T/:")'lIflJA -- .^1 o^ ... — .8i Noctuidae PI. 44 v; 14 / f^ ^Cf Â' ■(■ Brun , iinp. J. Culot, lithosculps. a pinx. Planche 45 l'iG. Pages 1. Leucania conigkra 40 2. — LIÏHARGVRIA 41 3. — Var. ARGVRITIS 41 4. — ÏURCA 41 5. — DESERTICOLA 42 6. .MVTHIMNA IMBECILLA 42 7- — — 42 8. — — 42 9. — IMÏ'AR 43 10. — — 43 M. SriLlilA AXOMALA 43 1^- " ~ 43 13. -- i'HILOl'ALlS 43 14. — CADiERLAE 44 15. — FAILLAE 44 16. — — 44 17. - TURATII... 44 18. — ALGIRICA 45 aBOA*! .or>I O^ AHaOl/.OJ Ar/!ADU3.I i^ AIHYOHAHTIJ — H^ glTWYOaA IfiV l^ AJHUT ^\. AJODiTiiaaaa sji ...AJjrjaai/i a/:kiht/1/i .d s^^ .. — — .^ IfL >I/."M/I - .(^ £^ ~ — -Cl f.^ A.lAUOV.f. AULinr'. c^ f> f.I JAM O.l IH'l i-i- JIAJ>IH)( JA') 4i+. HAJJlA-f 1^4^ - .0) ^^ IIIAX'JI c|i Ajraiojy. - .81 Noctuidae tl ■':'f' "-3? it 'I» I *» 1* PL 4-5 JfcA <{■ Brun . iiiip. J.Culol, lithosculps.S^ piox.yfnj-s /.9/-f Planche 46 Il G. Pages 1. A.NOMOGVNA LAEIABILIS 45 2. GRAMMKSIA IRIGKAMMKA 45 3. — Ab. HILINEA 45 4. Caradkixa EXIGUA 46 5. — LAl'KUnOSA 46 6. — FLAVA 47 7. — VICINA 47 8. — SELI.XOIDES 47 9. — QUADRiri'NClA l'A 47 10. — — 47 11. — ALBINA 49 IZ. — CASEARIA 49 13. — Ab. niLlNEAiA 50 14. — JURASSICA 50 15. SKLINI 50 1(J. — 50 17. — FLAVIREXA 51 18. — — 51 d^ 3ri3nKl*I li- ...^ijiH/. laA.i i:/.i.)o\fxy/'.k .1 l^ ...A Jii/i/iAHOiar Ai?.ai/j/./.HO .^ C^i AM'/ilJIH .dA .f Ô^ AUOIZM A/.lMaAHAj .^. Of A?^OnH:J/-..J 1^ <\/il{) M )'']'■{ I J . \'^:-fiA\A/A\f. L^ A.Klih) S? uy^GA-À II ^LHlIAIM// IkV cj .. A,•^MîI:^•| ij a/:m«h>-j n;'/ x, f^J l/AU/.HHi) .() Il Il IIOJJ J Il AdI U.M f.c / /-II;» il -^l i-l /y.HA'\' pins yirii /.0/-f Planche 48 FiG. Pages I. CARADRIXA MORPHEUS 55 2- — — 55 3. — ALSINES 55 4. — TARAXACI 55 5. — AMBIGUA 55 6. — rULMONARIS 56 7. — ALbOSIGNATA 56 8. - - LE.XTA 56 (). HVURILLA tiLlTEOSA 56 10. — l'ALUSlRlS 57 II- — — 57 12. — Ab. AliOLKlA 57 13. — HOSl'ES 57 14. - LEl'iGOXK 5cS 15. l'ETILAMPA ARCIOSA 58 16. -- Ab. MORRIsn 58 17. ACOSMEllA CALll.IXOSA 58 iS. — \'ar. AgiAi iLls 58 8^ arianfil*! gè '^lAlVlHOU /./IfldAMAj .1 il — -^ Il ga/ilf-.JA Il IJA/AflAT ce .AUOlUMA Ôg AlAKOlgOHJA dg AT/-MJ f)g AHOaTJJ.J A.l.JIMCIYll \g 'iiaiv.jjA'i \5 ^g AIHJOÎlA .cl A \ll rH'I'-.OH Hi M/.OOi'lM.I y,l A^OJ-)HA /.MUAJITH'I 8g ll'-.IHflOl/! .clA 8g A^O/I.Jl.lA) Al i:'lU^() )/. 8g r0R0SA 62 15. — GOIHICA 62 lO. — \'ar. GOTHICINA 62 17. — MIMOSA 63 18. — PX-LVERUI,E.\ TA 63 àHOK'l .oi'i Ql ADITAfllll/'J AX.Irijil .1 Ql laaiJjaH .ibY — .s Ql «axjAiH'ia p.'J'ija'IltdamO .^ Ql ^/lADIM AM/'IIH'IMA .]. Ql c;l"/iOOO*IOOAHT - -c oô aht;IO'l A'I1/!AJ()1/.:'1AT .j.1 £Ô A)IH'1();) - .^1 Ld A/.uiHioy .ibY - .ài id Agoi/.iw: -- .\i là AT/.ajuaavjTj'i — .