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DOCTEUR, EN MEDEClIÿ, SAGE-FEMME SU R V El IX AN TE EN CHEF D.' LA MAISOH- ÆOTALl DE LA MÉDAIEÏÆ D OR ©tf ..ÜéftftS
CIVU. de ERUSSE, MEMCUE DE PLUSIEURS SOCIÉTÉS SAVANTES;
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PROFESipUR A LA FACULTE DE MEDECINE DE MONTPELLIER, MEMBRE DE LA LÉGION ©'HONNEUR, MEMBRE CORRESPONDANT
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Matines , Ooms Fontaine.
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TRAITE PRATIQUE
DES
MALADIES DE l’uTÉRUS ET DE SES ANNEXES,
FONDÉ
SUR UN GIUND NOMBRE D’OBSERVATIONS CLINIQUES,
ATLAS DE 41 FLANCHES,
REPRÉSENTANT
LES PRINCIPALES ALTÉRATIONS MORBIDES DES ORGANES GÉNITAUX DE LA FEMME;
PAU Mme BOIVIN,
DOCTEUR EN MEDECINE, SAGE-FEM31E SURVEILLANTE EN CHEF DE LA MAISON ROYALE DE SANTE , DECOREE DE LA MEDAILLE d’or DU MERITE
CIVIL DE PRUSSE , MEMBRE DE PLUSIEURS SOCIETES SAVANTES ;
ET PAU A. DUGÈS,
PROFESSEUR A LA FACULTE DE MEDECINE DE MONTPELLIER, MEMBRE DE LA LEGION D’HONNEUR, MEMBRE CORRESPONDANT
DE L’ACADÉMIE ROYALE DE MEDECINE , ETC.
SECONDE ÉDITION.
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ÉTABLISSEMENT ENCYCLOGRAPHIQUE , QUAI AU FOIN, N° 38.
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traité pratique
DIS MALADIES DE l’UTKRÜâ.
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UTÉRUS DANS DIVERS ÉTATS.
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EXPLÏCATION DES LETTRES ET DES CHIFFRES-
Fie lr*. Utérus à l’état de vacuité chez une femme qui n’avait point eu d' enfant. L’organe est vu par sa paroi postérieure .
A. A. Corps de l’utérus.
B. Museau de tanche.
C. Ligne médiane ou plan fibreux longitudinal de l'utérus.
O O. Ligamens postérieurs ou utéro-sacrés provenant d’un prolongement des fibres du corps et du col de l’organe.
D D. Ailerons de la matrice ; prolongement des plans fibreux obliques postérieurs, formant les ligamens des ovaires.
E, E. Ovaires.
F, F. Trompes de Fallope ou tubes utérins.
G, G. Pavillon de la trompe.
H, H. Bords frangés du pavillon.
I, 1. Ligamens larges ou replis du péritoine.
J, J. Cordon de l’ovaire.
K, K. Portion antérieure du vagin vue par sa face’inteme.
Fig. 2. Utérus vu par sa face antérieure.
A. Ligne médiane ou plan fibreux longitudinal antérieur*
B. Lèvre- antérieure du museau de tanche , plus longue que la leyre postérieure j elle ne permet pas de voir l’orifice utéro-vaginal.
C. û. Origine des ligamens ronds ou cordons sus-pubiens.
0,0. Cordons sus-pubiens ou ligamens ronds.
D, D. Trompes de Fallope.
E, E. Bords frangés de la trompe.
F, F. Ovaires vus à travers le tissu des ligamens larges.
G, G. Ligamens larges ou replis du péritoine.
Fig. 3. Utérus vu de profil.
A. Paroi postérieure plus saillante et plus arrondie ou p la paroi opposée.
B. Lèvre postérieure du museau de tanche plus élevée que la lèvre antérieure , formant le bec de flûte.
C. Repli vésico-utérin du péritoine. _ * *
D. Repli recto-vaginal de la même memürane.
Fig. 4. Vue de la face interne de l’utérus pendant l écoulement des réglés f l'organe ouvert sur un de ses bords et sur son fond.
*
A. Corps de l’utéÿjjs. On y remarque une ligne médiane déprimée , et des goutte¬ lettes de sang.
B. Orifice interne du col utérin.
C. Orifice externe. Entre ces deux orifices se trouve la cavité du col et les nom¬ breux replis qui composent l'appareil d’un développement considérable de cetto portion de l’utérus , pendant la grossesse et dans quelques autres circonstances. ( Voir planche II , figure 6.)
N° d’ordre de la publication , 64.
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TRAITE PRATIQUE
SRS maladies de l’utérus^
M“* BOIVIN ET DUGÈS.
MUSEAUX DE TANCHE A L’ÉTAT NORMAL-
EXPLICATION DES LETTRES ET DES CHIFFRES.
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Fig. lre. Chez la fille avant sa nubilité. — Fig. 2. Chez la fille 'pubère. — Fig. 3. Chez la femme qui a usé du coït. — Fig. 4. Pendant l excrétion menstruelle chez celle qui n a point eu d'en fans. — Fig. 5. Chez la femme qui est accouchée h terme. — Légères cicatrices aux angles de l orifice. Fig. 6. Utérus d une femme morte dans les premières semaines de sa grossesse.
Cette figure 6 présente l’organe ouvert sur un de ses bords latéraux, et laisse voir la face interne de ses deux parois d'un rouge foncé, d’un tissu mou. Chacune d’elles, au corps, est em¬ preinte d’un sillon longitudinal qui occupe le milieu et correspond h une ligne saillante de chaque paroi du col.
Le col de l’organe, d’un blanc violacé, présente dans sa cavité, déjà presque aussi spacieuse que celle du corps, de nombreux replis, les uns simples, les autres complexes, affectant diverses directions. C’est dans ces replis que se trouvent des follicules muqueux en grand nombre. On remarque assez souvent à leur surface des concrétions globuleuses, tantôt à l’état de transparence contenant du fluide, et d’autres fois à l’état calcaire. Elles sont
N° d’ordre db la publication , 05.
quelquefois en si grand nombre, et si pressées les unes contre les autres, qu’elles finissent par faire disparaître tous les replis du col et même par en obstruer totalement la cavité.
Mais dans l’état normal, chez la femme récemment enceinte, ces replis sont gorgés d’une humeur glaireuse , épaisse , qui rem¬ plit exactement la cavité du col et lui sert, pour ainsi dire, de bouchon, jusqu’au dernier temps de la grossesse, où cette matière glaireuse s écoule en abondance, lubrifie et prépare le vagin et ses orifices à se dilater pendant le travail de l’accouchement.
A, A. Corps de l’utérus.
B, B. Orifice interne.
C, C. Orifice externe.
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ET DE SES ANNEXES.
«l.“ » CETTE PLANCHE REPRÉSENTE LA DISPOSITION
DES PLANS FIBREUX DE L'UTÉRUS A L'ÉTAT DE GROSSESSE A TERME,
VÜE PAR LA FACE ANTÉRIEURE DE CE VISCÈRE.
EXPLICATION
Lorgane est réduit aux deux tiers de son volume ordinaire.
A. Ligne médiane de 1 utérus dont l’extrémité supérieure est inclinée a gauche : direction lavplus ordinaire.
> Si Ion compare la disposition des plans fibreux médians de l’utérus dans le plus grand état de développement de cet organe, avec ces mêmes plans dans l’utérus à letat de vacuité (Pl."lre), on y remarquera une grande différence. Les fibres longitudi¬ nales ont disparu, ou plutôt elles ont changé de direction , en s écartant de bas en haut dans le cours du développement de 1 utérus; dans les cinquième ou sixième mois delà grossesse, ces fibres sont écartées 'a la manière des feuilles du palmier ou des plis d’un éventail ouvert (voj. pl. X\I1) , et à la fin de la grossesse, ce plan médian ne représente plus qu’un lacis de fibres entrecroisées sur toute la longueur de cette même ligne.
B, B. Les plans de fibres supérieurs , les plans inférieurs et les plans transverses, sont réunis avec une portion des mêmes plans de fibres de la face postérieure, en un seul faisceau, pour former les cordons sus-pubiens. Ces cordons, par l’alongement qu’ils ont éprouvé à leur base, se trouvent alors aux deux tiers inférieurs du corps de l’utérus.
C’est sur la ligne médiane, de chaque côté des pubis, en devant , et sur la région inférieure du sacrum , en arrière, que les plans de fibres extérieurs de l’utérus trouvent leurs princi¬ paux points d’appui pendant la contraction de cet organe.
DES LETTRES.
C,C. Les trompes dont les fibres prennent naissance sur la ligne médiane du fond de l’utérus , et s’étendent trans¬ versalement jusques sur les angles, pour se réunir en forme de tubes cpii se terminent librement par un ori¬ fice évasé et à bord frangé , que l’on nomme pavillon de la trompe.
D, D. Les ovaires rapprochés et presque au niveau de la surlace du corps de l’utérus par l’effet de la grossesse.
E, E. Le col de Fulérus contenant une portion de la poche amniotique et la tète du fœtus. Le col de l’utérus com¬ prend l’espace qui se trouve entre les deux points où s’isolent de l’utérus les deux cordons sus-pubiens. Cette portion inférieure de l’utérus, d’un blanc rosé, con¬ traste d’une manière tranchée avec le reste cle l’organe qui est d’un rouge vif. Les trompes et les cordons sont un peu moins colorés.
F, Corps jaune.
G- Veines utérines correspondant a l’insertion du pla¬ centa, sur la paroi postérieure voisine du col.
H. Section du vagin.
I. Orifice externe dilaté laissant voir une portion des mem¬ branes fœtales.
Nota. C’est a dessein que nous n’avons pas représenté la dis¬ position des diiîérens vaisseaux du corps de cet organe. Ce suiefc deviendra l’objet d’un travail particulier. ë 1
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ET DK SES ANNEXE*.
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UTÉRUS VU APRÈS SA DÉPLÉTION RÉCENTE
r»ü PRODUIT DE LA CONCEPTION A TERME, DU COTÉ DE SA FACE ANTÉRIEURE*
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*T R ECO U VERTE ENCORB DU PERITOINE. SA COLORATION EST PARTOUT d’un ROSE-LILAS.
explication
A, Ligne médiane contourne'e en deux sens opposés.
B, B. Origine des trompes.
1,1. Trompes.
C, C. Origine des ligamens ronds.
O. Les ovaires.
D, D. Plans de fibres concentriques extérieurs, désignés par J. Sue sous le nom de muscles quadrijumeaux , et comparés par Alph. Leroy a des nœud* de bois. Une disposition semblable se fait remarquer sur la paroi opposée.
Cette disposition des plans fibreux de l’utérus, si différente de ce que nous lavons vue d^iis 1 utérus vierge, sur le même organe a létat de grossesse, est fort souvent encore di fièrent de lui-meme en plusieurs autres circonstances qu’il est inutile de rappeler ici. Mais depuis que nous avons continué nos re-
DES LETTRES.
cherches sur la structure de l’utérus , nous avons trouvé que tous ces froncis ne sont formés qu’aux dépens du péritoine et delà tunique utero sous-péritonéale , qui recouvrent les véri¬ tables plans fibreux de l’utérus. Ceux-ci, en se rétractant, ont conservé , a peu de chose près , leur disposition primitive; dis¬ position que nous avons reconnue depuis qu’il nous a été pos¬ sible de dépouiller entièrement le corps de l’utérus des deux: tuniques qui l’enveloppent et qui y sont adhérentes d’une ma¬ nière excessivement serrée, spécialement sur les régions supé¬ rieures et médianes.
Cette nouvelle decouverte de la véritable disposition des plans fibreux de la matrice après l’accouchement a fait l’objet d’un mémoire inséré dans les bulletins de la société médico- pratique , 1830.
(U oyez les deux figures suivantes .)
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db l’utérus et de ses annexes.
M— BOIVIN ET A.
VUE DE LA FACE ANTÉRIEURE DE L UTÉRUS
RÉCEMMENT VIDE DU PRODUIT DE LA CONCEPTION A TERME,
APRÈS AVOIR ÉTÉ DÉPOUILLÉ DU PÉRITOINE ET DE LA TUNIQUE ÜTÉRO-SOUS-PÉRITO^ÉALE.
PLANCHE T-
EXPLICATION DES LETTRES ET DES CHIFFRES.
1,1,1. Plan médisin dLe
2. L’ovaire droit.
3. Trompe droite.
4. Cordon sus-pubien ou ligament rond droit.
5. Plans fibreux communs au ligament rond, et à la trompe du côté droit.
6. Plans fibreux communs au ligament rond 7 et a la trompe gauche 8.
9,9,9. Lambeaux de la tunique musculaire et du péri¬
toine, qui recouvraient la face antérieure du corps de l’utérus.