^i Noctuidae PI. 49 \. s .■■'-■ ^ it 'X^- Beck S: BruJi . irnp. J. Culot, liHiosculps.B. pinx.Jum /9I4- Planche 50 FiG. Pages 1. 'l'AK-MOCAMl-A l'Oi'ULI 63 2. — — 63 3. — STAIJILIS 64 4. — — 64 5- — — 64 6. — RORIDA 65 7. — Var. CALIGIXOSA 65 8. — IXCERTA 05 9- — — 65 10. — — 65 11. — -- 65 12. — Ol'IMA 66 13. — GRACILIS 67 14. — MUNDA 67 15. -- Ab. IMMACULAI A 67 16. PaNOLIS (;UlSEOVARIEGArA 68 17. -- — 68 18. -Mesogoxa oxali.na 68 là IJ'J'IO'I A'Il/AOOi-'CHAT .1 là — — .s 4.0 filJUlATii — .£. 4-â — — .^ 4-Ô - - -2 là AUIHOH — .0 lù Ar:0/IiJUA-J .IfiV — .^ çC) AI.H33/.[ -- .8 cô - -- •(? ^Ô — .Ol lO — .II ÔO AI/l'IO - - .tl \Ô HIJIOAHU — .£1 ^0 ACI/JJM — .4-1 ^0 ATAJUJAMMI .dA — .^1 80 A'rAOaiHA/OHi-IMO >11J()/A^I .dl 80 — .;: 80 A/.I.IA/0 A/.OOO'^.al/. .81 Noctuiciae it 1 if >l^ 4 PI. 50 r 0 à Beck &■ Brun . imp. J.Culol. lilhoacalps-Hi pinx Planche 51 FiG. Pages 1. MESOGONA ACETOSELLAE 68 2. Hll'TELIA OCHREAGO 69 3. MIMAGO 69 4. DlCVCLA 00 69 5. — Ab. FERRUGINEA 70 6. — Ab. GRISEAGO 70 7. — Ab. SULl'HURAGO 70 S. Calvmma PVRALI.XA 70 9- — - 70 10. — AFFIMS 71 >I- — — 71 12. — DIFFIXIS 71 13. — TRAPEZINA 71 14. — Ab. GRISEA 72 15. — Ab. COXSl'ERSA 72 16. — Ab. XIGRA 72 17. — Ab. ]JAI)IOFASClATA 72 18. — Ab. l'ALLIDA. 18 âftanfil*! aaoA'I .oïl Ht) aAJja^orajA k/.Oi)0^.slL Qd ooAaflH^o Auai'iiH Qd ();)/! /.II/. .£_ ÇÔ OO AJJ/JI(1 .j. o\ Aa/.iyuaaaa .dA — .g o^ ooAagiao .dA — .ô o\ OOAaUH'iJUt; .dA — .\; O-;; A/LIAM/'l AI/.I/YJAD .K o^ - .ç> \ 'K \ \ >,i/.naA — .01 1 1 .^-r/.naicc — .zi .A'/lSa'IAHT — .fl L\ Aa 4.\ AIO/.'J'lIf!f'.l'< - .j-l JX ...f-.i^/.aoHUu/.aao .ibV .^i c^ k^^Jï3.a. c;i/.aTr'.Aj*l .Oi J\ Ag'JTUUa — .^i C\ AI>;JîlMA AiaaOHMHlD .Hl Noctuiclae 1^ PI 52 *^ «^ ttf 16 jT * A'cA \ r'.l^AHJ .cl A '('>\ A.lJI)riJH AI^OHTflO «- >^- AIOJ v\ A 1 /raji'jAi/- — tJ^ Aa/AivAjaug .dA o« ...A/iiii/jjH .ir.'f Noc tuidae PI. 53 ^ if 13 , Beck «ï- Brun , imp J. Culol. lithosculps H pmx Octohn- Wl^f Planche 54 FiG. Pages 1. ORTHOSIA PISTACIXA 8l 2. — Ab. CAXARIA 8l J. — Ab. SERIXA 8l 4. — Ab. LVCHMTIS Si 5. — Ab. RUUETRA 81 6. — Ab. CAERULKSCEXS 8l 7. — HAEMATIDEA 82 8. — Var. CORsiCA 82 g. — MTIDA 82 10. — AI). (;ARIIiAL])IXA 82 11. — • HUMILLS 83 12. — LAEVIS 83 13. — MANSUETA 83 14. — KIXDERMAXXI 83 15. ■ — LHURA 84 16. — ^'ar. .MERIDIOXALIS 84 17. Xaxthia CITRAGO 84 18. — Ab. .SUl^FLAVA 84 aaoAT oi'î l'/, A/.DATiiW AI^OHIHO .1 l'a AlflA'/!A) .cfA .L 18 k/AAA'' x\k — .^ \y, .... ^\\\/^vy{J. .6k .\. \y, AMIHM'JM .dA -- .ç if^ (i'/I33rï;iJUHaAJ .dA .0 £.8 AaaiTAMaAH .\ £.8 AJl-^flO) .ij;V - .8 £8 Aurii/. -i} S.8 A/^KlJAilIMAO .dA - .Ol ^8 ^I.III/ÎIJH ' - .11 {^8 c^IYSAJ .S.I f8 AT3TJgZAM - .