Nota. On voit par l’écartement de quelques portions des plans fibreux de l’utérus , effet du développement total de l’or¬ gane , combien était nécessaire cette tunique musculaire qui en embrasse d’une manière intime le fond et le corps , et les main¬ tient ainsi dans leurs rapports respectifs. Sans ce moyen con¬ servateur , les ruptures de ce viscère eussent été beaucoup plus fréquentes.
N° d’ordre de la publication, 137.
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de l’utérus et des ovaires.
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BOIVIN ET A. DÜOÈS.
(Litt.
VUE DE LA FACE POSTÉRIEURE DE L UTÉRUS
REPRÉSENTÉ DANS LA PLANCHE PRÉCÉDENTE ( N° V.) LE PÉRITOINE EST ENLEVÉ.
PLANCHE VI.
EXPLICATION DES LETTRES ET DES CHIFFRES.
On remarquera sur ce côté de l’utérus , que les plans fibreux qui se rendent aux ovaires naissent d’un centre commun , c’est- à-dire de la ligne médiane et du fond de ce viscère.
1,1,1* Ligne médiane.
2.2. Les ovaires.
3.3. Plans fibreux communs aux trompes et aux ovaires.
4.4. Plans fibreux propres aux ovaires.
5.5. Plans ascendans obliques communs aux ovaires et aux cordons sus-pubiens.
6.6. Ligamens larges.
7.7. Lambeaux de la tunique sous-péritonéale et de la por¬ tion de péritoine qui recouvraient les plans décrits.
Nota. Nous ferons remarquer que les ailerons des ovaires ainsi que leur ligament ont disparu pendant la grossesse ; qu’ils
se sont effacés au profit de la paroi postérieure de 1 utérus. L’organe , en se développant , s’est approprié ce tissu fibreux qui semble être mis en réserve dans l’etat de vacuité , pour fournir à l’ampliation de l’utérus , pendant la grossesse.
Les ovaires qui, à l’état de vacuité, se trouvaient à trois ou quatre pouces de distance des angles de 1 utérus, ne sont, a la fin de la gestation , qu’a quelques lignes du corps de cet organe , et à peu près au milieu de ses bords latéraux. On voit encore par cette disposition combien l’ovaire doit etre exposé a la com¬ pression et aux chocs des corps extérieurs, puisqu’ils n’ont plus, pour les protéger pendant la grossesse avancée], que les parois très-amincies de l’abdomen. ( V oyez, sous ce dernier rapport , la pl. III. )
N° DORDBE DE LA PUBLICATION , 138.
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M— BOIVIN ET A.
(Lin. )
VUE DE L’UTÉRUS PAR SA FACE INTERNE-
APRÈS SA DÉPLÉTION RÉCENTE DD PRODUIT DE LA GROSSESSE A TERME.
PAROI POSTÉRIEURE INTERNE;
LE PLACENTA ÉTAIT GREFFÉ SUR LA PAROI OPPOSÉE.
PLANCHE Vil.
EXPLICATION DES LETTRES.
A, A. Orifice interne des trompes utèro-tubaires .
B, B. Plans des fibres concentriques des régions latérales inter¬ nes, ou muscles expulseurs de Ruisch.
Cet observateur n’avait jamais remarqué cette disposition que d’un seul côté. Soit que le plan opposé se trouvât effacé, soit qu’il eût été couvert et altéré par la présence du placenta , soit enfin que cet anatomiste célébré n’ait pas assez insisté sur ses recherches, il n’a jamais fait mention que d’un seul plan de ces fibres que nous avons toujours rencontré double , lorsque le placenta n était pas greffé sur l’un des deux, mais on en reconnaissait toujours quel¬ ques portions.
F, F. Ligne médiane interne; disposition de ses fibres.
C, C, C. Orifice interne de l’utérus.
D, D. Orifice externe formant sur le vagin un léger bourrelet cordé à la surface de ce canal.
E. Ligne médiane de la paroi postérieure du col qui donne naissance aux nombreux replis que l’on remarque à sa surface.
Nota. Ces replis ne sont apparens que lorsque le col est resté dans un état de collapsus; ils sont si minces , et si intimement ac- collés les uns sur les autres, que , le plus souvent, on ne les distin¬ gue qu’en agitant la pièce dans une eau transparente. Si l’on plonge ensuite la pièce dans une eau fortement saturée de sulfate d’alumine, on voit les parois du col se resserrer dans tous les sens, ses replis changer de direction, ses orifices se rétrécir, celui du museau de tanche rentrer en dedans du col et reprendre sa forme mamelonnée. Ce phénomène s’opère instantanément, et sous les yeux de l’expé¬ rimentateur, lorsque la solution alunée est assez forte.
N° d’ordre de la PUBLICATION , 117.
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(Litt. )
PROLAPSUS DU VAGIN.
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EXPLICATION DES LETTRES ET DES CHIFFRES.
Pris d’abord pour une descente de matrice à laquelle on fitl’ap- plicalion d un pcssaire, ce prolapsus du vagin s’étant reproduit, la forme pyramidale cju il affectait le fit prendre pour un polype sur lequel on fit 1 application d une ligature. L’accident s’est renou¬ velé une seconde fois -.deuxième ligature, qui fut suivie, comme la- première fois, de la chute d’une énorme tumeur. A peine celle-ci fut-elle tombée, qu’aussitot îFfen reparut une troisième de même grosseur , de même texture apparente que les deux premières. Ces tumeurs, qui se sont montrées successivement et spontané¬ ment en moins d’un mois , dont la nature et le siège avaient été méconnus , étaient occasionées par la présence d une masse énorme de tissu dififluent, encéphaloïde , qui s était développée entre le rectum et le vagin. Recouverte de la paroi postérieure de ce dernier canal , elle venait former au bas de la vulve une tumeur du volume du poing.
1.1. Coupe des pubis.
2.2. Lambeaux renversés des parois abdominales.
3.3. Paroi postérieure du vagin cl’un rouge livide, bleuâtre.
4.4. Tube passé dans les ouvertures résultantes de l’appli¬
cation des deux ligatures appliquées a un mois de distance. (Des premiers jours de janvier 1830 au 28 du même mois. La troisième tumeur parut le 12 février. )
5. Museau de tanche.
6. Corps de l’utérus dont la presque totalité se trouvait comprise entre les deux tumeurs fibreuses blanches, à sur¬ faces lisses avec lesquelles le col paraissait soude'. Cet organe se trouvait situé presque au niveau de l’ombilic.
7. Tumeur fibreuse antérieure.
8. Tumeur postérieure.
9. Le rectum refoulé en haut et très-alongé, était entraîné avec l’utérus.
10. L’ovaire gauche d’un jaune verdâtre, dur, ridé à sa sur¬ face.
11. Ovaire droit, transparent, membraneux, contenant un fluide séreux et diaphane.
12. Le psoas droit.
13. Les intestins grêles relevés pour faire voir les parties
que L’on vient de décrire.
JNr' D ORDRE DE LA PUBLICATION^ 298.
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ST DR SES ANNEXES.
(Litt. )
DÉPLACEMENS DE L’UTÉRUS
PAR ABAISSEMENT.
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PLANCHE IX.
EXPLICATION’ DES LETTRES
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Fig. 1". Semi-prolapsus survenu à la suite de l’accouchement à terme.
A. Le vagin.
B. Museau de tanche.
4
Fig. 2. Prolapsus complet à la suite d’une chute.
A. Vagin renversé.
B. Museau de tanche. L’accident était récent.
Fig. 3. Brides et adhérences du vagin.
A. Le museau de tanche caché par les brides anormales.
B. Brides du vagin.
Fig. 4.
A. Prolongement morbide du vagin sur l’orifice du museau de tanche.
B. Tuméfaction du museau de tanche.
G. Petites tumeurs rouges , molasses, vasculeuses.
ANTÉFLEXION DE i/ütÉRUS.
Fig. 6. L’utérus replié sur lui-même présente son fond en avant.
A. Le fond de l’utérus.
B. Lèvre antérieure du museau de tanche.
G. Face interne du vagin.
N" fi'ftSBRS B* PVSWCAiIOï| 280.
ET DES CHIFFRES.
D, D. Les ovaires situés en dessus et en avant, au lieudetre en arrière et au-dessous des trompes.
E, E. Les trompes qui ont également suivi le déplace¬ ment du corps de l’utérus .
Fig. 0. L’utérus fléchi en devant vu de profil.
A. Le fond de l’utérus.
B. Coude formé par la flexure de l’utérus, point corres¬ pondant a l’orifice interne.
C. Lèvre antérieure du museau de tanche.
D. Coupe verticale du corps et du col de l’utérus.
E. Face interne du vagin.
Fig. 7. Extroversion du col de l’utérus:
A. Corps de l’utérus.
B. Bord interne du museau de tanche.
C. C. Face interne du col devenue externe par son renver¬ sement
D. Orifice accidentel du col de la matrice.
Fig. 8. Extroversion du col utérin vue de face;
A, A. Bord de l’orifice externe.
B, B. Lignes médianes de la face interne du col.
G. Orifice accidentel.
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Fig. 2 .
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PROLAPSUS COMPLET DE L'UTÉRUS.
M“* BOlVin ET A DG SL. s»
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EXPLICATION DES LETTRES ET DES CHIFFRES.
Fro 1” Prolapsus complet rie l'utérus, avec renversement <lu vagin et du fond de Jj vessie, pris sur une femme vivante, âgée de 60 ans, tombée en enfance depuis plusieurs mois.
A. Orifice externe on utéro-vaginal de l’utérus.
B. Orifice supérieur du vagin devenu inférieur.
O, G. Face muqueuse du vagin.
I). Méat urinaire.
E, E. Un stylet est passé de haut en bas dans le col de la vessie, et une ouverture idéale est pratiquée à la paroi du va¬ gin correspondante à la vessie, pour faire voir le renver¬ sement de l’organe urinaire.
Le fond de l’utérus se trouvait à peu près à l’angle supé¬ rieur de l’ouverture idéale.
La femme urinait en comprimant la tumeur : l’urine remon¬ tait par le méat urinaire D. Mais il restait toujours un peu de liquide dans la vessie.
F, F. Ulcérations déterminées par l’écoulement de burine sur cette portion renversée du vagin.
G, Le clitoris.
Fig. 2. Prolapsus complet de l'ulcrus avec renversement du vagin passé à l'état chronique. ^
La femme qui avait ce genre d’infirmité est entrée à la mai¬ son de santé le 27 mai 1832 , pour une affection de l’estomac que l’on traitait depuis long-temps comme une maladie orga¬ nique de ce viscère; elle ne parla qu’occasionellement de sa des¬ cente de matrice qu’elle avait depuis plus de trente ans.
Cette femme n’avait eu qu’un enfant a l’âge de vingt-huit ans. Elle s’csl relevée le huitième jpur de sa couche, pour reprendre ses occupations habituellesde palefrenier, son mari étant loueur de chevaux eide voitures. Elle sentit presque aussitôt un corps étran¬ ger volumineux sortir du vagin. Le médecin quelle fit appeler
replaça l’organe dans sa situation naturelle, l’y maintint a a moyen d’un large pessaire, et fit garder le lit pendant quinze jours. Le pessaire gênant la malade, elle s’en débarrassa. Elle le reprit plus tard, puis le retira encore pour n’y plus revenir. Il paraî¬ trait que le prolapsus complet ne s’est opéré qu’à la longue. Ce ne fut qu’à l’âge de cinquante ans, époque de la cessation totale des règles, que la matrice franchit entièrement la vulve, et c’est aussi depuis cette époque quelle est restée pendante au-dcliors, sans occasioner d’autres accidens que quelques tiraillemens dans les aines et dans la région inférieure du sacrum. La muqueuse du vagin avait pris tous les caractères de la peau des tissus voi¬ sins; il restait à peine quelques traces des anciennes rides qui sillonnaient cetle membrane avant son renversement et son exposition à l’air libre. Je fis rentrer facilement la tumeur, mais la malade ne voulut pas se soumettre à une nouvelle épreuve d’application de pessaire. Le périnée étant lacéré jusqu’à l’anus, le cas exigeant un instrument mécanique d’une très-grande di¬ mension , je n’insistai pas pour vaincre la répugnance de celle qui , comme je viens de le dire , était accoutumée à son nouvel état.
A. Le clitoris.
IL Le méat urinaire.
C, C. Nymphes ou petites lèvres.
D, ü. Grandes lèvres de la vulve.
E, D. La surface muqueuse du vagin desséchée ayant pris l’aspect de la peau. Ce canal, renversé complèlemcut , contenait la totalité de l’utérus qui était d’un trcs-petit volume.
F, Petite tumeur pédiculée située à l’angle droit de l’ori¬ fice du museau de tanche.
G, l’épithélium du museau de tanche excorié, laisse à nu la portion de muqueuse qui recouvre cette extrémité vaginale du col utérin.
n° D'ORDRE DE LA PUBLICATION, 300.
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DE L’ÜTÉAO»
BOIVIN BT A. BüGÈa,
DK SES ANNEXES.