£.1 {^8 l/./.hlf.HAa/.l'A .1-1 4.8 AHJILI — .Jl 1.8 r;LiA/.()icilHaiy: .ibV .ôi J.8 OOAilTr) AIHT/.AZ .'\I 1.8 A/Ajaiiu^ .dA — .81 NoctuicLae PI. 54. f I îi i# 1* %» I* ^t^^^ il ^ dy, -- - - .ui d8 — — .II 88 ooa;4JJA'i .dA — .si 88 _ _ _ .^1 08 ITTJATHUA — .i-l qH A.HA'iïdl/.OU .llîV — .Jl 08 tii^KaxiTAn -- — .Oi qH AZISOfl — — .\I (^)8 «IHAJjaDO .81 Noctuiclae PI. 55 â \ 2 4 t *} if-' ^ ! ffecA <»■■ Brun . l'/np. -/("///<: «f I JCtilol, litlwsrulps.&L pinx- Xcivrrn/irc I9H. Planche 5G FiG. Pages 1. XAXTHIA Ab. LINEAGO 90 2. — Ab. PALLEAGO 90 3. Hoi'ORI.NA CROCEAGO 90 4. — Var. NIVEA 91 5. SCOPELOSOMA -SATELLITIA 9I 6. XVLINA SEMIIIRU.XNEA 91 7. — SOCIA 92 8. — Ab. PALLIDA 92 9. — Kl'RCIFERA (V2 10. — Ab. srFKl'SA 93 11. — Ab. \ARIKGA'IA 93 12. — INGRICA 93 13. — EAMUDA 93 14. — Var. SOMXICULO.SA ()3 15. — Var. ZINCKENII 93 16. — ORXnOl'US <;4 17. -— I.APIDEA 94 18. — Var. SAiJlNAK 94 OQ ooAa/u .dA aihi/:aZ .i OQ OOAajJA'I .dA — .c o() ooAa'JOHj A/.iao'ioH .£ HJ Aa'/ivi .ikV - .^ I() AlTIdjaiA^'. Al/'.0''.0ja'10J?. -i i() Aa//.jMan/af'. axijyZ .0 LO AljOr: - ^ . '^ tO /.(II. LIAT .dA -- .8 Lo AHAUMi']A - .() l[i A^'.jaaJr'. dA .01 10 ATAOaiMAY dA — .II H) / )i>i;)/i - .zi f() .Adlll/ÎA.I — .£1 £() / rOJJJl/.l/.Or'. .If.V .{.I £i) ii/iaaD/JS .ir>V - .£1 ^;) 8'J'IOrr/M(1 .01 i^Q .. AaclIMA I .'^I l(} ;iA/iUlA^ If.'/ - .'dl Noctuidae •1 tti ^^i "« ,1' PI. 56 W7- iw^ ^ff'A A'- Brun . ini/). J. Cii/ot, liHiosfulps. & pinx Planche 57 FiG. Pages 1. XVLINA Merckii 94 2. Calocampa vetusta 95 3. — EXOLETA 96 4. — SOLIDAGINIS 96 5. Xylomvges CONSPICILLARIS 96 6. — — 96 7. — Ab. MELALEUCA 96 8. SCOTOCHROSTA PULLA 97 9. XVLOCAMPA AREOLA 97 10. I.ITHOCAMPA RAMOSA 97 11. - .MlLLIEREI 98 12. EPIMECIA U.STULA 98 13. — subtilis 98 14. Catamecia Balestrei 99 15- — — ? 99 16. Hypomecia quadrivirgula 99 17. Criophasia albolineata....' 100 18. Calophasia casta 100 \.{) .ii;{jfl.Tl/: azuyX .1 IQ ..ATf^'Jiav k'IUt-.OOAA.'J .£ do Axajoza -i dQ . r-r/iiOAaiJO? - .{^ ào .aWAjJi )i'i '-■/() ) ?.'Hr)Yi/:o.iY7 .ç ap — .0 c)^J .A3uajA.i:Q • " — -c' ()Q AJ'joaiviaaA'jç) Aioai/OT/H .di ooi -Al Aavi.ionjA Aif^AmoiaD .^i OOl ATr-AD AI?AmOJA3 .8l NoctuicLae P1.5Z ^ ^■:^/ I ï4 Becti S- Bmii , imp. Nmvmhn- W* ■J. Culot. lilhoscalps.& piax. Planche 58 FiG. Pages I. CALOPHASIA l'LATVriERA lOO — V. SUBALISIDA lOO — HAMIFERA lOI — ALMORAVIDA iOl — KRAUSSI lOl — \\ [NlAOZIM 101 — LUNULA 102 CLEOPHANA ANTIRRHIM 102 — AXAIOLICA 103 — PAULI 103 — serrata 103 — OLIVINA 103 — FATIMA 103 — — 103 — Vaulogeri 104 — anarrhini 104 — Warionis 104 — Dejeani 105 8S 3fljnBl4 gaoAl .oi'-f OC) 1 ..AHIiriYl/.lM ai?ah'ioja3 . 