(Litt )
ÉLONGATION DU COL DE L'UTÉRUS
SA FORME APLATIE. — HERNIE CRURALE DE L’UTÉRUS.
ANTE ET RÉTROVERSION DE ï/üTÉRUS.
PLANCHE JJ-
EXPLICATION DES LETTRES ET DES CHIFFRES.
Fig. 1. Prolongement du col de l’utérus et prolapsus de cet organe.
A. La lèvre postérieure du museau de tanche très-alongée et beaucoup plus saillante que la lèvre antérieure B.
C. Excroissances pédiculées du prépuce du clitoris.
Fig. 3. Le même col d’utérus vu de profil.
Fig. 3. Hernie crurale de l’utérus.
A. Portion gauche des parois abdominales vue par sa face externe.
B- Portion droite des memes parois vue par sa face interne.
C. Région pubienne.
D. La cuisse gauche.
E. La cuisse droite.
F. La vulve.
G. G. L’enveloppe de la tumeur ouverte et renversée sur la cuisse.
II. La matrice renversée et offrant en avant sa face posté¬ rieure.
I. La trompe utérine.
J. L’ovaire gauche.
K. La trompe droite.
L. L’ovaire droit changé en kyste. /
M. Autre kyste adhérent à l’ovaire droit et à la matrice.
N. Masse graisseuse adhérant fortement à la matrice, au sac, et se continuant avec lui.
O. Prolongemens de l’épiploon qui sont coupés et renver¬
sés. ( Ces trois figurés sont copiées d'après les dessins originaux de M. le professeur J. Cloquet. )
FiG. 4. Coupe du bassin vu de profil , représentant l'antéversion de l’utérus dan*
les premiers temps de la grossesse.
A. Pubis droit.
B. Le sacrum.
G. La vessie.
D. L urètre.
E. E. Le rectum.
F. Coupe de la trompe et du ligament du côté gauche de l’ovaire.
G. Corps de l’utérus.
H Portion latérale de l’utérus qui n’est point recouverte du péritoine.
I. Museau de tanche.
K. Le vagin.
Fig. 5. Rétroversion de l'utérus dans les premiers temps de la grossesse,
A. Pubis droit.
B. Museau de tanche.
C. Canal de l’urètre.
D. Vagin.
E. Corps de l’utérus.
F . La vessie dans son plus grand développement.
G. Le rectum.
H. L’angle sacro- vertébral.
I. Coupe de la trompe et du ligament de l’ovaire gauche*
N° d’ordre de la publication, 301.
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ET DI SCS ANNEZRl.
(Litt. )
RENVERSEMENT OU INTROVERSION
DE L'UTÉRUS OCCASIONÉ PAR L’EXTRACTION PRÉCIPITÉE DU PLACENTA.
vi. *xir.
EXPLICATION DES LETTRES ET DES CHIFFRES.
La restitution de 1 organe a été tentée , sans succès , par plu¬ sieurs personnes de 1 art. Cette femme est arrivée à la maison de santé le sixième jour de l'accouchement.
Fig. 1.
A, \- Mont de Vénus.
B, B. Ces grandes lèvres de la vulve.
( ,C. Les petites lèvres ou nymphes.
D. Le clitoris.
E. Le Méat urinaire.
F Le bord externe antérieur du vagin.
C Le bord antérieur de 1 orifice externe de l’utérus, il > ’ La lace interne de la matrice devenue externe.
1,1 f.bwbjues lignes circulaires du plan de fibres concen¬ triques. i
L,C,G. Points saillans où se trouvait implanté le placenta.
Fig. 2. Le même utérus renversé, ru cinq années après l’accident.
V. Orifice externe de l’utérus.
B. Face interne de l’utérus renversé , présentant à sa base
quelques petits points rougeâtres.
•
Pendant les vingt-quatre heures qui suivirent l’accident , la femme eut une perte de sang des plus abondantes, qui se termina par une profonde et longue syncope. Non seulement l’hémor¬ rhagie avait cessé , mais il n’y eut même plus de lochies rouges. L’impossibilité d’uriner et les douleurs qui en résultaient furent les seuls accidens qui accompagnèrent cet événement grave. La réduction n’ayant pu s’opérer , l’excrétion de l’urine se faisant bientôt sans aucun secours , on abandonna le reste au temps et aux ressources de la nature. Cette femme, qui était venue accoucher clandestinement à Paris, retourna chez elle une quinzaine de jours après son entrée a la maison. Ce n’est que cincj ans plus tard qu’elle vint nous demander conseil pour fa¬ voriser le retour de ses règles, que nous apprîmes quelle était restée privée de cet écoulement, et que nous reconnûmes, par la vue et par le toucher, l’état où était resté l’utérus.
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V •
DE LA CAVITÉ DE L’UTÉRUS
FLANCHE XIII.
ET DE TRANSFORMATION DE TISSU DE L’ORGANE.
N.
EXPLICATION DES LETTRES ET DES CHIFFRES.
La femme qui nous afourni cette pièce était âgée de cinquante ans; elleavaitété traitée, quelques années auparavant, d’un can¬ cer au nez; elle a succombé à une phthisie tuberculeuse du pou¬ mon.
Fig lre . A, A T umeurs développées a l’extérieur du fond de 1 utérus; cet organe est vu par sa paroi postérieure. Les trois tumeurs, développées derrière le péritoine, étaient d’un tissu blanc, crayeux et très dur. L’instrument tran¬ chant ne put l’entamer qu’en frappant dessus à coups de marteau. Leur surface était injectée de vaisseaux sanguins très nombreux et d’un rouge très vif qui naissaient de leur pédicule.
B, B. Les trompes.
C, C. Les ovaires étaient très sains.
Fig. 2. Coupé sur son épaisseur en deux portions égales, l’u¬ térus de la figure lre Représentait pas la plus petite cavité ; la totalité de l’organe était composée d’une substance blanche, com¬ pacte, solide, cj uise laissait couper comme le savon blanc du
commerce dont il présentait l’aspect et la consistance. Cette femme n’avait jamais été enceinte.
Fig 3. L’utérus coupé en deux sur son épaisseur n’offrait point de cavité. Mais une ligne A, A, A, parfaitement triangulaire , d’un blanc bleuâtre , de la dureté du cartilage , retraçait l’an¬ cienne cavité de ce viccère.
A l’enclroit B du col , un sillon longitudinal rappelait la cavité de cette portion de l’iitérus. C’est par cette ouverture que s’é¬ chappait le sang qui s’était écoulé en assez grande abondance les jours précédons, et qui avait sa source derrière la couche car- tilaginoïde de la paroi postérieure de l’organe ; on pouvait sé¬ parer en cet endroit cette couche dure et épaisse.
C , C , Les trompes étaient courtes , mais saines.
D , D. Les ovaires d’un jaune foncé étaient d’un tissu mol¬ lasse et graisseux .
E , Sur l’ovaire gauche s’était développé un kyste du vo¬ lume d’une moyenne prune, rempli 4’une sérosité jau¬ nâtre .
aime boivin et a. ouais
MALADIES SE l UTÉRUS
JT CB *F.S 1BHZXES.
(Liu ) tumeurs FIBREUSES INTERSTITIELLES DE L’UTÉRUS.
(CE CAS AVAIT ÉTÉ PRIS POUR UNE GROSSESSE EXTRA-UTÉRINE.)
/
explication des lettres.
,Tr01S ,tu.mCurs .t,c différens volumes occupaient diverses régions de 1* matrice , et lui donnaient , par leur forme et la Situation qu elles affectaient , la figure d’un bonnet phrv- gien ou d un cône. T J
A. Angle latéral droit de l’utérus , formant le sommet du cône.
B. Lieu où correspond l’angle latéral gauche.
C. Trompe utérine droite.
D. Pavillon de la trompe hypertrophié. Vues sous l’eau , ses longues et nombreuses franges présentaient , sur leurs bords latéraux , de petits filets semblables à ceux que 1 on observe au bord des branchies des poissons .
Pi. Première tumeur qui avait la forme d’un cône dont la petite extrémité répondait à l’orifice tubaire.
F. Seconde tumeur hémi-sphérique*.
G. Petite portion de la troisième tumeur qui était obronde.
H. Ovaire droit.
I. Ovaire gauche.
K. Ligament rond ou cordon sus-pubien droit. Le cordon gauche se trouvait un peu eu arrière , entre la tumeur G
et la tumeur F.
L, M. Tumeurs poly-lobées et lardacées , développées dans le tissu cellulaire.
N. Tumeur pédiculée hydatidiforme , transparente, rem¬ plie d’une sérosité jaunâtre et limpide.
O. 0. Repli du péritoine vésico-utérin.
P. P..Tubercules à l’état de crudité.
Q. Museau de tanche à l’état normal, d’un rouge-brun.
R. Portion du vagin.
Une ligne tirée depuis l’Angle A jusqu’à l’orifice du museau de tanche Q, indiquerait la longueur et la direction de la cavité de 1 utérus ; elle formait un canal étroit de huit pouces de lon¬ gueur. L’utérus était mobile.
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MALADIES DE L ÜTÉRÜS
ET DE SES ANWE1ES.
Mme BOIVIW ET A. LÜOÈS.
PLUSIEURS CAS DE TUMEURS DE L’UTÉRUS
OCCUPANT DIVERSES RÉGIONS DE L’ORGANE.
EXPLICATION DES LETTRES ET DES CHIFFRES.
Fig. lr“. Tumeur fibreuse interstitielle avec congestion sanguine du museau de tanche et mélanose de l’ovaire gauche. Cas observé chez une femme morte d’une affection chronique du système circulatoire.
A. Face antérieure de l’utérus.
B. Face postérieure de l’organe et siège de la tumeur.
C. C. Trompe droite contournée.
D. Enveloppe albuginée de l’ovaire droit.
E. E. Ovaire droit développé par son bord inférieur.
F. F. Bandes fibreuses provenant du cordon de l’ovaire.
G. Ouverture faite a\ec le scalpel sur la membrane péri¬ tonéale de l’ovaire.
H. Matière noire , épaisse, contenue dans l’ovaire.
I. Museau de tanche tuméfié et d’un rouge livide.
Fig. 2. Tumeur fibreuse de la figure lre.
Ce corps , divisé en deux portions , représente le tissu dont il est composé ; c’est-à-dire de plusieurs petits corps plus ou moins durs, et dont les fibres étaient rayonnées du centre à la circon¬ férence.
Fig. 3. Tumeur fibreuse développée dans la propre cavité de l’ utérus.
Cette pièce pathologique de l’appareil génital interne offre plusieurs affections différentes dans les divers organes qui le composent.
A. Le museau de tanche , de plus du double de son volume ordinaire, présente une surface rugueuse et comme cha¬ grinée ; son tissu est extrêmement dur.
B, Le col de l’utérus , développé dans la proportion du museau de tanche , est d’un tissu blanc et comme carti¬ lagineux ; sa face interne est lisse , et ne laisse pas la moindre trace de ses rides.
C, Cavité de l’utérus.
D, Stylet introduit dans l’orifice du col, et qui pénètre dans la cavité utérine.
E, E. Tumeur poly-lobée occupant la propre cavité de l’u- térus et n’y étant adhérente que par un tissu lamelleux -très-fin, qui en permettait facilement la dénudation.
F, F. Parois de l’utérus r d’un tissu rouge, très-élastique, et sur lesquelles se dessinaient très-bien ses divers plans fibreux.
G, G. Trompes de Fallope.
H, H. Ovaires convertis en deux kystes à parois fibreuses , rouges, remplis d’une matière purulente jaunâtre et de consistance de bouillie.
I, 1. Portion du vagin.
( Celte femme, qui était entrée à la Maison de Santé pour s’y faire traiter d’une sciatique , a succombé à une pieuro-pneumo- nie. )
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JIAIADI2S DE l’UTÉAUa
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ST DE SES ANNEXES.
(Litt. )
CAS D'AMÉNORRHÉE.
TUBERCULES DANS LA CAVITÉ DE L’UTÉRUS ET DANS SES ANNEXES,
CHEZ USE JEUNE FILLE DE SEIZE ANS.
VI. XTL
EXPLICATION DES LETTRES.
À, À. L’utérus ouvert sur son bord latéral droit et sur son fond , laisse voir une tumeur blanche B, B sur chaque face de l’organe.
B, B. Cette matière blanche granulée, d’apparence solide, se liquéfie par le grattage , et pénètre dans le propre tissu de la matrice.
C, C. Face interne du col de l’utérus.
D, D. Face interne ou muqueuse du vagin.
E, L’ovaire gauche contenant plusieurs tumeurs irrégu¬ lières.
F, F: Chacune de ces tumeurs est composée d’un ou de pl usieurs kystes contenant une matière pultacée et solide, comme du fromage de Hollande.
G, La trompe gauche, plus courte que l’autre, est saine.