1 OO I AdlKJAHUil; V — J I O 1 Afla'ilUAH 4- Il . AdlVAflOlAJ/ lOI Vr^y.n.'A'A — 2 lOl .in\ok\f. .V — ô S.OI AJU/.IJ — K £0 ! IXIHflfllT/.A AVÎAHSOajD 8 toi AOIJOTAXA p £0' liuaI CI eoi AiAHaa? — II fOI A/T/IJO — <:i £Oi Ai/ri'AT — cl roi — ^1 c^ ' loi IflaOO.ITJAV — •21 .01 t-^ * toi ............ IXlHHflA/A ^OI .... Kiy.o\Hkff ■^> ;ot i-^A3i;>i(l __ .8i Noctuidae PI. 58. fy.- ï^ 4- .*è ,à;^' "ji >' fW^ ^CfA & Brnn , imp. J. Culot, lilhpsriilps H pinx Planche 59 FiG. Pages Cleophana b^-:tica 104 — V. SARDOA 105 3. — jrHATA 105 4- — — 105 5. — Chabordis 105 6. — V. MVEATA 106 7. — YVANII 106 — KORBI 106 9. — DIFFLUEN.S 107 10. — — 107 I 1 12 '3 14 15 16 — PECTIXICORMS 107 — GAFSA.XA 107 — — 107 — Ab. Blachieri 107 Calophasia adamantixa 102 CUCULLIA CELSI.E loS — PRENANTHI? 108 es 9li3nBl*I \.o\ A^IT;+-a AV.AH103J3 .1 coi AoaflAè .'/■ — .i 501 . . ATAîI'Jt — .£ ?01 — — .|i ^or ^laaoaAH'J " .j ôoi ATAavr/: ,V - .d ÔOl MY.kll — .\ ôoi laHoH — .8 "^oi r-./.a'jjmia — .Q \o\ — .01 ';;o I — — .11 \o\ ^.i/:HO0i/:iT33q — si ■^01 t:'Ak?'it:D — .£1 ^01 — — .^l ^01 IflaiHDAjfl dA - JI S.01 A"/:iT"/:Ai/rA'tA ai^ahiojaD .ôi 801 S.iajHD AIJJ'JD'JD .^I toi 'IHTVTAVrHHI — .81 Noctuidae PI. 59 %1h :X:- ^•^.. f(f h h ié •^ Beck &■ Brnn , irnp. Xoycinbrc W/^ J. Ciilol, l'Mosculps^ pinx Planche 00 FiG. CUCVLLIA VERBASCl 109 SCROPHULARI.K iio SCROPHULARIVHILA I lO LVCHNITIS no RIVULORUM THAPSIPHAGA SCROPHULARIPHAGA 112 12 BLAITARI.K ASTERIS VIRGAURE.E DRACUNXULI LINOSYRIDIS 114 ANTHEMIDIS 1 14 PR.ECANA 114 MIXTA 114 CIXERACEA 114 LACTEA 115 00 3ii3nBl<î 23DA'I .OI'-I QOl lOSASHaV AUXJ'TJD .1 CM .. :'f.iaA-JUH 'jriaiiHiM '^:hoa'I /.''.OJ :j}IA<^ AUJIJJUJ 1 /. i/./.Mom . i On A/.ywf./y.Akii Oii Ou lT3')/./.AI" -Il , /. )H AMMl/.U \t\ :iAJ)/.A'II/.A J Hii /,;)J'/.iiJ>IA/. lî.1 lUHM I /.A>i;4/. ILl IAHJJ1I1)A ;n fil ^IJIflAI-):!'!'' £11 A/Al^H )H .H fil ^7- il\/.'AOi\/ /.IdAl'J'A ^Li \^/o/.,y/.Aii ''MUOiM/./A l'.l IJJITM7I/ AI M/ /A OtI glJA'/.IOilIV 7 AaH.)I(lH(> ) l/./.AI/.aHOil ^'. 1 A )J.4.1AvIJll/. ^11 A'IO/A.IMl/; '/,Li 8iJA>ny.a4'JH 7 >;li ^ii^/.a>j/()(i i>iM;)WiauAT< ()i[ iii'dM l>:M:^■n:^\ ()LI . A)r/.0'IMA,1 ()L1 ATc:a/iJ'I Uf I ATIMOIK 0£.l ATAVJV Ifl ArAMMM/.HI AJAKlMll Noctuiclae PI. 63 1^ 14 I ^ W f0 4 17 ^9 .Atâ^ Planche m FiG. Pages 1. HKJ.IOUKS IHEOl'HILA 132 2. OMIA CViMliALARIAE 132 3. — OUKRIHÛRII 132 4. — CVCLOfEA 132 5. Hklioihis COGNATA 133 6. — CARDUI 133 7. — CHANZVI 134 S. — l'URPURASCENS 134 9. — CORA 134 10. — ONONIS 134 11.. — DIPSACEA 134 12. — MARiriMA 135 13- — - — 135 14. — SCUTOSA 136 15. — PELTIGERA 136 16. — .NUBiGERA 136 '7- — ■ -- 136 18. — ARMIGERA 137 ^0 tilijfiKlM «aoA^ oi'i U. i-V J-f