H, L’ovaire droit , mou , d’un tissu noirâtre , ne contient
qu’une matière muqueuse d’un bleu foncé , quelques vaisseaux d’un rouge vif, et un corps noir à surface lisse, du volume d’une aveline et d un tissu compact.
J, J. La trompe droite offrait trois renflemens sur sa lon¬ gueur, qui étaient déterminés par la présence de trois tubercules volumineux K dont chacun était pourvu d’une enveloppe ou kyste solide. Ils sont représentés divisés sur leur épaisseur. La trompe était d’un rouge foncé , d’un tissu plus épais qu’a l’état normal, et géné¬ ralement plus développé sur sa longueur.
L. Le pavillon de la trompe, ainsi que ses franges, sont convertis en une masse de tubercules granulés , d’une consistance solide.
MM. Le ligament large du côté droit est parsemé de nom¬ breux tubercules à l’état solide.
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BUXADIES DE X’UTÉKVk
ET DE SES ANNEXES.
MOLE VÉSICULAIRE AVEC LES MEMBRANES FOETALES.
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(Litt. )
pl. xvn.
EXPLICATION DES LETTRES ET DES CHIFFRES.
Fig. 1". Môle vésiculaire avec les membranes fœtales.
Ce corps représentait a l’extérieur une masse rougeâtre, spon¬ gieuse , ovoïde , aplatie sur deux faces opposées , sans ouverture lors de sa sortie de l’utérus. Son volume était moitié moindre qu’il n’est représenté ici , la tumeur étant ouverte sur sa lon¬ gueur et vue par sa face interne.
A. A., A.. Membrane séreuse ou amniotique. Le chorion ne put être distingué. La membrane nous parut simple.
B. Repli de cette membrane où se trouvait encore une petite cuillerée de fluide séreux. Lors de l’expulsion de la masse, elle en contenait une certaine quantité.
C. C,C. Trois petites tumeurs rouges, du volume d’une ce¬ rise, de consistance solide, contenant une substance lar- dacée.
D. Autre tumeur piriforme, surmontée d’une tumeur plus petite et de même nature.
E. Y ésicule transparente pédicuiéc, et au dessous un grand
nombre d’autres vésicules semblables à celles qui com¬ posaient le tissu de la masse totale.
F, F, F. Vésicules de la masse totale, situées à l’extérieur de la membrane amniotique.
Fig. 2. Polype en battant de clocbe (1).
Cette tumeur s’est développée chez une vierge , âgée de 40 ans. Cette tumeur était étroitement renfermée dans le vagin; ce ne fut qu’avec peine qu’elle put être amenée au-dehors , au moyen d’une pince à anneaux. Son tissu était lobulé, sa surface inégale , et son pédicule de plusieurs pouces de longueur.
A. Grandes lèvres.
B. Le clitoris.
C. Les petites lèvres.
D. Bord antérieur de l’orifice du vagin.
E. Segment semi-lunaire de l’hymen.
F. Le corps du polype.
(i) Opéré pat M. le professeur J. Cloquet, et copié snr le dessin original qn’il en a fait.
ÏVWo. Ce ca» offre une nouvelle preuve que le pédicule n’est pas le résultat du tiraillement exercé par le poids de la tumeur.
N° d'ordre de la publication , 306.
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MALADIES DE L’UTÉRUS
KT SB SES AMtEXES.
M~* BOIVIH ET A. DUGÉS.
(Litt. )
POLYPES DE L’UTÉRUS.
( MÉTRORRHAGIE. )
EXPLICATION DES LETTRES ET DES CHIFFRES.
Fig. 1.
L’utérus, offrant au moins le double de son volume, présente, à l’extérieur et sur son fond , trois tumeurs pédiculées , A, A, A.
B. Une autre petite tumeur pisiforme se présente à l’orifice du museau de tanche.
Fig. 2.
Le même utérus, ouvert sur son bord latéral droit, présente, à l’intérieur de son col, trois petits corps rouges pédicules, dont chacun renferme un petit kyste contenant une matière albu¬ mineuse incolore, filant a la pointe de l’instrument.
A. Paroi antérieure de l’utérus.
B. I Ævre antérieure du Museau de tanche , plus longue que l’autre , a la face interne de lacpielle le petit polype a pris naissance.
Nota. Le corps et le col de l’utérus étaient très-mous.
Fig. 3.
A. Polype qui est engagé dansl’orificedu museaude tanche,
et qui coïncidait avec un cancer de la mamelle droite. Point de règles; point d’écoulement d’aucune nature.
B. Orifice du museau de tanche.
Fig. 4.
Utérus très-développé, fortementinjecté, d’un tissu tres-mou, contenant dans sa cavité une tumeur fibro-celluleuse , A, adhé¬ rente par une membrane mince accidentelle , B
C, C. Le col, très-long, était d’un blanc violacé.
Fig. 5.
A. Polype pédiculé inséré dans le fond de la cavité de l’u¬ térus , etdontla chute s’est opérée spontanément. La femme est morte, quelques jours après, d’une affection du poumon.
B. Pédicule du polype.
G. Bord de l’orifice externe de l’utérus.
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MALADIES se L UTÉR.U*
ET DE SES AKNEïKS.
Mnie atilVIN ET A. XtfGEO*
POLYPES DE LA CAVITÉ DE L’UTÉRUS-
EXPLICATION DES LETTRES ET DES CHIFFRES.
F.c 1*. Portion postérieure de l’Utérus d’une femme morte d’une affection du cerveau le deuxieme jour de son accouchement qui avait été naturel.
A, A. Coupe longitudinale de l’utérus.
B, H. Tt aces du lieu ou était situe le placenta.
C, Polype a pédicule palmé, F d’un tissu encéphaloide.
JJ. Lambeau de la membrane caduque, ou épichorion.
E. Tubercule solide d’un blanc jaunâtre.
Fig. 2. Polype en battant de cloche.
A. Corps du polype.
B. Pédicule grêle qui prenait naissance à la face postérieure et moyenne du col de l’utérus.
C. Portion du col hors du vagin D.
La base de ce pédicule E , offrait l’aspect d’un petit pla¬ centa; la tumeur était bosselée â sa surface et recouverte d une membrane fine et de nombreux vaisseaux veineux.
Fie. 3. Polype creux d’une énorme dimension et dont la ligature fut faite avec
succès par le professeur Dubois.
A, A, A. Plis formés par l’application de la ligature.
Fig. 4 Coupe verticale du même polype.
A, A. La tranche présente un tissu composé de plusieurs couches charnues superposées, rougeâtres.
B, B. La face interne de la tumeur offre une apparence membraneuse , et présente plusieurs sillons résultant de la réduction de volume de la tumeur.
G,C. Orifices qui s’ouvraient à l’extérieur et par lesquels sortaient le sang et les autres fluides qui avaient distendu la tumeur avant qu’on en eut fait la ligature.
D,D. Froncis résultant de l’application de la ligature.
Cette tumeur nous a paru formée par la concrétion de fluide plastique de l’utérus , pendant un certain temps que la femme n’avait point ses règles. L’application successive de ces couches pseudo-membraneuses a donné lieu â une espèce de sac qui ser¬ vait de doublure à l’organe dont il avait pris la forme. Ce sac s’étant probablement détaché d’abord par son fond, a fini par se présenter â l’orifice et s’y est engagé à la manière de l’utérus dans le cas de renversement de cet organe.
Cette pièce pathologique, présentée â plusieurs médecins, fut prise pour un utérus renversé. Mais on était certain que l’utérus était resté dans sa situation naturelle.
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(Litt. )
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POLYPES DE LA CAVITÉ DE L’UTÉRUS.
PL. xx.
IMPLICATION DES LETTRES ET DES CHIFFRES
Fie. X". Utérus provenant dune femme qui avait eu un avortement trois moi,
avant sa mort.
A, A. Le corps de l’utérus , d’un rouge pâle : il était très- mou.
B. Petit corps mollasse, spongieux , rougeâtre , adhérant par lin tissu lamelleux très-lin et transparent à la face interne de l’utérus.
Fie. 2. Pièce pathologique enlevée sur une femme de soixante-dix ans. Tons les ganglions lymphatiques étaient très-engorgés. — La matrice vue par sa face pos¬ térieure.
A. Concrétion arrondie , pierreuse, inégale, entourée par la substance de l’utérus.
B. Substance de l’organe développé dans son fond, séparée, par une cloison mince, de la cavité de l’utérus.
C. Cloison de la cavité de l’utérus.
D. Un polype pédicule', vésiculeux , mou, contenant beau¬ coup de petites vésicules , remplies d’un fluide jaunâtre , occupe toute la cavité inférieure de l’utérus et s’insère à son fond {Le pédicule ne dépend pas de la traction du polype , car ce pédicule était plié sur lui-mème , et le petit polype remplissait toute cette cavité : sur la figure dessinée , il a été tiré en bas ).
Au fond de l’utérus quatre ou cinq petites vésicules agglo¬ mérées, remplies de fluide transparent et saillantes sur les pa¬ rois de l’utérus.
E. Le col de l’utérus n’offrait aucune altération : il était très- étroit dans sa portion supérieure.
F. Corps aplati , jaunâtre , mou, tenant â l’utérus par un long pédicule vasculaire, dans lequel rampent plusieurs
arteres flexueuses. ( e corps est formé de plusieurs granu¬ lations jaunes et de quelques petites concrétions.
G. Le vagin.
li . Est une concrétion très-dure, du volume du poing, jaune, très-pesante, hérissée de tubercules, adhérente par des brides membraneuses â la partie antérieure de la ma¬ trice et du vagin , et a l’épiploon. Cette grosse tumeur sciée, a offert un composé de tissu fibreux, blanc, très- ferme, en petite quantité, réunissant des grains inégaux de tissu pierreux, blanc, friable, opaque , et d’un autre tissu plus dur encore, jaunâtre , demi-transparent. Ces trois substances étaient mêlées et unies intimement. Description et dessin d’après M. J. Cloquet , extrait de son portefeuille
1,1. Trompes très saines.
KK. Ovaires atrophiés.
L. L’épiploon pèse au moins une livre et demie.
Fig. 3. Polype pédiculé de lTJténis.
Cette figure est copiée de Clarke. Il attribue la dépression longitudinale à la présence du canal de l’urètre.
La tumeur est attachée au fond de l’utérus par un col étroit. Elle a passé de l’utérus dans le vagin.
A. Fond de l’utérus. La paroi antérieure de l’organe ou¬ verte pour faire voir la forme et le point d’attache du polype.
B. B. Section en deux portions du museau de tanche.
C. Le vagin.
D. La tumeur.
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MALADIES
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BOIVIW ET A. DUAÈS.
Dt l'ctérus ET SBS ANKBXIS.
(Litt. )
DÉGÉNÉRESCENCE SQUIRRHEUSE
DE LA LÈVRE ANTÉRIEURE DU MUSEAU DE TANCHE.
PLAHCBB XXI.
EXPLICATION DES LETTRES ET DES CHIFFRES.
Cette portion de 1 utérus avait acquis cet ënorme volume sans passer a I état d ulcération . Les violentes métrorrhagies qui ont causé la mort du sujet, étaient occasionées par l’extrême dila¬ tation des vaisseaux nombreux de la face interne de l'utérus. L’utérus est vu par sa paroi postérieure.
A. Corps de l’utérus ayant plus de trois fois son volume
ordinaire.
B. Lèvre postérieure du museau de tanche.
C. C,C. Lèvre antérieure du museau de tanche.
D, D,D. Vagin largement développé ; ses rides effacées par la présence de la tumeur.
E, E. Trompes de Fallope à l’état normal.
F, F. Ovaires également sains.
Les vaisseaux ovariens étaient très volumineux, et les liga- mens larges fortement injectés.
G, Portion de la vessie renversée.
H, H. Ligamens rond, vus a travers le péritoine.
N° n'oRDBE PB LA PÜBLICATIOH , 229.
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JBAIAD1ES SE L’UTÉRUS.
ET DE SES ANNEXES.
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(Lilt. )
COUPE VERTICALE DE L’UTÉRUS
QUI FAIT LE SUJET DE LA FIGURE PRÉCÉDENTE.
EXPLICATION
Cette figure représente 1 épaisseur de la lèvre antérieure du museau de tanche, et son étendue. L’orifice que l’on voit sur la planche XXI se trouve ici en arrière ; il est indiqué par le stylet /L qui pénètre dans la cavité B de l’utérus.
On remarquera l’extrême épaisseur des parois du corps de ce viscère.
„ C,C. Granulations blanchâtres qui pénètrent le tissu de l’utérus.
DES LETTRES.
B. Nombreux orifices des vaisseaux de la cavité utérine , qui produisirent une hémorrhagie mortelle.
D,D,D. Coupe de la tumeur formée par la lèvre antérieure du museau de tanche. On y distingue une multitude de granulations dures , d’un blanc bleuâtre , comme carti¬ lagineuses , dont la totalité du tissu de l’organe se trou¬ vait farcie.
fcfALADlES DE L'UTSMJ»
»T Dï SES INSEXR*.