i-i ce' Ce' df ai' ...AJIH'IOaHI' rîMaOl.lHM xAiJiAjAai/iV:) Aii/iO IIH'JH'IMMHO Aa'iojr/') lUUaA J lYS/AHD ^ ^"/ia3?.AMU'IÎIU'l AaOJ /.:■! JA-^'IUl /.l/.UIM/I/. — Ar'.Ul'JJiaorua'[ AflaOIH'J/ /.aaoïMMA .Cl £1 c' .01 .81 Noctuidae PI. 64 1 7 9 1# é ■* ^ s Bfck & Brtui , l'mp. 1^ 18 .y f-Wfl/, lilhosculps fk piox Mnrw M/J Planche G 5 KiG. Pagks 1. Heliothis incarnata 137 2. mvcteroi'lus l'umceago 138 3. AKDOI'HRO.N rhodites 13S 4. CHARICLEA DELPHl.XI 139 5. — DAROLl.ESI J39 6. ■ — VIC'IORINA 13Q 7. - TRKnsCHKEI 13O 8. PVRRHA l'URlTRITES 139 9. U.\I15RA 140 10. Xanihodes MALVAE 140 11. — GRAELLSn 140 12. EUTERl'IA LAUDEII 141 13. AR\rAr)A l'ANACEORUM 141 14. LACROIXI 141 15. ACOMIA URAMA 142 16. — TITANIA 142 17. LUCIDA 142 18. — IXSOLATRIX 143 C<) ^ibflBl'I w Oc' 04.1 o).i If -f ' Ul't A lA/iMA J/.I rj'iHj'j /.naMY'I y AHllI/.-J 0 A/./.i/M -<.-iaon i/.aZ 01 . II-.LIMAMO 1 1 iiMdJAJ AiMMarijH Cl ... I/.' JMOajAV: A'I ■ AU / 1/ H A f.l . .IZIOMOAJ I-' Al/.AMM AH/OJA c' /I/:Airi Ol Adi )"rj ^' /.IMlAJOr:/.! «1 Noc tuicLae PL 65 f 1^ -JJif^^ étM %AT w Beck <{• Brun , imp. J. Culot, lithoscnlps.8i.pinx Avril M/S Flanche Gli FiG. P.AGKS 1. ACONTIA HISKKKXSIS 144 2. — LUCTLOSA 1J4 3. — VlRIDISQl'AMA 144 4. ACONTIOLA AIOLDAVICOLA 145 5. EUHLKMMA AKCCINA 145 6. — ARGILLACEA 145 7. — SUAVA 145 8. — - '. 145 9- — — '45 10. — JUCUNDA 1^5 11. THAI.rOCHARK-^ VKLOX 146 12. — DARDOUIM 146 13. — LACERNARIA 146 14. — GRAl'A 147 15. — ALIJICAXS 147 16. — ALBIDA 148 17. .- ALMIDIOR 14S 18. — liRUXNKSCliNS 148 ^4-1 r Kl )l7AajOI/. AJOll/OjA .). /.A )/..lA\i)iik r>' / /AJ> " c4-' X H' V C^' Ad/ jrJl Ol 0^1 /fi.iMY <:-iMAUJ(vi.iAn 1 1 1 r/.ij()(iaA(i L. 1 0^-1 AiMAi^.aaiA.i ; 1 ;<-' ATAHO i-i U' '/■.A)ItLIA r 1 >^.4-i AGinjA di ^'+1 MOKlItlJA ^ ' «<-' '■/'.AMA/./.JHH '6\ Noctuidae PI. 66 d fîi ■''rf,' ^;m 1^ Berk & Brun , imp. ,1. CuIoL. lUhosculps K piiix -Avril /6>/S Planche 67 l'iG. Pages i. Thalpochares EXTRARIA 14g 2. — CANDICAXS 14() 3. — V. RAMHURI I4() 4. — RESI'ERSA 149 5. — PERMIXTA 149 6. — CONCINNLLA 150 7. — RAGUSA.NA 150 8. — POLVGRAMMA 150 0- — COMMUXIMACULA 151 10. — PANNONICA 151 11. — V. LEXIS 151 12. — AMASLXA 151 13. — ROSEA 131 M- — l'URI'X^RIXA 152 15. — OSTRIXA 152 16. V. AESI'IVAI.IS 152 17. — \'. CARI H AMI 152 iS. — \'. PORl'HXRIXA 152 Pl-I /.IMAMl/.a iré:u c' '1.1//II>.3A .V .1*1 11//.HI>1/.) .7 ' .^1 / MU /HMMOM 7 .<')l Noc tuiclae PI. 67 fp % f R^ 10 5' i» y^. /î'frÂ- ci- Brun , imp. J. Ciilol, liHwsciilps. » pinx Septembre /9tS Planche 68 FiG. Pagks 1. ThALI'OCHARES VIRCil.XALIS 153 ^- — t-AÏI) 153 3- — mviiTA 153 4- — EMIK 153 5. — l'ARVA 154 6. — l'AULA 154 7. — CANniDAXA 154 8. — V. IMl'URA 154 9-. — VIRIDITLA 155 10. — ELVCHRVSI 155 11. — himmic;h()1'FKM 156 12. — PURA 156 13. --- Ah. SI'RIATA 15(1 14- - scrruLA 156 15. KrME(;ErHES TENUIS 1 56 16. 'J'HALERASTRIA DIAl'HORA 156 17. ErASIRIA ARCiENlULA 157 18. — UNCULA 157 80 Drbncri .01 I Ll/./ I.)>il ' '.Ol/il Mi'Kl/.nT . I (lÏA J /.iTivin ce ' C'. \? /./•A/:\ ... AJUA'l /yjAU(l'AA) /.H'I'U/I .7 A.l'KUMlV .X'r-i()ii.)ii/i/:in AHU'J ./'/i>ri^ .clA Ajuruf-. ; . . .arr/iax ;^:l Bfck cil Brun , imp. J.Ciilol, liHlcSCiilps.&pio\ Seplaiihre /9IÔ Planche 69 FiG. 1. ERASIRIA ObLlTERATA 2. — VENUSl'ULA 3. — rUSILLA 4. — DECEPTORIA 5. — FASCIANA 6. — Ab. t;UE\EEi 7. — NUMERICA 8. RiVULA SERICEALIS 9. Proih\mma VIRIDARIA 10. — SANCTIFLORENTIS 11. — CONICEPHALA 12. MesOTROSTA SIGXALIS 13. EMiMELESIA trarealis 14. — ALGIRA 15. — FLAVOMTENS 16. — DELEIA 17. Hae.merosia RENALIS 18. Metopoma KOEKERI I ZIA.XA AGES '57 ,58 158 158 .58 59 '59 '59 '59 160 160 161 161 161 i6i 161 162 [62 (U) arijiiiilM 8ao//J .01 1 ■^c' /. 1 AMMlUilO AIHI^AM:-! •1 8^1 /.j"j i>.'j/i:iv • - ^'C' . AJ.IJgU'l • c 8rl / laoriajaa • *- «C' AVCAngAa •c (1r 1 ..Ki.T/.aij;) .i\/\ .0 <>C ' A )iMai/"j/ ■ \ PÔ' ^lUASilMari AJJVlM .8 ('c 1 AIHA(1I>U7 /A/.UilHVOUH • (> OÔ 1 ^.iT/iaHojirij/iAr-, .01 OUI ... A.iAmaji/.oo . 1 1 ich viJA/iJia AivoaTOir^al/. .11 lOi '^IJAaîlAHI Al''.:iJA\/A/.'A ■c.' ..-M ahi.ua • I-I Il'l !OHaî/:aAH •\' £di / /AiSTiHa;iaoa Ai/O'ioial/. .«1 Noctuidae PL 69 fl ^ 14- fw s:} ^. a %%'-i l€ éS \7 V 12 ri ) Eeck <<■ Brun , iinp. J.CuloL. lilhosrtilps H piax Srplem/. 4-'^< AI^AJ'IIHT AJO IrîOMMA ^ iôi ^lUArK-fJOgA y. ?d. AIIIMAHIMI V MUaM'JA ) Al-.JJ'I Ol AlAH'JAMtl I 1 ()ài /,ia/:OM s 1 Od\ IH I/A>11HHJ , 1 àOi : -^If^/.aJAH") ^' Kdi r;IJlUAIHA7 c' y,ôi h'Vf'.'AilOW. Ôl 'Ml A/.O'Î'/.O) T 1 pOi i«aa:)da y.i Noc t uicLae PI. 70 % w [*s Bit/c â Britri , iinp. ,1 CuloL, lilhos'-ulps H pin\ Scplmère /9IS Planche 71 FiG. Pages 1. Plusia chrvsitis 169 2. — ZOSIMI I/O 3. — AURIFKRA 170 4. — CHRVSON 170 5. — liRACTEA 170 6. — EXCELSA 171 7. — AEMULA 171 S. — FESTUCAE 171 9. — V ARGEXTEUM 171 10. — GUTïA 171 11. — CIRCUM.SCRIPTA 172 12. — CHALCYTES 172 13. — PULCHRINA 172 14. — JOTA 174 15. — MACROGAMMA 1 74 16. — GAMMA 174 17- — — Ab 175 18. — CIRCIMFLEXA 175 IX 3ff3fll>l*l ^1( 1 1 I i I' oi II > /.!■' )j 1 . 1 / HM-IIM J/. .^ /.OëVflHJ i- l\i A'-.JdJXa 1 - , AJ'JUi3A .i/.yj IV !•( .;^ ..WJHI'/.JlOM/ / .p l-^i ATTUO 1 ^.ATrUt-.H) , /.IMHXDM J--I AlOt .|.r (-Xl AI/U.AOOMJAM -cl J.-1 P.U.Uhi) .Ol / .^I / /.ajiM JJHi'J .î'.i ■\' Noc tiiidcie PI. 71 ^ -aÀ, Reck '.FV!OÎTAO{>HHMr/l •;;•;; 1 *. /-.UA'c.AAH X^^l . Al/:I/A;)Ofl.)Il/l y.