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(r.iit.
TUMÉFACTION SQUIRRHEUSE
de la lèvre postérieure du museau de tanche.
EXPLICATION DES LETTRES ET DES CHIFFRES.
Fie. 1.
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Celte tuméfaction s est rencontrée sur l uterus d'une femme moi te de phthisie tuberculeuse, a la suite d’un avortement dans le sixième mois de la grossesse.
A. Fond de l’utérus.
B. Disposition palmée des plans, fibreux de l’utérus pen¬ dant le cours de la grossesse.
C. C,C,C. T. rompes groupées sur la face postérieure de l’u¬ térus et décrivant chacune une anse , dans laquelle se, trouvent encadrés les ovaires qui sont fortement adhé- rens a la paroi postérieure de l’utérus, au moyen de- nombreux replis morbides des ligamens larges.
D. D. Ovaires. ô &
E. E. Ligamens larges.
F. Lèvre postérieure du museau de tanche, d’un tissu squir¬ rheux, ayant environ un pouce d’épaisseur.
G . T umeur hyda tidiforme sur l’angle supérieur et extérieur
gauche du fond de lutérus. Ce kyste, du volume et de la forme d’une figue ordinaire, était transparent et contenait un fluide séreux et jaunâtre.
Fig. 2.
Museau de tanche squirrheux , orifice largement ouvert ; ses bords minces, durs, découpés.
Cette disposition, qui se rencontrait chez une femme éminem¬ ment lymphatique, était accompagnée de flueurs blanches très- abondantes.
Fig. 3.
Tuméfaction; induration du museau de tanche, parsemé à sa surface de points livides sur un fond violacé. Disposition égale¬ ment accompagnée de flueurs blanches abondantes.
Cette dame était blonde , pâle , ayant tous les muscles mous et flasques. La mère et une sœur de cette dame , ainsi affectées, venaient de succomber k un cancer de la matrice.
d’ordre db la pur li cation, 321.
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JWALADIES SE I.' UTÉRUS
ET DE SES ANNEXES.
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CANCER FONGUEUX
OU CHOUFLEUR DU MUSEAU DE TANCHE.
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EXPLICATION DES LETTRES ET DES CHIFFRES’.
Cette affection est accompagnée de pertes de sang très-consi¬ dérables , et aussi d’une sécrétion de sérosité limpide , inodore , prodigieusement abondante.
Fig. 1.
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A. Corps de l’utérus supposé a l’état naturel ; mais on re¬ marquera que la lèvre postérieure du museau de tanche est portée à gauche, et que la lèvre antérieure, convertie en une tumeur énorme , désignée sous le nom de chou-
Jleur, est dirigée a droite.
B. Paroi antérieure du corps de l’utérus.
C. C. Choufleur de la lèvre antérieure du museau de
tanche.
D. Lèvre postérieure du museau de tanche.
E. E. Portion du vagin développé par la tumeur.
Fig. 2.
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Vue du pédoncule du choufleur après sa séparation, au moyen de ciseaux courbés sur le plat. On avait préalablement jeté une ligature sur le collet de la tumeur pour l’amener hors de la vulve. La coupe de cette tumeur présente un tissu lardacé qui n’a
pas tardé a dégénérer en un cancer épouvantable auquel cette femme a succombé dix a douze mois après l’opération.
A. Coupe du pédoncule.
B. Lèvre antérieure du museau de tanche.
C. Lèvre postérieure du museau de tanche.
D. Le vagin revenu presque à l’état normal.
Fig. 3.
Autre choufleur , moins développé que le précédent. On es* saya d’abord d’amener la tumeur a la vulve au moyen d’érignes que l’on avait enfoncées dessus à plusieurs reprises , et qui chaque fois emportaient avec elles un lambeau de la tumeur. Le lendemain on appliqua une ligature comme dans le cas pré¬ cédent , et l’on fit l’excision de la tumeur avec les ciseaux plats. Ici on emporta, en même temps, la totalité du museau de tanche.
Fig. 4.
Portion retranchée du col de l’utérus de la fisrure 3.
A. Portion renversée du col, dont le tissu mince et très*
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ramolli permettait d’en abaisser un bord pour faire voir les granulations de la surface interne.
B,C. Stylet passe' dans le col par son orifice externe.
D. Lèvre anterieure du museau de tanche.
E. Lèvre postérieure.
F. Débris de la tumeur après son ablation.
G. G. Lambeaux de membranes tres-fines et fortement in¬ jectées de sang, qui recouvraient la tumeur.
, , Fig. 5.
Cicatrice du moignon du col de l’utérus, quinze jours après l’opération.
Nota. Cette dernière tumeur , après son excision , avait perdu sa forme et les trois quarts de son volume. La première, qui fut enlevée en totalité et du premier coup, a conservé à peu. près tout son volume et sa forme; seulement sa coloration en un rouge vif fut promptement dissipée dans l’eau, oii elle fut plon¬ gée de suite.
Sa coloration dépendait donc de la membrane qui l’envelop¬ pait. Elle s’enfoncait clans les interstices des granulations de la tumeur, comme la pie-mère s’enfonce entre les circonvolu¬ tions du cerveau. Lorsque cette membrane fut enlevée, la tu¬ meur représentait absolument la surface granulée du choufleur dont elle a emprunté le nom chez les Anglais.
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Fig. lr‘. Excision du col de l’utérus (1).
Cette pièce axait été le sujet dune grave discussion. La femme sur qui elle avait été prise avait eu un ulcère du col de l’utérus. Elle fut admise a l’École pratique de la Fa¬ culté de médecine de Paris. Après un examen de plusieurs mé¬ decins, il fut reconnu que cet ulcère était de nature cancéreuse et qu’il convenait d’enlever la portion malade avec des ciseaux.
M. Bougon , chirurgien alors de cette clinique , fit l’opération.
La tumeur enlevée, il survint une inflammation violente de l’u¬ térus qui se propagea rapidement au péritoine, et la femme mourut quelques jours après.
Les parties, après la mort, furent examinées avec soin par un grand nombre de chirurgiens et de médecins : les uns persis¬ taient dans leur opinion pour un cancer du col de l’utérus , les autres n’y virent autre chose qu’une affection vénérienne , qui aurait pu être traitée par des moyens plus doux et plus sûrs dans leurs résultats; ceux-ci voyaient dans l’ulcéra¬ tion qui restait sur la paroi postérieure du vagin tous les ca¬ ractères d’un ulcère vénérien , tandis que l’opérateur et ses amis n’y reconnaissaient que l’effet des ciseaux courbes sur le plat, qui avaient pincé et endommagé le vagin pendant les tentatives d’excision du col. Tels sont les détails que nous a donnés sur ce cas M. le docteur Guillou.
Nous avons copié la pièce aussi exactement que possible , et nous la produisons ici sans autre commentaire.
A. Coupe de l’utérus sur sa paroi antérieure.
B. Lieu d’excision du museau de tanche.
(1) Figure <pû août « été «ttMMnifiié par le docteur Guillou.
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L’UTÉRUS.
DES CHIFFRES.
C, C,C. Ulcérations de la surface du vagin, soit qu’elles aient précédé l’opération , soit qu elles en aient été le résultat.
D, Petites granulations qui se faisaient remarquer a la sur¬ face du vagin.
E, E. Épaisseur des parois de la matrice. Tissu ferme et a l’état normal.
F, Cavité de l’utérus.
G, G. Cordons sus-pubiens.
H, H. Trompes de Fallope d’un rouge plus intense qu’à létal naturel.
I, 1. Ovaires sains.
K, K.. Ligamens larges, tissu épaissi, fortement injectes.
Fig. 3. Utérus chez une fille chaste;
A. Utérus vu par sa paroi postérieure.
B. Rectum renversé, pour faire voir les adhérences avec l’utérus.
C. C. Membranes morbides.
D. D. Tumeurs tuberculeuses , communes à l’utérus et au rectum.
E. Trompe droite oblitérée et adhérente à l’ovaire.
F. L’ovaire droit.
G. Kisle rompu présentant la forme de la corolle d’un li¬ seron.
H. Trompe gauche, à l’état morbide adhérente à lovaire.
I. Ovaire gauche hypertrophié.
J. Ligament large.
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ÉROSIONS, ULCÉRATIONS SUPERFICIELLES,
VÉSICULES MILIAIRES DU MUSEAU DE TANCHE.
ri, xxn.
EXPLICATION DES LETTRES ET DES CHIFFRES.
verses régions du corps , a succombé « un ulcéré de la matrice»
Utérus vu par sa paroi postérieure.
A. Congestion sanguine du museau de tanche.
B. Erosion des bords de son orilice.
C, C. Portion supérieure du vagin.
D, D. Crcatricules récentes sur l’ovaire gauche (l’ovaire droit, quoique sain , est du double du volume ordinaire).
Fig. 2.
Museau de tanche de l’utérus d’une dame âgée de vingt-quatre ans, mariée et sans enfans, sujette a d’abondantes flueurs blan¬ ches. L épithélium du museau de tanche était presque totale¬ ment enlevé. Cette portion du col utérin était presque constam¬ ment baignée dans une sécrétion très-abondante de matière puriforme provenant de l’intérieur de la matrice. La mère de cette dame , affectée pendant très long-temps de dartres sur di-
Fig. 3.
Museau de tanche de volume naturel, d’un rouge vif, par¬ semé a la surface de vésicules miliaires, blanchâtres, mollasses. Cet état était accompagné d’irrégularité dans l’évacuation des menstrues et d émission de sang pendant le coit.
Fig. 4.
Museau de tanche très-tuméfié; ulcération très-étendue; écou¬ lement blennorrhagique des plus abondans, accompagné de douleurs violentes et des symptômes les plus graves, tels que fièvre , vomissemens, diarrhée et métrorrhagie , etc.
Fig. 5.
Tuméfaction , ulcération du museau de tanche; Sueurs blan¬ ches habituelles ; fréquentes pertes de sang.
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EXPLICATION DES LETTRES ET DES CHIFFRES.
Fig. 1.
. Jeune femme de 18 ans. Congestion sanguine avec granula¬ tions blanches a la surlace du museau de tanche; tissu mou; transsudation sanguine sous la pression ; émission plus abon¬ dante pendant le coit. Affection herpétique supprimée a l’épo¬ que de la menstruation : habitude de la masturbation.
Fig. 2.
Concrétion granulée; ulcération superficielle; congestion sanguine clu museau de tanche. Dysménorrhée guérie.
Fig. 3.
Concrétion granulée; érosion; dysménorrhée; émission de sang pendant le coït : guérie.
Fig. 4.
Tu mé faction considérable; dureté du museau de tanche; mouchetures rougeâtres à sa surface; sensibilité extrême au toucher ; dysménorrhée. Traitée avec avantage par les antiphlo¬ gistiques et les stupéfians. Depuis, grossesse, accouchement long , à cause de la dureté et de l’épaisseur des parois du col. ( La mère de cette dame a succombé a un cancer de la ma¬ trice.)
Fia. 6,
Deux petites tumeurs du volume d’un pois sur la lèvre anté¬ rieure du museau de tanche; tuméfaction de cette partie de l’utérus avec congestion sanguine. Coloration d’un rouge bleu⬠tre. Cette disposition coïncidait avec une tumeur de la mamelle, qui a résisté â la méthode compressive. (La mère de cette dame avait eu une affection grave du col de l’utérus , guérie par les soins de M. le docteur Marc.)
Fig. 6.
Tuméfaction, sensibilité du museau de tanche. Son orifice entouré de nombreuses vésicules transparentes , semblables à des groseilles blanches, accompagnées d’abondantes pertes de sang. Ces vésicules disparurent au moyen d’injections stypti- ques. Les pertes , au moyen d’un régime tonique , devinrent beaucoup plus rares.
Fig. 7.
Museau de tanche n° 6, vu après la disparition des vésicules , plusieurs mois plus tard ; mais la métrorrhagie était revenue ; un écoulement purulent abondant sortant de l’orifice , indiquant une ulcération a l’intérieur du col , qui amena par suite la per¬ foration complète de ce canal et celle de la vessie, et peu de temps après , la mort du sujet.
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DU MUSEAU DE TANCHE.
EXPLICATION DES LETTRES ET DES CHIFFRES.
Fig. 1. -
A. Congestion sanguine avec tuméfaction énorme de la lèvre antérieure du museau de tanche , qui est surmonté - d’une crête fibreuse C , dont le rouge vif contraste avec la couleur brune de la partie affectée.
B. Lèvre postérieure du museau de tanche.
Le sujet porteur de cette pièce pathologique, était une femme qui se livrait a l’usage des boissons fortes et à la masturbation. Elle n’avait jamais eu d enfans.
Fig. 2.
Aspect gangréneux du col de l’utérus après la destruction spontanée de la tumeur.
Fig. 3.
Museau de tanche très-développé , très-dur, bosselé a sa sur¬ face , d’un blanc rosé ; orifice largement ouvert, a bords angu¬ leux, fort durs. Etat considéré comme le résultat d’une af¬ fection vénérienne. Métrorrhagie abondante; abus du coït; habitude delà masturbation; cette lemme n’a jamais eud’en- fans.
Fig. 4.
Induration, tuméfaction peu considérable du museau de tanche; couleur légèrement rosée, surface lisse. Femme depuis long-temps sujette à des pertes de sang, et à des flueurs blan¬ ches abondantes. Abus du coït. L’ulcération existait à l’intérieur du col : elle n’a paru à l’extérieur du museau de tanche, près de l’orifice , que quelques semaines avant la mort.
Fig. 5.
Ulcération de la lèvre antérieure du col; la lèvre postérieure très-alongée. Matière purulente sortant avec abondance de la cavité de la matrice.
Cet état était accompagné d’un abcès formé dans l’un des ovaires et qui s’est ouvert dans la vessie , la malade ayant rendu, par cette voie, une quantité considérable de pus. L’alfection du col est restée a peu près stationnaire depuis sept ans. ( Malade du docteur Espiaud .)
Fig. 6.
Dégénérescence squirrheuse du museau de tanche , accom-
pagnéede pertes abondantes, de douleurs dans tout l’appareil génital , de calculs dans la vessie , et de loupes en diverses par¬ ties du corps. Il y en avait une sur le sommet de la tête , qui fut prise d’inflammation avec des douleurs si vives , que l’on
fut obligé dç pratiquer une incision cruciale sur le cuir che¬ velu.
Fig. 7.
Ulcération cancéreuse du col de l’utérus.
A. L’organe vu par sa face antérieure*
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B, Ovaire droit entouré de la trompe du même côté.
C, C. Adhérences anormales du péritoine.
D, D. Ovaire et trompe gauches a l’état sain.
E, E. Lambeaux granulés des bords de l’ulcère.
Fig. 8.
Coupe verticale sur la ligne médiane du même utérus; sa cavité se borne a un léger sillon. Sur ses parois blanches , épais¬ ses , se font remarquer plusieurs couches de tissus lardacés , entremêlées de granulations d’un blanc bleuâtre.
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MALADIES DE t’UTÊRUI
ET PE SE< ANNEXES.
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TUBERCULES ET ULCÉRATIONS
Pt. XXIX.
DE L'APPAREIL GÉNITAL INTERNE; OSSIFICATION DES VAISSEAUX UTÉRINS.
DESTRUCTION TOTALE DU COL DE L’UTÉRUS.
EXPLICATION DES LETTRES ET DES CHIFFRES.
Fig 1.
L1 utérus vu par sa paroi poste'rieure , dont le corps est plus arrondi et plus saillant que dans l’état normal , sans être beau¬ coup plus volumineux.
A. Corps de l'utérus. ,
B. Trompe gauche entourant l’ovaire du même côté.
C. L’ovaire gauche.
D. Ligament de cet ovaire.
E. E. Adhérences anormales du ligament large.
F. Portion de l’ovaire droit.
G. Autre portion de l’ovaire droit dont la surface ulcérée laisse voir le tissu devenu tuberculeux.
H. Rectum.
I. 1. Masse tuberculeuse ulcérée à la face utérine du rectum.
Fig. 8.
Le même utérus , vu par sa face antérieure.
A. Le fond de l’utérus.
B. Le rectum.
C. La vessie abaissée pour laisser voir la face antérieure du corps de l’utérus.
D. La trompe gauche.
E. Portion de l’ovaire gauche.
F. Cordon sus-pubien gauche.
G. Cordon sus-pubien droit; à sa racine, ulcération et concrétion osseuse.
H. Ovaire droit adhérent au bord latéral droit du fond de l’utérus.
IJ. Portion tuberculeuse et ulcérée de l’ovaire droit.
K, K. Trompe droite.
L. Tubercules de la paroi antérieure et latérale droite de l’utérus.
Fig. 3.
Le même utérus , coupé verticalement sur son épaisseur.
A, A. La cavité de l’utérus est complètement oblitérée par une substance blanche , solide, de la consistance du suif.
B, Paroi postérieure du vagin.
C, Concrétion tuberculeuse sur la face interne du vagin.
D, D. Bords déchiquetés de l’orifice, débris du museau de tanche.
E, E,E. Vaisseaux utérins pour la plupart ossifiés.
F, F. Coupe de l’ovaire droit.
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DÉGÉNÉRESCENCE CANCÉREUSE DE L’UTÉÉUS PL. xxt.
AVEC DESTRUCTION DU COL DE L’ORGANE.
EXPLICATION DES LETTRES ET DES CHIFFRES.
Fig. 1.
À. Coupe verticale de l’utérus , sur sa ligne médiane , en deux portions latérales.
D. On remarque , sur la tranche de chaque portion , l'é¬ paississement de chaque paroi et la couleur rouge de son tissu lardacé. 11 ne restait de la cavité qu’un léger sillon occupé par un petit corps fibreux pédiculé C.
D,D. La vessie ouverte par sa paroi pubienne, pour laisser voir 1 ulcère cancéreux de cet organe correspondant à la- paroi postérieure du col de l’utérus, entièrement détruit par un ulcère de même nature, et dont le bord , d’un gris noirâtre, étaiten tout semblable à celui de la figure 2. Le museau de tanche n’était point entamé.
F, F. Bourrelet d’un tissu lardacc de trois lignes d’épaisseur, décou né en festons assez réguliers , présentant sur son bord libre une substance d’un gris sale.
Fig. 2. Utérus vu par sa face postérieure.
Destruction totale du col de l’utérus , d’une portion des trompes et des ovaires, qui se trouvaient accolés de chaque côté de l’organe. Les trompes étaient oblitérées et frappées de la dé¬ générescence cancéreuse , ainsi que le cordon des ovaires et les ovaires mêmes.
A. Le corps de l’utérus, sans la moindre trace de cavité ni d’orifice.
B. La portion ulcérée, présentant une surface inégale, d’un gris ardoisé.
C, C. Concrétions mélangées de gris sale et de jaune à la surface muqueuse du vagin.
D. Tumeur entièrement graisseuse, d’un jaune foncé.
E, E. Ligamens des ovaires ulcérés.
F, F. Trompes également ulcérées*
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CANCER DE L’UTÉRUS , DU RECTUM ET DU VAGIN.
U. XXXI.
EXPLICATION DES LETTRES.
Cancer de l’Utérus, du Rectum, de la paroi postérieure du Vagin , avec destruction totale du Museau de Tanche , sans hémorrhagie précédente.
La femme quia fourni cette pièce pathologique, était depuis long-temps sujette 'a une constipation opiniâtre. Elle n’en éprouvait d’autres résultats que des borborygmes , des coliques intestinales et de violentes douleurs pour aller a la garde-de- robe; fonction qui ne s’opérait que tous les 8, 12 et 15 jours.
C’est apres de violents efforts pour aller a la garde-de-robe , pendant son séjour a la Maison de Santé, que la malade s’aperçut que les excrémens sortaient par le vagin.
, Il était difficile de s’assurer de l’état des parties; le bord pos¬ térieur de l’orifice du vagin , très-épais et très-dur , s’élevant presque au niveau du bord inférieur des pubis, nous pûmes à peine y introduire le doigt.
La mort ne tarda pas à mettre fin à cette dégoûtante infir¬ mité.
A. L’uterus sans la moindre trace de cavité. Le tissu dont il était composé , ressemblait à du savon blanc pour la couleur et la consistance.
B. Le rectum. Perforation par amincissement du rectum.
G, G. Perforation du tissu de l’utérus depuis le fond de l’or¬ gane jusqu’à son orifice, occasionée par les matières ster- corales qui se sont frayé cette voie.
M. Portion épaissie du rectum; son adhérence intime avec la paroi postérieure du vagin. Ce dernier canal égale¬ ment affecté de la même dégénérescence.
D. Bord antérieur et tuméfié du vagin qui favorisait la ré¬ tention des matières stercorales dans cette gaine vulvo- utérine.
E, E. Matière stercorale provenant de la rupture indiquée par le stylet F.
G. Paroi antérieure du vagin.
H. La vessie.
I. Le pubis droit.
J. La grande lèvre droite.
K. Le sacrum.
L. Le sphincter de l’anus.
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AVEC PHLÉBITE DE CET ORGANE,
URETÈRE OCCUPÉ PAR UN CALCUL RADIEUX. VARICOCÈLE DES CORDONS SUS-PUBIENS.
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EXPLICATION DES LETTRES ET DES CHIFFRES.
Fie. 1". Utérus affecté de ramollissement avec phlébite de cet organe, c^ea un® femme âgée de vingt-trois ans, accouchée depuis trois semaines.
Cette pièce pathologique , qui nous a e'té communiquée par M. Collineau, médecin en chef de la prison de Saint-Lazare, est représentée ouverte antérieurement sur la ligne médiane.
A, A. Coupe longitudinale.
B, B. Cavité du corps de l’organe.
C, C. Coupe du propre tissu de l’utérus , d’un rouge foncé , spongieux comme celui de la rate.
D, Lambeau de placenta resté attaché a l'utérus.
JE,E,E. Vaisseaux veineux a parois blanches , épaisses et
d’une dilatation si considérable, qu’ils furent pris d’abord, à la simple inspection, pour des abcès tuberculeux : ces canaux étaient remplis d’un pus épais , jaune et bien lié.
F, F. Trompes.
G, G. Ovaires.
H, H. Origine des cordons sus-pubiens.
Fig. S. Uretère occupé par un calcul rameux.
Cette figure représente l’uretère occupé par un calcul qui ,
par ses rapports de voisinage , a donné lieu a un rétrécissement de la veine cave inférieure , à une grande dilatation des veines du bassin , a une congestion des vaisseaux de l’utérus , et par suite, à l’ulcération de cet organe. Dessin original de M. J. Clo- quet, avec l’explication suivante :
«Je trouvai , sur une femme de cinquante ans , l’urètre rem¬ pli par un calcul rameux; cet uretère est oblitéré, changé au- dessous en un gros cordon squirrheux. La tumeur qu’il forme, comprime tellement la veine cave inférieure, que cette veine se termine en entonnoir , et permet tout au plus le passage d’une sonde de femme. Au-dessus elle est vide ; au-dessous , elle est toute remplie par de la fibrine solide qui occupe toute la capacité des grosses veines du bassin et de la partie supérieure des cuisses. Au bas des membres qui sont infiltrés, les veines contiennent un sang fluide ; les grosses veines du bassin et de la cuisse sont rem¬ plies par cetle fibrine , et tapissées par une fausse membrane qui adhère 'a cettefibrine, comme dans les anévrysmes. L’artère aorte est parfaitement libre; il y a abcès danslarégion lombaire droite.. Infiltration considérable dans le dos et dans le bassin. Tous les or¬ ganes contenus dans la cavité pelvienne, la matrice, les trompes, les ganglions lymphatiques sont engorgés et squirrheux. Le pus de
l’abcès est d’une odeur un peu fade : je ne crois pas qu’il vienne d’une carie.
A. Uretère droit.
B- Point dilaté.
C. Calcul rameux.
D. Extrémité de l’uretère oblitérée et squirrheuse.
E. Veine cave inférieure.
F. Sa portion étranglée.
G. Veines iliaques internes.
H. H. Face interne des veines iliaques internes.
J. Aorte inférieure.
K. Artère iliaque interne , tirée de côté pour laisser voir la disposition de l’uretère et la compression qu’il a exercée sur le tronc de la veine cave.
L. Artère iliaque interne du côté gauche.
Fig. 3. Varieocèle des cordons sus-pubiens.
Cet état variqueux des deux ligamens ronds , dont un seul spécimen est ici représenté , s’est rencontré chez une femme de soixante ans; les veines noueuses, tortillées, remplissaient tota¬ lement le canal inguinal; l’aspect de la .tumeur que formaient; ces ligamens variqueux avait fait croire a 1 existence de deux: sacs de hernies inguinales. (Copié sur l’original de M. J. Cio-
quet).
A. Canal inguinal.
B. Varices des veines du cordon sus-pubien.
C. Tissu fibreux du cordon.
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Fig. 3.
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MÉLANOSE DES TROMPES UTÉRINES
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AVEC OBLITÉRATION DE LEURS ORIFICES. CONGESTION SANGUINE
DE L’UTÉRUS. VÉSICULES MILIAIRES SUR LE MUSEAU DE TANCHE.
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EXPLICATION DES LETTRES ET DES CHIFFRES.
Fig. 1. Mélanose des Trompes utérines avec oblitération de leurs orifices.
Congestion sanguine de l'Utérus. Vésicules miliaires du Museau de Tanche
La femme a qui appartenait cet utérus fut apporte'e mou- rnnle à la Maison de Santé, en septembre 1831 , hémiplégique depuis quelques jours et dans un état de suffocation imminente.