-^i iH i»AW/:'iH )on fi'(l '/.l.iH.-l /.4(i 8-1 - IIIM/ M ^J^.1 ./.IHA. Jll/.IW '^AHCHO.'ll/.OIOH'I p^[ .. Al/l/AH;>0/.Ot/. AIMl'lOial/ O-^I 11/ AKIU'JUjI o8l AiMHJt) .7 l8l AJIH'IVJ.) iXr A)IH'JA1 . / i8i AlI/.Jl/ .-I l8l / 1 l/M!/.!/.! .dA .81 Noc tuidae 10 ri.72 13 1t Bcck A- Briiji . iiiifi. J. Culot. Iilhos(uIps.& piiiK Dt-Ciimfire 19/^ Planche 73 FiG. 4. 5- 6. 7- 8. 9- lO. 1 1 . 12. '3' 14. 15- 16. 17. 18. I'agks ELCLIDIA TRIQUETRA l8r FORTALITIUM uSl Cerocala SCAPULOSA 182 — ALGIRTAK 182 — BISKRENSIS 182 PERICVMA ALbIDENTARTA ^ . . . 1 82 ZETHES INSULARIS 182 ACANTHOLIPES REGULARIS (l) PALI'ANGULA HE.XKEl 183 - ? -83 — SABOURAUDI 1.S3 — STRAMINEA 1 83 — - '83 — CESTIS 183 - -83 — Ab. UMFORMIS 183 — CE.STLXA V. HILGERTI... 1 84 Leucanitis RAUA 18-I. (i) (Omise dans le texte) : Acantholifes Ld. regularis Hb. — PI. 73, ?. 8, Q, Caucase, coll. Cit. rf semblable. Pas de coii-fiision possible, ussie mcridionale el Asie miiieuie. 8T 3ibniil*l (iMOA'l i.r-^I 1^1 AHTaUpIMI AKII.IJ 1 iHi MUITIJATflOH ■- !:8i .AeOJU) --la/.JJOaH ^aTIJOHTVIA")/ £.«' ...laa/aH AJUOV-AMJ/ c8' Ol ; H 1 .. laUAaUOH/- 1 1 c^'' Aa/.IMAH 1 ' . C 1 t^' — ■ ,' 1 "c?" >nv-i . ■ 1-1 f/^' . r 1 £8' ^ilUMOHI/ZJ .ci A .')! l.Hi . ..riaaojiH Y a/'jt?'.^ ■ ':' J.?.> / lAw 8rrr/.A-jja.l .8r Noc tuidae PI. 73 ^1 ^ 8 ^:3't^/- W^ fw Bi'c/i >(■ Bru II . imp 'I.V'tlol, UlhbsrulpxH pinx Décembre lOIJ Planche 74 FiG. Pages 1. LEUCAXITIS Var. RADAPICTA 184 2. — CAILIXO 184 3. — var. PHILIPI'INA 185 4. — TENERA 185 5. — KABILARIA 185 6. — UOISDEFFREI 185 7. — STOLIDA 185 8. — ALGIRA 185 Q. — CiEOMETRICA 186 10. PsEUDOPHIA ILLUNARIS 186 11. — — 186 12. — SYRIACA 186 13. — LUNARIS 187 14. — ab. MURINA 187 15. — ab. RUFA 187 16. — ab. MAURA 187 17. — TIRHACA 188 4^1 irianfiri as;.)*? oïl ; ' AI DHAaA3 .li^r ^n^/:k^\JSd . I <.8i (t/.lJIAJ .1 J/5i A.Hi'l'AAT p8! . AWAJUIA^ J8l ACIUOTr; . ; j8l AHIOJA ÔHl AJIHl-ilViOM;.! — \> ,;)X ! ^|.i . y, ; I II / I f' Il ■' 1 1 .«:-'I o\ r^A 1 II AJAIfl/ii .'-1 >iaAV!XJ.I A/ÎI«TJM .dfi ;;- . Ad'JH dfi - .ji X''.! AH'JAM .dfi -- .01 Noctuidcie PI. 74 Reck <(• BriiJi . inip. d. Culot, lilhosi ulps H pmx Décembre lOlô Planche 75 FiG. Pages 1. Anophia LEUCOMELAS l88 2. Aedia funesta 189 3. Catephia alchvmista iHq 4. Catocala fraxini igo 5. — ELECTA 190 6. — ELOCATA 191 7. — OBERTHURI 192 8. — PUERPERA 192 g. — DEDUCTA 193 H8i AdSUOJjaj. AIH10/;A y8i AT ,J Culot, aihosrulps. H pinx Mai /0I6 Planche 76 FiG Pages 1. CATOCALA NUPTA 1Q4 2. — PROMISSA igS 3. — LUPIXA 199 4. — DILECTA 195 S- — COXJUXCTA 19g 6. — var. HILARIS 198 7. — OPTATA 199 8. — SPOXSA 197 8T arionfiN i, /.Tq-jx ajax)Ta3 .1 iX^i /.x.ntj.i c(ii /.i'jajia ; 0,) /'.TD//J1.X03 .; K^' ...f^IHAJlH .;: ÇQl . . ATA TIC) Noc tuicLae PL76 Bi'ck .?