A Taulopsie on trouva tous les viscères emphysémateux.
A, V. L’utérus, du double de son volume naturel, d’un rouge foncé , d’un tissu mou ; la face interne , laissant suinter sous la pression, des centaines de gouttelettes de sang (cette femme était sujette, depuis quelque temps, à des métrorrhagies assez abondantes ).
JB, B. Les vésicules miliaires sur le museau de tanche , se
détachant sur un fond brun violâtre.
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Ces vésicules contenaient une humeur muqueuse, filant à la pointe du scalpel.
C, C. Les trompes , du volume d’un petit œuf de poule, étaient oblitérées à leur extrémité libre 1. Les franges étaient en partie renfermées dans leur pavillon 2. L’in¬ térieur de ces deux canaux était injecté de matière d’un bleu foncé; ils étaient sillonnés sur leur longueur de crêtes grisâtres 3.
D. L’ovaire droit contenait également des vésicules noi¬ râtres et un tissu muqueux de même couleur ; il conte¬
nait en outre un corps noir, ovoïde, d’un tissu compact et du volume d’une petite noisette.
E. L’ovaire gauche hypertrophié, du double de son volume ordinaire , sain du reste.
F. Sur la face externe du corps de l’utérus, une longue vési¬ cule membraneuse était remplie d’une humeur séreuse et jaunâtre.
Cette disposition nous paraît être celle qui précède l’bydro- pisie des trompes et celle de l’ovaire , disposition qui peut être également désignée sous le nom de mélanose.
Les figures 2, 3 et 4, représentent les ovaires d’une femme morte d'une variole confluente , dans le septième mois de sa grossesse.
Fig. 2. Ovaire droit avec tumeur d’un rouge-brun.
I
À. Tumeur d’un rouge-brun, vasculeuse.
Fig. 3. Le même vu à l’intérieur.
À. Membrane vasculeuse de la tumeur.
B. Kyste contenant une substance noire solide.
C, G. Autres petits kystes contenant la même substance.
Fig. 4. Ovaire gauche do même sujet,
A. Cicatrice récente.
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Maladies de l'utékua
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(Litt. )
HYDROPISIE DE LA TROMPE
ET DE L’OVAIRE GAUCHES.
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explication des lettres.
Celte figure représente une hydropisie delà trompe et de l’ovaire gauches chez une jeune fille que l’on soupçonnait a tort d etre récemment accouchée.
A. La ti ompe gauche est adhérente en C a la paroi posté¬ rieure de la vessie. 1
B. On y remarquait de nombreux vaisseaux d’un rouge
D. Pavillon de la trompe et orifice externe de la trompe oblitérée. Les bords frangés ont entièrement disparu.
E, E. Ovaire gauche développé sous la forme d’un kyste épais, Yolumineux, et adhérent avec le rectum, au moyen de faussée membranes. F,F.
G. Ovaire droit, plissé, dur, rugueux à sa surface; il est ouvert sur sa longueur pour laisser voir sa cavité qui
• contenait un peu de matière puriforme.
H. Trompe droite à l’état normal.
I. Corps de l’utérus.
K. Museau de tanche.
L. Le vagin ouvert sur sa longueur.
M. Ligament large droit.
N. Le rectum.
O. Canal de l’urètre.
(L’observation de ce cas est consignée dans mon Mémoire sut les causes de V avortement, observation XX, page 93. )
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MALADIES de L’UTÉRUS.
ET DE SES ANNEXE*! • . .
<Li~ ) DEUX CAS D’HYDROPISIE ENKYSTÉE
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DE LA TROMPE.
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explication des lettres et des chiffres.
Fxc. I. Hydropisie de la trompe droite. — L’utérus vu par sa paroi postérieure.
A Çette Pièce a trouve'e par M. J. Cloquet, sur une femme âgée de 50 ans.
A. T rompe dilatée, formant des flexuosités, se rétrécissant de plus en plus pour se terminer, près de son insertion à 1 utérus, par une cavité à parois épaisses, blanchâtres, a cellules ne communiquant pas avec l'utérus. La sur¬ face de la trompe était parsemée de beaucoup de vais¬ seaux.
B. Kyste séreux de l’ovaire , adhérent a la portion déve¬ loppée de la trompe.
C. L’ovaire.
D. Ligament de l’ovaire. L’hydropisie de la trompe est for¬ mée par un fluide jaunâtre, transparent.
FiG. 2. Polype çancéreux. — Hydropisie des deux Trompes et des deux Ovaires.
Utérus déprimé sur son fond, vu par sa face antérieure.
La femme de laquelle fut extraite cette pièce pathologique , était âgée de 60 ans.
A . Polype cancéreux, supporté par un large pédicule blanc, d’un tissu ferme, comme fibreux, implanté au fond de la matrice, se continuant avec ce fond dont il détermine le renversement en forme d’entonnoir. B. Ce polype se joignant d’une manière insensible avec le tissu de la ma¬ trice. En bas il s’épanouit en franges molles , pultacées,
rouges, brunes, parsemées de vaisseaux nombreux , et tombant en fonte putride.
C,C. La grosseur de ce polype détermine un grand élargis¬ sement du vagin D, qui présente quelques franges comme squirrheuses.
E,E. Le col de l’utérus est très-dilaté (de la grandeur d’un écu), fibreux, résistant, laissant passer le fond de l’uté¬ rus a 1 endroit où celui-ci se continue avec le pédicule du polype. La membrane muqueuse du vagin est gon¬ flée , molle, pulpeuse, présente des ulcérations légères, superficielles , et de plus quelques végétations en crêtes de coq.
La trompe gauche présente une hydropisie. Elle forme un kyste flexueux , peu volumineux â l’endroit où il répond au tu¬ bercule précédent, et où il se termine en cul de sac, renflé, tor¬ tueux, a 1 autre extrémité replié sur lui-même, F, il se courbe en bas et en arrière , et vient s’appliquer a la surface d’un kyste oblong, formé par l’ovaire G.
Celte trompe est remplie par un fluide muqueux jaune, sem¬ blable à une gelée, d’une odeur fade. Là , l’extrémité interne de la trompe se termine par une espèce de cul-de-sac M, et l’externe par un renflement considérable, dans lequel on reconnaît encore les franges du pavillon qui font saillie en dedans, I.
Cette dilatation communique par une ouverture assez Iar«-e et arrondie à un autre petit kyste appliqué sur le contour du kyste de l’ovaire Q.
G. Le kyste de lWaire gauche est oblong, à parois blanches, épaisses, sans communication. L’ovaire est appliqué et étendu dessus. Ce kyste est ridé , aplati sur lui-même. Au-dessous existe un autre kyste rempli d’une matière tuberculeuse.
K.. La trompe droite offre ure semblable dilatation, mais moins considérable. Elle se termine de même par un cul- de-sac L, a deux pouces et demi de l’utérus. Son autre ex¬ trémité rétrécie , communique avec une petite cavité M , formée par le pavillon. Celte cavité offre une pelile ou¬ verture sinueuse , véritable petit canal d’une couleur noirâtre, et qui va s ouvrir dans le grand kyste de l’ovaire correspondant N. Le fluide passe facilement par ce petit canal de la cavité de la trompe L , dans celle du
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kyste N. Ce kyste est presque vide* Le liquide qui y est contenu est peu abondant, séreux, fluide, et nullement glutineux. ( Cette description appartient » ainsi que ces deux figures, aM. le professeur J. Cloquet.)
Fig. 3.
La même matrice, vue supérieurement, offre une cavité trian¬ gulaire, formée par trois grands plis, et dans laquelle on peut introduire le doigt Elle passe à travers le col de l’utérus.
II. Un gros tubercule comme squirrheux, comparable, pour les propriétés physiques, aux tumeurs verruqueuses de la peau , est près de s’engager dans cette cavité de l’ulérus. Cette tumeur squirrheuse II , répond a l’insertion de la trompe et l’obstrue entièrement.
SBm* 80IVIR ST A. DVQÈB,
MALADIES de
®T DB SES ANNEXES.
(Lii~ )
GROSSESSE TUBAIRE
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OBSERVÉE A LA MATERNITÉ CHEZ UNE JEUNE FEMME, EN 1816.
PL. XXX 71.
EXPLICATION DES LETTRES ET DES CHIFFRES.
Le fœtus s était développé dans la trompe gauche. Après la rupture spontanée de ce canal, qui avait été pour lui un organe d incubation la femme ne tarda pas à succomber à cct accident. Un trouva lelœtus situé sur la fosse iliaque gauche, F, F.
La matrice molle, rouge et assez volumineuse . était tapissée dune membrane pulpeuse rougeâtre.
À. Grand lobe du foie.
B. Vésicule biliaire.
C. L’estomac.
D. L épiploon adhèrent à la trompe gauche.
E. Intestins.
F. F. Kyste formé par la trompe gauche.
G. Corps de l’utérus.
H. P’oetus.
I. Cordon ombilical.
Cette figure est copiée d’après le dessin original de M. J. Clo- quet.
, Nota. C’est par erreur du graveur que la lettre C,C,C. qui indique les intestins , est portée aussi aussi sur lepiploon dont la portion adhérente est marquée D. Marquez aussi d’un D,D, la
grande portion relevée de l’épiploon mal à propos indiquée par Gy ç%
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Et— SOI VIN ET A. DUCÈS.
ET DE SES ANNEXES.
(Lil- ) DIVERSES AFFECTIONS
DE L’OVAIRE A L’ÉTAT NAISSANT;
f L. XXX VU.
EXPLICATION DES LETTRES ET DES CHIFFRES.
Fis. 1”. Représentant les diverses affections de l’ovaire à l’état naissant.
Ovaire pris sur une jeune fille vierge, âgée de dix-huit ans , morte d une phthisie pulmonaire. Elle n avait été réglée que quelques mois.
L ovaire droit tres-volumineux est surmonté a sa face supé¬ rieure d’un kyste transparent, du volume d’une grosse prune, et contenant un fluide jaunâtre légèrement muqueux. Coupé par tranche , l’intérieur de l’ovaire présentait de nombreuses vésicules incolores. Un autre kyste du volume d’un pois , égale¬ ment transparent , était suspendu par un long filet au bord de l’ovaire.
Fig. 2.
Ovaire d’une femme récemment mariée qui a succombé à une fièvre typhoïde.
Fig. 3.
Le meme ovaire , coupé sur son épaisseur fait voir la tranche de la petite tumeur du premier. Ce corps organisé est le corps jaune ou corpus luicutn .
Fig. 4.
Ovarite. Chaque vésicule était injectée de vaisseaux d’un rouge vif, d’une finesse extrême.
Fig. 6.
Ovaire du volume d’un gros œuf, pris chez une femme de dix-huit ans , récemment accouchée a terme. Elle avait repris son métier de blanchisseuse le huitième jour de ses couches, par un froid des plus rigoureux. Elle a succombé le quinzième jour a une métrorrhagie , et à un épis taxis des plus violens. Les vésicules très-volumineuses sont d’un blanc nacré , et entourées d’un fluide muqueux semblable a celui quelles renferment.
Fig. 6.
Jeune fille, aussi blanchisseuse, morte d’une méningite, avait été mal réglée depuis que la menstruation s’était étabiie. L’uté¬ rus était atrophié; les deux ovaires très-volumineux, blancs , d’un tissu mou , contenant des vésicules transparentes. Dans le gauche, des corps bydatidiformes étaient du volume d’une noi¬ sette et contenaient m fluide transparent, tenace et filant entre les doigts.
Fig. 7.
Ovaire droit du même sujet; un peu moins gros que F autre : les vésicules moins volumineuses et plus multipliées, contenant un fluide de même nature.
Fig. 8.
Cette pièce pathologique fut prise sur une fille âgée de dix- huit ans, qui avait succombé a une gastro-entérite aiguë. Cette
fille s lu le point de se marier avait éprouvé des contrariétés re¬ lativement à son mariage.
A. Utérus d’un rouge foncé.
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B. Le corps de l’utérus plus développé était d’un ferme.
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D. Museau de tanche. r
E E. Les trompes étaient dun rouge vif et tres-deve op-
F,
G
F. Ailerons de l’ovaire.
G. Ovaires du double de leur volume ordinaire, bosselés à leur surface, ressemblant, pour la disposition de leurs granulations et de leur couleur, a deux grappes de cassis : la surface de chaque tanche était noire et représentait des cercles grisâtres, formés par les vésicules qui se trou¬ vaient coupées en différens sens.
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WALADIES BB L’ÜTÉRU®
*T CE SES ANNEXES.
(Utt. )
UTÉRUS PROVENANT D’UNE FEMME
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Pi. XXXVIII.
ÂGÉE DE VINGT-SIX ANS, QUE L’ON CROYAIT ENCEINTE DE QUATRE MOIS ET DEMI,
ET QUI A SUCCOMBÉ A UNE ENTÉRO-PÉRITONITE. EUE N’AVAIT JAMAIS EU DENFAN8.
EXPLICATION
L’Utérus vu par sa paroi postérieure , avait près du double de son volume naturel. Son tissu, d’un rouge foncé, était mollasse; son orifice a l’état normal.
A. Ovaire droit , sphérique , du volume du poing , rempli de matière solide , tenace , verdâtre , d’une odeur péné¬ trante. Le kyste, d’un brun-violet a l’extérieur, avait en¬ viron une ligne d’épaisseur ; sa face interne était tapissée
DES LETTRES.
d’une membrane fine et consistante.
B. L’ovaire gauche, de forme conique, du volume d’un gros oeuf de cygne, d’un tissu mou, était rempli d’une matière purulente, épaisse, d’un blanc jaunâtre et bien liée. Cet or¬ gane était couvert de putrilage et adhérait à la flexure sigmoïde du colon.
O. Matière contenue dans ce kyste*
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MALADIES DE LUTÉADS
DÉGÉNÉRESCENCE DES DEUX OVAIRES
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CHEZ UNE FEMME DE VINGT-DEUX ANS.
EXPLICATION
L’Ovaire droit, du poids de sept livres, prit cet accroissement extraordinaire en neuf mois : ce qui donna lieu de croire a la grossesse fœtale , les douleurs qui survinrent au neuvième mois simulant celles du travail de l'accouchement. L’extrémité infé¬ rieure de la tumeur s’étant engagée dans le bassin , plusieurs ac¬ coucheurs successivement appelés , prirent cette tumeur les uns pour la tète , les autres pour les fesses de l’enfant. Feu Désor- meauxqui fut consulté, reconnut l’existence d’une tumeur extra- utérine, dont il était difficile, alors, de déterminer la nature. La malade fut apportée à la maison de santé, et nous pûmes, mais après beaucoup de peine, reconnaître l’utérus a l’état de vacuité. Après avoir séjourné vingt jours dans l’établissement, la malade mourut d’une péritonite consécutive (1).
Autopsie . Les intestins grêles étaient déjetésà gauche ; le bord supérieur de la tumeur , A. , était en contact avec le grand lobe du foie, qui s’en trouvait recouvert dans une très-grande éten¬ due. Cette masse n’était adhérente que par un tissu membrano- vasculeux extrêmement lâche a la trompe du même côté , B, B.
DES LETTRES.
La trompe était très-rouge, d’un volume et d’une longueur proportionnés au développement anormal de l’ovaire.
C, C. Renflement mammifonne de la tumeur, occasioné par une collection de sérosité limpide.
D, D,D. Renflemens plus petits, également remplis de séro- sité.
E, E. Région inférieure de la tumeur, enveloppée du péri¬ toine, à l’état d’inflammation.
F, Utérus atrophié.
G, Le vagin refoulé en arrière avec l’utérus, et recouvrant une portion de la tumeur.
H, Ovaire gauche , transformé en une masse composée de corps durs , très-rapprochés entre eux, présentant à sa surface des inégalités qui indiquaient l’individualité de chaque portion de la tumeur.
I, 1,1. Le Bassin.
K. Symphyse des pubis.
(1) Voyez : Mémoire sur l'une des causes do V avortement ; Observation XXVI de fausses grossesses , page 23.
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Maladies de l’utéïiüs
fT DK SES ANNEXES.
(LUI. )
Mmo BOIVm ST A. DÜGÊ8-
DIVERSES AFFECTIONS „TL
DE L'APPAREIL UTÉRO-VULVAIRE.
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EXPLICATION DES LETTRES ET DES CHIFFRES.
Tumeur enkystee de la grande lèvre du côté droit , accompa¬ gnée d’une affection cancéreuse de la matrice , et d’une destruc¬ tion totale du col de cet organe.
A. Grande lèvre tuméfiée.
B. Lèvre a Tétât normal. Petite lèvre du côté gauche; celle du coté opposé est effacée. Copiée sur le dessin original du professeur J. Cloquet.
Fig. 2è
Coupe du bassin vu de profil, représentant une partie de l’ap¬ pareil génital, et des organes affectés par une fistule stercorale, qui, du rectum, communiquait derrière le vagin, jusqu’au bord inférieur de la lèvre droite de la vulve.
A. Lèvre droite de la vulve.
B. Le vagin.
C. Col de l’utérus.
D. D,D. Corps et fond de l’utérus.
E. Lèvre antérieure du museau de tanche.
F . E Rectum; anneau tuberculeux très-épais, cause du pre* miex rétrécissement du rectum.
G. Portion rétrécie du rectum.
H. Fistules.
I. Fond de la vessie.
K. Face articulaire du pubis droit L.
Fia. 3.
Tumeur encéphaloide du méat urinaire, traitée par les anti¬ phlogistiques , la compression au moyen d’une bougie urétrale et 1 excision de la tumeur atrophiée en partie.
A. Tumeur polylobée.
B. Méat urinaire.
C. L’Orifice du vagin.
D. D. Les petites lèvres.
E. Clitoris.
F. Grandes lèvres.
Fio. 4»
Tumeur fongueuse du méat urinaire , enlevée avec des ciseaux courbes sur le plat.
A. Tumeur rouge, molle. '
B. Orifice du méat urinaire.
Nous avons rencontré plusieurs cas de cette nature , guéris
par l’excision et la cautérisation.
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Fig. 5.
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Cancer pancréatique de l’appareil vulvaire, chez une femme qui a succombé a une affection tuberculeuse des poumons , du foie et de l’utérus.
À, A., A.. Lobules des petites lèvres. Lobules du clitoris.
C,C. Grandes lèvres. Toute cette masse, supportée par un pédicule commun , pouvait se relever au-devant des pubis ; c’est
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ce que faisait la malade pour satisfaire le besoin d’uriner.
Fig. 6.
*
Représente la vulve fermée par une longue cicatrice’, chez une femme âgée de soixante-six ans. Les grandes lèvres avaient été pendant long-temps le siège d’une dartre accompagnée d un prurit insupportable; cette femme, qui vécut avec son mari pen¬ dant trente-ans , n’eut jamais d’enfans.
A, Al. Cicatrice qui indique la réunion des grandes lèvres.
Le méat urinaire seul, est resté librç.
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K“ BOIT JM ET A. J HJftÉ*.
MALADIES DE L’DTÉAES 17 CE «ES IKMXtl.
(LUI. )
CANCER HÉMATODE DU CLITORIS,
ET LE SPÉCULUM BRISÉ DE MMB BOIVIN, AVEC LES MODIFICATIONS
NOUVELLES ET SUCCESSIVES OCELLE A FAIT SUBIR A CET INSTRUMENT (1).
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Mi. XLI.
EXPLICATION DES LETTRES ET DES CHIFFRES.
Fig. 1.
Elle représente le clitoris affecté depuis long-temps d’un pru¬ rit qui donnait lieu a des frottemens continuels avec les linges , ou à des lotions avec l’eau froide, quelquefois avec l’oxycrat, sans en éprouver qu’un soulagement passager. Cet état fut suivi d’un écoulement de sang que la malade croyait venir de l’utérus; et c’est pour se rassurer quelle s’est présentée à notre examen.
(i) Depuis près d’un an qu’est publié le premier volume du texte de cet ouvrage, où l’on trouve une notice sur le spéculum, page 70, plusieurs personnes ont reven¬ diqué l'honneur de quelques perfectionnemens qui nous appartiennent. Puisque ces personnes y ont attaché une assez grande imporlance pour occuper l'Académie royale de médecine d’une chose qui nous avait paru d’une trop mince valeur pour mériter- l’attention de cette savante compagnie , nous croyons devoir rappeler ici, surtout pour ceux qui ne possèdent point le texte de cet ouvrage, les divers changemens que nous avons fait subir au spéculum, pour l’amener à l’état où il est représenté planche 41 de cet Atlas.
En 1810 , le spéculum , tel que M. Récamier le fit exécuter alors , était un simple tube d’étain à surfaces lisses et polies. M. Dupuytreny ajouta un manche recourbé de même métal; presque dans le même temps, M. Dubois y fit pratiquer une large échan¬ crure sur le bord extérieur pour l’examen des fistules urinaires.
Telle était la forme de l’instrument, lorsque nous en fîmes l'application pour la première fois sous les yeux de M. le professeur Duméril, Maison royale de santé.
C’est encore dans le service de M. Duméril , que je fis échancrer la portion utérine du tube, pour un cas de maladie du col utérin, qui réclamait l’application de cet in- strument.
1819. 2° C’est à la même époque , et dans le même lieu , que je fis couper le tube en deux portions égales sur sa longueur; ces deux portions, en forme de goutlières, furent réunies par leurs bords, au moyen d’une pince à anneaux , dont les branches arquées étaient fixées par une soudure à l’extrémité extérieure de chaque fragment, du tube. Ainsi, le spéculum réduit de volume, était devenu d’une introduction plus facile; une fois introduit, on pouvait l’amener à un degré d’écartement aussi considérable que IVplowtioft dp? pitiés etl’apjpliçatiçn du traitement médical pouvaient l’exiger;
Il me fut facile de voir que cette femme se méprenait sur l’or¬ gane affecté : la tumeur formée par le clitoris faisait saillie au milieu de la vulve, et tombait sur le méat urinaire; aussi chaque émission d’urine était-elle excessivement douloureuse.
Cette surface granulée, d’un rouge-brun, saignant au moindre contact, ne présentait, selon nous, d’autres indications que l’ex¬ cision. Les moyens pécuniairesde cette femme ne lui permettant; pas de séjourner à la Maison de santé , où je l’engageai d’entrer ;
et on l’y fixait au moyen d’une vis de pression placée au point de jonction des branches à anneaux de l'instrument.
1821. Mais la négligence apportée dans la confection du spéculum me fit sentir la nécessité d’y ajouter un embout en étain, qui, recouvrant les bords utérins de l’in¬ strument, s’opposait au rebroussement de la muqueuse du vagin , qui cause souvent de vives douleurs.
1823. Les branches à anneaux rendaient l’instrument peu commode pour mettre à la poche; je les fis remplacer par une boite en cuivre, soudée au bord extérieur de la goutlière gauche : cette boîte est destinée à recevoir une crémaillère coudée, et soudée au bord extérieur de la gouttière droite. La crémaillère marchait dans la boite au moyen d un pignon à engrenage, à pivot, adapté aux crans de la crémaillère ; le pivot placé à l’extérieur, au centre du levier horizontal, au moyen d’une clef, faisait marcher le curseur à crémaillère de gauche à droite* Un cliquet placé près de la roue du pivot moteur, sert à fixer les deux gouttières au degré d écartement où on les a .menées.
En 1829, je fis fabriquer cet instrument en argent; j’y fis faire sur le cêté une longue échancrure, fermée par une plaque qui glisse dans une rainure intérieure , et que Ion peut enlever après l’introduction, soit pour examiner le vagin, suit pour appli¬ quer des sangsues sur quelques points de cette gaine , soit enfin pour y appliquer quelques médicamens jugés nécessaires.
,,Fn 1832 , je fis ajouter une légère courbure à la branche horizontale , et les gout¬ tières s écartent davantage encore à leur extrémité interne. Ce dernier instrument qui est fabriqué avec du nickel , me parait présenter tous les avantages désirables pour- 1 exploration des parties génitales internes. Il est confeçtjçppé pjy Samspn , çoutelliçy
mecamcièB} rue l'JBçgls de mldgciae. * *
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elle sc rendit à l'Hôpital Saint- Louis, service de SI. Jobert, en février ou mars 1832. On fit l’amputation du clitoris, et la femme s’est parfaitement rétablie : elle est partie depuis pour la Belgique.
À. Corps du clitoris.
B. Granulations.
C. Méat urinaire.
D. Le vagin.
F, F. Grandes lèvres de la vulve.
Fig. 2.
Levier fenêtre , pour ramener le col de l’utérus au centre du vagin , dans les cas de déplacemens où l’orifice de l’organe n’est pas en rapport avec l’ouverture du spéculum.
Fig. 3.
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A, A, 4. Spéculum fermé et préparé pour son introduction dans le vagin.
B J). Curseur ou branche horizontale.
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C. Pivot.
D. Cliquet pour fixer l’instrument.
F. Embout.
G. Anneau de la tige qui porte l’embout.
Fig. 4.
Le Spéculum ouvert.
B. Curseur.
C, C. Clef adaptée an pivot.
D. cliquet.
E, E. Plaque a coulisse. L’embout et sa tige que l’on retire de dedans en dehors, après avoir donné deux ou trois tours de clef.
Nota. Nous cousidérons l’instrument comme ayant deux ex¬ trémités ; nous appelons extrémité utérine , celle qui touche à l’utérus, celle qui porte l’embout; nous désignons l’autre sous le nom d’extrémité libre du spéculum, parce qu’en effet elle reste libre au dehors des parties pendant l’application de cet instru¬ ment.
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