• Brun , inip. J.Cuhl, lifhosrulps Si pinx Moi i!)m Planche 77 FIG. PAGES !. CATOCALA PACTA 200 2. — HVMENAEA 20i — FULMINEA 20I — PROTO.WMPHA 202 5. — NVMPHAEA 203 6. — NEONYMPHA 20J, — CONVERSA 204 — EUTVCHEA 204 9. — NYMPHAGOGA 205 10. — VALLANTINI 2o6 8ao//f OTl OOL ' TO/.'l ajajotaD . ! /.JIA/3K/11 : lOL ... AaXlMJJH — ::oL AH'llAV/lOTO^M — • fo'_ A3AH'1WY/ i-OC AH'IMY/.O.H/ 4.0L ac;m3V/.o ' l-OL AaHD/TTJj! ;o;. /iiOOAHHW// .(j ôl AJ/H'I /.Hjiauj ATmj.ia A3I>lHU.t WU/J'IV.AM Noc tuiclae PI. 78 ^ t Bi'tk .V- Kriiii . iiiift. JCiilol. filhosrulps « p/nx .l/,ir 1010 Planche 79 FiG. Pages 1. TOXOCAMPA VICIAE 213 2. — ab. CALCULA 214 3. — CRACCAË 215 4. — LIMOSA 215 5 . LASI'LVRIA FLEXULA 215 6. PARASCOTIA FUL1GTNAR1A 215 7. Epizeuxis CALVARTA 216 8. SlMPLICIA RECTALIS 2l6 (.). NODARIA NODOSALIS 21/ l',>. ZANCLOGXATA TARSIPLU-MALIS 218 ! i . — tarsipennalis 2 1 8 12. — tarsicrinalis 2i(j 13. — grisealis 219 14. — tarsicrisialis 220 15. — emortualis 220 16. AIadopa salicalis 220 17. HKRMIXIA C RI«RU.\[ALIS 221 18. — CRINALIS 22 1 (»V arianct'l .3AIDIV AIMAOOZOT t' JUDaArj .clii HAJ3AHJ A«OMlJ AJUXMJi Am/:ilc:Aj /rOiaU'ï AlTOD-'AflAT klHA/dA) <'.iy.-j.i-s.iH3. -^JJAT'JSM Al>LTTMtr' i«MAT ATA/i;j(ta j/:a\ -;;jA/./.j'nKaAi : iA/iia'ji>!fl/. I i-.UAa^Ii!. ' >'I,1A TéiiajIcîHA I I (Auraoï/M 1/ 1/. JMUIM ; .'A/AUa oii Noctuidae V\.79. m « m a ftp Beck r q jiA kiAAJL'nkrvii < i •^,iJAa>iA!i Au.KriiHjyi. . ' iilT/.Oï AHJOOOMOa .\ rjAaiDgOHi ' ' -iJAr;j.UO . : «iUAaic'.OM 0: . ÎOJO'JI'/IU x\r O:: .rJl.lAÏAIflAH cffi Ol- 'llAdl/Ll .«1 Noctuidae ^H 4 1^ PI. 80. w w 16 -^v Bec/i rc ISIG Planche 81 FIG. PAGES 1. HVI'EXA R.WL'LALIS 22/ 2. — AMIQUALIS 22/ 3. ORECIIS i'iiOBOSCIDATA ::Z-] 4. HM'EXODES COSTAESTRRiALIS 228 5. Tholomyges TURFOSALIS 229 6 . PsEUUOHAl)>,VA TELLIEK I 231 7. CATOCALA ADULTERA 232 8. Hadula :\;.\RIAE LUDOVICAE 231 g. Poli A grlsea 232 10. AgROTIS var. DALMATA j:;2 11. -• var. LIVIDA 12. - - E.XDOGAEA 13. ACRONVCTA var. nRVOI'HILOIDES ... \.\. AIlAXA ab. MAERENS 15. AlAMESTRA SPALAX 16. Hadexa AXILIS 17. AMPHU'VRA ERIOrODA 234 1^- - - ^34 -33 -33 -33 -33 -33 -33 <-c- ,ol^ . ...^IJAJ'JV/ M //.■!'! /H I 81 JA'JpI I . . . ATAai3ii'i ^i j 3a« O '-.ij/.wTM'j-^aATiiOO «jiaoxa'iYH j --IJAi^O^HUT «aO/MOJOHT '^iauj:-!)' A/..iaAHoa'ja^4 ..' Aaax jjQA a.jajotaO ^ )i7oau.i aAïaAîA aj'jqaH .8 ...Aa^iiJio AUo4 .!■ / TAWJAQ .IfiV 8IT0- AUr/IJ .liîV I I Ac-L/ujoa/.a v./.anaAiv: .dr . . X A JAir; A flT8ai/A M . ;; ■ i-r- -Hi Noctuidae PI- 81 ^ Bec/i s- Brun . iinp. J.Culol. /ifhoscutpsH piri.K Septembre 1916 30^7(5